Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Les Femmes militantes et combattantes à l’honneur lors de journée anniversaire des Flam

altDans le cadre des festivités marquant le 29ème anniversaire de la création de notre mouvement, les Forces de libération africaines de Mauritanie, la section ouest européenne des Flam a organisé le 10 mars 2012 à Paris une journée de débats en hommage aux femmes militantes et combattantes. Trois grandes conférences ont été au centre des ces débats.

Ibrahima Abou Sall, membre fondateur des Flam a animé la première conférence sur le thème de: « Les Forces de libération africaines de Mauritanie :la longue marche »

 Madame Hapsa Bannor Sall, membre du conseil national des Flam  a animé une seconde  première conférence sur « Le rôle de la femme dans le combat de libération nationale en Mauritanie », enfin Madame Mariam Kane, présidente de l’Association des Femmes Mauritanienne du Fleuve (AFMAF) est intervenue sur le thème «  Le Pèlerinage d’ Inal, symboles et perspectives: le ressenti des femmes  ».

 C’est devant un public venu nombreux assister à cette rencontre que le camarade Cheikh Dieng en sa qualité de secrétaire général de la section a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous nos invités. Comme désormais, il est de tradition  à toutes nos manifestations, le camarade secrétaire général a invité le public à observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes du racisme en Mauritanie.

Monsieur cheikh Dieng a ensuite  souligné l’importance de cette journée dédiée aux femmes sans lesquelles « le combat que nous menons contre alttoutes ces injustices ne sauraient aboutir ».Citant en exemple quelques femmes  d’hier ainsi que celles d’aujourd’hui désormais devenues « des exemples de bravoures » dans notre mémoire collective nationale, il  a rendu  hommage à toutes les femmes qui « par leur engagement mais surtout par la force de leur conviction nous permettent de nourrir l’espoir que l’avenir sera radieux ».

Dans ce contexte de célébration du 29ème anniversaire de notre mouvement, Monsieur Ibrahima Abou Sall, ancien secrétaire général de la section  a pris la parole pour retracer l’histoire du mouvement depuis sa création le 14 mars 1983 à nos jours. Il a notamment insisté sur le rôle majeur joué par les différentes organisations et mouvements politiques noirs mauritaniens qui ont compris que seule la fusion pourrait venir à bout de ce système raciste et esclavagiste érigé en mode de gouvernement en Mauritanie. Monsieur Ibrahima Abou Sall est également revenu sur le contexte politique interne en Mauritanie dans les années 1980 et sur la publication du Manifeste du Négro mauritanien en 1986.

 altMadame Hapsa Bannor Sall  a débuté sa conférence par un émouvant hommage rendu à ses camarades de lutte aujourd’hui disparues. Dans une longue et brillante intervention, Madame Sall a retracé l’histoire de toutes ces femmes qui dans le monde ont lutté contre les injustices et résisté à l’oppression, citant ainsi les exemples de Rosa PARKS, devenue une icône emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États unis  en passant par celles qu’on a appelées « les oiseaux de la liberté » à savoir les femmes Tamoul, des mères de la place de mai en Argentine ou des Femmes guinéennes qui ont joué un rôle majeure dans le mouvement de libération nationale de la Guinée, celles dira-t-elle  qui ont « fait avancer la condition des femmes dans le monde entier car toute victoire à un lieu a un impact certain dans un autre endroit de la planète ».

 Revenant sur le cas mauritanien, madame Hapsa Bannor Sall a évoqué et cité l’exemple de Maitre Fatimata M’baye, présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme(AMDH), membre fondateur de l’association SOS-Esclaves et vice présidente de la fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). Toujours du coté des opprimés et des toutes les  victimes de la répression en Mauritanie, elle est la première femme africaine à recevoir le prix de Nuremberg en 1995, « cette distinction qui récompense une personnalité marquée par son combat pour le respect des droits de la personne humaine ». Ensuite Madame Sall est largement revenu sur le rôle majeur et la mobilisation quotidienne des épouses  des intellectuels et membres des Flam arrêtés en septembre 1986,  après la « publication du Manifeste du Négro mauritanien opprimé ». Une lutte acharnée, sans faille menée jour après jour devant les ministres mauritaniens de la justice, de l’intérieur, devant la prison civile de Nouakchott pour exiger un droit de visite et dénoncer les conditions de détentions de leur époux.

 Les massacres de militaires noirs mauritaniens dans les années 1990-1991 ont été aussi l’occasion d’importantes mobilisations d’épouses, mères, filles et sœurs de ceux que le régime raciste mauritaniens a injustement éliminés dans sa politique d’épuration ethnique. C’est dans le cadre de ces mobilisations que le « collectif des veuves » et « le comité des veuves » ont ont été crées  . Le combat des femmes continue aujourd’hui encore pour la reconnaissance du génocide mauritanien.

Mesdames Kadjata Malick Diallo,  députée à l’assemblée nationale mauritanienne et Aminetou Mint El Mokhtar, présidente de  l’Association des Femmes Chefs de Famille(AFCFM) sont également citées pour leur combat  contre les violations des droits de l’homme, et toutes les formes d’injustices que nous connaissons en Mauritanie.

 A la suite de Madame Hapsa Bannor Sall, Madame Yvette Adam a pris la parole pour faire un témoignage sur les femmes déportées mauritaniennes dans les camps au Sénégal et au Mali, leur combat au quotidien contre la misère, la famine, le désarroi de l’exil mais également contre l’injustice et le racisme dont elles sont victimes.

Madame Mariam Kane, présidente de l’Association des Femmes Mauritaniens du Fleuve(AFMAF) est revenue sur le pèlerinage à Inal auquel altelle a participé au nom de son association. Après avoir souligné les difficultés et les vexations rencontrées tout au long de ce voyage du fait de la présence sur leur route des éléments des forces de l’« ordre » mauritaniens, car « les autorités qui se reprochent certainement ces crimes ont essayé de tout mettre en œuvre pour que ce pèlerinage n’ait pas lieu ». Au cours de son intervention, Madame Kane a tenu à rendre un hommage appuyé aux veuves d’inal et a fustigé une fois de plus la politique des autorités mauritaniennes qui veulent « effacer les traces de la prison d’Inal »  pour détruire de notre mémoire collective le souvenir de nos morts. Malgré cette horrible volonté, « Inal restera un lieu de pèlerinage ». Madame Mariam Kane a conclu son intervention en appelant à la mobilisation de tous pour combattre la barbarie et mettre fin aux injustices que le peuple noir de Mauritanie vit depuis l’indépendance de ce pays.

Les différents intervenants qui se sont succédés ont tous rendu un vibrant hommage aux femmes car diront ils en substance  « derrière chaque grand homme, il y a toujours une grande femme »

 Le secrétaire général de la section  concluant la journée  a une nouvelle fois remercié tous les participants avec une mention spéciale à Yvette  Adam, Mariam Kane ainsi que toutes les organisations et associations mauritaniennes et étrangères qui ont pris part à cette célébration.

Pour finir il a souhaité un joyeux anniversaire aux Flam

 La lutte continue.

Le secrétariat à la communication.

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Flam Europe de l’Ouest.

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