Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: July 2012

Les Touaregs du MNLA renoncent à un Etat séparé au Mali

altLes rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui s’étaient emparés du nord du Mali en avril, ont annoncé dimanche avoir renoncé à leur intention de créer un Etat séparé.

“Nous aspirons à une indépendance culturelle, politique et économique mais pas à la sécession”, a déclaré à Reuters par téléphone Ibrahim Ag Assaleh, l’un des dirigeants du MNLA, organisation que ses anciens alliés islamistes, liés à Al Qaïda, ont évincée ces dernières semaines des centres urbains du nord du Mali.
“Ce serait quelque chose comme le Québec”, a-t-il dit, allusion au statut spécial de la province francophone du Canada.
L’Azawad est le nom que donne le MNLA au nord du Mali, dont il a proclamé l’indépendance, décision qui a été ignorée par une communauté internationale plus préoccupée par la menace de voir la région devenir une plaque tournante pour des organisations réputées proches d’Al Qaïda.
Un autre responsable du MNLA, Hama Ag Mahmoud, a dit à Reuters dans la capitale mauritanienne Nouakchott: “L’indépendance est notre objectif depuis le début du conflit, mais nous prenons en compte le point de vue de la communauté internationale pour venir à bout de la crise en cours”.
Des organisations islamistes, dont Ansar Dine, ont imposé la charia (loi islamique) dans le nord du Mali, fouetté des couples adultères présumés et détruit au moins huit des 16 mausolées musulmans répertoriés de Tombouctou, provoquant un tollé international.
“GUERRE AUX ISLAMISTES”
Contacté par téléphone à Tombouctou, Sanda Ould Boumana, porte-parole d’Ansar Dine, a dit ne pas être au courant d’un quelconque changement de la position du MNLA, tout en ajoutant: “Ce que je peux vous dire, c’est que c’est nous qui contrôlons les trois régions du Nord” – allusion aux régions de Gao, Tombouctou et Kidal.
Les efforts pour organiser une intervention militaire étrangère au Mali ont été retardés par les divisions régnant entre les pays du pourtour du Mali et par l’absence de véritable gouvernement à Bamako, dont le Premier ministre par intérim se trouve toujours à Paris, après avoir été agressé en mai dans la capitale malienne.
Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a jugé jeudi dernier probable une intervention militaire au Mali après le passage d’une partie du pays sous le contrôle d’Ansar Dine.
Vendredi, les participants au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba ont déclaré en revanche que des efforts étaient en cours pour trouver une solution politique et qu’une opération armée pour reconquérir le Nord n’interviendrait qu’en dernier recours.
Assaleh, quant à lui, a appelé les puissances étrangères à lancer rapidement une opération militaire et réaffirmé que les combattants du MNLA reviendraient tôt ou tard vers les villes pour en chasser les islamistes.
“Nous livrerons une guerre aux islamistes, jusqu’au tout dernier homme. Peu importe leur armement, ce n’est rien face à notre volonté”, a-t-il assuré.
Laurent Prieur à Nouakchott; Eric Faye pour le service français.

 Source: ANI

 

 

 

 

 

Quelle place pour les FLAM ?

altLe mouvement des « Forces de Libération Africaine de Mauritanie » (FLAM) a annoncé son prochain retour au pays pour continuer la lutte de l’intérieur. Et ce, après 30 années de combat politique mené de l’extérieur. Quelle sera sa place au sein d’un échiquier politique très éclaté ?

Retour sur l’histoire. En 1986, des cadres négro-africains publièrent un document intitulé : « Manifeste du négro-mauritanien opprimé ». La découverte de ce document par le pouvoir que dirigeait, à l’époque, le Colonel Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, entraînera une répression féroce. Djibril Ould Abdallahi, nommé ministre de l’Intérieur, en remplacement d’Anne Amadou Babaly, limogé pour avoir refusé de sévir, y jouera le premier rôle. Un procès expéditif fut organisé et certains des cadres auteurs du document comme Bâ Abdoul Ghoudouss, Bâ Alassane Oumar, Djigo Tafsirou, ancien ministre, Tène Youssouf Guèye, éminent intellectuel, seront envoyés au sinistre fort d’Oualata où ils périront des suites de mauvais traitements. Certains y sortiront miraculeusement vivants à la faveur d’une amnistie : Ibrahima Sarr, Bâ Fara… D’autres prendront le chemin de l’exil, à l’image de Samba Thiam, l’actuel président des FLAM.

L’annonce de la démocratisation par le régime d’Ould Taya, suite aux injonctions du président François Mitterrand, dans son fameux discours de La Baule, en 1990, mettra les FLAM, comme d’autres mouvements d’opposition africains en exil, dans des situations des plus difficiles. Dans le cas mauritanien, la France fera, sans états d’âme, abstraction de tous les crimes du régime. Chemin de croix pour les FLAM qui n’auront plus l’oreille des politiciens français, à l’image du Conseiller de Mitterrand pour Affaires africaines, Bruno Délaye, qui qualifiera, lors d’un passage éclair en Mauritanie, les violations massives des droits de l’homme de «détail» jusqu’à susciter l’indignation de l’opposition, mais créant l’euphorie chez les tenants du pouvoir.

 Printemps arabes

L’usure du temps et les revers de l’exil aboutiront donc à une profonde réflexion sur l’avenir du mouvement. Le temps de l’aggiornamento était venu. Au dernier Congrès, tenu en France, en mai 2011, les Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM), dans une de leurs résolutions, décideront leur redéploiement en terre mauritanienne. Soit peu de temps avant le déclenchement des printemps arabes.

Ceux-ci auraient-ils finalement inspiré les dirigeants des FLAM, au point qu’ils décidèrent de précipiter leur retour au pays pour mener la lutte de l’intérieur ? En partie, certainement. Mais la raison de ce retour s’expliquerait surtout par le fait que le combat mené de l’extérieur n’a plus l’attraction d’antan. Le soutien international s’est amenuisé, au fur et à mesure que le temps passait. Les vicissitudes politiques liées aux évolutions démocratiques en Afrique, en Asie et dans le Monde arabe ont fait que, désormais, les luttes internes sont plus que privilégiées. D’autant plus que la lutte des FLAM était centrée sur le renversement du régime de l’ex président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, à qui elles imputaient la dégradation de la cohabitation des communautés nationales. Avec le départ de ce dernier du pouvoir et le tassement de l’intérêt accordé aux violations massives des droits, surtout celles de 1989-90, les FLAM en sont arrivées à la conclusion que, pour continuer d’exister, voire survivre, il leur faudra un redéploiement en terre nationale.

Cependant, ce redéploiement risquerait d’être mouvementé. Le créneau, sur lequel se fondait le programme des FLAM, est déjà occupé par des partis qui ont derrière eux des années d’existence officielle. A commencer par l’AJD/MR et le PLJEJ. D’où cette interrogation : les FLAM, une fois au pays, chercheront-elles à fédérer avec ces partis ? Si oui, à quelles conditions ? Si Kaw Touré, le porte-parole du mouvement a tenu à déblayer le terrain, en esquissant une réponse, en ces termes : « Nous ne rentrons pas pour faire concurrence aux autres qui ont eu le mérite de rester sur le terrain pour poursuivre le même combat que nous. Nous allons rechercher le rassemblement de toute la mouvance, mais en cas d’échec, nous estimons qu’il y a suffisamment de place pour une nouvelle structure politique. Beaucoup de Mauritaniens ne sont pas structurés et pourraient se retrouver dans notre combat : des noirs déçus des différentes orientations, des beïdanes progressistes», la donne est plus compliquée. Il emploie, certes, une jolie métaphore, mais l’approche risque de s’avérer plus ardue que prévue, tant que les relations entre les FLAM et l’AJD/MR resteront mouvementées. Seul le PLEJ pourrait se targuer de n’avoir pas d’atomes crochus avec les FLAM, mais celles-ci ont en mémoire le rôle qu’avait joué le président de ce parti pendant le règne de Mokhar Ould Daddah. Autant dire que le terrain est miné ! A moins que l’on fasse abstraction d’une éventuelle guerre des égos pour trouver un terrain d’entente, afin d’éviter toute lutte fratricide.

Quel positionnement pour les FLAM ?

Du côté du pouvoir, même si le retour d’un mouvement qui prônait la lutte armée et l’autonomie du sud pourrait être source d’inquiétude, il n’en demeure pas moins que la perspective de voir cesser les attaques contre lui, à partir de l’extérieur, le réjouirait. Reste à savoir quelle sera le positionnement des FLAM sur la scène politique nationale. Se rangeront-elles du côté de la COD ? Dans l’affirmative, arriveront-elles à surmonter leur contentieux avec l’Ufp et le Rfd, leurs bêtes noires ?  Ou adopteront-elles la ligne centriste du CAP ? Au risque de brouiller leur discours politique, comme leur sœur siamoise, l’AJD/MR, dont l’amère expérience au sein de la Majorité présidentielle lui est restée en travers de la gorge ?

Les FLAM gardent sûrement en mémoire leur rencontre, aux Etats-Unis, avec Sidi Ould Cheikh Abdallahi, fraîchement élu président de la République, qui tentait beaucoup à les convaincre de renter au pays pour y mener leur combat politique. C’est cette rencontre qui sera, sans aucun doute, le prélude à la mutation du mouvement qui ira même jusqu’à soutenir le Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD) qui combattait le coup de force du Général Mohamed Ould Abdel Aziz qui deviendra, entre temps, président de la République, après avoir remporté l’élection de 2007. Continueront-elles encore à s’opposer à la politique de ce dernier, une fois au pays ?

THIAM Mamadou pour GPS

IRA/TPMN : Une unité d’action est-elle possible ?

altJeudi dernier, les leaders et les militants de l’IRA et de TPMN ont joué fantastiquement le jeu du genre ton sit-in «J’y suis à côté de toi» mon sit-in «Tu y es à côté de moi» devant les locaux du système des Nations-Unies et de l’Assemblée nationale.Une manière maligne non seulement leurs forces, mais aussi et surtout d’aller dans l’ordre serré de bataille contre le pouvoir en place.Le jeudi passé, les leaders, les militants et les sympathisants de la Coordination du Mouvement TPMN (Touche pas à ma nationalité) ainsi que des éléments de l’IRA (Mouvement abolitionniste de l’esclavage en Mauritanie) ont fait un sit-in devant la représentation du système des ONU (Organisation des Nations Unies) à Nouakchott pour dénoncer des «injustices» juridico-sociétales, entre autres, la solidarité à l’égard des déportés mauritaniens qui font la grève de faim à Dakar, l’exigence d’une justice pour le regretté Lamine Mangane, la fin de la poursuite illégale contre Bakary Bathily et la dénonciation de la détention «arbitraire» du président de l’IRA Biram Ould Dah Ould Abeid. Et sur cette place publique, ils y sont restés des heures en scandant des slogans qui traduisent verbalement dans les faits leur détermination de dénonciation des faits d’injustices du pouvoir en place. En plus, la coordination de TPMN a solennellement adressé une lettre au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a été aussi distribuée à la presse dans laquelle on pouvait aisément comprendre leurs différentes préoccupations formulées en ces termes : «Nous vous avions saisi, à l’occasion de la célébration du 63ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, pour attirer votre attention sur le cas particulier de la Mauritanie régie par un système raciste et esclavagiste tacite qui confine les citoyens noirs de notre pays au rang de citoyens de seconde zone. Nous revenons aujourd’hui (jeudi) à la charge pour vous dire que cette situation qui perdure porte les germes d’uns déstabilisation future du pays qui ne ferait qu’ajouter au désordre et au chaos que vit actuellement la sous-région. En effet, le spectre de la tentative de génocide contre la communauté négro-mauritanienne qui s’était traduite par des massacres et des déportations massives vient se rappeler à notre triste souvenir à travers la grève de faim qu’observent les déportés mauritaniens abandonnés à leur sort au Sénégal»

L’incompréhension des leaders de l’IRA
Devant les locaux de l’Assemblée nationale, les militants de l’IRA et de TPMN y étaient également venus pour dénoncer une émission de la Radio Mauritanie à travers laquelle un certain théologien musulman aurait fait au vu et au su de tout le monde «l’apologie» des pratiques esclavagistes en évoquant des possibilités de l’achat et de la vente des «hommes non libres», qui fait référence à l’esclave selon les dires de Hamady Ould Lehbouss, le Conseiller du président de l’IRA.
Et il a d’ailleurs exprimé sa consternation par rapport au silence «coupable» des hommes et des femmes politiques pour n’avoir pas toujours condamné les dires de ce soi-disant théologien. Même son de cloche chez Balla Touré, le président intérimaire de l’IRA : «Nous faisons ce sit-in pour dénoncer les propos tenus par un soi-disant théologien sur les ondes de la Radio Mauritanie. Nous demandons la traduction de ce soi-disant théologien devant les tribunaux et la condamnation de ses propos». Il faut souligner que les militants et les leaders de TPMN faisaient partir aussi de ce sit-in. Cela voudrait-il dire que les leaders des deux ONG de droits de l’homme ont fini par comprendre que l’Union fait la force ? Les prochains jours nous en diront plus.
Camara Mamady- LE RÉNOVATEUR

Mauritanie: L’autopsie n’a pas révélé les causes de la mort d’Ould Mousdaf (Substitut du procureur)

altALAKHBAR (Nouakchott)- L’autopsie sur le corps de Mohamed Ould Méchoufi, «n’a pas révélé les causes de la mort. Aucune trace, qui expliquerait l’origine n’a été retrouvée sur le corps», a estimé le substitut du procureur de la République, Ahmed Ould Abdellahi au cours d’une conférence de presse tenue, lundi 16 juillet à 2 heures du matin, au centre hospitalier national de Nouakchott(CHN).

Ould Méchoufi a été tué dimanche 15 juillet, lors d’une dispersion violente, par la Garde nationale mauritanienne, d’un sit-in des travailleurs à la Mine d’Akjoujt exploitée par la société étrangère de Mines de Cuivre en Mauritanie (MCM) opérant dans le nord du pays. Un usage “excessif” de gaz lacrymogène a été rapporté, à Alakhbar, par des témoins oculaires.

Ce que l’autopsie aurait cependant révélé c’est «qu’il s’agit d’une mort récente», a précisé le substitut du procureur.

Selon lui, cette conclusion résulte d’une analyse approfondie du corps et de grands efforts consentis par des médecins spécialistes.

Ahmed Ould Abdellahi a efin informé que le rapport de l’autopsie a été compilé sur CD et remis aux parents de Ould Méchoufi. Quant au Parquet général, il est disponible, si la famille le demande, pour une contre-autopsie ou toute autre analyse du corps.

Macky Sall attendu en Mauritanie à la fin du Ramadan

altLe président de la République, Macky Sall, a annoncé, dimanche à Addis-Abeba, qu’il se rendra en Mauritanie, après le mois de ramadan. Le président Sall a fait cette annonce au sortir d’une visite qu’il a rendue à homologue mauritanien dans la capitale éthiopienne où tous les deux prennent part au 19e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine dont l’ouverture est prévue ce matin.
Le chef de l’Etat a indiqué avoir échangé avec le président Abdel Aziz sur la coopération bilatérale et ‘’ des incompréhensions liées à la carte de séjour”.
Le président Sall indique qu’il a ‘’compris’’ et ‘’accepté’’ les explications données à ce sujet par son homologue mauritanien. Entre autres questions, les deux chefs d’Etat ont aussi évoqué la situation au Mali.

Le président Sall souligne que les relations entre le Sénégal et la Mauritanie ‘’se portent à merveille’’.

Source: Aps (Sénégal)