Monthly Archives: October 2013
Samba THIAM, président des FLAM, dans une interview exclusive : ‘’Je n’ai, à aucun moment, évoqué « l’autonomie des populations du sud du pays » pour la simple raison que cela n’a jamais été notre proposition’’
Le Calame : Maintenant que la délégation présidentielle des FLAM est rentrée au pays, à quand la concrétisation du projet de mutation du mouvement en parti politique ?
Samba THIAM: Nous sommes revenus en tant que mouvement, en tant que FLAM. Nous allons prendre le temps nécessaire pour mener un ambitieux travail d’approche et d’échanges avec les Mauritaniens pour faire mieux partager notre discours, notre vision et notre projet de société. Après cela seulement et en tenant compte de la réflexion déjà produite par nos militants, la mutation devenue indispensable de notre organisation se fera dans le respect de la ligne qui sera définie par le congrès à venir.
– Les FLAM ont décidé de ne pas aller aux prochaines élections mais se proposent de les « influencer significativement». Quels sont alors les premiers chantiers du mouvement ?
–Les circonstances actuelles ne nous permettent pas de considérer ces élections comme une priorité et, cela d’autant plus que nous sommes liés par des dispositions internes. Dans tous les cas, les confusions caractérisant l’atmosphère autour de ces élections justifient à posteriori notre position de principe vis-à-vis de cette démocratie trompe-l’œil qui résume tout à l’électoralisme faisant fi des réelles questions nationales.
Nous sommes plutôt occupés à nous réinstaller, à renouer avec les populations, à rétablir la vérité de notre discours, à nous organiser. Il s’agit de bâtir une organisation forte pour faire face aux défis de l’unité nationale fondée sur la liberté, l’égalité et la justice effectives pour tous les citoyens et toutes les citoyennes de ce pays.
– L’évocation du nom FLAM suscite de grosses réserves au niveau du milieu maure. Comment entendez-vous mettre fin à cette méfiance ?
– Plusieurs décennies de mensonges et de diabolisation servis sans scrupules par la toute puissante structure propagandiste de Ould Taya et ses hordes chauvinistes présentant notre organisation sous des dehors monstrueux, cela marque !
La tâche de rétablissement de la confiance, ou, au moins, de la compréhension et d’ouverture sera d’autant plus prenante que les serviteurs du régime honni semblent avoir repris du service depuis notre retour. Nous allons nous battre pour contrecarrer leurs campagnes mensongères. Il y a déjà des efforts qui ont été déployés à l’endroit des leaders politiques de cette communauté qui ont bien voulu écouter notre message. Nous continuerons à parler aux Mauritaniens dans leurs langues pour que tous soient également édifiés sur nos intentions d’alors, sur nos projets et programmes actuels pour la Mauritanie. Ils découvriront alors que nous n’avons jamais été animés que par le souci patriotique de nous trouver un système démocratique qui assure à toutes nos populations la dignité et l’épanouissement.
-Les FLAM prônent la mise en place d’un large rassemblement de partis politiques partageant les mêmes ambitions pour la Mauritanie. Pouvez-vous esquisser les contours et les objectifs de ce front ? Comment entendez-vous vous y prendre ?
– Nous avons évidemment des alliés naturels ; nous avons l’intention de les approcher parce que nous partageons les mêmes ambitions, les mêmes préoccupations. Nous explorerons, avec eux, les voies d’unité d’action tout en restant évidemment ouverts et réceptifs à la collaboration avec toutes les forces politiques qui nourrissent le souci de l’édification d’un véritable Etat de droit dans notre pays.
-Est-ce à dire que les pôles qui se disputent l’arène politique actuelle (AP, CAP, CMP, COD) ne vous tentent pas ?
-Ces groupes de sympathie stratégique et tactique se préoccupent davantage de régler les problèmes conjoncturels liés à l’organisation des élections. Nous nous attaquons, quant à nous, aux contradictions structurelles de la cohabitation de nos composantes nationales. Mais rien n’empêche que ces positionnements puissent, chemin faisant, converger. Le cas échéant, nous aviserons.
– Le pouvoir a décidé de clore le règlement du douloureux dossier du passif humanitaire. Allez-vous travaillé pour le relancer ou simplement vous contenter des acquis légués par le président Aziz?
-Notre proposition de solution pour ce douloureux dossier est de notoriété publique. Il s’agit d’un processus en trois étapes : le droit à la réparation morale et pécuniaire, l’exigence de la vérité et de la justice, et, enfin, le pardon librement consenti par les victimes et les ayant-droits. Présentement, seul le volet réparation a été pris en compte. Cela ne nous satisfait donc pas. Nous allons continuer à nous battre aux côtés des ONG, des familles des victimes et de toutes les bonnes volontés pour pousser ce processus à son terme. Pour que l’impunité ne prévale pas.
–Le projet d’autonomie des FLAM pour les populations du sud du pays, évoqué brièvement lors de votre conférence de presse, tenue le 29 septembre à La Case, suscite des réactions hostiles dans la presse, vous accusant de « scissionnistes », de « séparatistes ». Pouvez expliquer aux Mauritaniens pourquoi les FLAM prônent –elles cette solution et en quoi consiste-elle ?
– Je n’ai, à aucun moment, ni au cours de cette conférence de presse, ni nulle part ailleurs, évoqué « l’autonomie des populations du sud du pays » pour la simple raison que cela n’a jamais été notre proposition. Et il est malheureux que la presse censée relayer la vérité des propos et des faits se laisse aller à des déductions faciles et simplistes se faisant ainsi, quelquefois à son insu, le porte-parole des milieux manipulateurs hostiles à notre organisation et à une cohabitation normalisée. D’ailleurs, ces milieux ont sorti, à l’occasion, la grosse artillerie de la désinformation et de la stigmatisation pour nous diaboliser à souhait. Seulement cette fois -ci leur sombre dessein est voué à l’échec, n’ayant plus l’exclusivité des leviers de la communication comme au temps de leur héros national, le dictateur Maaouya. Nous sommes-là et bien là pour mettre en déroute leurs instincts exclusivistes et pour que la vérité ne soit pas submergée par le croassement lugubre des marchands de l’unité de façade.
Notre proposition de solution à la cohabitation chaotique de nos composantes nationales consiste à ériger des régions autonomes et des provinces pour juguler les contradictions d’ordre ethnique, tribal et linguistique qui plombe l’édification de l’Etat de droit auquel notre peuple aspire. Il faut oser des solutions audacieuses pour régler ces problèmes devenus structurels, pour se défaire de ce carcan centraliste qui continue d’ignorer les intérêts de la vaste majorité laissée pour compte. Nous prônons la voie du dialogue et de la concertation pour y arriver.
Nous publierons, dans toutes nos langues, très prochainement, l’intégralité de notre proposition d’autonomie et vous verrez que cela n’a rien à voir avec les élucubrations délirantes des oiseaux de mauvais augure qui prennent en otage l’opinion.
Propos recueillis par Dalay Lam
Source: Le calame
Samba THIAM, président des FLAM, dans une interview exclusive : ‘’Je n’ai, à aucun moment, évoqué « l’autonomie des populations du sud du pays » pour la simple raison que cela n’a jamais été notre proposition’’
Le Calame : Maintenant que la délégation présidentielle des FLAM est rentrée au pays, à quand la concrétisation du projet de mutation du mouvement en parti politique ?
Samba THIAM: Nous sommes revenus en tant que mouvement, en tant que FLAM. Nous allons prendre le temps nécessaire pour mener un ambitieux travail d’approche et d’échanges avec les Mauritaniens pour faire mieux partager notre discours, notre vision et notre projet de société. Après cela seulement et en tenant compte de la réflexion déjà produite par nos militants, la mutation devenue indispensable de notre organisation se fera dans le respect de la ligne qui sera définie par le congrès à venir.
– Les FLAM ont décidé de ne pas aller aux prochaines élections mais se proposent de les « influencer significativement». Quels sont alors les premiers chantiers du mouvement ?
–Les circonstances actuelles ne nous permettent pas de considérer ces élections comme une priorité et, cela d’autant plus que nous sommes liés par des dispositions internes. Dans tous les cas, les confusions caractérisant l’atmosphère autour de ces élections justifient à posteriori notre position de principe vis-à-vis de cette démocratie trompe-l’œil qui résume tout à l’électoralisme faisant fi des réelles questions nationales.
Nous sommes plutôt occupés à nous réinstaller, à renouer avec les populations, à rétablir la vérité de notre discours, à nous organiser. Il s’agit de bâtir une organisation forte pour faire face aux défis de l’unité nationale fondée sur la liberté, l’égalité et la justice effectives pour tous les citoyens et toutes les citoyennes de ce pays.
– L’évocation du nom FLAM suscite de grosses réserves au niveau du milieu maure. Comment entendez-vous mettre fin à cette méfiance ?
– Plusieurs décennies de mensonges et de diabolisation servis sans scrupules par la toute puissante structure propagandiste de Ould Taya et ses hordes chauvinistes présentant notre organisation sous des dehors monstrueux, cela marque !
La tâche de rétablissement de la confiance, ou, au moins, de la compréhension et d’ouverture sera d’autant plus prenante que les serviteurs du régime honni semblent avoir repris du service depuis notre retour. Nous allons nous battre pour contrecarrer leurs campagnes mensongères. Il y a déjà des efforts qui ont été déployés à l’endroit des leaders politiques de cette communauté qui ont bien voulu écouter notre message. Nous continuerons à parler aux Mauritaniens dans leurs langues pour que tous soient également édifiés sur nos intentions d’alors, sur nos projets et programmes actuels pour la Mauritanie. Ils découvriront alors que nous n’avons jamais été animés que par le souci patriotique de nous trouver un système démocratique qui assure à toutes nos populations la dignité et l’épanouissement.
-Les FLAM prônent la mise en place d’un large rassemblement de partis politiques partageant les mêmes ambitions pour la Mauritanie. Pouvez-vous esquisser les contours et les objectifs de ce front ? Comment entendez-vous vous y prendre ?
– Nous avons évidemment des alliés naturels ; nous avons l’intention de les approcher parce que nous partageons les mêmes ambitions, les mêmes préoccupations. Nous explorerons, avec eux, les voies d’unité d’action tout en restant évidemment ouverts et réceptifs à la collaboration avec toutes les forces politiques qui nourrissent le souci de l’édification d’un véritable Etat de droit dans notre pays.
-Est-ce à dire que les pôles qui se disputent l’arène politique actuelle (AP, CAP, CMP, COD) ne vous tentent pas ?
-Ces groupes de sympathie stratégique et tactique se préoccupent davantage de régler les problèmes conjoncturels liés à l’organisation des élections. Nous nous attaquons, quant à nous, aux contradictions structurelles de la cohabitation de nos composantes nationales. Mais rien n’empêche que ces positionnements puissent, chemin faisant, converger. Le cas échéant, nous aviserons.
– Le pouvoir a décidé de clore le règlement du douloureux dossier du passif humanitaire. Allez-vous travaillé pour le relancer ou simplement vous contenter des acquis légués par le président Aziz?
-Notre proposition de solution pour ce douloureux dossier est de notoriété publique. Il s’agit d’un processus en trois étapes : le droit à la réparation morale et pécuniaire, l’exigence de la vérité et de la justice, et, enfin, le pardon librement consenti par les victimes et les ayant-droits. Présentement, seul le volet réparation a été pris en compte. Cela ne nous satisfait donc pas. Nous allons continuer à nous battre aux côtés des ONG, des familles des victimes et de toutes les bonnes volontés pour pousser ce processus à son terme. Pour que l’impunité ne prévale pas.
–Le projet d’autonomie des FLAM pour les populations du sud du pays, évoqué brièvement lors de votre conférence de presse, tenue le 29 septembre à La Case, suscite des réactions hostiles dans la presse, vous accusant de « scissionnistes », de « séparatistes ». Pouvez expliquer aux Mauritaniens pourquoi les FLAM prônent –elles cette solution et en quoi consiste-elle ?
– Je n’ai, à aucun moment, ni au cours de cette conférence de presse, ni nulle part ailleurs, évoqué « l’autonomie des populations du sud du pays » pour la simple raison que cela n’a jamais été notre proposition. Et il est malheureux que la presse censée relayer la vérité des propos et des faits se laisse aller à des déductions faciles et simplistes se faisant ainsi, quelquefois à son insu, le porte-parole des milieux manipulateurs hostiles à notre organisation et à une cohabitation normalisée. D’ailleurs, ces milieux ont sorti, à l’occasion, la grosse artillerie de la désinformation et de la stigmatisation pour nous diaboliser à souhait. Seulement cette fois -ci leur sombre dessein est voué à l’échec, n’ayant plus l’exclusivité des leviers de la communication comme au temps de leur héros national, le dictateur Maaouya. Nous sommes-là et bien là pour mettre en déroute leurs instincts exclusivistes et pour que la vérité ne soit pas submergée par le croassement lugubre des marchands de l’unité de façade.
Notre proposition de solution à la cohabitation chaotique de nos composantes nationales consiste à ériger des régions autonomes et des provinces pour juguler les contradictions d’ordre ethnique, tribal et linguistique qui plombe l’édification de l’Etat de droit auquel notre peuple aspire. Il faut oser des solutions audacieuses pour régler ces problèmes devenus structurels, pour se défaire de ce carcan centraliste qui continue d’ignorer les intérêts de la vaste majorité laissée pour compte. Nous prônons la voie du dialogue et de la concertation pour y arriver.
Nous publierons, dans toutes nos langues, très prochainement, l’intégralité de notre proposition d’autonomie et vous verrez que cela n’a rien à voir avec les élucubrations délirantes des oiseaux de mauvais augure qui prennent en otage l’opinion.
Propos recueillis par Dalay Lam
Source: Le calame
Réaction de Rapideinfo
Il est parfois nécessaire de soigner le mal par le mal. Partant du constat que le message des FLAM authentiques est de construire une Mauritanie unie et indivisible, sur des bases saines et des chauvinistes qui accusent leurs dirigeants de séparatistes, Rapideinfo a cherché constamment à montrer l’inverse, comme le justifie son combat médiatique en faveur des mauritaniens tenaces à la justice sociale ainsi que l’amitié qui lie son webmaster à ses leaders qui lui ont d’ailleurs rendu hommage pour cette fidélité.
Quand le président des FLAM Thiam Samba a parlé au passage dans son discours officiel après son retour d’exil d’autonomie, sans en faire un objectif irréversible, des nationalistes ont sauté sur l’occasion pour lui prêter des propos qu’il n’a pas dit, l’indexant de vouloir diviser la Mauritanie en deux parties Nord et Sud. La presse non objective et partisane s’est déchaînée avec passion et démesure sur ce sujet infondé pour charger les FLAM de tous les maux.
Avec tout le respect dû aux FLAM et à leur honorable lutte de longue date, un article publié par un confrère arabe, a montré que les vrais séparatistes qui méritent d’être décriés et dénoncés ne sont pas ce mouvement plutôt fédérateur, mais d’autres groupuscules tapis dans l’ombre qui veulent mettre le pays à feu et à sang.
C’est ce qui nous a poussé à l’utilisation innocente de l’expression des « FLAM blancs » pour montrer que la presse doit réserver aux maures qui veulent exclure nos frères négromauritaniens la même hargne réservée aux vrais FLAM pour ne pas être indexés de jouer à la politique de deux poids deux mesures.
Hélas, la presse partisane n’a pas remué le doigt et a fait découvrir au grand jour son vrai masque, puisqu’elle vient de montrer son indifférence devant le mouvement « Nahdati El Bidhane ».
C’est donc dans le souci de mettre en exergue cette dialectique d’appréciation que nous avons tenté, peut-être imprudemment de montrer que les vrais FLAM sont plus attachés à l’unité de la Mauritanie que les autres, surtout pour une opinion inondée par des préjugés fabriqués de toute pièces sur Samba Thiam, Kaaw Touré et les autres frères et camarades.
Tout en présentant nos excuses pour nos frères qui nous ont rendu un vibrant hommage, ce qui prouve notre estime pour ce mouvement et pour ses objectifs, nous regrettons avoir repris avec maladresse un article écrit en arabe pour éclairer l’opinion sur le caractère chauviniste et discriminatoire qui caratérise malheureusement encore certains citoyens. Un éclairage qui nous a fait au bout du compte plus de tort que de raison.
Ahmed Ould Bettar, Webmaster Rapideinfo
Le président de la République du Tchad entame une visite en Mauritanie
Le président de la République du Tchad, Monsieur Idriss Deby Itno est arrivé lundi soir à Nouakchott pour une visite de deux jours en Mauritanie au cours de laquelle il participera en tant que président en exercice du Regroupement des pays du Sahara et du Sahel à une réunion du forum international de haut niveau sur le développement des pâturages au Sahel prévue à Nouakchott mardi.
Le Président tchadien a été accueilli à son aOrivée à l’aéroport par le Président de la République, Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz, entouré du premier ministre, Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, de la mission d’honneur mauritanienne accompagnant le président tchadien, des chefs d’Etats majors des forces armées et de sécuriténationales, du wali de Nouakchott et du président de la communauté urbaine de Nouakchott.
Après avoir écouté les hymnes nationaux des deux pays et celui de l’Union Africaine, les deux présidents ont passé en revue un détachement des forces armées nationales venu rendre les honneurs au moment où rétentissaient dans le ciel de Nouakchott 21 coups de canon en signe de bienvenue au président tchadien.
Le président tchadien a ensuite salué, en compagnie du Président de la République, le président de l’Assemblée Nationale, les membres du gouvernement, les hautes personnalités de l’Etat, le corps diplomatique et les représentants des organisations internationales accrédités à Nouakchott ainsi que les représentants de la colonie Tchadienne établie en Mauritanie.
De son côté, le Président de la République, Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz a salué les membres de la délégation accompagnant le président tchadien.
Après une courte pause au salon d’honneur à l’aéroport international de Nouakchott au cours de laquelle les deux présidents ont eu des entretiens, en présence du Premier ministre, Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, le cortège présidentiel s’est dirigé à la résidence du président tchadien au palais présidentiel.
Il est à noter que le forum cité plus haut et qui sera ouvert mardi par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz abordera, entre autres thèmes, l’agriculture en Afrique qui fait occuper entre 65 à 70% des forces vives dans le continent. Elle représente aussi entre 30 à 40% du Produit intérieur brut. Aussi sa transformation et son développement représentent une question vitale de nature à réduire la pauvreté dans la région.
Par ailleurs, la Banque Mondiale qui participera à la réunion exhorte les pays et les collectivités locales dans le Sahel et la communauté internationale à accorder l’aide nécessaire pour protéger les pâturages au profit de 80 millions de personnes vivant dans la région. Elle appelle en outre à élargir la pratique de l’agriculture irriguée pour aider la région dans l’utilisation de types de cultures s’adaptant au changement climatique.
Source: AMI
Ligne rouge : A notre feue fille Kadji Touré dite Yaya
Ma très chère fille, je ne te connais ni d’Awa ni D’Adam, mais ton image a fait parler mon cœur. Ton regard innocent et cet espoir d’un avenir heureux, radieux et plein de promesse pour une maman m’ont fait découvrir mes propres peurs. Sans te connaitre, je ressens la peine et les douleurs atroces que t’a fait vivre le monstre violeur qui a mis fin à tes jours.
Ma très chère, ton innocence et ta faiblesse de jeunes fille de six ans t’ont laissé incapable face à un monstre déterminé et sans vergogne. Plus qu’un sorcier ou un charognard pédophile il s’est nourri de ton sang, de ta jeunesse juvénile, de tes espoirs et de ton beau sourire enfantin.
Personne n’était là pour te libérer de se montre humain qui fut ta toute dernière image. Ma très chère, mon cœur saigne et mes larmes coulent.
Mais je dois te confesser que je n’ai pas espoir que justice se fera. Comme d’autres affaires tristement célèbres, seuls tes parents et tes proches revivront encore et encore les souvenirs de ton triste départ.
Notre Etat, nos politiciens et notre opposition sont trop occupés par leur machin d’élection et sans fichent royalement de notre sécurité ou de nos pauvres KO. Pourtant si s’étaient du folklore ils nous feraient tout un tintamarre Ma très chère, l’hypocrisie de mon peuple ne me réconforte pas non plus.
Tu feras la Une de tous les débats pendant quelques minables jours. Dans une semaine, un mois ou une année d’autres Kadji et d’autres Kadji auront à vivre ce triste destin dans ce beau pays de l’impunité, du mensonge et des coups bas baptisé Mauritanie.
Ma très chère, tu symbolises nos filles, nos nièces, nos femmes, nos mamans, nos tantes et nos sœurs que la peur d’être, d’exister ou de devenir guette au quotidien. Leur vie peut à tout moment faire l’objet d’un désir mesquin sous le regard complice de nos gouvernants.
Ma très chère, repose en paix.
Cissé Housseynou Birama
L’Avocat du peuple
Source: cridem




