Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: September 2013

TPMN: Les detenus de Kaedi en greve de la faim

altLes jeunes noirs  détenus injustement à Kaédi à la suite des affrontements intercommunautaires qui ont secoué la capitale du Gorgol le 07 juillet dernier ont entamé une grève de la faim illimité, il y a de cela trois jours.

L’Etat mauritanien, suivant sa logique raciste, maintient en détention ces pauvres innocents, dont certains ont été surpris dans leur sommeil, sans pouvoir fournir la moindre preuve de leur implication dans les événements incriminés alors même que le jeune commerçant maure qui en était à l’origine a été libéré depuis belle lurette.

C’est donc pour dénoncer toutes ces injustices, cette politique du deux poids deux mesures, que les jeunes détenus de Kaédi ont décidé de se priver de nourriture pour mettre les autorités devant leurs responsabilités. Leur détention est d’autant plus insupportable qu’ils n’ont jamais été jugés, faute de preuves.

Touche pas à ma nationalité :

–           Exige la libération immédiate et inconditionnelle de ces victimes de l’arbitraire de l’Etat raciste et esclavagiste de Mauritanie

–          Prend à témoin l’opinion nationale et internationale quand à la volonté de l’Etat d’attenter à la vie des détenus,

–          Met en garde contre  les conséquences désastreuses qu’une telle situation pourrait engendrer pour la tranquillité et la stabilité du pays.

 

Nouakchott, le 26/09/2013

Pour la Coordination,

Alassane DIA

Lamine Mangane : Deux ans après…”la justice raciste toujours immobile”

Collectifs, ONG et associations se sont réunis ce jeudi 26 septembre devant le ministère de la justice à Nouakchott, pour rappeler aux autorités du pays, que le meurtre du jeune homme originaire de Maghama est toujours impuni.  


Le portrait de Lamine Mangane, brandi par un manifestant devant le ministère de la justice à Nouakchott. Crédit : Noorinfo/MLK  

Le portrait de Lamine Mangane, brandi par un manifestant devant le ministère de la justice à Nouakchott. Crédit : Noorinfo/MLK  

 

 

  C’est un appel commun à la mobilisation qui a été lancé par différentes organisations, associatives, politiques, collectives, qui vont de l’association mauritanienne des droits de l’homme, à Touche pas à ma nationalité, l’AJD/MR, le PLEJ, le syndicat national des étudiants mauritaniens, l’association des femmes chefs de familles, SOS-Esclaves, le mouvement révolutionnaire du M25, le CSVVDH, et Afrique Renaissance.
   
  Toutes étaient présentes devant le ministère de la justice, deux ans jour pour jour, après la mort du jeune de Maghama dans le Gorgol, Lamine Mangane, qui comme toute une génération de jeune négro-mauritaniens, s’était alors levé pour manifester contre un recensement de la population jugé “raciste” et “scélérat”, et qui ne tentait rien d’autre que d’inverser les rapports démographiques des communautés du pays à l’avantage des Beydanes.
   
  Deux ans après, tous les organisateurs sont unanimes : l’affaire a été étouffée par les autorités. “Il a été tué de sang-froid et l’officier en commandement au moment des faits n’a pas du tout été inquiété, et la personne qui a appuyé sur la gâchette, tout autant! Ça veut dire que dans ce pays, on peut tuer des noirs en toute impunité” affirme froidement Abdoul Birane Wane, coordinateur de TPMN.
   
“le gendarme qui avait tiré a été muté du côté de Bassiknou. La plainte déposée par les organisations des droits de l’homme, et les propres parents de Lamine Mangane n’a jamais été reçue!” s’insurge maître Fatimata Mbaye, co-organisatrice de ce meeting,

 


alt  

“Justice pour Lamine Mangane” scandaient les manifestants ce jeudi 26 septembre. Crédit : Noorinfo/MLK  

UN DÉNI DE JUSTICE ET D’ÉGALITÉ CITOYENNE
  Un déni de justice que les autres organismes présents dénoncent également. “Aucun commissariat n’a osé recevoir la plainte sous forme de lettre qu’on vient déposer aujourd’hui au ministère de la justice. Même au ministère, on n’a pas trouvé d’interlocuteur. Le secrétaire général ne serait pas là, le nouveau ministre “malade”” dit le coordinateur de TPMN.
   
  “On condamne cet immobilisme. C’est un fils du pays qui a été tué! Comme tous les enfants de la république, il mérite qu’on lui rende justice. Ces deux ans sans rien dire aux familles, sans même daigner recevoir la plainte des parents est la preuve d’un état toujours enfermé dans ses démons du passé, et pour qui la valeur de la vie des noirs est inférieure à celle d’autres” dit pour sa part Jema Ould Meyssara, membre du bureau exécutif de SOS-Esclave.
   
  Le mouvement post-révolution arabe, le M25 opine en ce sens : “Un crime abominable abominable a eu lieu. Et voir que ça donne lieu à une telle impunité fait froid dans le dos. Au moment où le CRAN (conseil représentatif des associations noires de France- NDLR) rend visite à la Mauritanie, ce serait bien pour eux de venir voir une justice à deux vitesses, selon la couleur de la peau” remarque à côté Tah Ould Lehbib, membre du M25.
   
  Salimata Ba, étudiante en sociologie et attachée de presse de la SNEM, explique pour sa part que la participation à un tel événement va dans le sens d’un réveil progressif des esprits, notamment des jeunes étudiants, qui doivent apprendre que “tout combat se passe sur la durée”. “Depuis cette année nous faisons du syndicalisme étudiant de lutte. Nous sommes partis du constat que la conscience sociale et politique des étudiants n’était pas très élevée. Donc dans ce cadre, c’était naturel de joindre cette synergie de mouvements associatif, politique pour commémorer l’assassinat lâche de Lamine Mangane,et réclamer que justice soit faite” souligne la jeune femme.
   
MLK

 

Noorinfo

Communiqué de presse: le président de l´AJD/MR rend visite aux FLAM

altLe Président de l’AJD/MR, M. Ibrahima Moctar SARR, accompagné de son Secrétaire général, M. Ahmadou Cheikhou dit Modi CISSE, a rendu une visite de courtoisie au Président des Flam, M. Samba THIAM.

La rencontre s’est déroulée le jeudi 26 septembre 2013 à partir de 12:30 au siège des FLAM situé au quartier Sebkha. La délégation des Flam comprenait, outre le président, les camarades Ibrahima Mifo SOW, vice-président des Flam, Kaaw TOURE, secrétaire national chargé de la communication et porte-parole des Flam, Mamadou WANE, secrétaire national chargé de la jeunesse et des droits humains, Cheikh Ahmadou DIENG, secrétaire général de la section Flam de l’Europe de l’ouest, et Amadou Sadio SOW, membre du bureau exécutif local de la section Flam de l’Amérique du nord.

Le Président Sarr s’est félicité du retour des FLAM et leur a souhaité une heureuse réinstallation sur le sol national. Le Président Thiam s’est dit honoré par la visite et a réaffirmé la disposition de son organisation à collaborer avec toutes les forces engagées dans le combat pour le réglement de la question nationale.

La lutte continue!

Nouakchott le 26 septembre 2013

Le département de la presse.

www.flamnet.info

 

“Les FLAM pourraient peser d’une manière significative sur l’échiquier politique” (Samba Thiam)

alt“Les FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie) pourraient peser d’une manière significative sur l’échiquier politique mauritanien”, a déclaré son président. Samba Thiam répondait aux questions de Alakhbar quelques heures après son retour mardi en Mauritanie après 23 ans d’exil. 

ALAKHBAR: Quel sera le poids des FLAM sur l’échiquier politique mauritanien ?

 Samba Thiam: L’histoire et la réalité du terrain le diront. Je ne peux pas le prédire. Mais j’espère que les FLAM pourraient peser d’une manière significative sur l’échiquier politique.

Certes, il y a des pesanteurs, il y a des espaces occupés. Nous ne perdons pas cela de vue, mais, nous estimons que nous avons notre place et que nous ne sommes pas venus dans un esprit de confrontation avec les autres. Plutôt, nous sommes venus dans un esprit d’unité et de prise en charge des problèmes pour leur trouver des solutions. Je pense que sur ce terrain-là les gens doivent nous attendre.

ALAKHBAR: Votre avez décliné votre objectif : « Dignité et égalité pour tous les Mauritaniens ». Cela est-il réalisable ?

Samba Thiam: Lorsqu’on pose un objectif c’est qu’on estime qu’il est en mesure d’être atteint. Cela ne sera pas sans obstacle ou sans difficulté, mais je pense que nous pouvons y arriver.

ALAKHBAR: Est-ce que l’engouement à l’accueil n’était pas en deçà des attentes ?

 

Samba Thiam: Les populations sont venues sous cette chaleur torride et elles sont restées des heures pour nous accueillir. Cela est une preuve irréfutable que c’est solide.

 

Source: Alakhbar

Retour historique des FLAM à la mère-patrie : La Mauritanie réconciliée avec elle-même !

altC’est hier, après 23 ans d’exil de leur mère patrie que les derniers grands cerveaux des FLAM, le président du mouvement Samba Thiam et son porte-parole Kaaw Touré, ont foulé le sol de la mère-patrie après plus de deux décennies d’exil.
Un événement historique qui relevait jusqu’ à une date récente du domaine de l’impossible, où faisant l’objet d’une chasse à la sorcière sans merci de la plus part des régimes qui se sont succédés aux commandes du pays, les leaders de ce mouvement ont attendu le moment opportun pour regagner le bercail.
Un retour à inscrire incontestablement dans l’actif de l’actuel pouvoir, qui aurait donner tous les gages nécessaires pour permettre à ces fils de la patrie de rentrer sans crainte d’aucune tracasserie, voire même de bénéficier de toute l’attention nécessaire de la part des autorités pour renégocier la plate-forme revendicative des FLAM dont principalement le règlement définitif du passif humanitaire et le retour digne de tous les déportés.
Jouissant d’une longue expérience de lutte pour leurs principes d’une Mauritanie réconciliée avec elle-même, garante de la diversité culturelle, de la démocratie et de l’égalité sociale, ce retour des cerveaux des FLAM à la mère patrie revêt une importance capitale et sous-tend beaucoup de choses à la fois, qu’il est difficile de cerner toutes ici.
Ceci est d’autant vrai, que ce n’est pas la première fois que des autorités mauritaniennes s’employaient vainement sur tous les plans diplomatiques pour faire taire ce mouvement sur les tribunes internationales, après lui avoir interdit toute manifestation de vie à l’intérieur du pays.
Ce qui soulève aussi des interrogations sur les mobiles qui ont poussé les FLAM à rentrer justement en cette période, où certains parlent de crise politique, de discrimination, de chasse à la sorcière et de bien d’autres maudits jargons. Le mouvement qui certes n’a pas que des objectifs strictement politiques s’installe au pays qui se prépare à entrer dans des élections législatives et municipales le 23 novembre prochain.
Trop peu de temps pour que les FLAM, malgré leur notoriété considérable puissent s’organiser politiquement à très court terme, à moins que l’électorat déçu de leurs autres compatriotes restés au bercail, partageant les mêmes lignes de combat politique ne se décident de changer de camp et de militer de nouveau au sein de l’ex mouvement en exil.
Par ailleurs, rentrés au pays, les cerveaux des FLAM doivent avoir des promesses solides de la part des autorités d’entrer dans la scène politique. Ayant passé toutes ces décennies à lutter en faveur de la justice sociale, seront-ils par leurs qualités de technocrates, d’hommes de culture et de savoir nommés au sein du futur gouvernement, se verront-ils confier des dossiers sensibles se rapportant à des affaires qu’ils sont plus censés et plus téméraires à aborder que d’autres.
Mille et une questions qui se posent à tout observateur averti pour ce retour historique qui peut être synonyme, malgré les insuffisances, d’une réconciliation de la Mauritanie avec elle-même, une retrouvaille du pays avec son autre partie perdue depuis plus de 23 ans.
A ce retour historique que toutes les plumes ne peuvent décrire les profondes émotions ni décrypter les perspectives et les grandes portées, sans doute heureuses pour l’unité et l’avenir des mauritaniens, le Rénovateur dédie, avec la collaboration du portail Cridem, cette page au reportage photos suivant hautement symbolique et parlant traduisant les immenses réjouissances du retour de ces illustres batailleurs des causes justes rentrés au pays après plus de deux décennies d’exil.
Md O Md Lemine

Source: Cridem