Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Impasse politique : Un second dialogue est-il vital?

altLe dialogue politique, entre la majorité présidentielle et l’opposition participante a été ouvert le samedi 17 septembre 2011 et clôturé le mercredi 19 octobre 2011 au Palais des Congrès par le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dialogue politique, qui était vraiment censé renouer le fil de la concertation interrompue après les présidentielles du 18 juillet entre les trois parties signataires de l’ACD (Accord cadre de Dakar), s’est malheureusement avéré être de la patate chaude entre les mains des hommes et des femmes politiques de notre pays. La preuve, une escalade verbale sans précédent s’en est suivie entre les acteurs politiques mauritaniens. Pis, les deux des figures majeures (Messaoud Ould Boulheir de l’APP et Ahmed Ould Daddah du RFD) de l’opposition démocratique ne sont plus en odeur de sainteté après l’absence du dernier à la table de cette réunion. Pourtant, il n’y a pas très longtemps, ces deux hommes politiques faisaient front commun contre le commandant en chef de la lutte contre les prévaricateurs des deniers publics. Mais hélas, cette période de camaraderie semble être un lointain souvenir pour bon nombre de nos compatriotes mauritaniens, qui rêvaient enfin d’une opposition solide, entreprenante et intrépide face aux autorités actuelles.

Quand les mots de clabaudages fusent…

Les observateurs de la scène politique nationale sont actuellement témoins d’un imbroglio politique de tirs ciblés. Et les amateurs des joutes oratoires ne peuvent que se réjouir. Car, ils sont très bien servis par nos acteurs politiques. C’est ainsi donc que les mots de clabaudages fusent de partout pour faire descendre de son piédestal un éventuel concurrent. Et tous les ingrédients sont aujourd’hui réunis pour qu’une véritable guéguerre s’éclate entre les trois parties protagonistes de notre scène politique : la majorité présidentielle, l’opposition radicale et l’opposition modérée. Les signes avant-coureurs ne trompent pas cet l’emballement de nos acteurs politiques. Il n’y a plus de retenue chez les anciens compagnons de lutte pour la démocratisation. Tous les meetings populaires sont devenus des lieux de grands déballages politiques. Les leaders du parti-Etat sont d’ailleurs conscients. Parce qu’ils ont accusé les responsables des partis de la COD d’opter pour la «violence verbale» pour régler leurs différends politiques avec ceux de la majorité présidentielle, sauf qu’ils ne disent pas que leurs nouveaux compagnons sortis des rangs de la COD n’utilisent aussi que le même langage pour se tailler une place au soleil du pouvoir. A cette allure, on serait tenté de dire que le dialogue n’a été que le prélude d’une nouvelle impasse. Pour ainsi ressortir de cette crise politique, faut-il encore un vrai dialogue entre le président de la République et ses opposants radicaux après celui des partis de la majorité présidentielle et quatre formations de l’opposition participante?
Camara Mamady –Le Rénovateur

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