Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 21/08/2013

Officiel : report des élections au 23 novembre !

altLe Comité Directeur de la CENI, s’est réuni, en session extraordinaire, ce mercredi, 21 Août 2013, sous la présidence du Dr Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, Président de la CENI, pour étudier une requête émanant du Comité de Suivi.
Par cette lettre, le Comité de Suivi a demandé voir reportées les dates des élections législatives et municipales initialement prévues le samedi 12 Octobre 2013 pour le premier tour et le samedi 26 Octobre 2013 pour le deuxième tour.
Après avoir délibéré, le Comité Directeur de la CENI, a adopté la délibération dont la teneur suit :
“Article 1er : les élections législatives et municipales initialement prévues au samedi 12 Octobre 2013 pour le premier tour et samedi 26 Octobre 2013 pour le deuxième tour, sont reportées au samedi 23 Novembre 2013, pour le premier tour et au samedi 7 Décembre 2013, en cas de deuxième tour.
“Article 2 : les dossiers de déclaration de candidatures déposés et non validés devront être renouvellés.
“Article 3 : le Président du Comité Directeur de la CENI est chargé de l’exécution de la présente délibération qui sera publiée partout où besoin sera et au Journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie”.
 

source : ceni.mr  

 

Report des élections d’octobre: Un nouveau piège à cons ?

altSelon divers de nos informateurs, il découle, des négociations entre le pouvoir, la CENI et la CAP, que le principe du report des élections, initialement prévues le 12 octobre prochain, est acquis. Les différentes parties continuent à discuter, non seulement, de sa durée mais, aussi, de ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour arriver à des élections consensuelles ; en somme, accéder aux revendications et de la CAP/AP et la COD. Les réunions se poursuivent activement. Toujours selon les mêmes sources, le comité de suivi et la CENI plancheraient sur des « mesures d’accompagnement ». Comme on le sait, c’est le président de la République lui-même qui a évoqué l’idée, lors du show de Néma, d’un report, en le limitant à trois semaines, mais c’est, peut-être, justement cette limite arrêtée par le Raïs qui rend ardue les négociations. La majorité redoute, très certainement, de susciter l’ire de son chef, en acceptant de reporter les élections sine die, comme l’avait annoncé, il y a quelques jours et à la surprise générale, le secrétaire général de l’APP, Ladji Traoré. La déclaration rendue publique, dimanche, par ledit parti, est venu rectifier le tir. Elle ébauche les mesures d’accompagnement à mettre en œuvre, quand l’ensemble des acteurs se seront mis d’accord sur le délai.

Mais, au-delà de la controverse – le Président est-il habilité à faire telle annonce ? – force est de constater que le délai paraît fort court, au vu de l’ampleur des actions à réaliser. On se croirait en mai-juin 2009, avant les négociations de Dakar. Un report de quelques semaines avait conduit le FNDD de l’époque de participer à la présidentielle de juillet. Mais, comme l’a, d’ailleurs et à juste titre, fait observer Yahya Ould Wagf, président d’ADIL, il est matériellement impossible de réaliser, en moins de trois mois, l’audit du travail effectué depuis bientôt trois ans, par l’agence d’état-civil ; revoir le travail du RAVEL ; ouvrir la CENI à la COD, si jamais celle-ci était intéressée par les élections, et fonder un observatoire des élections, sans même parler de mettre en place un gouvernement d’union… En réalité, il n’y a qu’une unique question, de fond : la gestion concertée du processus électoral. La COD et le pôle CAP/AP sont d’accord là-dessus.

Certains observateurs de la place se demandent si le pouvoir n’est pas en train de tendre un piège à l’opposition, comme il avait réussi à le faire, en 2009. Une chose est, en tout cas, certaine : si l’opposition se hasarde à accepter ce délai officieux qui circule depuis quelques jours, elle se fera, une fois encore, laminer par la majorité dont le chef et son gouvernement sont en campagne depuis plus d’une année. Dans une déclaration, au cours d’un meeting de la COD, le 18 août, à l’ancienne Maison des jeunes, Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP, a prévenu : « L’opposition n’acceptera plus de tomber dans le piège, ni de  se faire mordre deux fois dans le même trou ». Ould Maouloud, qui était des négociations de Dakar, rappelle : « En 2009, nous nous sommes trompés, en participant aux élections. Nous l’avons fortement regretté et, nous rendant compte que nous étions tombés dans un piège dangereux, nous nous en sommes mordus les doigts. On ne nous y reprendra plus. »

Si l’on s’en tient à ses déclarations, la COD reste donc, à ce jour, sur sa position de boycott. Par contre, le pôle CAP/AP paraît déterminé à arracher des garanties sérieuses, de la part du pouvoir, pour permettre, à tous les acteurs politiques, de participer aux prochaines élections. Faute de quoi, Messaoud et les soutiens de son initiative emboîteraient le pas à la COD, ce qui entamerait, lourdement, la crédibilité démocratique du pays. Un résultat qui n’arrangerait, évidemment, personne. Dès lors, il appartient, aux uns et aux autres, de faire des sacrifices, pour permettre, aux Mauritaniens, de renouveler, dans la sérénité, leurs représentations. Il y va de l’intérêt de tous.

Dalay Lam

Source: Le calame


    

    

Détails des négociations majorité/opposition dialoguiste sur les élections

altL’hebdomadaire Alakhbar Info a révélé, mercredi, les détails des négociations, entre majorité et opposition dialoguiste, sur le report des élections législatives et municipales, prévues le 12 octobre 2013.
Selon l’hebdomadaire, la Coalition des Partis de la Majorité (CPM) et la Convention pour l’Alternance Pacifique (CAP) se sont entendues sur quatre points. Ceux-ci se résument sur le report des élections, l’élargissement de la CENI, la mise en place d’un observatoire de surveillance des élections et sur la constitution d’une commission parlementaire pour enquêter sur  l’Agence chargée de l’Etat Civil.
Concernant le report des élections, la CENI serait prête à accepter une nouvelle date que lui proposeront les deux parties. En effet, “la CPM propose un report de cinq semaines, alors que la CAP veut que la date soit fixée entre décembre 2013 et janvier 2014 “.
Et par cet accord, le président mauritanien, Mohamed Ould Abel Aziz, s’engagé à remplacer les actuels ministres en charge des élections (Intérieur, Justice  et Communication et des Relations avec les Parlements) par d’autres apolitiques, ajoute Alakhbar Info.

Source: Alakhbar