Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: October 2013

Qui va défendre la CENI ?

La CENI est l’objet de toutes les attaques. Et ça vient de commencer. Parce que les Mauritaniens cherchent toujours un responsable à leurs déboires, les politiques plus que le citoyen lambda. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai rarement vu un Mauritanien – noir ou basané, gris ou clair – reconnaitre ses erreurs et assumer la responsabilité de ce qui lui arrive comme conséquence de ses choix et de ses positionnements souvent hasardeux. Même quand vous reprochez à quelqu’un ses tendances à user de mensonge dans telle ou telle situation, il vous dit fatalement : «Ce n’est pas exprès, mais que veux-tu ? les gens te poussent au mensonge à force de te presser…» C’est bien parce que vous l’avez «trop regardé» qu’il a brûlé le feu rouge entrant en collision avec une voiture qui venait dans l’autre sens. Parce que vous l’avez «appelé au téléphone» qu’il a finalement renoncé à la mosquée pour faire sa prière d’Al Maghrib… n’importe quoi pour éviter de faire face à lui-même.
  Les critiques dont la CENI est aujourd’hui l’objet sont peut-être fondées, pour certaines d’entre elles, mais elles ne justifient pas la violence des propos tenus, encore moins la stigmatisation dont ses membres et son président font l’objet. Une violence qui prépare – et entretient – un climat délétère, une atmosphère faite de tension et de rejet. C’est comme si on voulait discréditer à l’avance le travail qui sera fait. C’est de bonne guerre s’il s’agissait seulement des partisans du boycott qui feront tout pour faire échouer les futures élections dont la réalisation dans un minimum de «normalité» va les mettre définitivement hors jeu. Mais l’hostilité vis-à-vis de la CENI devient dérangeante quand elle s’exprime à travers les propos de ceux qui ont choisi et ses textes fondateurs et son appareil dirigeant. Comment comprendre cette focalisation des partis ayant participé à la confection de cette institution sur les défauts de la CENI ? Comme s’il ne s’agissait pas de choix qu’ils ont faits.
  Quand la première mouture du texte fondateur de la CENI a été rejetée par le Conseil constitutionnel, il y a eu une campagne pour demander aux protagonistes du dialogue de faire en sorte de ne pas limiter le conseil des Sages aux plus de 60 ans. Ils ont refusé et sont allés au-delà de 60 ans pour tous ses membres. Prétextant qu’il est difficile de trouver dans les moins de 60 ans, l’indifférence, la neutralité, l’expérience nécessaires au travail demandé. Messaoud Ould Boulkheir, Boydiel Ould Hoummoid, Abdessalam Ould Horma, Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, Ahmed Ould Bahiya et tous ceux qui ont participé au dialogue ont sélectionné ceux qu’ils croient être les plus pourvus : Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, Ahmed Ould Ghnahalla, Moulaye Ahmed Ould Hasni, Pr Ba Mohamed Lemine, Dr Manthita Tandia, Memed Ould Ahmed et Mohamedhen Ould Bagga.   Aucun de ceux-là n’était connu du grand public, du moins pas pour ses précédents politiques compromettants. La principale critique émise au lendemain de leur nomination était surtout liée à l’âge et à la capacité de mettre en œuvre le processus électoral bloqué à l’époque.
  On sait, tout le monde sait, que ces hommes et femme peuvent se tenir à égale distance des protagonistes politiques. Tout le monde sait qu’aucun d’eux ne peut faire l’objet d’une suspicion quant à la recherche de l’intérêt national et au sens de l’équité. Ils peuvent faire des erreurs, des mauvais choix. Ils ont peut-être fait de mauvais choix, certainement des erreurs. Mais ce n’est pas pour cela qu’il va falloir les disqualifier avant de les voir diriger le match tant attendu.
  J’ai lu et entendu une grande adversité vis-à-vis de Ould Soueid’Ahmed et de ses compagnons. Elles ne sont tout simplement pas justes et relèvent de l’acharnement. Le niveau du langage, le contenu des critiques, l’absence de propositions alternatives, le manque de volonté de pousser vers une meilleure attitude, de meilleurs procédés… tout cela indique les véritables desseins.   D’une part, des partis qui préparent l’opinion à leurs résultats qui seront le reflet de l’appréciation publique de leurs actions. D’autre part, cette propension, devenue sport national, à toujours noircir le tableau. Comme si la réalité ne suffisait pas et comme si tous ne sont pas responsables de cette situation qu’ils prétendent décrier.
  Quelqu’un que j’aime beaucoup me rappelait récemment ce que Gandhi avait dit : «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde» ! Chacun de nous doit faire sienne cette sagesse.

Mohamed Fall Oumeir  

 
Noorinfo

La COD a-t-elle déjà entamé son boycott actif ?

altAu cours d’une conférence de presse, organisée, dimanche, à l’hôtel Khatter, la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) a dénoncé les manquements aux préparatifs du scrutin du 23 novembre 2013, avant d’annoncer une marche de protestation contre l’organisation unilatérale, par le pouvoir, des élections législatives et municipales.

Ayant opté pour le boycott d’un scrutin sur laquelle elle n’a aucune prise, la COD avait, dans la foulée, laissé entendre qu’elle ne resterait pas indifférente à l’obstination du pouvoir, entêté à mener, jusqu’au bout, le processus enclenché voici quelques mois. Revenant sur les raisons de son boycott, la COD égrène, entre autres, les aspects discriminatoires de l’enrôlement, son opacité, etc. Sur les préparatifs du scrutin autour desquels nombre de voix se sont déjà élevées, pour dénoncer les improvisations et l’amateurisme de la CENI, causes du retard des opérations d’enregistrement sur la liste électorale, et les conditions de retrait des cartes d’identité dont le coût est un problème pour les familles démunies. La COD cite des chiffres précis, pour appuyer son argumentaire.

Une déclaration, distribuée à la presse, mentionne que, sur une population totale de 3,9 millions d’habitants, seuls 2,7 millions ont enrôlés (moins de 70%) et l’ARTSP a produit 1,9 millions de cartes nationales d’identité (49%), dont 1.2 millions distribuées (31%). Le reste est en souffrance dans les centres d’enrôlement des citoyens (CAC). Quel pourcentage du corps électoral représentent ces 1.2 millions d’inscrits au RAVEL ? Officiellement, le pouvoir avance la proportion de 70%. Autre anomalie relevée par la COD : bien qu’ayant retiré leur carte d’identité, 350.000 personnes n’ont pas pu s’inscrire au RAVEL. Le plus souvent, pour des erreurs sur leur document.

Si l’on y ajoute les déplacements à l’intérieur du pays ou à l’étranger, les décès et l’effet du boycott, ces données compilées par la COD laissent présager un faible taux de participation aux scrutins du 23 Novembre. Un argument que la COD entend exploiter à fond, pour décrédibiliser, aux yeux de l’opinion nationale et internationale, ces élections qui pourraient être, d’ailleurs, reportées d’une à deux semaines, selon une source de l’opposition participationniste, pour diverses contraintes techniques (élaboration de la liste électorale, des cartes d’électeurs et leur distribution, commande de matériel électoral, son déploiement à l’intérieur du pays, etc.). Il semble donc que les démonstrations ne devraient manquer ni aux boycottistes ni aux participationnistes, pour dénoncer les résultats au lendemain du 23 Novembre. Espérons, en attendant, que le gouvernement n’interdise pas la marche prévue le 6 novembre et que la COD restera dans les limites de la légalité constitutionnelle.

 

Source: Le calame

19,2 millions de dollars de la BEI pour développer l’internet en Mauritanie

altLa Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé à la Mauritanie un prêt de 19,2 millions de dollars destiné à développer l’internet dans ce pays, a-t-on constaté dimanche à Nouakchott.

19,2 millions de dollars de la BEI pour développer l’internet en Mauritanie La convention portant sur ce prêt a été signée par le ministre des Affaires économiques et du Développement de Mauritanie, Sidi Ould Tah, et le représentant de la Banque, Robert Sheffield.

Le financement en question sera utilisé pour acquérir notamment quelque 1.500 kilomètres de câbles de fibres optiques destinés à connecter les grandes villes mauritaniennes au réseau international de l’internet.

Il s’agit, selon le ministre Ould Tah, d’améliorer la qualité de l’internet dans le pays et de réduire ses coûts tout en facilitant l’accès des utilisateurs aux services de base et promouvant le climat des investissements.

Rappelons que l’objectif  du projet WARCIP Mauritanie, dont le coordinateur est Mohamed Ahmed Ould Abderrahmane  est d’accroitre la couverture géographique des réseaux à bande passante de grande capacité et de diminuer les coûts des services de communications sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie.

Pour atteindre cet objectif, le Programme WARCIP propose une approche intégrée centrée sur : (i) une connectivité améliorée à travers l’accès concurrentiel à la bande passante internationale, (ii) la création d’un environnement propice et le renforcement des capacités institutionnelles pour éliminer les goulots d’étranglement qui contraignent la participation du secteur privé au développement de la connectivité nationale et régionale, et (iii) l’appui à la mise en œuvre du Programme dans le pays (y compris les clauses environnementales et sociales).

 

Source: Rapideinfo

Mauritanie: L’opposition appelle à une manifestation avant la campagne électorale

altALAKHBAR (Nouakchott) –La coalition des partis de l’opposition boycottant les élections a appelé, ce dimanche lors d’une conférence de presse, à une manifestation à Nouakchott, le 6 Novembre 2013.

La manifestation  prévue quelques jours avant l’enclenchement de la campagne électorale, vise, selon les leaders desdits partis, à dénoncer “les élections législatives et municipales que le pouvoir en place compte organiser de façon unilatérale”.

 

Source: alakhbar

Mauritanie: L’opposition appelle à une manifestation avant la campagne électorale

altALAKHBAR (Nouakchott) –La coalition des partis de l’opposition boycottant les élections a appelé, ce dimanche lors d’une conférence de presse, à une manifestation à Nouakchott, le 6 Novembre 2013.

La manifestation  prévue quelques jours avant l’enclenchement de la campagne électorale, vise, selon les leaders desdits partis, à dénoncer “les élections législatives et municipales que le pouvoir en place compte organiser de façon unilatérale”.

 

Source: alakhbar