Monthly Archives: December 2011
La mise au point des mandataires de la coordination des rapatriés du Brakna
Nous soussignés, mandataires de la coordination des rapatriés du Brakna avons lu les reportages publiés par deux représentants locaux de la presse écrite sur la marche pacifique de protestation que nous avons organisée le mardi 20 décembre.
Nous avons le regret de constater que certaines doléances exprimées devant les autorités locales n’ont pas été suffisamment relayées dans les colonnes de leurs journaux et sites électroniques. Sans mettre en doute leur compétence et leur bonne foi, nous tenons à préciser tout de même que dans la plate-forme adressée au Hakem de Boghé, les rapatriés exigeaient :
– Le respect strict des clauses de l’accord tripartite Mauritanie/Sénégal/HCR
– La restitution des biens confisqués ou leur indemnisation,
– L’insertion des jeunes rapatriés
– La réduction du personnel de l’ANAIR qui est pléthorique donc budgétivore
– L’accès aux services sociaux de base (eau, écoles, postes de santé)
– L’aménagement de terres cultivables
– L’assouplissement des conditions d’enrôlement des rapatriés car en plus du VRF ou de la copie du recensement, le CAC de Boghé exige d’autres pièces dont la plupart des candidats à l’enrôlement ne disposent pas encore (c’est le cas de l’acte de naissance) en raison des lenteurs administratives
En plus, nous nous insurgeons contre les agissements du Représentant de l’ANAIR à Boghé qui, par ses manœuvres dilatoires et sordides, sème la zizanie au sein des sites de rapatriés. De même, les deux facilitateurs que nous avions désignés pour nous représenter au sein de l’institution, ne jouent plus le rôle qui était censé être le leur et s’érigent au contraire en fossoyeurs de nos intérêts au profit de leurs ambitions personnelles égoïstes. Ainsi, tout engagement pris en nos noms par MM. Sada Dia et Amadou Samba Bâ ne nous concernent plus.
Enfin, nous tenons à préciser que le bureau de la coordination, soucieux de la légalité, a bien adressé une demande d’autorisation, quelques jours avant la marche, au Hakem de Boghé qui l’a rejetée. Face à l’urgence et à la gravité de notre situation, nous avons décidé d’organiser une marche pacifique suivi d’un sit-in devant la mouqata’a pour mieux faire entendre nos voix.
Les mandataires : Mamadou Abdoul Sow, Abou Demba Sow et Amadou Aliou Bâ
Communiqué du mouvement Touche pas à ma nationalité
Mardi 20 décembre la localité d’Adel Begrou située à quatre kilomètre de la frontière avec le Mali a été le théâtre d’une attaque d’Aqmi. Après le mitraillage du poste de la gendarmerie, les assaillants ont enlevé un gendarme et récupéré des armes et des munitions. Cette attaque n’est malheureusement pas la première et ne sera certainement pas la dernière.
Devant une pareille situation, le mouvement “Touche pas à ma nationalité” rend responsable les autorités Mauritaniennes qui, au lieu de consacrer leurs forces à la défense et à la sécurisation de nos frontières, se complaisent à instaurer un véritable état de siège dans la vallée du fleuve dont les habitants ont pour seul tort d’être noirs. L’Etat a en effet envoyé près de huit véhicules militaires en renfort contre des manifestants pacifiques à Kaédi qui ne faisaient que réclamer leurs droits !
Si l’armée mauritanienne ne parvient pas à assurer la sécurité de nos frontières c’est parce que nos militaires se sont spécialisés dans la frustration d’une partie de la population sans cesse rackettés .
Devant une telle situation, le mouvement “Touche pas à ma nationalité” exhorte les autorités à reconnaître qu’une armée constituée sur des bases raciales et non sur des critères de compétence et d’aptitude ne sera jamais en mesure de garantir la sécurité des citoyens, les différentes incursions d’aqmi sur le sol Mauritanien le démontrent.
Une fois de plus, le mouvement rappelle aux autorités que la priorité doit être la sécurisation des frontières et non la répression des citoyens qui manifestent pacifiquement.
Nouakchott le 22 decembre 2011
Mouvement Touche pas à ma nationalité
Flamnet-Agora: Le Wali de Kaëdi veut diviser pour mieux régner par Gando Dia
Le 17 Décembre 2011, la jeunesse Kaëdienne avait décidé de manifester dans les rues de la capitale du Gorgol à la suite de l’ emprisonnement arbitraire et infondé du jeune Abass Kane Originaire du village de Bagodine situé à 45 kilométres de kaédi, venu accompagner son père âgé de 96 ans, aveugle pour le faire recenser au centre d’accueil de Kaédi où les choses impensables n’auraient jamais pu se passer compte tenu de l’âge et de la situation de handicap du père d’Abass Kane. Les agents de recensement toujours avec les mêmes excès de zèle, et avec la même volonté d’humilier et de poser d’ennuis sérieux aux futurs candidats au fameux papier à la carte , plus précisément le responsable Mr Mohamed El Moctar Ould Behey, avait ordonné au jeune de sortir du centre, ce dernier lui précisa, qu’ il accompagnait une personne âgée et de surcroit aveugle, donc ne pouvait le laisser seul sans surveillance. Se croyant à la place du roi, le chef du centre, méprise et insulte au vu et au su de tous, le jeune Abass Kane , qui lui aussi à juste titre a réagi à la provocation et à l’humiliation, puis une altercation et échanges virulents s’en suivent. Immédiatement, le responsable du centre et ses camarades agents recenseurs se précipitent au commissariat pour porter plainte contre le jeune, qui depuis le 13 Décembre dernier est en prison dans un pays ou la justice est inféodée au pouvoir du putschiste, le général Abdel Aziz ,ou l’on ne cherche à mener une enquête sérieuse….
Ce qui me révolte en tant que citoyen et natif de la ville de Kaëdi, c’est l’attitude irresponsable et anachronique du gouverneur de la ville, celle des élus locaux complices d’une telle politique de mépris vis à vis de leurs administrés mais encore celle des Imams ou chefs religieux qui emboitent le pas, sans comprendre les enjeux aux politiques qui pratiquent depuis des lustres dans notre région la politique du ventre et de la désinformation pour le seul but de se maintenir à leurs différents postes usurpés.
Le Gouverneur de Kaëdi, dans cette épreuve difficile ou la ville était assiégée, les activités de la ville complétement paralysée a voulu jouer à la politique de diviser pour régner, une méthode classique d’une autre époque, qui malheureusement ne marchera plus jamais dans notre ville. Il tenait à séparer la communauté pulaar ; la communauté Soninké et la communauté Haratine pour mieux réussir à casser le mouvement des jeunes, c’était vraiment peine perdue pour lui . Et la détermination au beau fixe.
Ses rencontres discrètes avec les uns et les autres ont été immédiatement dévoilées , tous convaincus que désormais seule l’unité peut sauver la Mauritanie , ils ont refusé la corruption morale et matérielle au profit de la cohésion régionale et nationale, encore une fois toutes mes félicitations à ces hommes de valeur à la pointure du jeune Lehbouss de l’IRA qui refusait 110 millions d’ouguiya du général, choisissant sa dignité et la noblesse de sa lutte contre l’esclavage et le racisme d’état. Je constate que le wali ou gouverneur régional a failli à son devoir,il doit immédiatement être relever de ses fonctions et poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale et à la division en période de crise, lui qui était sensé sécuriser, unir , protéger, jouait terriblement avec le feu en opposant les uns aux autres à des fins politiciennes.
Quant aux élus, c’est la honte, pratiquement ou presque tous natifs de la ville de Kaëdi, s’adonnent à une politique dangereuse , celle qui consiste à plaire au Général, comme au temps de Taya, faisant croire qu’ils drainent , assez de monde derrière eux, alors qu’il n’en est rien. En réalité , ils ne peuvent même pas mobiliser leurs propres familles, le réveil des kaédiens est spontané, on ne peut plus les mentir, on ne peut plus tricher avec eux. Nos Imams et chefs religieux aussi, malheureusement , sans rien comprendre à la danse ont été subtilement utilisés pour venir au secours des politiques , nous leur demandons garder la ligne de leurs obligations religieuses,.la politique et la religion ne font pas bon ménage sous risque de tomber dans les pièges, dans les mensonges dans la corruption et d’autres vices qui handicaperont la société. Ils doivent lire strictement sans parti pris la religion , l’Islam et sans y rajouter leur égo et leur idéologie souvent importée, ainsi, ils pourront garder leur aura, dignité et personnalité.
Partout dans le monde ou les religieux se sons subordonnés aux politiques, ils ont réussi à briser la démocratie à créer un malaise au sein de la société par des partis pris non pas religieux mais politiques, nous pouvons entre autre prendre l’exemple de la pratique de l’esclavage et d’autres tares de la société Mauritanienne , je demande alors aux Imams et aux religieux de la ville de Kaëdi d’observer leur neutralité et de refuser à tout prix de servir les oppresseurs et des élus peu soucieux de l’harmonie et de la cohésion sociale, au vu de leur bilan catastrophique et surtout en cette période de crise et de sécheresse ou rien n’est fait pour soulager la souffrance des populations.
Je finirai mon message, en lançant un appel au général Abdel Aziz afin qu’il revoye sa copie sur ce recensement discriminatoire et surtout qu’il est mené par des hommes qui ne sont pas à la hauteur de la tâche, c’est bien ceux qui ont saigné la Mauritanie depuis des années et ceux qui ont endeuillés la vallée qui continuent en toute impunité à sévir sans le moindre carton rouge de la part d’un Président qui s ‘est autoproclamé ,”Président des pauvres”‘ Et pourtant , il n’ y a que ces pauvres qui continuent à souffrir, la gabegie, le racisme, le népotisme et autres méthodes ont prix le dessus sur un véritable état de droit., mon général, le slogans et la démagogie ne trompent plus grand monde
Sachons une chose, si rien n’est fait pour arrêter à temps cette hémorragie, notre jeunesse finira par déborder, alors ” mieux vaut tard que jamais,” faisons quelque chose dès maintenant et arrêtons de se tirer dans les pattes, personne n’y gagnera.
Wa salam.
Gando Dia dit Mamadou Aly
Citoyen du monde et militant des Droits de l’Homme.
Massy le 20 Décembre 2011
Déclaration du comité de paix pour la défense de Biram et de l´IRA
Il nous a été révèle un projet odieux de liquidation physique du Président de IRA Mauritanie, Monsieur Biram Dah Abeid. Ce projet initié par certaines tribus proches du pouvoir devrait être mis en œuvre par trois militaires de la tribu Idey Chili.Il fait suite au pèlerinage organisé par notre mouvement à INAL. L’objectif de ce pèlerinage était de se recueillir sur les tombes des 154 militaires noirs mauritaniens tués par leurs frères d’armes. 28 parmi ces victimes ont été pendues la nuit du 27 au 28 novembre 1990, pour célébrer la fête de l’indépendance nationale. Outre ce recueillement, le voyage d’INAL a permis d’informer l’opinion nationale et mondiale sur les graves violations de droits de l’Homme au sein de l’armée mauritanienne et d’appeler au règlement définitif de toutes les questions relatives à la tentative de génocide contre les populations noires.Le comité de paix pour la défense de Biram et de l’IRA s’insurge contre ce complot visant à déstabiliser le pays.
Le comité, rappelant son engagement pacifique pour la protection de Biram et du mouvement IRA :
– Tient l’Etat Mauritanien, responsable de tout ce qui arrive à son président,
– Prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la bonne santé physique et mentale de Biram Dah Abeid,
– Rappelle qu’il fait don de sa vie pour défendre Biram et son mouvement,
– Réitère son engagement à subir la mort et son refus total de donner la mort,
– Met en garde contre toute tentative de déstabilisation du mouvement pacifique de lutte contre l’esclavage et l’exclusion,
– Reste déterminé à poursuivre auprès de Biram et des dirigeants de l’IRA, la défense des droits des exclus et des laisser pour compte quelques soient leur race, leur origine ethnique, leur sexe ou leur religion.
Pour Le comité
L’éditorial de La Nouvelle Expression : Non, mon Général
Le Général Ould Meguett nie les tueries au sein de l’armée et accuse les « maladies diarrhéiques ». Le patron du Bureau d’Etudes et de la Documentation, BED (renseignement), dit que les civils et militaires victimes de la barbarie, voire de la bestialité de leurs compatriotes ou compagnons d’armes sont morts à cause de la diarrhée. Plus de 500 tués, victimes de la diarrhée. Où sont leurs tombes et pourquoi ils ont été enterrés sans sépulture, une obligation musulmane, pourtant ?
Mon Général, que vous affirmez devant les rescapés et les orphelins que vous êtes accusé à tort, passe encore ; que vous clamez que votre nom, cité dans la liste des présumés assassins et tortionnaires, est anormal car vous ne pouvez faire mal à une mouche, c’est votre droit le plus absolu. On peut le comprendre.
Mais de là à banaliser la mort de tant de compatriotes qui, plus est, étaient vos compagnons d’armes, cela ne peut relever que d’une cruauté rare ; en tout cas un manque criant d’esprit du corps. Une telle attitude nous fixe sur votre personne, tout comme elle renseigne sur votre vision.
Mon Général, le monde entier sait maintenant combien les purges au sein de notre armée furent sanglantes ; combien l’assassinat gratuit était courant. Il ne sert donc plus à rien de le nier, encore moins de vouloir l’occulter. Ce serait au mieux prendre les citoyens de ce pays et du monde comme des idiots ; et au pire, insulter la mémoire des disparus, alors même que les Mauritaniens (dans leur grande majorité), maintenant bien au fait des atrocités dont se sont rendus coupables certains membres des forces armées, cherchent à panser les plaies et tourner la page.
Mon Général, votre façon de raisonner va même à l’encontre des actes déjà posés par le Président Ould Abdel Aziz qui a reconnu les faits, demandé pardon et prié à Kaédi pour le repos des assassinés d’Inal, de Jreida, d’Azlat et d’ailleurs. Ou bien, voulez-vous insinuer qu’Ould Abdel Aziz n’avait pas à demander pardon à des soldats morts après une crise de diarrhée ?
Non, mon général, retirez cette insulte qui n’honore point un officier de votre rang, car nulle part au monde on a vu, d’un coup, plus de 500 soldats, presque tous de la même ethnie, mourir, comme ça, de leur belle mort, après une attaque de diarrhée. En tout cas, ce serait la première fois qu’une diarrhée aussi sélective s’attaque à nos soldats !
La Mauritanie n’a pas besoin d’affront ; elle veut avancer en assumant son histoire, même la plus cruelle. Au moment des faits incriminés, vous étiez capitaine. Vous et d’autres membres des forces armées ont été accusés d’avoir commis des atrocités. Ce n’est donc pas toute l’armée mauritanienne qui est accusée et vous êtes présumé innocent jusqu’à ce que votre culpabilité soit établie par une juridiction compétente.
Mon Général, la Mauritanie, notre pays a trop souffert du négationnisme. Cette page doit être tournée pour le bien de cette Mauritanie qui nous a tout et tant donné mais que certains continuent à triturer et vouloir plonger dans la mouise. Tous, ensemble, nous devons prier pour l’âme de nos morts ; nous leur devons vérité pour qu’ils reposent en paix.
Reconnaître la vérité c’est d’abord reconnaître les mouroirs d’Azlat, de Tiguint, de Nbeika, d’Atar, de Nouadhibou, d’Aleg, de F’derik, d’Inal ou de Jreida. Le devoir de vérité. Le devoir de mémoire. Le devoir de justice. Avant les réparations et le pardon. Avec sérieux et loin de cette « commission du passif humanitaire » qui donne l’aumône à certains et omet le grand nombre.
Mon Général, il est temps pour nous tous de prendre de la hauteur. Il est temps de cesser de recouvrir du voile de la honte les sépultures sans prière de tous ces morts qui continuent d’interpeller les vivants. Il est temps d’arrêter d’accuser les mouches ou les moustiques ; le béribéri ou le choléra. Les enterrés de Sori Malé, les entassés de Wothie, à ce que l’on sache, ne souffraient ni de palu ni de courbatures.
De deux diarrhées, Mon général, il faut se méfier : la diarrhée « ventrale » et la diarrhée verbale…
Seydi Moussa Camara- La nouvelle Expression




