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Flamnet-Agora: Les FLAM tirent et visent ! par Ciré Ba et Boubacar Diagana
Lors d’une conférence tenue le 6 octobre 2012 à Paris, Samba Thiam, président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), a rappelé l’option de retour, du redéploiement de son organisation en Mauritanie sans en préciser ni le calendrier ni les modalités. Ce rappel confirme l’annonce faite à l’occasion du dernier congrès du mouvement, tenu à Champs sur Marne (région parisienne) fin mai 2011. Mais en réalité, plus que d’un retour, c’est d’une implication, d’un redéploiement de la lutte sur le sol national qu’il s’agira. Rentrer ou disparaitre !
La courageuse sortie récente d’Ibrahima Moctar Sarr, président de l’AJD/MR, évoquant la possibilité d’une « lutte dans une même organisation », d’une fédération de structures ou d’une concertation des deux organisations en cas de besoin, ouvre de réelles perspectives pour l’organisation semi clandestine d’intégrer à moindre frais cet espace dont il pourrait être un des artisans de la reconfiguration. Cette option si, elle se réalisait, répondrait au souhait maintes fois exprimé par des militants de la mouvance négro-africaine et du mouvement de défense des droits citoyens Touche Pas à Ma Nationalité qui rêvent d’un pôle élargi à d’autres partis jusque là restés officiellement muets à l’annonce de ce retour au bercail.
organisation dont la seule évocation du nom suscite injustement un rejet parfois au sein même de la communauté noire, une diabolisation construite depuis des décennies. Ensuite, exister comme acteurs politiques et agir en se créant un cadre propre, si tel est le choix, dans un paysage politique à saturation ou en intégrant un déjà existant, restreint ou large. De sa capacité à œuvrer pour la mise en place d’un pôle négro-africain fort qui assume son ancrage et s’affirme comme tel, dépend pour une grande part, la réussite de cette opération de redéploiement. Ce faisant, l’organisation tracera un trait sur les divergences d’analyse stratégique pour les observateurs ou de démarche selon son président , apparues en son sein lors du congrès de Cincinnati en décembre 2005 et qui ont été à l’origine du départ de certains de ses membres, aujourd’hui militants et cadres de l’AJD/MR. Mieux vaut tard que jamais.Le compte-rendu de la rencontre du président des FLAM avec la diaspora à Paris (reportage-photos)
Le samedi 6 octobre 2012 s’est tenu à l’espace Rochefoucauld 75009 Paris un échange sur le thème « Redéploiement des Flam en Mauritanie : perspectives » animé par, le président des Flam, le camarade Samba Thiam.redéployant la section Sénégalaise en Mauritanie à l’occasion de la dernière vague des rapatriements de nos compatriotes injustement déportés au Sénégal et au Mali suite aux douloureux événements de 1989.
fera une brève présentation sur la création des Flam avant de donner la parole au président Samba Thiam.tuer la parole. Pour le président, en matière de stratégie politique, il ya deux attitudes, parler peu et agir avec
efficacité ou parler beaucoup et ne dire que des phrases qui appartiennent à tout le monde avec le risque de la banalisation du discours. Au niveau des Flam nous avons choisi la première attitude.
L’idée du redéploiement de notre mouvement, fera-t-il savoir, a commencé à germer en 1992, au début du processus démocratique en Mauritanie. Cette idée a été creusée jusqu’en 2006, date de la scission. Puis elle sera vraiment murie avec l’avènement au pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdellahi qui, pour rappel, avaitreçu une délégation des Flam à New York. Mais c’est seulement lors du dernier congrès de notre mouvement à
Champs- sur- Marnes, que le projet de la matérialisation de cette option sera lancé pour devoir se réaliser en fin 2012 ou au début de 2013.
avec armes et bagages tandis que la tendance loyaliste jugeait qu’il était plus sage et prudent de procéder à l’évaluation de la situation et de prendre des décisions éclairées
soit. Il a assuré que le mouvement a toujours considéré que si certaines conditions étaient réunies que les Flam pourraient travailler à l’intérieur. Concernant la situation actuelle, il a affirmé avec insistance que le système n’avait pas changé mais qu’une certaine liberté d’expression existait et qu’il fallait en profiter afin de véhiculer nos idées.matériel si possible.
La seconde, la jeunesse, a toujours été là au moment des grands changements profonds, elle a toujours été le fer de lance de toutes les grandes luttes comme celles en Afrique du sud contre l’Apartheid, en Algérie contre le colonialisme français ainsi que récemment avec ce qu’on a qualifié de printemps arabe contre les régimes despotiques en Tunisie, en Egypte…que certains disent rester dans la neutralité des institutions.
pôles majorité présidentielles ou coordination de l’opposition démocratique ; certains intervenants se sont interrogés sur ce drapeau des Flam en estimant que c’est peut être une manière de ne pas s’identifier à cette patrie que nous disons tant aimer. Répondant à cette dernière question, le camarade Samba Thiam a affirmé qu’il n’avait pas mieux que ce drapeau pour refléter les réalités du pays. Son explication sur la signification dudit drapeau, à savoir le jaune pour le sable et le vert pour la végétation, au centre la couleur blanche pour les arabo-berbères, la noire pour les négro-mauritaniens et le tout s’intégrant, a soulevé un tonnerre d’applaudissements dans la salle. Pour le positionnement des Flam, il a affirmé que celles-ci se situent dans l’opposition au système.
Répondant à une question sur une prétendue récupération des acquis de certains mouvements qui émergent en Mauritanie, la camarade Habsa Banor Sall, membre du Conseil national permanent, a balayé d’un revers cette affirmation en rappelant que les Flam ont joué un grand rôle dans le changement des attitudes an Mauritanie, elle a aussirappelé que ce mouvement a été le premier à dénoncer cette situation de marginalisation à l’intérieur du pays en 1986 et qu’il a été poussé ensuite à l’exil . Elle a fustigé cette attitude qui consiste à dire que la lutte se fait seulement à l’intérieur alors que l’on sait que celle-ci réside dans la conjugaison des efforts de l’extérieur et de l’intérieur elle finira par demander à ce que chacun joue son rôle.
l’esprit de fraternité qui a prévalu le long des débats.Gouvernement d’union nationale: Messaoud toujours en piste
Messaoud Ould Boulkheïr, leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP) et président de l’Assemblée nationale, est revenu à la charge pour faire aboutir son initiative visant à instaurer un véritable dialogue en Mauritanie.
Au cours des derniers jours, l’opposant historique qui ménage le pouvoir actuel, «dans l’intérêt d’un pays en proie à une crise multidimensionnelle», a rencontré toute la classe politique (majorité et opposition), les organisations de la société civile, les centrales syndicales, les organisations patronales et personnalités indépendantes. Un véritable marathon, mené pied au plancher, dont l’objectif est l’organisation d’assises réunissant toutes les forces vives de la Nation. Un forum inclusif qui dégage un fort parfum de conférence nationale, sur le modèle africain du début des années 90. Un exercice dont la source historique fut la déclaration du sommet France/Afrique de La Baule, en mai 1990, au cours duquel le président français de l’époque, François Mitterrand, signifia clairement à ses hôtes que la coopération avec les pays du continent Noir serait, désormais, conditionnée par un engagement dans le multipartisme, point de départ d’une ère de «démocratisation» à pas forcés.
Ce dialogue inclusif, dans un pays en crise, doit aborder tous les problèmes de la Mauritanie, selon Ladji Traoré, secrétaire général de l’APP. Pour lui, il est surtout question d’unité nationale. Des questions liées à la sécurité, dans un contexte sous-régional troublé par le terrorisme à visage islamiste. Une réalité basique dont la manifestation la plus cruelle « est l’occupation du Nord-Mali, frontalier de la Mauritanie sur plus de mille kilomètres, par des groupuscules gravitant autour de la nébuleuse Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI)».
Pour un diagnostic de la situation réelle du pays
Ces assises, dont la date serait déterminée de manière consensuelle, devraient également porter sur «l’opération en cours d’enrôlement des populations, la gestion du processus électoral, de l’économie…». Une énumération loin d’être exhaustive. Au finish, une remise au goût du jour du vieux modèle des conférences nationales – peu importe le nom qui sera retenu car l’esprit est dans la proposition – qui aurait pour résultat d’établir l’état des lieux de la Nation. Un diagnostic sur la base duquel les forces mauritaniennes pourraient dégager un tableau de bord, des pistes de solutions et des balises, pour une sortie de crise et la guérison, à terme, de la grande malade.
A travers l’exercice préconisé, les Mauritaniens se donneraient-ils la chance d’aller bien au-delà des sempiternelles querelles politiciennes et de chapelles, pour discuter la lancinante question d’une difficile cohabitation communautaire et de l’exclusion d’une importante frange de la population ? Sur un autre plan, pourrait-on mettre sur le tapis le lien entre les militaires et le pouvoir, véritable frein à la démocratisation du pays ? Quid de l’impunité, pour les auteurs de graves crimes de sang ? Une équation qui ne saurait se résoudre par de simples indemnisations, sans que les responsabilités aient été formellement distinguées. Comme si l’on pouvait passer par pertes et profits la mort de plusieurs centaines d’hommes. Au total, un vaste programme, pour des assises encore incertaines, dans un pays ou la culture du dialogue reste encore très mal partagée.
Ce forum devrait déboucher sur la formation d’un gouvernement de large union nationale, intégrant toutes les forces politiques, des organisations représentatives de la société civile et des personnalités indépendantes. Avec mission de mettre en œuvre les décisions issues du nouveau dialogue national. Chimères ? Dans un climat politique encore marqué par de nombreux signes de crispation, l’aboutissement de l’initiative de Messaoud Ould Boulkheïr est, certes, loin d’être évident. Mais la persévérance de l’homme dans sa démarche, bien au-delà du forum de septembre-octobre 2011 – limité à une majorité consolidée et quatre partis de l’opposition – montre clairement qu’il bénéficie d’une approbation, au moins tacite, du président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Amadou Seck.
Source: Le calame
Mauritanie: “Mutinerie tacite” à l’Aviation militaire (Presse)
Cinq sous-officiers de l’Aviation militaire mauritanienne ont refusé d’exécuter les ordres de leur hiérarchie avant de déposer des lettres de démission. Ils prtestent contre “la situation catastrophique” du secteur, indique ce mercredi l’hebdomadaire “Alakhbar Info”.
L’hebdomadaire Alakhbar Info, qui publie son premier numéro ce mercredi 10 octobre 2012, ajoute que les sous-officiers “rebelles” affirment que l’Aviation militaire mauritanienne “ne répond pas aux normes internationales de sécurité et ne dispose non plus d’appareils pour évaluer la qualité des carburants”.
Les jeunes officiers s’indignent également d'”une décision, en vue d’être prise, qui les privera de leur droit à la promotion”, selon le journal.
D’autres sources évoquées par l’hebdomadaire craignent cependant que “la proximité entre le commandant de l’Aviation militaire, Mohamed Ould Hreitani et le président mauritanien” n’empêche toute discussion pour remédier à cette “situation catastrophique”.
Source: Al Akhbar
Avec François Hollande, les jours de la Françafrique sont-ils comptés?
À l’occasion du XIVème Sommet mondial de la Francophonie, le président français fait ses premiers pas en Afrique. D’abord à Dakar, au Sénégal, à l’occasion d’une visite au Président récemment élu, Macky Sall, puis à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où le chef de l’État français rencontrera de nombreux présidents africains qui attendent de lui un changement fort dans la voie des relations entre la France et l’Afrique. Ainsi, les mots de François Hollande détermineront-ils la fin de la Françafrique ?




