Daily Archives: 01/07/2012
Tombouctou est la ville symbole de la dignité africaine comme Bamako est celle de notre expérience démocratique.
Il y a quelques jours Tombouctou est retournée au XVIème siècle. Des forces rebelles du mouvement Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali se la disputent avec les celles du MNLA, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad, sans parler de dirigants d’Aqmi qu’on y signale.
Centre pulsatif de l’intelligence africaine
Avec cette ville, capitale culturelle de l’Afrique au sud du Sahara, est également tombée Gao, d’égale renommée. Ainsi c’est le centre pulsatif de l’intelligence africaine la plus profonde qui est menacé, ces deux villes n’ayant pas seulement produit des lettrés de renom tel Al Hadj Mahmoud Kati, mais aussi de centaines de milliers de documents de mathématiques, d’astronomie et d’autres sciences qui ont défini de manière inébranlable le savoir africain, et produit des textes influents dont ses Chroniques de Tombouctou, écrites de 1493 à 1599. Depuis ces villes sont comptées dans le mémorial de notre collective humanité, et protégées en tant que telles.
Mais ce qui s’est effondré ici aussi, c’est une expérience démocratique de vingt ans, née avec les années 1990 et la constitution malienne de la démocratie arrachée aux mains de soldats de Moussa Traoré.
Autant que la chute de Tombouctou, le coup d’Etat perpétré à Bamako, à quelques semaines d’une élection au cour de laquelle le président sortant, Amadou Toumani Touré, n’était pas candidat aura donné un coup de couteau dans le dos d’une génération de Maliens qui a vingt ans aujourd’hui, aura grandi dans la démocratie et se préparait à l’utiliser pour définir son futur à sa guise.
Depuis, le Mali, la troisième des rares expériences démocratiques en Afrique francophone a été coupé du monde. Pris en otage par une junte pour qui l’Etat n’est qu’un butin, frappé par un embargo complet des pays membres de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest), vivant sous la menace d’une intervention militaire étrangère appuyée par la Côte d’ivoire au Sud autant que d’une incursion des forces rebelles au Nord, les populations maliennes ont plus que jamais besoin de se sentir soutenues et aidées.
Tandis que la voix unie de la société civile et des partis politiques maliens nous parvient qui exige le retour immédiat des institutions républicaines et la restitution de l’Etat démocratique, la junte joue avec le temps et miroite l’illusion d’un dialogue avec les populations, en même temps qu’elle recule devant les attaques contre l’Etat malien même, et donc la protection ces populations-là.
Nous ne pouvons rester indifférents à ces cris
Certes des voix discordantes se font entendre ici et là, qui opportunistes lui font allégeance ou alors se disent soulagées par le coup d’Etat qui aurait mis fin à la décrépitude de l’Etat et à une impasse de la démocratie malienne.
En même temps cependant nous parviennent aussi des voix qui dans le chuchotement nous disent craindre que commence bientôt les arrestations de nuit, parce que le fascisme se serait installé au Mali, sous la forme d’une coalition entre les partis radicaux populistes, la junte et les islamistes.
Nous ne pouvons rester indifférents à ces cris. Comme Tombouctou aura été l’une des capitales africaines de la culture, Bamako aura été l’une de celles de la démocratie en Afrique d’expression française. Comme la culture, la démocratie est vulnérable. Comme la culture, la démocratie se défend. Le respect des textes se défend.
Il y va autant des manuscrits centenaires de la cité des sables, que des textes qui légifèrent la république. Il y va autant des universités de l’intelligence africaine, que des institutions du droit qui régissent la vie aujourd’hui au Mali. Il y va d’une défense de l’expérience malienne de l’humanité, de la liberté et de la dignité.
Paris aura été épargnée par les nazis, tout comme Heidelberg par les forces alliées lors de la deuxième guerre mondiale, à cause du capital autant symbolique qu’intellectuel que représentaient ces villes.
De même Tombouctou est aujourd’hui la ville symbole de la dignité africaine comme Bamako est celle de notre expérience démocratique. Sauvons Tombouctou, aidons le Mali!
Patrice Nganang
Ecrivain camerounais
for Slateafrique.
Mali – Mauritanie: Bamako exigera la carte de séjour aux mauritaniens
Dans un communiqué, le ministère malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale a indiqué que la mesure résultait de la décision de Nouakchott d’instituer une carte de séjour payante pour les étrangers, y compris « nos compatriotes ».
Le texte rappelle que le Mali et la Mauritanie sont signataires d’une convention d’établissement et de libre circulation des personnes et des biens et que les deux pays « amis et frères » sont par ailleurs liés par plusieurs accords bilatéraux et par une appartenance commune à plusieurs organisations régionales et internationales.
Cette convention, signée le 25 juin 1965, visait essentiellement à accorder des « privilèges réciproques » aux nationaux des deux pays, ajoute le gouvernement malien soulignant qu’il a été informé de ce que les Maliens avaient désormais besoin d’une carte de séjour en Mauritanie.
« En conséquence, le gouvernement du Mali, en vertu du principe de la réciprocité, a décidé d’appliquer les mêmes mesures aux ressortissants mauritaniens », ont expliqué les autorités maliennes tout en réaffirmant leur volonté d’œuvrer au « bien être des deux peuples ».
Ni la date d’entrée en application de la mesure, ni le montant de la carte que devront payer les ressortissants mauritaniens pour un séjour légal au Mali, n’ont été précisés.
Le montant de la carte de séjour exigée des étrangers en Mauritanie est de 50.000 francs Cfa.
Source: AFP
Bientôt un parti politique pour les FLAM
Venu annoncer la nouvelle au pays, M Wane a également faitsavoir que les membres du mouvement en exil vont rentrer sous peu au terroir pour se battre de l’intérieur, dans le cadre d’un parti politique que les FLAM vont bientôt mettre en place. « Après une étude approfondie de la situation politique et sociale du pays et suite au congrès de 2012, le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre dans de l’intérieur,dans un cadre légal. », a expliqué Mr Wane. Et l’ancien responsable du camp des refugiés à N’Dioum, au Sénégal d’ajouter: « évidement, nous ne sommes pas dupes, toutes les conditions ne sommes pas réunies, mais nous apprécions tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’un grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M Samba Thiam au USA mais aussi la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier . C’est vous dire que le combat continue avec tous acteurs politiques quipartagent notre vision.» Les FLAM vont continuer à réclamer le retour des déportés restés au Sénégal et souhaitent leur réinstallation ailleurs et ceux oubliés du Mali.
mouvement, suite à la publication du document des FLAM, « Le manifeste du négro mauritanien opprimé ». Une répression qui a poussé à l’exil les membres du mouvement. Relativement à son positionnement sur l’échiquier politique local, M Wane estime que dans les conditions actuelles, la place du parti est dans l’opposition, mais qu’il restera ouvert à toutes les offres.
vu la participation du président du PLEJ, des secrétaires généraux des partis APP, Tawasoul, du président du collectif des victimes de la répression dans
l’armée en 1991 (COVIRE), des journalistes et un important public.
Bientôt un parti politique pour les FLAM
Les forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM), qui s’apprêtent à rentrer en Mauritanie, vont se muer en un parti politique. C’est ce qu’a annoncé, au cours d’un point de presse tenu ce samedi 30 juin, à l’hôtel Ikrama, M. Wane Mamadou Sada, responsable de la jeunesse et des droits de l’homme au sein du mouvement négro mauritanien en exil depuis 29 ans. Venu annoncer la nouvelle au pays, M Wane a également faitsavoir que les membres du mouvement en exil vont rentrer sous peu au terroir pour se battre de l’intérieur, dans le cadre d’un parti politique que les FLAM vont bientôt mettre en place. « Après une étude approfondie de la situation politique et sociale du pays et suite au congrès de 2012, le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre dans de l’intérieur,dans un cadre légal. », a expliqué Mr Wane. Et l’ancien responsable du camp des refugiés à N’Dioum, au Sénégal d’ajouter: « évidement, nous ne sommes pas dupes, toutes les conditions ne sommes pas réunies, mais nous apprécions tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’un grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M Samba Thiam au USA mais aussi la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier . C’est vous dire que le combat continue avec tous acteurs politiques quipartagent notre vision.» Les FLAM vont continuer à réclamer le retour des déportés restés au Sénégal et souhaitent leur réinstallation ailleurs et ceux oubliés du Mali.Première conférence de presse des FLAM dans leur patrie: Déclaration
Chers concitoyens;



