Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: March 2012

Aziz, les réfugiés et la réconciliation

altLes négro-africains mauritaniens n’ont pas fêté la fin de l’opération retour des réfugiés, bouclée en même temps que la réduction des points de passage entre les deux rives du fleuve au nom d’une approche sécuritaire, financée par l’Union Européenne, qui ignore le mode de vie des populations, obligées désormais de limiter leurs déplacements à travers les nouveaux check points ultra-équipés . Ce retour des 25 000 mauritaniens au terme d’une opération entamée en 2007 sous l’ère de Sidi Ould Cheikh Abdallahi rassemble à une opération de marketing. Un traitement de surface qui ne va pas jusqu’au fond du probléme, à savoir le problème foncier, la question de l’état civil.

Non seulement, le dispositif n’a pas concerné tous les réfugiés (ceux du Mali ont été ignorés) mais aussi, il a été stoppée de maniére spectaculaire, un 25 mars sans possibilité de prolongations. Hasard du calendrier ou volonté de marquer les esprits, la décision d’arrêter ces contingents est tombée à la date anniversaire de la fameuse prière de Kaédi qui a vu le président reconnaître le passif humanitaire, demander le pardon au nom de l’Etat, et lancer les chantiers de la réconciliation. Depuis les déceptions se multiplient.

C”est pourquoi l’opération retour des réfugiés , qui s’inscrit dans ces chantiers de réconciliation à côté de l’indemnisation des veuves et ayant droits, n’a pas été l’occasion d’une joie particulière dans une communauté visée par un recensement inique aux pratiques honteuses. Les excuses et les arguments rodés n’enlèvent pas ce sentiment d’une certaine fuite en avant dans l’option dangereuse, irresponsable et insensée de la Mauritanie mono culturelle et mono colore. Il est temps que les démocrates de tous bords sortent de leurs silences stériles et soutiennent la Mauritanie réelle, historique et fédératrice de toutes ses communautés.

Force est de le dire, aucune de ces opérations de marketing politique ne semble aujourd’hui convaincre. Pour beaucoup de familles de victimes de la purge des officiers négro-africains, le deuil est impossible. on leur propose l’argent contre leur silence, l’oubli et la renonciation jusqu’à la sépulture de leurs chers disparus.

La justice mauritanienne aux ordres de l’Etat a choisi de faire l’impasse sur le sujet. A quelques mois des législatives encore floues, ce serait un doux euphémisme de dire que Mohamed Abdel Aziz a échoué sur le dossier de la cohabitation nationale.

Mauritanies1

Comment Abdoulaye Wade a-t-il tenu ses troupes pour éviter tout dérapage ?

DAKAR- ACTU.COM: Contrairement à ce qui s’est passé au premier tour, lorsque Farba Senghor et Serigne Mbacké Ndiaye ont fait des sorties pour déclarer la victoire du candidat de Fal 2012, Abdoulaye Wade a décidé, hier, d’interdire à tous ses collaborateurs de parler jusqu’à ce qu’il leur en donne l’autorisation. Voici ce qui explique l’absence de représentant de la coalition Fal 2012 sur les plateaux de radio et de télévision en début de soirée. 
Quand Wade décide, au vu des tendances, d’appeler Macky Sall pour le féliciter, ne sont dans la confidence que son épouse Viviane, son fils Karim, son conseiller financier Samuel Sarr… Mais aussi son ministre de l’Intérieur qui lui a fourni les résultats des 500 bureaux-test et des fiches de renseignements établissant sa défaite de façon incontestable. 
Après son coup de fil de félicitation à Macky, Abdoulaye Wade a remis le communiqué y afférent à Babacar Diagne, avant de lever l’embargo sur la parole qu’il avait imposé à son entourage.  
C’était l’unique manière de gérer cette soirée pour empêcher tout dérapage. Un peu comme Abdou Diouf avait fait en 2000, qui avait pris son monde de court pour féliciter Abdoulaye Wade, son tombeur au second tour de la présidentielle qui a donné lieu à la première alternance démocratique à la tête du pays.

Déclaration du regroupement des victimes des évènements89/91

Bientôt vingt trois années après les déportations de 1989/91, des milliers de mauritaniens continuent de vivre les misères de la déportation.

 

 Aujourd’hui le “REVE 89/91” conscient de ses objectifs, s’adresse au peuple mauritanien, à ses instances dirigeantes pour leur rappeler que des mauritaniens, dont le seul tort en 1989, a été d’être « noirs» continuent de vivre dans l’indifférence, le mépris, l’arbitraire, l’injustice et la misère chez eux.Le REVE 89/91 attire encore une fois l’attention du pouvoir sur le sort de ces milliers de mauritaniens constitués de :

–          des auto-rapatriés de 1996-2005 : plus de 35.000,

–          des rapatriés sous l’égide du H.C.R. et l’Etat : près de 25 000

–          des révoqués et licenciés : plus d’un millier, issus de tous les secteurs.

 Et qui vivent la même situation douloureuse et continuent d’être des déportés, réfugiés chez eux; aucune action respectant le droit n’a été entreprise à leur égard, à savoir :

 

–          La restitution de l’ensemble des terres confisquées,

–          La restitution du bétail spolié ou indemnisation,

–          La réintégration dans leurs droits de tous les travailleurs victimes,

–          La réhabilitation des villages détruits,

–          L’insertion des jeunes

–          Le retour des 15000 réfugiés au Mali

Ces victimes, dans leur ensemble, ont montré à l’opinion nationale et internationale, par leur comportement pacifique, leur degré de maturité, de patience, de nationalisme. Ils ont entrepris de multiples démarches auprès des différents pouvoirs qui se sont succédés pour trouver des solutions consensuelles dans le droit et la justice afin d’épargner un climat d’insécurité au peuple.

 Face à cette situation, le REVE s’engage à poursuivre son plan d’action pour que Justice soit rétablie par:

–          La libération de toutes les terres confisquées,

–          L’intégration de tous les travailleurs du Public et Para public, avec la reconstitution de leur carrière

–          L’instauration d’un programme d’insertion rapide pour le secteur Privé et le secteur informel victimes,

–          L’insertion des diplômés, étudiants et élèves victimes,

–          L’établissement des pièces d’Etat – Civil pour l’ensemble des victimes,

–          Un programme d’insertion pour les agriculteurs et éleveurs,

–          Le rapatriement des réfugiés restés encore au Sénégal et au Mali.

 En ces moments de turbulences sous- régionales et pour éviter le pire, nous aurions souhaité que l’Etat revoit dans la plus grande lucidité avec l’ensemble des concernés  le règlement raisonnable et définitif du passif au lieu de clôturer prématurément, donc activement ce lancinant dossier.

 La Mauritanie mérite que ses fils, dans leurs diversités, se retrouvent et se réconcilient.

 

                                                                                                                       Fait à Nouakchott, le 24 Mars 2012

 

                                                                                                                                                                                                                   Le Président

                                                                                                                                                                                                              Lô Souleymane

Les Femmes militantes et combattantes à l’honneur lors de journée anniversaire des Flam

altDans le cadre des festivités marquant le 29ème anniversaire de la création de notre mouvement, les Forces de libération africaines de Mauritanie, la section ouest européenne des Flam a organisé le 10 mars 2012 à Paris une journée de débats en hommage aux femmes militantes et combattantes. Trois grandes conférences ont été au centre des ces débats.

Ibrahima Abou Sall, membre fondateur des Flam a animé la première conférence sur le thème de: « Les Forces de libération africaines de Mauritanie :la longue marche »

 Madame Hapsa Bannor Sall, membre du conseil national des Flam  a animé une seconde  première conférence sur « Le rôle de la femme dans le combat de libération nationale en Mauritanie », enfin Madame Mariam Kane, présidente de l’Association des Femmes Mauritanienne du Fleuve (AFMAF) est intervenue sur le thème «  Le Pèlerinage d’ Inal, symboles et perspectives: le ressenti des femmes  ».

 C’est devant un public venu nombreux assister à cette rencontre que le camarade Cheikh Dieng en sa qualité de secrétaire général de la section a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous nos invités. Comme désormais, il est de tradition  à toutes nos manifestations, le camarade secrétaire général a invité le public à observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes du racisme en Mauritanie.

Monsieur cheikh Dieng a ensuite  souligné l’importance de cette journée dédiée aux femmes sans lesquelles « le combat que nous menons contre alttoutes ces injustices ne sauraient aboutir ».Citant en exemple quelques femmes  d’hier ainsi que celles d’aujourd’hui désormais devenues « des exemples de bravoures » dans notre mémoire collective nationale, il  a rendu  hommage à toutes les femmes qui « par leur engagement mais surtout par la force de leur conviction nous permettent de nourrir l’espoir que l’avenir sera radieux ».

Dans ce contexte de célébration du 29ème anniversaire de notre mouvement, Monsieur Ibrahima Abou Sall, ancien secrétaire général de la section  a pris la parole pour retracer l’histoire du mouvement depuis sa création le 14 mars 1983 à nos jours. Il a notamment insisté sur le rôle majeur joué par les différentes organisations et mouvements politiques noirs mauritaniens qui ont compris que seule la fusion pourrait venir à bout de ce système raciste et esclavagiste érigé en mode de gouvernement en Mauritanie. Monsieur Ibrahima Abou Sall est également revenu sur le contexte politique interne en Mauritanie dans les années 1980 et sur la publication du Manifeste du Négro mauritanien en 1986.

 altMadame Hapsa Bannor Sall  a débuté sa conférence par un émouvant hommage rendu à ses camarades de lutte aujourd’hui disparues. Dans une longue et brillante intervention, Madame Sall a retracé l’histoire de toutes ces femmes qui dans le monde ont lutté contre les injustices et résisté à l’oppression, citant ainsi les exemples de Rosa PARKS, devenue une icône emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États unis  en passant par celles qu’on a appelées « les oiseaux de la liberté » à savoir les femmes Tamoul, des mères de la place de mai en Argentine ou des Femmes guinéennes qui ont joué un rôle majeure dans le mouvement de libération nationale de la Guinée, celles dira-t-elle  qui ont « fait avancer la condition des femmes dans le monde entier car toute victoire à un lieu a un impact certain dans un autre endroit de la planète ».

 Revenant sur le cas mauritanien, madame Hapsa Bannor Sall a évoqué et cité l’exemple de Maitre Fatimata M’baye, présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme(AMDH), membre fondateur de l’association SOS-Esclaves et vice présidente de la fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). Toujours du coté des opprimés et des toutes les  victimes de la répression en Mauritanie, elle est la première femme africaine à recevoir le prix de Nuremberg en 1995, « cette distinction qui récompense une personnalité marquée par son combat pour le respect des droits de la personne humaine ». Ensuite Madame Sall est largement revenu sur le rôle majeur et la mobilisation quotidienne des épouses  des intellectuels et membres des Flam arrêtés en septembre 1986,  après la « publication du Manifeste du Négro mauritanien opprimé ». Une lutte acharnée, sans faille menée jour après jour devant les ministres mauritaniens de la justice, de l’intérieur, devant la prison civile de Nouakchott pour exiger un droit de visite et dénoncer les conditions de détentions de leur époux.

 Les massacres de militaires noirs mauritaniens dans les années 1990-1991 ont été aussi l’occasion d’importantes mobilisations d’épouses, mères, filles et sœurs de ceux que le régime raciste mauritaniens a injustement éliminés dans sa politique d’épuration ethnique. C’est dans le cadre de ces mobilisations que le « collectif des veuves » et « le comité des veuves » ont ont été crées  . Le combat des femmes continue aujourd’hui encore pour la reconnaissance du génocide mauritanien.

Mesdames Kadjata Malick Diallo,  députée à l’assemblée nationale mauritanienne et Aminetou Mint El Mokhtar, présidente de  l’Association des Femmes Chefs de Famille(AFCFM) sont également citées pour leur combat  contre les violations des droits de l’homme, et toutes les formes d’injustices que nous connaissons en Mauritanie.

 A la suite de Madame Hapsa Bannor Sall, Madame Yvette Adam a pris la parole pour faire un témoignage sur les femmes déportées mauritaniennes dans les camps au Sénégal et au Mali, leur combat au quotidien contre la misère, la famine, le désarroi de l’exil mais également contre l’injustice et le racisme dont elles sont victimes.

Madame Mariam Kane, présidente de l’Association des Femmes Mauritaniens du Fleuve(AFMAF) est revenue sur le pèlerinage à Inal auquel altelle a participé au nom de son association. Après avoir souligné les difficultés et les vexations rencontrées tout au long de ce voyage du fait de la présence sur leur route des éléments des forces de l’« ordre » mauritaniens, car « les autorités qui se reprochent certainement ces crimes ont essayé de tout mettre en œuvre pour que ce pèlerinage n’ait pas lieu ». Au cours de son intervention, Madame Kane a tenu à rendre un hommage appuyé aux veuves d’inal et a fustigé une fois de plus la politique des autorités mauritaniennes qui veulent « effacer les traces de la prison d’Inal »  pour détruire de notre mémoire collective le souvenir de nos morts. Malgré cette horrible volonté, « Inal restera un lieu de pèlerinage ». Madame Mariam Kane a conclu son intervention en appelant à la mobilisation de tous pour combattre la barbarie et mettre fin aux injustices que le peuple noir de Mauritanie vit depuis l’indépendance de ce pays.

Les différents intervenants qui se sont succédés ont tous rendu un vibrant hommage aux femmes car diront ils en substance  « derrière chaque grand homme, il y a toujours une grande femme »

 Le secrétaire général de la section  concluant la journée  a une nouvelle fois remercié tous les participants avec une mention spéciale à Yvette  Adam, Mariam Kane ainsi que toutes les organisations et associations mauritaniennes et étrangères qui ont pris part à cette célébration.

Pour finir il a souhaité un joyeux anniversaire aux Flam

 La lutte continue.

Le secrétariat à la communication.

WWW.FLAMNET.INFO

.

Flam Europe de l’Ouest.

Interview: Abdoul Birane Wane Coordinateur du TPMN “Les FLAM doivent travailler à l’unité des mouvements négro-Mauritaniens pour le triomphe de notre cause”

altFLAMNET-    Camarade bonjour, comment est le moral maintenant après le décès de votre père dans un contexte particulier  que tout le monde sait à savoir votre arrestation et la répression généralisée contre des militants de votre mouvement ?

Je me porte bien  mais j’avoue que j’ai été très perturbé par la perte de mon  père,  homme qui représentait tout pour moi, être de droiture, qui m’a inculqué des valeurs  – mais Dieu en a décidé autrement.Tout est allé très vite : mon arrestation, qui a entrainé l’attaque cardiaque de mon père,  la répression contre les étudiants pour la plupart militants de Touche Pas à Ma Nationalité. Ce fut un passage difficile pour le mouvement. Mais la défense de nos droits civiques exige de nous un sursaut et une volonté inébranlables à continuer le combat, et au-dessus de tous ces drames, nous devons toujours puiser au fond de nous même les ressources nécessaires  pour affronter les  situations à tout moment. Notre détermination est intacte, au sortir de ces parenthèses douloureuses. 

FLAMNET-   Pouvez-vous revenir sur les circonstances de votre arrestation et quelles étaient les conditions de votre détention?

J’ai été arrêté le samedi 4 février à l’hôpital alors que j’allais visiter mon jeune frère malade. Puis conduit à la police judiciaire où j’ai été immédiatement isolé, la suite vous la connaissez : les tortures psychologiques, et une volonté des autorités policières à me faire avouer des supposés liens avec le mouvement des étudiants. On m’a traité comme un homme dangereux, A tout cela, il faut ajouter les incommodités de mon lieu de détention. La nuit les policiers passaient régulièrement pour vérifier ma présence, leur passages incessants dans le but de m’empêcher de dormir avaient pour objectif de briser mon moral.

FLAMNET-   Qu´est-ce qu´on vous reprochait réellement et qu´est-ce qui expliquait selon vous votre arrestation?

Le seul motif de mon arrestation  c’est  mon appartenance à  “Touche Pas à Ma Nationalité” un mouvement qui dérange, reste maintenant à savoir que les autorités n’avaient pas eu le courage de le signifier. Tout est devenu plus évident quand mon interrogatoire a commencé. Vers 19h00 j’ai été conduit dans le bureau du commissaire qui m’a interrogé sur mes liens avec Bakary Bathily, mon rôle éventuel  au sein du syndicat des étudiants. Il  a également indiqué que “mon mouvement est raciste parce qu’il est entièrement  composé de noirs”, là je lui ai répondu que “des mouvements Baathistes entièrement maures existent également”. On m’a présenté une liste  sur trois  pages  comportant   tous les appels entrants et sortants durant ces derniers jours et justement y figurait le numéro de Bakary Bathily et des sms que nous avons échangés. En réponse à cela j’ai déclaré que Bakary Bathily est un petit frère pour moi avec lequel j’entretiens des relations normales.

FLAMNET-  On vous accusait aussi de propager le “racisme et de profanation du drapeau national et de la préparation des destructions des biens”…

Oui je l’ai déjà dit, c’est le commissaire lui même qui l’a affirmé. Quant à la profanation  du drapeau national c’est tout simplement une accusation grossière, mensongère et  farfelue montée de toute pièces comme le dit l’adage quand on veut tuer son chien on l’accuse de rage. A l’évidence l’objectif était de trouver un prétexte pour décapiter notre mouvement, même le président de l’université pour des raisons personnelles a participé à cette diffamation. Il est évident que le régime qui s’est appuyé sur une justice aux ordres cherchait à nous diaboliser en prétendant l’existence d’un  plan  consistant à saccager les biens des citoyens. Cette accusation n’est pas surprenante puisque ce n’est pas la première fois, de plus on nous a même accusés d’enrôler pour nos marches des citoyens Sénégalais, maliens et Guinéens. Nous savons tous que ce pouvoir excelle par ses manipulations

FLAMNET- Le 25 mars a été décrété par le pouvoir comme journée de “réconciliation nationale” pensez-vous comme les sbires du système que les mauritaniens se sont réconciliés après la fameuse prière de Kaédi et qu´il n y a plus de problème pour les noirs et que comptez-vous faire à l´occasion ?

Parler de réconciliation nationale n’est qu’un leurre. En vérité comment peut-on parler de réconciliation alors que ce qui a provoqué la fracture entres les deux communautés ne cesse de prendre de l’ampleur au détriment des négros-mauritaniens que l’on veut assimiler et auxquels on refuse le droit de réagir. Le 24 Mars nous organisons un meeting et le 25 nous occuperons la rue pour faire comprendre que des criminels se promènent encore avec tous les honneurs. Ils doivent être  jugés car ils sont coupables de genocide contre la communauté négro-mauritanienne. La prière de Kaëdi n’a aucun sens, des génocidaires sont partis prier avec des négres de service qui ont versé quelques larmes de crocodile.

FLAMNET- Avez-vous des nouvelles du camarade Bakary Bathily porté disparu depuis bientôt des mois?

Bakary Bathily se porte bien, il a tout notre soutien et que Dieu le protège.

FLAMNET- Où en-êtes-vous avec votre appel à  l´unité de toutes les forces patriotiques du pays ? Où en est-on encore dans vos relations avec nos amis et camarades de l´IRA ? certains parlent de vos relations tendues avec notre frère Birame et qui disait tout récemment dans une interview avec Essirage ne pas vous connaitre personnellement ?

Nous avons tendu une main et nous attendons. Nous voulons l’unité  de toutes les forces négro-Mauritaniennes pour un bloc fort capable de défendre nos intérêts communs et obliger les pouvoirs publics à la reconnaissance de  notre identité. Touche Pas à Ma Nationalité n’a aucun problème avec qui que ce soit, Notre objectif, l’écroulement du système d’apartheid, je ne me tromperai jamais de cible. Quoi qu’on dise, les négro-Mauritaniens sont marginalisés dans ce pays raciste et c’est à nous et à nous seuls de défendre nos droits, notre  identité et notre dignité. Nous avons plus subi, nous sommes confrontés à de nombreux problèmes. Nos terres sont spoliées, nos langues dévalorisées, nous sommes marginalisés dans le partage du pouvoir et des richesses, nous sommes victimes d’un génocide et nos frères sont devenus des apatrides à causes du racisme d’ETAT et aujourd’hui, avec l’enrôlement l’état raciste montre clairement sa volonté de nous exclure. En ce qui concerne Birame,je précise que nous nous connaissons bien pour avoir été le Porte-parole du FLERE qu’il présidait en 2010.

FLAMNET   le 14 mars  les FLAM  ont célébré leur 29 ème anniversaire de lutte contre le Système qu´avez-vous à dire aux militants et sympathisants de ce mouvement?

 Je leur rends hommage et je leur demande surtout de travailler à  l’unité des  mouvements négro-Mauritaniens pour le triomphe de notre cause. Et qu’il faut donner la chance aux plus jeunes pour accorder au movement un nouveau souffle.

 FLAMNET- Votre dernier mot à nos lecteurs?

 Touche pas à ma nationalité entend poursuivre le combat pour la Justice et l’égalité en Mauritanie, et lançons un appel à tous les mauritaniens épris de paix et de justice pour la construction d’une nation égalitaire ou tous se reconnaissent citoyens à part entière.

FLAMNET-Merci camarade et la lute continue!

Propos recueillis par Kaaw Touré

Le 23 Mars 2012

WWW.FLAMNET.INFO

WWW.FLAMONLINE.COM