Monthly Archives: February 2012
Déclaration de TPMN-France
Encore une fois la police politique de la Mauritanie vient de procéder à l’arrestation d’Abdoul Birane Wane coordinateur du Mouvement Touche Pas à Ma Nationalité dans l’enceinte de l’hôpital National. Ce dernier se rendait au chevet de son frère malade, ainsi, cet acte traduit l’inhumanité de cette institution à la solde du pouvoir en place.
Cette arrestation est la preuve que cette administration foule au pied les règles élémentaires de droits, relatives à la liberté d’opinion.
Ainsi nous exigeons sa libération immédiate et sans conditions et ce dans les plus brefs délais.
Nous tenons comme responsable l’administration de toute dégradation de sa santé et de toutes violences, tortures ou traitements inhumains et dégradants dont il pourrait être victime.
Les dernières informations qui nous parviennent font état d’une recherche active de la police des autres membres et sympathisants du mouvement, ainsi nous condamnons fermement cette chasse à la « sorcière » et tenons la police responsable d’éventuelles disparitions.
Ces différentes intimidations ne feront que renforcer notre engagement à lutter contre toutes les formes de discriminations, de racismes et d’esclavages.
Mouvement Touche Pas à Ma Nationalité
France
04/02/2012
ALERTE: arrestation du camarade Abdoul Birane WANE Coordinateur du mouvement Touche pas à ma nationalité
La police politique du Général Mohamed Ould Abdel Aziz vient d´arrêter notre camarade Abdoul Birane WANE Coordinateur du mouvement Touche pas à ma nationalité cet après midi dans l´enceinte de l´hôpital national alors qu´il était au chevet de son petit-frère malade. Cette arrestation fait suite au mouvement de grève à Nouakchott et à l´exclusion de plusieurs dirigeants du mouvement estudiantin et le régime militaire soupconnerait le mouvement Touche pas à ma nationalité et le parti islamiste d´être derrière cette contestation de la jeunesse mauritanienne. Selon toujours nos sources la police est à la recherche aussi du camarade Bakari Bathily Secrétaire général du SNEM un autre syndicat des étudiants négro-mauritaniens. Le TPMN appelle tous ses militants et sympathisants de l´intérieur et de l´extérieur à se mobiliser pour exiger la libération du camarade Wane et l´arrêt des poursuites contre les autres camarades. La lutte continue!
Affaire à suivre.
TPMN dénonce la répression contre les étudiants
Depuis trois jours l’université de Nouakchott connait une grève motivée par des revendications légitimes. Les étudiants revendiquent une augmentation de leurs bourses, chose tout à fait normale quand on assiste aux gaspillages et à la dilapidation des ressources du pays par les autorités. Ignorant le droit à la grève, les autorités ont préféré la logique de la force à la force de la logique. La police dressée pour réprimer a encerclé l’université et utilisé ses grenades contre les étudiants retranchés dans leur établissement; une fois de plus le régime du général ould abdel aziz a démontré sa volonté de nier tout droit aux citoyens Mauritaniens.
” Touche pas à ma nationalité” condamne avec fermeté cette violence policière qui est d’une extrême barbarie .
Nous apportons un soutien sans réserve aux étudiants qui ne font que revendiquer leurs droits.
Nous appelons la population à se mobiliser pour dire non au sadisme de ould abdel aziz devenu champion de la violation des droits humains.
Nouakchott le 03 février 2012
Touche pas à ma nationalité
L’université de Nouakchott: l’exclusion du camarade Bakari Bathily avec d´autres étudiants dirigeants de la grève universitaire
Procès Verbal de réunion du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott :
UNIVERSITE DE NOUAKCHOTT Conseil de Discipline
PV N° 001 /2012/UN/CD
L’An Deux Mille Douze et le Deux février à 15h s’est tenue, dans les locaux de l’Université, une réunion du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott.
Etaient présents :
Président : Abdallahi Ould Mohamedou Ould Idriss
Membres :
Mohamed Elmoctar Ould Sidi Mohamed, Représentant du Ministère d’Etat,
Ahmedou Ould Haouba, Doyen de la FST
Sid’Ahmed Ould Mogueya, Doyen de la FM
Sidi Ould Mohamed Abdallahi, Doyen de la FSJE
Hamoudi Ould Hamadi, Doyen de la FLSH
Cheikh Ahmed Ould Taleb Ely, Directeur de l’IUP
Ordre du jour : Examen de plaintes du Président de l’Université et des responsables d’établissements contre certains étudiants.
Après avoir été saisi par le Président de l’Université suite aux manquements aux dispositions du règlement intérieur de l’Université de Nouakchott, Après avoir entendu les interventions des responsables d’établissements, Constatant la gravité des actes commis par certains étudiants en violation manifeste du dit règlement, notamment :
• Perturbation du bon déroulement des enseignements ;
• Insultes, injures et agressions verbales contre des enseignants de l’Université ;
• Tentative d’agression physique contre un Doyen de Faculté ;
• Entrave à l’accès des locaux ;
• Occupation illégale de locaux dont la présidence de l’Université ;
• Introduction à l’Université d’objets dangereux (armes blanches) ;
• Détérioration des locaux ;
• Destruction des biens et matériels de l’Université.
Et conformément à l’arrêté N°36-48 du 16 novembre 2009 relatif à la composition, aux attributions et au fonctionnement du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott, notamment en ses articles 8, 9, 13 et 15,
Le Conseil de Discipline décide :
Sont renvoyés définitivement de l’Université de Nouakchott les étudiants suivants :
Wejaha Ould Mohamed
Bathily Diabi Bakari
M’ghaili Mint Sidi Mohamed
Habib Kane
Ketm Elkhatem Ould Aboubekrin Sidigh
Moctar Amadou Dem
Abdallahi Ould M’Balle
Kébé Souleimane
Sont renvoyés avec interdiction de s’inscrire à l’Université de Nouakchott pour une année universitaire les étudiants suivants :
Ahmed Ould Mohamed Elhaj
Fatou Sakho
Lalla Aicha Mint Mohamedou
Le Président
Edito: Wade ou la fin d’un règne peu glorieux !
Ce qui se passe au Sénégal inquiète le monde. L’Afrique au premier chef. La déferlante ne semble pas prête de s’arrêter.À l’entêtement du vieux Gorgui, le peuple répond par une détermination infaillible de déloger le locataire opiniâtre de son palais qu’il ne veut pas céder sous la pression populaire. Prêt à livrer une épreuve sanglante avec le peuple, Wade n’a plus de tête que celle d’un roi qui se meurt mais prêt à mettre le Sénégal à feu et à sang. C’est ce souffle fort de violence qui se déchaine dans tous les sens qui s’empare d’une démocratie désavouée à cause de ses mensonges, ses débilités. L’heure est devenue grave dans ce pays considéré longtemps comme un modèle de démocratie en Afrique. Si le vieux lion édenté n’a plus d’autres alternatives à proposer que de laisser le Sénégal compter ses morts, la constitution doit trancher conformément à la disposition selon laquelle de nouvelles élections doivent être organisées en cas d’incapacité du chef de l’Etat d’exercer le pouvoir.
Le président n’est plus maitre de soi. Il a perdu la raison. Le démettre pacifiquement est devenu une urgence légale. Les appels lancés partout dans le monde n’y peuvent rien pour un homme aveuglé par un fauteuil qui ne tient plus à son état de santé. Wade n’a plus les nerfs pour présider aux destinées du Sénégal ni la force pour résister à la volonté du peuple. Autant quitter pendant qu’ile est encore possible d’échapper à l’échafaud ou à la justice. Wade a suffisamment été un bon conseiller des autocrates qu’il ne doit pas commettre les mêmes erreurs de ceux qu’ils appelait à quitter le pouvoir. Il avait demandé à Kadhafi de s’en aller, à Gbagbo avant cela. Dans la crise politique mauritanienne il avait pu apaiser les tensions en réussissant là où l’UA avait échoué. Pourquoi après tous ces points engrangés avec succès par le vieil avocat, tout d’un coup la main de Satan vient aveugler la conscience de cet homme qui a marqué le paysage démocratique sénégalais ? Non, Excellence, c’est incroyable pour votre fin de carrière et dangereux pour votre famille politique et naturelle. Vous n’êtes plus en mesure de gagner par les urnes de manière transparente ni par les armes car l’armée ne sera pas prête à tirer sur le peuple. Vous êtes confrontés à une fin de règne des plus hypothétiques. Personne ne souhaite que vous soyez le premier président sénégalais à être déposé par l’armée républicaine encore fidèle à vos ordres. Ce même conseil constitutionnel qui vous a investi comme candidat sera celui qui changera d’avis quand les choses prendront de l’ampleur. Le chaos est à la porte de la présidence, il a déjà détruit des vies humaines dans le pays. Aujourd’hui la bataille n’est plus celle d’une course à la présidence mais celle de la résistance d’un chef à la volonté de son peuple. Même vos militants ont compris la gravité de l’heure pour vous apporter leur soutien. L’intérêt de tous les sénégalais est dans la paix et non dans les batailles pour le pouvoir qui font plus de victimes que ce qu’elles peuvent servir. Entre gagner un troisième mandat et décimer le peuple Wade a-t-il préféré verser le sang ?
Cheikh Tidiane Dia –Le Rénovateur




