Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: March 2013

Elections municipales et législatives : Un (petit) pas en avant

altPlusieurs fois repoussée, la date des élections municipales et législatives a, enfin, été annoncée. «Entre mi-septembre et mi-octobre 2013» : c’est dans cette fourchette qu’aura lieu, selon un communiqué publié, jeudi dernier, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Une institution mise en place, il faut le rappeler, suite à un accord intervenu en 2011, lors du dialogue politique entre la majorité et une partie de l’opposition. Une annonce-surprise, aux conséquences politiques lourdes, dans la mesure où l’ensemble des pôles politiques peine à s’entendre sur l’essentiel : préserver la paix sociale.

Dilemme pour la COD

L’annonce de la date des élections municipales et législatives intervient, de fait, dans une scène politique toujours marquée par une forte tension politique, avec les marches de contestation de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), mais au lendemain du lancement de l’initiative du président de l’Assemblée nationale qui cherche, justement, à rapprocher la majorité présidentielle et l’opposition réunie au sein de cette coordination.
En annonçant la date des élections, la CENI met fin, semble-t-il, aux conciliabules politiques et invite, par la même occasion, les protagonistes à s’occuper plutôt de leur état-major de campagne, quand bien même laisse-t-elle la porte entr’ouverte à la discussion des conditions pour un scrutin transparent et inclusif. Une tâche bien difficile, cependant, dans la mesure où la mise en place de la CENI et sa décision de fixer la date n’ont fait l’objet d’aucun accord avec la COD qui, non seulement, ne la reconnaît pas mais exige, en outre, des garanties pour prendre part au scrutin. L’opposition radicale est donc, aujourd’hui, dans une position délicate. Doit-elle aller aux élections, sans aucune garantie sur la neutralité de l’administration et de l’armée, sur l’utilisation de l’argent, etc. ? Rien, aujourd’hui, même avec un gouvernement d’union nationale, ne garantit, a priori, que le scrutin de septembre/octobre se déroulera dans la transparence. La COD n’est pas prête à oublier celui de juillet 2009, décidé à la va-vite, au lendemain de l’Accord de Dakar. Mais prendra-t-elle, pour autant, le pari de boycotter le scrutin ? Le faisant, elle se placerait hors des institutions, un acte qu’elle risque fort de regretter. Espérons que les concertations, annoncées par la CENI, avec l’ensemble des acteurs politiques, aboutiront à un consensus, pour des élections apaisées. La COD doit se réunir, nous fait-on savoir, pour se prononcer à ce sujet.
Par ailleurs, on est en droit de se demander quel sort sera réservé à l’initiative de Messaoud Ould Boulkheïr dont le but était, justement, d’établir les meilleures conditions possibles pour une élection transparente. L’annonce vient couper l’herbe sous les pieds de la CAP et des soutiens du président de l’Assemblée nationale. La CAP, comme la COD, ne manquera pas de se réunir rapidement, pour se prononcer sur la nouvelle donne politique. L’enthousiasme et le soutien massif que cette initiative a suscités, au sein de tous les pôles politiques, laissait entrevoir, en dépit du rejet, par le pouvoir de la formation d’un gouvernement de large ouverture, la possibilité d’établir des passerelles entre les blocs. Tout semble, désormais, remis en cause.

Vers une majorité « embarrassante » pour l’UPR ?

Mais la COD n’est pas la seule à courir des risques en boycottant le scrutin. En effet, nombre de partis de la majorité et, même, l’Union Pour la République (UPR) pourraient connaître des surprises. L’UPR devrait certainement user de sa proximité avec le président de la République pour tenter de rafler la mise. Elle ne manquera pas de convoquer, au cours de cette campagne, le bilan de celui-ci : infrastructures de base, performances macro-économiques, programme Emel, sécurité et, plus discrètement sans doute, lutte contre la gabegie. Tout y passera. Résultat des courses, elle pourrait se retrouver avec un score à la soviétique, écrasant tous ses partenaire de la CMP, et remporter, ainsi, une embarrassante majorité. Les résultats de sa première campagne d’implantation est encore présent dans les esprits. A cela, il faudra ajouter les mécontents que le parti a enfantés, depuis sa fondation. C’est, d’ailleurs, à cause de ces mécontents que le renouvellement du tiers du Sénat fut reporté, sine die. L’interdiction des candidatures indépendantes n’empêchera pas certains nomades politiques d’atterrir dans d’autres « partis d’élections » et de se présenter sous leurs couleurs.
Bien entendu, les adversaires qui iront au charbon ne manqueront pas de tirer, à boulets rouges, sur le pouvoir, en mettant en exergue la dégradation continue des conditions de vie des populations, sous le magistère du prétendu « président des pauvres », avec, à la clef, la monté vertigineuse des prix, les insuffisances du programme Emel 2012, les dysfonctionnements de l’administration et l’insécurité galopante dans la capitale. Ils dénonceront, sans nul doute, ce que la COD appelle « la gabegie au sommet de l’Etat » et le « pouvoir dictatorial » en place…

La CENI saura-t-elle relever le défi ?

En annonçant la date des élections, la CENI laisse croire qu’elle est désormais prête à organiser le scrutin, alors que d’aucuns pensaient qu’elle allait attendre la fin de l’enrôlement à laquelle le pouvoir liait, justement, l’organisation des élections. De fait, il apparaît clairement que, pour aller aux élections, il faut une liste électorale. Or, l’enrôlement ne fournit que des cartes d’identité numérisées, réputées « infalsifiables ». La CENI doit, donc, organiser un recensement de la population, pour en tirer une nouvelle liste électorale : cela devrait prendre du temps. Elle doit, de surcroît, mettre en place ses démembrements et sa logistique, à l’intérieur du pays, ce qui demande, également, du temps et… de l’argent. Mais la CENI ne dispose que d’un simple budget de fonctionnement. Que fera le gouvernement ? Voter un budget additif ou assurer provisions à la CENI, avec tous les risques de mélange de genre ? Les détracteurs du pouvoir n’en manqueront pas de mettre en doute, comme ils l’ont fait jusqu’ici, la crédibilité de l’institution. Face aux nombreux obstacles qui se dressent sur le long chemin jusqu’à septembre, certains suspectent déjà la CENI de « faire diversion », pour occuper la classe politique, avant de… reporter, une nouvelle fois, la date annoncée.

Dalay Lam

Réactions

Mohamed Borbosse, président du parti El Moutaqbel : « La COD à laquelle nous appartenons prépare sa réaction mais nous pouvons vous dire que cette décision constitue un leurre de plus du pouvoir, dans la mesure où rien n’est fait pour susciter des conditions d’élections transparentes et inclusives. Rien n’est fait pour assainir le fichier électoral, rien n’est fait à l’endroit des partenaires politiques, pour asseoir tout le monde autour d’une table et discuter, sérieusement, de l’organisation d’un tel scrutin, offrir des garanties de scrutin apaisé… Pour toutes ces raisons, nous pensons que nous nous acheminons vers la réédition du 19 juillet 2009… »

Ibrahima Moctar Sarr, président d’AJD/MR : « Nous avons été le premier parti à être reçu par la CENI qui nous a réservé la primeur de sa déclaration. Mais, comme nous appartenons à la CAP qui soutient l’initiative de Messaoud Ould Boulkheïr, dont l’ambition reste de contribuer à rapprocher les positions, divergentes, de la COD et de la majorité présidentielle, en vue d’organiser des élections libres, transparentes et inclusives, nous allons étudier, individuellement et collectivement, la décision de la CENI et approcher la COD, pour recueillir son avis. Si sa participation nécessite un report, nous travaillerons en ce sens, pour amener la CENI à revoir sa copie, mais, au cas elle refuse de participer, nous, l’AJD, nous irons aux élections, non sans discuter, avec la commission, de certaines de nos préoccupations. Cependant, comme je l’ai dit tantôt, notre souhait est d’arriver à un consensus général, de sorte que tous les pôles politiques puissent prendre part à ces élections. »

Sangott Ousmane, vice-président de l’UDP : « L’UDP a toujours appelé de ses vœux l’organisation d’élections libres et transparentes, parce que, sans élections, pas de démocratie. C’est le baromètre des partis politiques, pour jauger leur poids électoral. Je rappelle que les élections ont été reculées à la demande de l’opposition et que le renouvellement du tiers du Sénat, prévu en 2011, devait attendre la fondation de la CENI. Telles sont les raisons objectives qui justifient les différents reports. Aujourd’hui que la date des élections est fixée par la CENI, l’UDP s’en réjouit vivement et espère que cette institution prendra toutes les mesures, pour l’organisation d’un scrutin libre et transparent. C’est le souhait de tous les Mauritaniens. »

Mahfoudh Ould Betah, président de CDN : « Je suis très surpris par la décision de la CENI, dans la mesure où elle avait entamé, il y a quelques jours, une série de concertations avec les différents partis politiques, en vue de trouver, justement, un consensus autour de la date des élections. En tout, je puis vous dire, sous réserve de la position de la COD, que nous ne pouvons pas cautionner la décision de la CENI, parce qu’elle n’est aussi indépendante qu’elle le laisse croire. La liste ou le fichier électoral, le matériel afférant aux élections et le transport des urnes ne relèvent pas de ses compétences. Mais, comme je l’ai dit à l’entame de mon propos, la COD va se réunir sous peu, pour convenir d’une réaction commune, par rapport à cette surprenante décision. »

Réaction de la COD, toujours attendue
Depuis l’annonce par la CENI de la date des prochaines élections municipales et législatives, les yeux sont tournés vers la coordination de l’opposition démocratique. En réunion depuis le dimanche 3 mars, les leaders de la COD cherchent à parvenir à une unanimité pour aller ou non à ces élections. Et même si certaines indiscrétions ou rumeurs laissent croire que la majorité des partis prône le boycott, rien n’est encore joué. Il faut reconnaître que la tâche n’est pas du tout facile car elle joue son va tout. Boycotter, c’est se mettre en marge des institutions, laisser donc le champ libre au pouvoir dont on réclame le départ, aller aux élections sans aucune garantie de transparence : indépendance totale de la CENI, neutralité de l’administration et de l’armée, fichier électoral fiable et sécurisé…. c’est aller au suicide, courir derrière un hypothétique dialogue après coup, comme après les élections de juillet 2009. Beaucoup d’espoirs s’envoleront pour certains d’arriver un jour au pouvoir. C’est certainement pour toutes ces raisons que la réunion de la COD se prolonge pour arriver, même aux forceps, à un consensus permettant d’éviter l’implosion que redoutent les militants de l’opposition mais qui plairait sans nul doute à la majorité présidentielle et à son chef.
Face à son attitude, on est en droit de se demander si la COD ne traine pas les pieds pour attendre la réaction du président Messaoud Ould Boulkheir, auteur d’une initiative de sortie de crise et l’ensemble de ses soutiens réunis au sein de la CAP. Le silence du président de l’Assemblée Nationale et les déclarations d’Ould Horma sur Sahara Média parlant de règles du jeu faussées par la CENI pourraient augurer peut-être de quelque chose de nouveau. L’avenir proche nous édifiera. En tout cas, une chose est certaine, les pôles de l’opposition ont l’urgence et l’obligation d’harmoniser leur position pour éviter de se faire laminer, donc de faire reculer la démocratie mauritanienne lourdement secouée depuis sa rectification en août 2008 .

 

Source: Le calame

Racisme : au Liban, les préjugés ont la peau dure

L’Afrique est une destination privilégiée de la diaspora libanaise depuis le 19e siècle. Mais aujourd’hui, les enfants issus de mariages mixtes installés au pays du Cèdre subissent au quotidien un mélange de racisme et de préjugés sociaux. Reportage.Des travailleuses manifestent à Beyrouth en avril 2012. © AFP

Des travailleuses manifestent à Beyrouth en avril 2012. © AFP

 
Il fait nuit, Gemmayze s’agite. Dans ce quartier chrétien de la capitale libanaise, on se presse en talons hauts sur des trottoirs impraticables pour rallier le dernier bar en vue. Eddy Abbas a prévu de boire quelques bières. Ce rappeur de trente ans, membre du groupe Fareeq El Atrash, a les yeux en amande de son père libanais et la peau mate de sa mère ivoirienne. Première interpellation policière à l’heure de l’apéritif. Fouille et contrôle des papiers. « Quand ils ont vu ma carte d’identité libanaise, ils m’ont dit “On pensait que vous aviez besoin d’aide”. Ils auraient pu trouver une meilleure excuse », plaisante Eddy, amer, en dégageant les dreads qui tombent sur son front.

Eddy, dont le père dirige une scierie en Côte d’Ivoire, a été envoyé très jeune dans sa famille paternelle au Liban. À l’école, on lui sert du « Yo rastaman ! ». En ville, il découvre les arrestations arbitraires. Un soir à Dora, quartier pauvre de la banlieue beyrouthine, le trentenaire natif d’Abidjan passe une heure à l’arrière d’une Jeep de police, le temps que son frère lui apporte ses papiers.

Amalgames

Beyrouth la cosmopolite n’échappe pas aux amalgames raciaux et socio-économiques. Au jeu du délit de faciès, la classe sociale présumée compte au moins autant que la couleur de peau. « La société libanaise fonctionne par catégories très cloisonnées », explique Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch. « Entre religion, origine géographique et position socio-économique, les gens cherchent à se distinguer en permanence. À cela s’ajoute l’idée que les Libanais ont une certaine tête. Les métisses sont donc pris pour des migrants pauvres et illégaux. »

Ce qui est loin d’être une chance. Au Liban, la majorité des immigrés africains et asiatiques occupent des emplois subalternes, jugés dégradants par les locaux. Employée de maison pour les femmes, éboueur ou plongeur pour les hommes : ils représenteraient 30% de la main-d’œuvre. Souvent exploités (1), peu ou pas protégés par le droit du travail, les migrants subissent aussi l’absence de législation en matière de racisme. Seule une circulaire du ministère du Tourisme datant de mai 2012 est censée garantir l’accès aux piscines et plages privées « sans discrimination de race, de nationalité ou de handicap ». Les associations antiracistes ont depuis prouvé son inefficacité, notamment au moyen de testing en caméra cachée (2).

Partir ou rester

Hassan Merheba n’a pas ce problème. « Grâce à ma grande taille, on voit que je suis basketteur. Les gens pensent que je suis Américain et je peux rentrer à la piscine, en club ». Né en Sierra Leone où son père libanais a émigré au début des années 70, le jeune métis n’échappe pas aux remarques dégradantes. Dans les embouteillages monstres de la capitale, au volant de sa jolie Citroën neuve, il s’amuse des regards interloqués. « C’est la pire chose pour les racistes de voir un Noir dans une meilleure position sociale que la leur. »

Pour changer les mentalités, Nisreen Kaj, auteure et activiste ayant fui la guerre au Niger il y a douze ans, a présenté en 2012 « Mixed Feeling », une série de portraits d’Africains-Libanais issus des classes moyennes et aisées. Sur les trente personnes photographiées, deux seulement avaient confié se sentir bien au Liban. Une dizaine d’entre elles a depuis quitté le pays pour l’Afrique. Nisreen aussi pense à partir, « mais pour aller où ? ».

Lassé par l’instabilité politique, Eddy le rappeur devrait bientôt rejoindre son père en Côte d’Ivoire. Les travailleurs du continent noir et d’Asie continuent d’affluer en terre libanaise. Human Right Watch estime aujourd’hui à 200 000 le nombre de domestiques migrants au Liban, soit 25% de plus qu’en2006

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(1) Suicide d’une domestique éthiopienne

(2) Une jeune fille noire interdite de piscine au Liban (testing du Mouvement antiraciste)

Camille Lorente, à Beyrouth
Pour JA

 

Noorinfo




Abdou Zeid et Belmokhtar : Morts ou pas morts ?

altDepuis 96 heures, il n’y a plus que pour ça : les hauts faits d’armes de l’armée tchadienne au Mali. Un breaking news, comme diraient nos confrères anglophones. Au point de reléguer au second plan, voire de les éclipser, les jérémiades de la CEDEAO, confrontée à un obstacle financier sur sa feuille de route qui doit la mener dans le désert malien.

Au point également de faire oublier les imprécations du président tchadien, Idriss Deby, contre ses frères d’armes maliens qu’il invite à monter, presto, au front. Nul doute que l’homme fort de N’Djamena faisait allusion à l’agité capitaine Amadou Sanogo. Ce dernier ayant perpétré un coup d’Etat pour, disait-il, se donner les moyens d’aller traquer les islamistes mais qui, depuis, est retranché à la garnison de Kati, malmenant la transition pour assouvir ses ambitions personnelles. Au point, enfin, de faire passer sous silence le petit débat sur le calendrier électoral fixant la présidentielle malienne en juillet.
Oui, depuis ces dernières 96 heures-là, ce sont les soldats de Deby qui occupent le devant de la scène et du front.
Jeudi passé, en effet, l’armée tchadienne, qui mène une offensive dans le massif de l’Adrar des Ifoghas où se sont repliés les terroristes, a annoncé la mort d’Abou Zeid, chef historique d’une des Katibas (phalanges) d’AQMI et spécialiste de l’enlèvement d’otages européens.
Alors qu’on n’a pas encore fini de spéculer sur la véracité de cette annonce, voilà que le Tchad nous apprend encore qu’un autre prestigieux trophée vient de s’ajouter à son tableau de guerre : la tête de Mokhtar Belmokhtar.
Pour mieux appréhender l’importance de ces deux événements, si les informations données par N’Djamena sont avérées, revenons sur les présumés tués.
Abou Zeid, né au sud d’Alger, a d’abord été dès son jeune âge, membre du Front islamique du salut (FIS) avant de basculer dans la lutte armée lorsque ce mouvement a été empêché d’exercer le pouvoir après avoir remporté les premières législatives pluralistes en Algérie.
En 2003, il fera beaucoup parler de lui avec la prise d’otages de 32 touristes européens par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Présenté comme un homme violent et brutal, il multiplie les prises d’otages, parmi lesquels l’Anglais Edwin Dyer et le Français Pierre Camatte.
Quant à Mokhtar Belmokhtar, il est lui aussi Algérien. Après avoir combattu les troupes soviétiques en Afghanistan où il a perdu un œil, d’où son surnom de “Le borgne”. Il fait de l’enlèvement de ressortissants européens une cash machine tout en contrôlant un juteux trafic de stupéfiants.
En bisbille avec Abou Zeid, Belmokhtar crée sa propre organisation : les “Signataires du sang”. Il s’est illustré récemment avec la prise d’otages du site gazier d’In Amenas en Algérie, quelques jours après l’intervention française au Mali.
Jusque-là, il n’y a que la source tchadienne qui annonce la disparition des deux Ayatollahs des groupes islamiques du sahelistan.
Alors : Abou Zeid et Belmokhtar, morts ou pas morts ?
En tous les cas, si dans cette histoire macabre il devrait y avoir quelque chose d’agaçant, ce serait l’attitude de certains grands médias français. Usant de la nécessaire précaution oratoire dans la relation des faits, ces derniers répètent à l’envi que l’élimination des deux caïds religieux «n’est pas encore confirmée par Paris ». Comme pour dire que la parole de Deby, fut-il président, ne vaut pas celle d’un employé de l’Elysée, fut-ce un obscur fonctionnaire. Alors, méfiance, méfiance, reméfiance.
Que la France et les autres pays européens aient plus de moyens logistiques pour vérifier une telle information, nul n’en doute. Mais de là à avoir une attitude quelque peu condescendante relève d’un comportement franchouillard et donc quelque peu détestable.
Entre le nihil obstat (rien ne s’y oppose) des Américains, lesquels semblent accorder foi aux informations tchadiennes, et le scepticisme outrageux à la limite de la dénégation des Français, on ne sait plus à quel évangile prêter l’oreille.
De toute façon, tout va finir par se savoir, car Abou Zeid et Belmokhtar ne sont pas des hommes dont la mort ou la vie passe inaperçue.
Au-delà du débat en sourdine sur l’authenticité ou non de l’info sur la neutralisation des deux prédicateurs salafistes, une chose est sûre : ce sont les soldats du président Deby qui livrent la poitrine aux balles assassines des islamistes pour sauver le Mali. Une guerre par procuration, à la vérité. Cette situation met à nu l’apathie criarde et l’inertie déconcertante de la CEDEAO. A l’inverse, elle présente le Tchad comme une puissance militaire en devenir, sinon confirmée, dans la région. Une suprématie militaire forgée tout au long d’une histoire chaotique faite d’interminables guerres depuis les années 60.
Pour terminer, quittons ces querelles byzantines pour signaler que même si la chute des deux têtes pensantes d’AQMI venait à être confirmée, ce serait certes un sérieux coup porté à la pieuvre salafiste, mais pas encore sa mise à mort.
Dans un autre registre, elle pose problème sur le sort des otages. Seraient-ils toujours en vie après les violents combats qui auraient permis de dézinguer les deux chefs islamistes ? Si oui, quelle attitude les survivants dhjihadistes adopteront-ils désormais à l’égard de ce qui leur servait de bouclier humain ?
Autrement et peut-être cruellement dit, les orphelins d’Abou Zeid et de Belmokhtar, par sentiment de vengeance, ne vont-ils pas exécuter les otages ?
Personne n’ose s’avancer sur ce terrain.
En attendant donc que la vérité sorte des grottes du Nord-Mali, la multiplication de ces accrochages violents est plus que la preuve que passée la ballade quasi touristique des premiers jours des troupes franco-tcahidiennes, sous l’œil des caméras, ce conflit est maintenant à l’image de tous les autres. Et l’opération Serval commence à compter ses morts, puisqu’un troisième militaire français est tombé ce week-end sur le champ d’honneur.
Adama Ouédraogo
Damiss

source: lobservateur.bf

COD :Vers le boycott des élections législatives et municipales

altDe sources bien informées ont indiqué à Alakhbar que la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) est presque unanime à boycotter les prochaines élections législative et municipaleS prévues en septembre prochain.

C’est ainsi qu’elle va bientôt rendre public une déclaration pour éclairer l’opinion publique sur sa position par rapport aux élections.

D’autre part, des sources médiatiques ont noté que leader de l’APP refuse d’y participer sous prétexte qu’il” n’a pas de garanties pour une élection transparente” et parce que c’est un refus de son l’initiative qu’il a avancé avant quelques jours.

Dans ce contexte l’abstention de médias officiels de diffuser l’information relative à l’agenda des élections fixé par la CENI a donné lieu à beaucoup de d’allégations et supputations, allant jusqu’à parler du refus de gouvernement .

 

Source: Al Akhbar

Algérie ne serait-elle pas la super nounou (maraine) du terrorisme islamiste au Maghreb et dans la zone sahélo-saharienne ?

altL’Algérie ne serait-elle pas la super nounou (maraine) du terrorisme islamiste au Maghreb et dans la zone sahélo-saharienne ?
Un fait divers sans précédent s’est produit dernièrement en Algérie. Le Chef de l’Etat algérien est sorti de sa léthargie pour rendre un hommage appuyé aux forces de sécurité qui sont intervenues sur le site gazier d’In Amenas tuant ou provoquant la mort de près de 34 otages étrangers.
Le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a, en effet, estimé, selon une dépêche de l’APS datée du 23 février 2013, dans un message aux travailleurs transmis le 19 février 2013, en évoquant l’attaque meurtrière d’un site gazier d’In Amenas en janvier 2013, que la sécurité du pays avait été mise en danger par la situation au Mali.
Dans ce message, il s’est incliné sur la mémoire des personnes qui ont perdu leur vie dans cette dramatique prise d’otages plus d’un mois après. Un geste qui relève plus de l’insulte pour les morts et les familles des victimes que de la compassion, notamment lorsqu’il exprime «son admiration et sa gratitude à ceux qui, par leur sang-froid et leur attitude courageuse, ont permis la sauvegarde des installations et de l’outil de production», à savoir l’armée algérienne qui a fait un carnage.
Il est devenu clair, par cette déclaration présidentielle, que la sauvegarde de l’usine d’In Amenas était la priorité et la vie des otages des peanuts.
Un message présidentiel transmis le 19 février 2013 et rendu public le 23 février 2013, c’est dire du peu d’importance qu’occupe le Président algérien sur l’échiquier politico-décisionnel de ce pays.
Mais on doit lui pardonner, il ne dirige pas le pays. C’est un pantin désarticulé et en fin de vie qui ne fait qu’obéir à ceux qui l’ont intronisé et à passer son temps à ingurgiter des médicaments le temps qu’on lui déniche un remplaçant.
Le plus choquant dans ce message est qu’il déclare que «la sécurité de l’Algérie est mise en danger par la situation au Mali et par les manifestations sporadiques d’un terrorisme que nous n’avons de cesse de combattre».
Or, il est notoirement connu que les groupes islamistes terroristes, qui ont envahi le septentrion malien, sont des créations du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) algérien, qui leur assure moyens humains, financiers et opérationnels.
Ce qui avait commencé officiellement en Janvier 2012 comme une simple rébellion par les tribus touaregs a rapidement évolué pour devenir un «Afghanistan de l’Afrique» ou un «Azawidistan» ou un «Malidistan».
La suite des évènements qui se déroulera au Mali durant l’année 2012 mettra en lumière le jeu trouble de l’Algérie dans la zone sahélo-saharienne et la manière dont le DRS à manipulé ses terroristes pour servir les intérêts de l’Algérie et ceux d’une certaine caste mafieuse.
En effet, il est prouvé que dans les années 90 une grande partie de la direction du GIA se composait d’agents de la DRS et que certains des massacres les plus notoires de civils ont été l’oeuvre d’unités militaires spéciales déguisées en moudjahidines ou d’escadrons de GIA sous contrôle.
Je citerai pour exemples les massacres du village de Rais, le 29 Août 1997 près de Larbaa au Sud d’Alger, et de Bentalha, proche d’Alger, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1997, qui ont fait plus de 800 morts, hommes, femmes et enfants égorgés, et la liste de ces crimes est longue et incontestable.
Des crimes commis par, ce que tout algérien connait, deux escadrons de la mort, à savoir l’OJAL (Organisation des Jeunes Algériens Libres) et l’OSSRA (Organisation Secrète de Sauvegarde de la République Algérienne), qui furent créés en 1993 et dirigés par Smain Lamari qui orchestrait une campagne d’exécutions sur tout le territoire algérien.
Un tout puissant responsable algérien qui faisait partie d’une organisation très fermée dite «club des 11», une petite poignée de décideurs militaires, tous généraux-majors, qui détiennent la réalité du pouvoir en Algérie depuis l’indépendance.
Ensuite, au début des années 2000, succéda au GIA le Groupe Salafiste Pour la Prédication et le Combat (GSPC). Un groupe islamiste radical dirigé par Saifi Lamari, dit El Para, agent du DRS, qui s’activait dans le Sud algérien et qui avait pris en otage 32 touristes étrangers pour ouvrir un second front visant la région sahélo-saharienne mais aussi l’Afrique
Toutes les opérations terroristes menées par El Para avaient pour but de favoriser le soutien des occidentaux, notament des États-Unis, à l’Algérie dans sa soit disant lutte contre le terrorisme pour acquerir des armements sophistiqués et de discréditer le GSPC pour préparer l’arrivée d’AQMI, alors en gestation dans les bureaux des stratèges du DRS. El Para, actuellement en Algérie, coule des jours heureux bien au chaud et ce, depuis 2004.
Puis, avec ce nouvel objectif assigné par le DRS aux islamistes, le GSPC s’internationalise et adopte, en septembre 2006, le label d’AQMI et dont les trois émirs d’AQMI, Abdelhamid Abou Zaïd, Yahia Djouadi et Mokhtar Ben Mokhtar, étaient et sont toujours des agents du DRS.
S’agissant du MNLA, celui-ci a vu le jour en octobre 2011 sans que l’Algérie le sache.
Or, les militaires algériens ont toujours eu peur des Touaregs, à la fois en Algérie et dans les Etats voisins du Sahel. La possibilité d’un mouvement nationaliste militaire touareg dans le Nord du Mali, que l’Algérie a toujours considéré comme son arrière-cour (la région de Kidal est parfois appelé l’Algérie de 49ème wilaya), ne pouvait être tolérée.
C’est pourquoi, les stratèges du DRS se sont attelés à éliminer cette menace.
Pour ce faire, ils ont utilisé AQMI pour affaiblir puis détruire la crédibilité et l’efficacité politique du MNLA.
Bien que démentie par le gouvernement algérien, la présence de 200 membres des Forces spéciales algériennes, déployés dans l’Azawad le 20 Décembre 2011 et affectés à Tessalit, Aguelhok et Kidal (et peut-être ailleurs), a été avérée. Leur but semble avoir été de :
1/ protéger AQMI qui s’était installé dans les montagnes du Nord du Mali Tigharghar autour de 2008,
2/ évaluer le potentiel et les objectifs du MNLA,
3/ favoriser l’émergence de groupes islamistes radicaux, à savoir Ansar Dine et MUJAO, dont les dirigeants ont également des liens très étroits avec le DRS.
Iyad Ag Ghali n’a-t-il pas travaillé pour une entreprise algérienne à Tamanrasset dans les années 80 avant d’étre recruté par le DRS pour résoudre la problématique d’El-Para à savoir le ramener en Algérie après avoir été capturé par des hommes du Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad (MDJT) dans le Tibesti.
Quant au MUJAO, dont ses dirigeants initiaux sont Mohamed Ould Lamine Ould Kheirou, un Mauritanien, et Sultan Ould Badi (alias Abu Ali), un malien, il composé essentiellement de Touaregs arabes, de maliens et d’éléments du polisario et s’est imposé comme l’un des acteurs majeurs du trafic de drogue international (cocaïne) dans la région. Des activités criminelles exercées sous l’œil bienveillant du DRS.
Cet intérêt du DRS dans le Nord du Mali, s’explique par le fait que cette région est devenue le passage obligé de la route du trafic de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers l’Europe via l’Algérie, dont la valeur est estimée à plus de $ 11 milliards par l’ONU, mais également par les richesses stratégiques de son sous-sol.
Une manne que le MNLA menaçait de contrôler, mais qu’Ansar Dine et le MUJAO, aidés par AQMI et le DRS, ont mis en échec en réussissant à dominer le MNLA tant politiquement que militairement.
Par cette stratégie, le DRS a, au moins jusqu’à présent, réalisé son 1er objectif qui était de discréditer le MNLA et donc d’étouffer le nationalisme touareg mais surtout de minimiser la menace qu’il représente comme force politique et militaire.
Cependant cette stratégie du DRS avait un second objectif. Celui de transformer la zone sahélo-saharienne en zone de guerre qui toucherait l’ensemble des pays de la région avec l’installation au Mali d’un Etat islamique sous ses ordres, évacuant ainsi les terroristes de son territoire tout en éternisant la menace comme un épouvantail.
Un épouvantail qui, sur le plan interne, permet aux autorités algériennes de repousser tout soulèvement démocratique en Algérie et de discréditer tous les mouvements protestataires crédibles et organisés. C’est ce qui s’est passé avec la tragédie d’In Amenas dont le chef du commando islamiste était un membre du polisario à la solde du DRS.
En utilisant cette carte du terrorisme, l’oligarchie militaro-politico-financière algérienne peut ainsi légitimement prétendre qu’il lutte contre le terrorisme islamique et non pas contre les mouvements pro-démocratiques.
Une posture stratégique qui lui permet d’annihiler les pressions internationales en matière de Droits de l’Homme et de libertés et qui lui offre suffisamment de temps pour écraser toutes les demandes légitimes du peuple algérien pour plus de démocratie et de transparence.
Il est évident que les dirigeants algériens, encerclés par des événements sans précédent qui se déroulent chez ses voisins et cernés par la narrative contagieuse du printemps arabe, sont terrifiés.
Aussi, ont-ils décidé de mettre en place un plan pour :
1) discréditer tous les mouvements de protestation demandant une transition démocratique et des réformes sérieuses,
2) assimiler tous les mouvements de protestation démocratique avec l’islamisme activiste et terroriste, c’est le cas pour la Syrie, ce fut le cas pour la Libye, le Yémen, l’Egypte, et la Tunisie mais aussi instrumentaliser le polisario pour provoquer des troubles au Maroc,
3) réactiver les groupes terroristes à travers l’Algérie, et particulièrement dans la région kabyle, faussement surnommée comme une région séparatiste et enfin,
4) gagner la sympathie des démocraties occidentales en brandissant le spectre d’AQMI et aussi menacer indirectement les États européens d’une contagion AQMI sur leur sol.
Un plan très efficace qui permet de contrecarrer tout mouvement pro-démocratique en Algérie, sachant que le peuple algérien, traumatisé par la décennie sanglante des années 1980-90, ne se rangera jamais aux côtés des mouvements de protestation qui pourraient ramener toute sorte d’instabilité, notamment lorsqu’on assimile les mouvements pro-démocratiques avec les mouvements islamiques et le terrorisme.
En conclusion, il apparait donc que les groupes terroristes islamistes qui sévissent en Algérie et dans la zone sahélo-saharienne sont bel et bien sous le contrôle du DRS.
Le DRS a infiltré, entretenu, nourri et même encouragé un certain nombre de groupes terroristes à rester actifs.
Il utilise ces groupes terroristes pour faire avancer son agenda politique et pour se protéger contre une attaque politique venant des clans rivaux.
Le DRS utilise ces groupes terroristes à des fins hégémoniques en Afrique et de contrôle du trafic de drogue, deux ingrédients essentiels pour créer l’instabilité régionale.
A ce sujet, l’Algérie a bien accordé son aval pour que des convois du polisario traversent l’Algérie d’Ouest en Est pour apporter aide et soutien à Kaddafi qui faisait face à la contestation populaire et qui rejoindront par la suite le MUJAO et l’AQMI au Nord Mali sur ordre du DRS et des chefs du polisario contre une manne financière.
En outre, l’Algérie soutient encore le régime d’Assad en Syrie et tente par tous les moyens de destabiliser la Tunisie, où une rumeur insistante fait état d’une connivence entre l’Algérie et les meurtriers de l’opposant tunisien Chokri Belaid.
Des informations relayées par de nombreuses agences de presse internationales révèlent que trois algériens seraient rentrés, à partir de l’Algérie, en Tunisie pour accomplir leur forfait et en ressortir le même jour, sans parler des évènements sanglants qui se déroulent dans le Sud-Ouest tunisien à la faveur d’éléments infiltrés depuis l’Algérie, supposée contrôler hermétiquement ses frontières.
Des interrogations se posent donc sur les véritables intentions de l’Algérie dans la région.
Enfin, en contrôlant le terrorisme comme une arme politique, le DRS est littéralement intouchable en Algérie.
C’est la triste et laide vérité du terrorisme en Algérie. Certains clans algériens, qui en sont les parrains, aident, organisent et gèrent le terrorisme en Algérie.
Un pays où il est interdit de donner un prénom berbère à son enfant et où le pluralisme ainsi que la diversité ethnique, religieuse et culturelle de la société algérienne sont criminalisés.
Des autorités algériennes qui s’évertuent à effacer d’un seul trait des siècles d’histoires durant lesquels les amazighs ont façonné l’histoire de l’Algérie avec leur génie ; un génie que ces mêmes autorités refusent à réhabiliter au nom de la sacro-sainte dimension arabo-musulmane de la personnalité algérienne alors que l’Algérie est le seul pays arabo-musulman où un algérien est soit musulman, soit chrétien ou soit juif. C’est pourquoi, il est spécifié dans la constitution que seul un algérien musulman peut postuler à la fonction de Président.
De plus, la culture amazighe comporte en son sein une conception de la liberté trop dangereuse pour les dirigeants algériens. Une culture qui favorise l’émancipation, l’insoumission et ne supporte pas l’injustice.
Aussi, face au vent des contestations démocratiques, le régime algérien brandit l’épouvantail de l’ennemi intérieur en stigmatisant la Kabylie. Un artifice qui s’appuie sur le déficit de solidarité nationale entre les différentes régions et cultures du pays. Un déficit pérennisé par les dirigeants algériens depuis l’indépendance en 1962 et dont le point culminant de l’horreur furent les évènements d’octobre 1988 où des centaines de kabyles furent massacrés par l’armée sans oublier les printemps berbères sanglants de 1980 et celui dit du «printemps noir» de 2001 qui vit la naissance du mouvement des Aarchs.
Un déficit de solidarité nationale qui a été institutionalisé en interne, après le décès suspect de Boumedienne en 1978, par le clan du «bec du canard», un mélange d’officiers influents et véreux et de civils habiles théoriciens, originaires de l’Est algérien, dont les figures les plus illustres sont les généraux Khaled Nezzar, Mohamed Lamari et Liamine Zeroual.
Les membres de ce clan, communément appelés «les TBS» (originaires de l’axe Tébessa-Batna-Souk Ahras), ont commandé l’Algérie jusqu’en 1998, date à laquelle ils seront remplacés par le «clan d’Oujda», représenté par l’actuel Président Bouteflika qui s’empressera de nommer un grand nombre de généraux et de ministres issus de Tlemcen.
N’est-ce pas là une pratique qui relève du terrorisme et du népotisme d’Etat ? Aux lecteurs d’en juger et d’en apporter la réponse.
Pour ma part, j’affirme que l’Algérie est bien la super nounou et marraine du terrorisme islamiste au Maghreb et dans la zone sahélo-saharienne et qu’elle joue un jeu dangereux pour la sécurité internationale.
Toutes les informations contenues dans ce papier sont avérées, vérifiables et disponibles sur le net et ne peuvent donc être contestées quant aux commentaires et conclusions qui en découlent ils sont libres.
Farid Mnebhi.