Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: December 2011

Résolution finale du 3ème Congrès ordinaire de Conscience et Résistance, dénommé Congrès Mamadou Samba Diop, dit Murtudo.

 

I/ Situation internationale

1. Le Printemps arabe rouvre les perspectives du volontarisme et de la solidarité, à l’échelle du monde. Il en résulte, partout, une dynamique d’avancées qualitative et massive des luttes démocratiques. L’engagement individuel pour la maîtrise de son destin s’exprime, désormais, par une plus grande exigence morale et, sa conséquence, l’esprit de sacrifice. Même si les dictatures qui tombent ou se fissurent, créent ainsi un vide de référence et d’autorité, vecteur d’une violence prévisible, le mouvement marque, dans l’Histoire, un grand moment de solidarité humaine.

2. Dans le nouveau jeu des positionnements diplomatiques, la Russie, la Chine populaire et quelques « Pays émergents » cultivent, sous couvert de la résistance anti-impérialiste, une ligne de défense et de préservation des pouvoirs autoritaires, contre les peuples en insurrection. A l’échelle des relations internationales, cet axe devient, de facto, le principal frein, à la quête de liberté et d’affirmation universaliste.  

3. A l’inverse du monde arabo-musulman, les points de rupture se multiplient dans le parcours démocratique en Afrique Noire : la répétition des accès de contestation électorale, le tripatouillage des constitutions, la résurgence de projets de succession monarchique et la criminalisation, progressive, des circuits de l’Etat et de l’économie privée, de plus en plus sous l’influence des revenus du narcotrafic, empêchent le développement durable. Rares sont les pays qui échappent à l’emprise grandissante des réseaux de fabrication ou de blanchiment d’argent sale.

4. Alors qu’elle reflue dans l’hémisphère Nord, la menace du terrorisme islamiste s’étend, en Afrique ; elle y suscite une prise de conscience certes plus aigüe sur le caractère global du péril mais n’entraine, pour l’instant, que des stratégies d’endiguement, inachevées, d’ailleurs dépourvues du même degré de sincérité et de coordination ; l’implication – au demeurant légitime – de la Mauritanie,  la précipite dans un processus militaire, coûteux et aux conséquences incertaines.

5. La crise financière, démographique et alimentaire et son rapport quasi organique à la dégradation des écosystèmes signent la faillite retentissante du capitalisme consumériste et dévoilent, à l’opinion, l’irresponsabilité des puissances industrielles. Les retombées tragiques, sur la planète pillée, souillée et orpheline de son couvert végétal, commencent à se ressentir dans la multiplication des conflits résultant de la pression sur les ressources limitées du globe.

II/ Situation nationale

6. Depuis le précédent Congrès de Conscience et Résistance et malgré la rupture de la légalité par le coup d’Etat militaire du 6 août 2008, il convient de relever une amélioration, ininterrompue, des libertés d’expression ;  la censure recule,  de même que le degré d’usage de la contrainte physique sur les opposants affichés ou potentiels ; la Mauritanie n’est plus une dictature au sens systématique du terme parce que le contexte international (I) et la somme des luttes des vingt dernières années ont fini par démystifier la persuasion selon le principe de la violence brute. Cependant, la répression épisodique, s’exerce, toujours, sans aucun respect de l’indépendance de la justice, réduite aux réflexes de docilité et de souplesse. La libéralisation des média privés, malgré la volonté apparente d’en finir avec le monopole de la parole publique, se déroule dans l’opacité et ne bénéficie, pour l’instant qu’aux proches du Chef de l’Etat.

7. Dans la prédation des ressources publiques et la répartition des privilèges, le mode de détournement de la ressource se stabilise, aujourd’hui par le rétrécissement de la sphère des bénéficiaires autour du Président de la République et l’appauvrissement, généralisé, des milieux d’influence traditionnels ; le pouvoir du Colonel Ould Taya les avait habitués à pratiquer la redistribution verticale, dans le cadre de l’économie du clientélisme, comme mode de domestication de la société. Il s’ensuit, aujourd’hui, la paupérisation généralisée des élites, avec des incidences directes sur la population, d’autant plus livrée à la mendicité que les opportunités d’emploi et la création de richesses s’en trouvent amoindries.  Le commandement des forces armées et de sécurité participe, activement, à l’accumulation et échappe à toutes les instances d’affectation et de contrôle ; la fameuse guerre contre la gabegie s’arrête à ce seuil.

8. Crédibilisée, à ses débuts, par des gestes forts et le sens de la communication politique, la lutte contre la corruption a tourné court. La volonté affichée de limiter les dépenses de fonctionnement de l’Etat aboutit à des coupes intempestives, hors de toute prévision rationnelle ; les interventions personnelles et sans recours du Chef de l’Etat rendent impossible toute transparence de la gestion;  dans bien des domaines, l’administration est paralysée. Le gouvernement et l’ensemble des circuits publics de délibération fonctionnent par l’improvisation ; l’autorité écrasante du Président de la République cristallise un modèle de direction politique foncièrement solitaire et à l’abri de la remise en cause. Les institutions parlementaires légifèrent désormais au-delà du mandat que la Constitution leur confère et violent, à présent, l’esprit et la lettre du droit.

9. Le dialogue entre le pouvoir et l’opposition, en dépit d’objectifs louables telles la criminalisation de l’esclavage dans la Constitution et l’adoption du scrutin proportionnel, reste non-inclusif. De surcroît, il élude l’un des problèmes fondamentaux de la Mauritanie, en l’occurrence  la nécessité de mettre un terme durable à l’impunité des crimes ethniques, par les devoirs de vérité, de compensation et de justice, loin des précédentes tentatives de manipulation des victimes et ayant-droits. Les contradictions cumulées se doublent, aussi, de dysfonctionnements, à la fois techniques et discriminatoires, lors de l’opération enrôlement/identification où le pays a failli sombrer, de nouveau. Les conditions précaires d’installation des réfugiés, les problèmes d’identité de leurs enfants nés au Sénégal et le contentieux de restitutions des terres spoliées, entretiennent, chez une catégorie vulnérable de la population, une citoyenneté relative et en sursis. Ceux installés au Mali sont encore maintenus en marge du processus de retour négocié entre la Mauritanie, le pays voisin et le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR). Dans tout le Sud de la Mauritanie, la spéculation, sur les domaines arables, par les capitaux étrangers – notamment saoudiens et soudanais – provoque la frustration et le ressentiment du paysannat local. 

III/ Notre position

Conscience et Résistance, à l’issue des travaux du congrès Murtudo Diop et après l’analyse critique du contexte national et de la situation hors des frontières de la Mauritanie, adopte sa résolution finale, en 7 thèmes :

1.       Le mouvement, au terme d’une expérience organisationnelle assez variée, renonce à toute forme de clandestinité et s’autorise l’activité partisane, dans le cadre des lois en vigueur. Il s’accorde un délai maximal de 6 mois, pour réaliser la mutation du cadre formel de la lutte.

2.      CR constate que l’architecture de la domination ethno-sociale, telle que décrite dans le Manifeste des Justes, reste inchangée; le pouvoir en demeure le gardien loyal. Le leadership actuel du pays ne laisse présager aucune capacité de réforme, de nature à remettre en question l’impunité, le déficit de citoyenneté ni de faire prévaloir la méritocratie.

3.      CR confirme son ancrage durable, dans l’opposition au pouvoir du moment et l’engagement à déstructurer la société d’exclusion dont il procède. Les alliances à venir de CR privilégient la proximité avec les forces de revendication de la bonne gouvernance et des droits de l’Homme ; le mouvement reste attaché à une alternative démocratique et séculière qui favorise, dans la vie d’ici-bas, l’épanouissement des mauritaniens, l’intégrité du corps humain et l’abolition de la peine de mort.

4.      CR rappelle, au gouvernement, l’impératif de révision de sa diplomatie pour mieux l’adapter à l’équation entre intérêts nationaux et éthique.

5.      CR réclame l’adhésion pleine et entière de la Mauritanie, aux Statuts de la Cour pénale internationale.

6.       CR, au nom du devoir d’ingérence, soutient le soulèvement des peuples arabes, en particulier les masses de Syrie, dans leur résistance à une tyrannie familiale.

7.       CR s’inquiète des conséquences, sur l’environnement régional, des tentations de confisquer la démocratie au Sénégal.

La présente résolution a été adoptée, après délibération, par vote à main levée, lors de la séance plénière du Congrès Mamadou Samba Diop, dit Murtudo, le 24 décembre 2011, à Nouakchott.

Flamnet-Agora: Prendre en main son propre destin par Abou Hamidou Sy des FLAM-Amérique du Nord

altLe génie d’un peuple se réside dans sa capacité à relever les défis qui l’interpellent, à explorer des voies inédites pour raffermir sa cohésion et à s’abstenir de tout acte qui peut menacer sa survie. C’est ainsi que les États modernes ont inventé toute une panoplie de lois et régulations pour assurer une cohabitation harmonieuse entre touts les concitoyens. Il  arrive hélas parfois, que l’Etat soit lui-même le principal pourfendeur de cette harmonie. C’est alors que se mettent en branle des mécanismes de régulations informels pour juguler toute éventuelle crise. 

En  Mauritanie, modèle de pays ethnocentriste; inutile de dire que l’Etat a renoncé à sa mission régalienne/ ses responsabilités républicaines, si tant est qu´il n’en a jamais eu. Sa vocation première est de donner un visage exclusivement arabe au pays.Toute expression de la différence doit être anéantie advienne que pourra. En effet, chez nous chaque acte républicain posé est un pas de plus vers l’exclusion des Négro-Africains. Il en est des différentes réformes foncières, éducatives et administratives …

 

La dernière trouvaille du régime en la matière est cet enrôlement dont le caractère raciste n’échappe à personne.

Devant cette énième provocation, la communauté négro-africaine particulièrement sa jeunesse n’a qu’une seule alternative : prendre en main son propre destin. Et les différentes réactions que cela a suscité trahissent les différentes positions des uns et des autres. Cette propension à vouloir ménager  le choux et la chèvre est tout simplement choquante. La donne est simple : il y a d’un côté les manifestants qui veulent s’enrôler et de l’autre le pouvoir qui veut les en empêcher . Et comme d’habitude, le spectre des réactions n’est pas très varié. Il va de la condamnation timide au silence coupable. Cette attitude n’est cependant pas surprenante eu égard à la compositions du paysage politique mauritanien . Il faut dire qu’entre une armée  pouvoiriste au pouvoir, une classe politique empêtrée dans d’éternelles dialogues et des intellectuels préoccupés par le pain quotidien on n’est pas bien lotis.

 

En réalité il manque un maillon à notre scène socio-politique; des régulateurs sociaux nous font défaut. Il s’agit de personnalités  religieuses ou coutumières suffisamment indépendantes et fortement influentes capables de se dresser en rempart contre les dérives du pouvoir.

Partout ou des avancées démocratiques significatives ont été notées , les chefs religieux et les notables  y ont joué un rôle primordial. C’est grâce à la pugnacité d’Isidore Da Souza archevêque de Cotonou d’alors que le Benin s’est hissée au rang des nations démocratiques. Plus près de nous au Sénégal, Abdoul Aziz Sy Dabbakh a désamorcé plus d’une crise . Malheureusement en Mauritanie, le pouvoir a réussi a rallier à sa cause la quasi- totalité des leaders d’opinion . Ainsi, ils sont devenus des faire -valoir à la plus abjecte  des forfaitures.

 Les appels intéressés au calme sont très mal venus et à la limite hypocrites. Il n’appartient ni aux chefs religieux ou coutumiers ni aux organisations de la société civile encore moins aux intellectuels d’être les suppôts du pouvoir. Ils ont un rôle de régulateurs sociaux et ont le devoir d’user de leurs influences pour ramener le gouvernement à la raison .

 

 

 

La lutte continue!

 

Abou Hamidou Sy

Secrétaire Général des FLAM-Amérique du Nord

Tampa,Florida- USA

www.flamonline.com

www.flamnet.info

 

Impasse politique : Un second dialogue est-il vital?

altLe dialogue politique, entre la majorité présidentielle et l’opposition participante a été ouvert le samedi 17 septembre 2011 et clôturé le mercredi 19 octobre 2011 au Palais des Congrès par le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dialogue politique, qui était vraiment censé renouer le fil de la concertation interrompue après les présidentielles du 18 juillet entre les trois parties signataires de l’ACD (Accord cadre de Dakar), s’est malheureusement avéré être de la patate chaude entre les mains des hommes et des femmes politiques de notre pays. La preuve, une escalade verbale sans précédent s’en est suivie entre les acteurs politiques mauritaniens. Pis, les deux des figures majeures (Messaoud Ould Boulheir de l’APP et Ahmed Ould Daddah du RFD) de l’opposition démocratique ne sont plus en odeur de sainteté après l’absence du dernier à la table de cette réunion. Pourtant, il n’y a pas très longtemps, ces deux hommes politiques faisaient front commun contre le commandant en chef de la lutte contre les prévaricateurs des deniers publics. Mais hélas, cette période de camaraderie semble être un lointain souvenir pour bon nombre de nos compatriotes mauritaniens, qui rêvaient enfin d’une opposition solide, entreprenante et intrépide face aux autorités actuelles.

Quand les mots de clabaudages fusent…

Les observateurs de la scène politique nationale sont actuellement témoins d’un imbroglio politique de tirs ciblés. Et les amateurs des joutes oratoires ne peuvent que se réjouir. Car, ils sont très bien servis par nos acteurs politiques. C’est ainsi donc que les mots de clabaudages fusent de partout pour faire descendre de son piédestal un éventuel concurrent. Et tous les ingrédients sont aujourd’hui réunis pour qu’une véritable guéguerre s’éclate entre les trois parties protagonistes de notre scène politique : la majorité présidentielle, l’opposition radicale et l’opposition modérée. Les signes avant-coureurs ne trompent pas cet l’emballement de nos acteurs politiques. Il n’y a plus de retenue chez les anciens compagnons de lutte pour la démocratisation. Tous les meetings populaires sont devenus des lieux de grands déballages politiques. Les leaders du parti-Etat sont d’ailleurs conscients. Parce qu’ils ont accusé les responsables des partis de la COD d’opter pour la «violence verbale» pour régler leurs différends politiques avec ceux de la majorité présidentielle, sauf qu’ils ne disent pas que leurs nouveaux compagnons sortis des rangs de la COD n’utilisent aussi que le même langage pour se tailler une place au soleil du pouvoir. A cette allure, on serait tenté de dire que le dialogue n’a été que le prélude d’une nouvelle impasse. Pour ainsi ressortir de cette crise politique, faut-il encore un vrai dialogue entre le président de la République et ses opposants radicaux après celui des partis de la majorité présidentielle et quatre formations de l’opposition participante?
Camara Mamady –Le Rénovateur

Des députés du parti au pouvoir critiquent les résultats du dialogue

altDes députés du parti de l’Union pour la République, parti au pouvoir, ont violemment critiqué la politique de leur parti et souligné leurs désapprobation pour certaines clauses de l’accord issu du dialogue. Ces positions ont été exprimées au cours d’une réunion du groupe parlementaire UPR, tenue dans la nuit du vendredi à samedi, en présence de la deuxième vice-présidente de l’UPR, Khadijettou Mamadou Diallo, du secrétaire exécutif pour les affaires politiques Mohamed Mahmoud Ould Jâvar.  A cours de cette rencontre, Ould Jâvar avait invité les députés a défendre le projet de la loi des finances 2012. Il a également insisté sur la nécessité de leur présence au cours de la plénière du vendredi soir consacrée au vote de cette loi, évoquant en même temps, que le parti a désigné une commission pour l’élaboration d’un document dédié aux avantages que présente le projet de loi en question, qui leur sera remis pour être mieux outillés pour leur plaidoyer.
Le secrétaire exécutif a également mentionné l’absence des députés au cours des plénières du parlement, soulignant, au passage leur démission par rapport à la défense de l’action du gouvernement. Ce qui, a-t-il dit, a laissé le champ libre aux députés de l’opposition qui n’ont pas manqué de se mettre à l’avant au cours des débats parlementaires, malgré leur nombre réduit.
En outre, Ould Jâvar a démenti les rumeurs relatives à l’action menée, au cours des dernières semaines, par Ahmed Ould Moulay Ahmed visant la création d’un nouveau parti politique avec l’appui du président de la république.
Il a souligné qu’il s’agit, tout simplement de rumeurs colportées par l’opposition dénuées de tout fondement. Il a ajouté que le président Aziz a placé toute sa confiance dans l’UPR sur lequel il compte pour la mise en application de son programme politique et la réalisation de son projet social.
Et Ould Jâvar de rassurer : « Je reviens encore pour souligner que toutes les rumeurs évoquant le soutien du président Aziz à un parti autre que l’UPR, sont sans fondement aucun et se limitent au chantage de l’opposition ».
Ould Jâvar n’a pas manqué également d’appeler les députés à respecter les consignes politiques de l’UPR, notamment en ce qui concerne les listes électorales des échéances en vue.
Il a révélé que le conseil national du parti se réunira prochainement, en session ordinaire pour constituer les délégations chargées de la préparation des listes électorales dans toutes les wilayas du pays soulignant que ces listes doivent être acceptées par l’ensemble des adhérents de l’UPR. Il a également souligné que ce parti défendra avec toute l’énergie nécessaire ses candidats, pour en garantir la victoire, avant d’ajouter que le parti ne sera pas concerné par ceux qui ne respectent pas ses consignes. Ce que les députés ont perçu comme une menace tacite.
De leur part, les députés de l’UPR, qui étaient au nombre de 30, ont répondu au contenu du message de Ould Jâvar, soulignant qu’il s’agit de propos violent, inhabituels notamment dans la déontologie des partis au pouvoir en Mauritanie. Ils sont également unanimes sur l’absence chez l’UPR d’un discours politique digne de ce nom et le manque d’attachement aux adhérents et même aux grands électeurs. Ils ont critiqué les décisions prises, sans concertation, par la direction du parti dans leurs circonscriptions électorales. Ce qui selon les députés a amené les autorités administratives à ignorer leurs poids dans leurs circonscriptions, qu’il s’agisse de programme de développement ou de règlement de conflit.
Au cours de cette même rencontre, des députés ont critiqué des clauses de l’accord issu du dialogue opposition-majorité consolidée ; notamment l’interdiction des candidatures indépendantes, le changement de parti
et signifié qu’il iront se porter candidats aux prochaines élections même si le parti ne les investit pas.
Ils ont également évoqué l’échec des meetings de l’UPR et la naissance de nouvelles formations politiques issus de ce parti jouissant du soutien déclaré du président de la république.

ANI.

La famille de l´opposant Ould Chaveî interdite de séjour en Mauritanie

altSelon une source proche de l’homme d’affaires et opposant mauritanien Moustapha Ould Limam Chaveî, l’ambassade de Mauritanie à Dakar a retiré le visa d’entrée en Mauritanie déjà attribuée à la femme de Chaveî et ses enfants. De même source, on indique que les autorités mauritaniennes on auparavant refusé le renouvellement du passeport de l’homme d’affaires qui : ce qui l’a amené à établir un passeport diplomatique burkinabé étant donné qu’il est installé au Burkina Faso. La femme de Moustapha et ses enfants ont fait le voyage Ouaga-Dakar, où ils ont obtenu le visa dument délivré par l’ambassade de Mauritanie, avant d’être surpris au moment où on leur a annoncé que ce visa est annulé. Cette même source a expliqué qu’il s’agit de tracasseries expressément voulues visant Moustapha et son environnement immédiat en réprésailles à ses prises de position contre lé régime en place en Mauritanie

ANI