Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 13/11/2011

États généraux de l’Éducation nationale en Mauritanie : La reforme de 1999 sera-t-elle supprimée ?

altLe Premier ministre a procédé à l’investiture d’une commission de supervision des États Généraux de l’éducation mercredi dernier. La réforme du système éducatif mauritanien de 1999 qui a réunifié l’école, qui a instauré un bilinguisme quasi-intégral arabe/ français va-t-elle survivre à ces états généraux ?

Quelles langues d’enseignement pour l’école mauritanienne. Malgré les reformes de 1967, 73 et 79, il n’a pas été trouvé réponse satisfaisante à cette question. La reforme de 1999 a mis fin à « l’apartheid scolaire ». Elle a cependant, de l’avis des acteurs du secteur de l’éducation nationale, précipité la baisse du niveau des apprenants. Faut-il la supprimer, l’améliorer ou la maintenir ?
En 1979, la commission chargé de la reforme du système éducatif mauritanien avait proposé au comité militaire la formule suivante : L’arabe comme langue ciment, le français langue seconde et une phase transitoire de six ans préparant la généralisation de l’apprentissage des langues nationales ((poular, Wolof et Soninké) au fondamental. Le Comité militaire a amendé la copie finale de la commission en choisissant l’option des deux filières. L’Arabe pour les enfants arabes et le français pour les enfants des négroafricains. Ca a été le début de vingt ans de fracture scolaire. Résultat : des générations de mauritaniens qui ne se parlent pas. Pour remettre les petits mauritaniens sur les mêmes tables banc, en 1999, les filières ont été réunies par une nouvelle reforme.

Fin de l’apartheid scolaire

Pour, entre autres, permettre aux étudiants mauritaniens titulaires de bacs scientifiques en arabe de faire l’économie d’une année de français dans les université marocaines françaises, sénégalaises…la reforme de 1999 a rendu obligatoire l’enseignement des matières scientifiques (mathématiques, sciences naturelles et sciences physiques) en français. Au collège, la reforme a introduit l’Anglais, fait passer les classe de trois à quatre. Le nombre d’heures en arabe au collège est fixé à six heures avec un coefficient de quatre pour les deux premières années. En troisième année et quatrième année, le nombre d’heures d’arabe passe à cinq et le coefficient a trois. Toujours au collège, en première et deuxième année, il y a cinq heures de français avec coefficient trois, en troisième et quatrième année, le heures par semaines en français passent a quatre et le coefficient à deux. Au collège toujours, pour les quatre années, les mathématiques, enseignées en français, se taillent la part du lion avec six heures par semaine et coefficient cinq.

Forcement bilingues

Avant 1999, les arabophones (arabisant) pouvaient faire l’impasse sur le français et réussir leurs études. Les francophones, eux aussi (francisants) pouvaient faire l’impasse sur l’arabe et réussir. Avec la reforme actuelle, théoriquement, un apprenant ne peut rester dans le système s’il fait l’impasse sur l’une des langues principales d’enseignement (le français ou l’arabe). Le système est aménagé de telle sorte qu’au sortir du secondaire, l’élève mauritanien soit bilingue arabe / français et, accessoirement, anglais. Compte tenu de son histoire, de son environnement géographique….la Mauritanie peut-elle faire l’économie du bilinguisme?
«La reforme de 1999, sur le fond, règle de manière intelligente l’épineuse question des langues. Elle a juste besoin d’être améliorée pour rendre l école plus performante et plus en phase avec le marché de l’emploi » dit un professeur du secondaire.
Pour beaucoup de professionnels du secteur éducatif, il faut, pendant les états généraux en vue, « éviter de tomber dans le piège des idéologues qui ne manqueront pas d’engager des joutes sur la primauté de telle ou telles langue. »
La reforme de 1999 a cependant mis fin à l’expérience de l’enseignement des langues nationales au fondamental. Pour ces langues (poular, soninké et wolof) il a été ouvert un département à l’université de Nouakchott.
Bien pour la quantité, nul pour la qualité
Pour accompagner cette reforme ambitieuse, le PNDSE (programme nationale de développement du secteur éducatif) a été lancé. Le
PNDSE qui couvre la période 2001-2010 a donné de bons résultats en termes de scolarisation universelle et de constructions d’infrastructures scolaires. De 2 899 structures en 2000, le nombre d’école est passé à 3 557 en 2006, soit un accroissement global de 22,7% en cinq ans. Le nombre de salles de classe, de 9 419 en 2000 a atteint 8 244 en 2006, soit 1175 salles nouvellement construites. Au fondamental, la scolarisation universelle frise les 100%.
Malgré ces bonds quantitatifs, le niveau des apprenants ne cesse de dégringoler pour plusieurs raisons. La réforme de 1999, votée au parlement sans aucune concertation, n’a pas suscité l’adhésion de certains acteurs de l’éducation nationale. Les enseignants chargés de mener à bien la reforme, n’ont pas été associés à sa préparation. Il n’a pas été aussi évalué les ressources humaine pouvant conduire cette reforme. Pour faire face à l’augmentation de la demande en instituteurs, des titulaires du brevet on été recrutés à la hâte et en masse.

Khalilou Diagana –Quotidien de Nouakchott.

Communiqué de presse IRA : COMITÉ PRÉPARATIF DES JOURNÉES DE SOUVENIR AUX MARTYRS D’INAL

altDans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, les visées génocidaires du régime du Colonel Maouya Ould Sid’Ahmed TAYA atteignirent leur paroxysme avec la pendaison de 28 militaires négro- mauritaniens dans la base militaire d’Inal, sous le prétexte odieux de la célébration du 30ième anniversaire de l’accession de la Mauritanie à l’indépendance.

Et pourtant, six ans après la chute du Colonel Ould TAYA la question de la tentative de génocide reste toujours en suspens, ne trouvant point un quelconque règlement juste et définitif. Loin s’en faut ! Tous les régimes qui se sont succédé se sont évertués à assurer l’impunité aux auteurs de crimes racistes et à occulter les devoirs impérieux de vérité, de justice, de mémoire et de réparation.

C’est dans ce contexte particulier, que des organisations mauritaniennes de défense de Droits Humains et politiques, mues par un élan de solidarité avec les victimes et ayant-droits, a décidé d’organiser des journées de souvenir aux martyrs d’Inal qui seront couronnées par une visite commémorative à Inal les 27 et 28 novembre 2011.

Dès son annonce, l’initiative a reçu un soutien rapide et actif de nombreuses organisations mauritaniennes et internationales de Droits humains mais aussi de partis politiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Le Comité tiendra le 16 novembre une réunion élargie pour décider des derniers cadrages techniques et il informe qu’il reste encore ouvert à toute demande de participation à la commémoration.

Liste des Organisations membres du Comités ou de ses démembrements.

Comité Inal Mauritanie (Nouakchott)

SOS-Esclaves

Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie)

Le Parti Alliance pour la Démocratie en Mauritanie (ADEMA)

Le Parti pour la Liberté, l’Egalité et la Justice en Mauritanie (PLEJ)

Coordination Collectif des Victime de la Répression (COVIRE)

Collectif des Rescapés Militaires (COREMI)

KAWTAL e Jellitaare

Le Parti Union des Forces Sociales de Mauritanie (UFSM)

Conscience citoyenne

Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM)

Réseau des Victimes des Evènements de 89/91 (Rêve 89/91)

Association mauritanienne des Femmes Chefs de Familles (AFCF)

Ligue Mauritanienne des Droits de l’Homme (LMDH)

Observatoire pour le Dialogue de la Jeunesse Mauritanienne pour l’Elimination des Disparités Sociale

Associations des Orphelins des Victimes Civiles et Militaires

Collectif des Veuves

Association d’aides aux Veuves et aux Orphelins de Mauritanie (AVOMM)

Comité Inal France

AFMAF (Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve)

AHME (Association des Haratines de Mauritanie en Europe)

CAMME (Coordination des Anciens Militaires Mauritaniens en Exil)

IRA-France (Initiative de Résurgence du Mouvement abolitionniste en France)

MAPROM (Mouvement Autonome pour le progrès en Mauritanie)

OCVIDH (Organisation Contre les Violations des Droits Humains en Mauritanie)

PLEJ (Parti pour la Liberté, L’égalité et la Justice en Mauritanie)

Comité Inal Sénégal

Mouvement des Réfugiés mauritaniens au Sénégal Pour la Défense des droits de l’Homme

SOS-Enfants déportés

Coordination des Associations et Collectifs des Réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali

Fait à Nouakchott, le 12 novembre 2011

Le Secrétariat à la Communication

E-MAIL: oubeidimijine@gmail.com

 

 

RIM-Sénégal : Retour sur les événements de 89

altALAKHBAR (Noukchott)-«C’est quoi (les événements de 89)? Un incident presque banal entre des bergers et des cultivateurs, des bergers venant de Mauritanie et des cultivateurs étant des Sénégalais. Et sur la base de cet incident le ton a monté, les affrontements ont eu lieu, la situation s’est dégradée, a dit Ibrahima Fall candidat déclaré à la présidentielle sénégalaise de 2012. Ibrahima Fall , ministre sénégalais des affaires étrangères sous Abdou Diouf, au moment des «événements douloureux entre le Sénégal et la Mauritanie», était interviewé par le quotidien sénégalais, Le Populaire. Pour lui, «le point d’achoppement, c’est où se trouve la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal. Le Sénégal se fondant sur la délimitation coloniale qui place la frontière sur la rive droite du fleuve Sénégal défendant la position selon laquelle le fleuve appartenait au Sénégal, la Mauritanie se fondant sur d’autres considérations estimait que la frontière se trouvait au milieu du fleuve Sénégal».

Le candidat a rappelé «j’ai reçu un mandat de m’impliquer dans la recherche de solutions. J’ai dirigé la délégation sénégalaise qui a rencontré la délégation mauritanienne conduite par le ministre de l’Intérieur, à Bamako où nous avons négocié. Nous avons effectué plusieurs négociations».

En outre, Ibrahima Fall dit avoir « vécu douloureusement cette affaire pour trois raisons. Un parce que je suis convaincu qu’une frontière constituée par un fleuve dans une région sahélienne où le principal problème est où trouver de l’eau, doit unir plutôt que séparer. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que ce fleuve a servi pour créer l’Omvs. Deux, je considérais historiquement que les peuples sénégalais et mauritaniens avaient partagé tant de choses que tout devait être fait pour fructifier les relations et non remettre en cause ces relations. Trois, je suis panafricaniste et que je considère les frontières héritées de notre colonisation doivent être dépassées pour construire l’unité africaine».

IRA: Une “défection suscitée” par O.Hadi a mal tourné

altALAKHBAR (Nouakchott) – Un militant de l’IRA a reconnu, ce dimanche, avoir été sollicité par le général Ould Hadi pour faire défection de l’IRA. Et à la grande surprise des journalistes, le concerné a déchiré le discours que lui aurait remis le général. Lehbouss Ould Oumar, un militant d’IRA, qui a invité la presse pour annoncer sa défection du mouvement antiesclavagiste IRA-Mauritanien, a fait la surprise. Devant les journalistes, invités à l’occasion à l’hôtel El Khater, il a déchiré le discours qui lui aurait été remis, dit-il, par les srvices de Ould Hadi. Il m’a été demandé d’annoncer que je ne suis plus convaincu de ma lutte contre l’esclavage, d’insulter Biram et compagnie. En contrepartie, j’aurai droit à une somme d’argent considérable et à l’autorisation d’une ONG. Mais j’ai décidé autrement” a-t-il indiqué. Et Lehbouss Ould Oumar de préciser: “Je ne troque pas mes principes ni trahir mes compagnons” en déchirant une banderole “dénonçant le discours extrémiste” affichée à l’occasion. “Je suis le fils d’une femme esclave qui a été vendue à Boutilimit. Je paie toujours pour ce drame. Je ne peux donc pas vendre, à mon tour, des esclaves” a-t-il affirmé. “Vous savez que je suis pauvre et j’habite dans la Gazra. Comment peux-je louer cette salle (hôtel Khater), si ce n’était pas les moyens de l’Etat qui tente de diviser les abolitionnistes” s’est-il moqué.

Grande mobilisation du mouvement “Touche pas à ma nationalité à Kaëdi: l´intégralité du discours du meeting du 12`novembre 2011 à Kaëdi

altQuand l’essentiel est en danger, s’engager est un devoir. C’est la raison pour laquelle nous voilà réunis ici à nouveau pour mettre l’accent sur la situation d’un pays à deux vitesses. En effet, nous devons d’emblée préciser que nous ne sommes pas là pour quémander quoi que ce soit, mais pour défendre notre droit légitime à une identité, droit qui ne peut être matérialisé que par le respect de notre droit à la nationalité.

L’essentiel pour nous est donc menacé car un peuple sans identité est un peuple voué à la perdition et c’est ce que nous sommes venus défendre aujourd’hui. La nationalité fait donc partie intégrante de l’identité de chaque être humain, dès lors, nous nous engagerons à défendre la nôtre corps et âme. 

En effet, dans un pays marqué par une hétérogénéité ethnique et linguistique, le respect de la diversité culturelle est une question incontournable. D’autant plus que les possibilités de développement humain viable sont en butte au manque de tolérance et de compréhension interculturelle, fondements de la paix.

 Mais l’opération d’enrôlement qui est en cours et maintes fois dénoncée pour ses dérives à caractère raciale, ne semble pas prêter attention à cet état de fait. Ainsi un climat délétère sur fond de méfiance s’est installé au risque de réveiller les antagonismes intercommunautaires au moment où tous les pays du monde cherchent à consolider leur tissu social.

 C’est dans cet esprit que s’inscrit le mouvement Touche pas a ma nationalité qui, dès le départ avait exprimé ses craintes vis-à-vis altde cette opération d’enrôlement des populations. Le mystère qui a entouré la création de la commission chargée de superviser ce recensement ainsi que l’absence totale d’informations fiables sur les conditions à remplir pour être recensé ont réconforté notre doute. Pour nous, dans un pays multiculturel, toute commission qui ne prendrait pas en compte ce facteur serait de nature à envenimer les tensions.

La composition des différentes commissions (nationale et départementale) en est une parfaite illustration. Le comportement zélé de certains agents, le rejet systématique de beaucoup de noirs et les questions humiliantes, c’est l’amer constat que l’on peu souligner. Nous disons simplement que nous n’acceptons pas un recensement qui tendrait à asseoir l’hégémonie d’un peuple sur un autre en jouant sur des appellations pour diviser les uns et phagocyter les autres afin de maintenir une pseudo supériorité numérique. A cet effet, nous réaffirmons notre attachement à cette terre, terre de nos ancêtres (l’histoire en est témoin) et que nous n’avons jamais douté et nous ne douterons jamais de notre nationalité mauritanienne.

Ceci étant, le mouvement touche pas à ma nationalité, mouvement pacifique, épris de justice et considérant les droits de l’homme comme étant la valeur suprême, entend dénoncer désormais toute violation observée. Même si la constitution mauritanienne dispose que « … La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale, l’égalité devant la loi… »,

 altLa réalité est toute autre. Les choix politiques opérés par les régimes qui se sont succédé, étaient peu enclins à respecter les droits de l’homme d’une manière générale et celui des groupes non dominants en particulier. La situation n’a guère changé avec le nouveau régime. Cette politique a accentué les clivages ethniques, les tensions sociales et conduit à de violations massives des droits humains. Nous exprimons aussi notre préoccupation sur les questions suivantes :

 – Le passif humanitaire qui reste une question pendante de l’unité nationale et restée jusque là sans solution véritable ;

 – L’absence d’une réelle volonté politique pour en finir avec l’esclavage ;

 – Le partage inéquitable du pouvoir, car nous assistons à l’accaparement de tous les leviers du pouvoir par une seule communauté ;

 

– L’inégale répartition des richesses, et l’inégalité des chances ;

 

-Le fonctionnement de l’Armée Nationale et des Forces de sécurité qui sont devenues des institutions réservées exclusivement à une seule communauté

 

– La spoliation de nos terres de la vallée

 

– Le fait que nos langues soient reléguées au second plan

 

-Le comportement méprisant et attitudes avilissantes des autorités administratives locales, des chefs de services déconcentrés envers les usagers du service public ; 

-Nous dénonçons le peu d’intérêt accordé aux secteurs de l’éducation et à la santé dans nos régions. Secteurs qui constituent la clé de voute de notre développement ;

 

– Le comportement de la SOMELEC, de la SNDE sont aussi à déplorer et les citoyens ne savent plus à quel sain se vouer ;

 

– Nous mettons l’accent aussi sur notre préoccupation quant à la mauvaise gestion des PPG I & II ainsi que des gazras tout autour de la ville de Kaédi dont les parcelles de terrain ont été distribuées dans la plus grande opacité ;

 

– Nous déplorons ce qui constitue pour nous un problème de santé publique, c’est celui de l’insalubrité de la ville de Kaédi.

altL’énumération n’en sera jamais exhaustive car nous nous considérons encore au point de départ. Nous en tirons la malheureuse conclusion que les noirs sont marginalisés et font l’objet d’une discrimination quasi quotidienne.

Pour finir nous appelons tous nos frères à l’unité car elle est notre seule force et nous avons eu la chance de le démontrer. Tant que nous sommes unis, nous pourrons « déplacer des montagnes » et nos revendications porteront leurs fruits. Nous devons refuser les forces rétrogrades et éviter de travailler en ordre dispersé. Nous sommes UN et indivisible, c’est le message que tout le monde doit entendre.

La lutte continue!

 

WWW.FLAMNET.INFO

WWW.FLAMONLINE.COM