Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 12/08/2013

Kaédi : Pléthore de candidats à la candidature et dissensions

altLes différentes tendances de l’UPR sont à couteaux tirées à Kaédi. La mission du parti/Etat, envoyée dans la capitale régionale du Gorgol, n’a pas pu aplanir les divergences du reste très vives. Idrissa Diarra, l’ancien ministre de l’Environnement en a fait le constat amer, lors de la réunion tenue dimanche. Il s’est rendu compte des frictions entre les différents cadres et le fossé qui les sépare de leur base.

Dés lors, aucun consensus n’a été noté au cours de cette réunion qui s’est terminée en queue de poisson.

Pour la mairie de Kaédi, Sow Moussa Demba dit Tschombé est candidat à la candidature. L’édile de Kaédi, en dépit d’un bilan jugé « catastrophique » postule pour sa propre succession. Il sera confronté à Bakary Koïta qui espère bénéficier de l’investiture du parti.

Pour la députation, c’est la ruée. Pas moins d’une dizaine de candidats à la candidature, même des plus insolites de collecteur et même des femmes commerçantes, sont notées. Avec un air de revanche, l’ancien ministre de l’hydraulique et de l’énergie et ancien député, Kane Moustapha souhaite retrouver son fauteuil à l’Assemblée nationale. L’ancien gouverneur Diallo Amadou, l’ambassadeur de Mauritanie au Sénégal Aly Ould Heïba sont également candiats à la candidature.

Le rajeunissement de la classe politique tant clamé n’est pas pour demain. D’autant que ce remue ménage ne consacrera que de vieux dinosaures blanchis sous le harnais.

Face à ces candidatures pléthoriques, le missionnaire de l’UPR les a tout bonnement renvoyées aux sections de base afin que celles-ci cautionnent leurs candidatures.Toute cette procédure qui sera consignée dans des PV devra se faire au plus tard le 15 août.


 

Source:Le calame

 

Coordination de l’Opposition Démocratique: Pourquoi la COD boycotte les élections convoquées par le pouvoir en place ?

  • altC’est parce qu’il y’a eu, au départ, violation du calendrier constitutionnel des élections que le pays s’est trouvé dans une situation de vide électoral majeur ne pouvant être comblé que par un consensus entre toute la classe politique, excluant par définition toute décision unilatérale. Or, les élections actuelles excluent toute l’opposition et confirment la volonté de fuite en avant du pouvoir, encouragé il est vrai par la complaisance de certains membres de la communauté internationale, à l’instar du Gouvernement Français sous Sarkozy, pour ne citer que cet exemple, et dont le peuple mauritanien attend toujours la rectification
  • Les autorités en charge du dispositif électoral actuel (Premier Ministre, Directeur de l’Etat Civil, responsable central du fichier électoral etc.) sont les mêmes que celles qui avaient été à l’origine du sabotage de l’Accord de Dakar et qui avaient organisé le dispositif de manipulation électorale dénoncé à travers notamment les recours déposés par les candidats à la dernière présidentielle en 2009
  • Aujourd’hui, il n’ya pas de fichier électoral puisque celui qui existait a été purement et simplement détruit pour permettre au pouvoir de différer indéfiniment toute élection au nom d’une prétendue reconfiguration de l’état-civil par la calamiteuse opération d’enrôlement. Or l’enlisement de cette opération organisée par une Agence opaque et partisane excluant pour le moment au moins une grande partie du corps électoral ( notamment les citoyens dans les communes rurales, les mauritaniens de l’étranger etc..)ôte toute validité aux élections envisagées. L e Ravel   établi sur cette base est donc taillé sur mesure et ne fait que consacrer la discrimination et l’exclusion d’une partie du corps électoral
  • Les autorités de régulation des élections (Conseil constitutionnel et CENI) et des média publiques ne donnent aucune garantie de neutralité pour des élections libres, honnêtes et transparentes
  • La campagne électorale tapageuse et dispendieuse engagée par le pouvoir avant même l’annonce officielle des élections et utilisant abusivement des moyens considérables de l’Etat disqualifie ces élections, ôtant toute signification à la compétition électorale. Aussi, Les paramètres fondamentaux d’une élection libre, honnête et transparente ne sont pas remplis (neutralité de l’administration, non utilisation des moyens de l’Etat et de la puissance publique à des fins politiques, implication de hiérarchie militaire et de sécurité dans la compétition électorale etc…).

DE CELA IL DECOULE QU’IL Y A UNE VOLONTE MANIFESTE ET DELIBEREE DU POUVOIR ACTUEL D’EXCLURE L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE EN LA METTANT DANS L’IMPOSSIBILITE D’ACCEPTER DES ELECTIONS ORGANISEES DANS DE TELLES CONDITIONS.

Aussi , la COD proclame solennellement :

  • sa décision de boycotter cette mascarade électorale
  • sa ferme volonté de déployer tous les moyens légitimes pour lui faire échec
  • son engagement à travailler avec les autres forces démocratiques d’opposition pour barrer la route à cette mascarade
  • Sa conviction que seules des élections réellement consensuelles sont de nature à faire sortir le pays de la crise et donc sont les seules acceptables.

                                                                                          

Nouakchott, le 12 Août 2013

Le Conseil des Présidents


    

    

Elections d’octobre 2013 : Les 11 partis de la COD ont décidé de boycotter le scrutin

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Les onze partis de la coordination de l’opposition démocratique ont décidé, à l’unanimité, de boycotter les élections  municipales et législatives  fixées par la CENI  et appuyées par la majorité présidentielle. L’annonce a été faite au cours d’un point de presse tenu, ce lundi 12, à l’hôtel Wissal. Une décision accueillie par une salve d’applaudissements et  qui ne surprend pas les observateurs de la place dans le mesure où la convocation du collège électoral par le gouvernement et peu avant, le lancement du RAVEL, se sont faits sans concertation  aucune avec les autres pôles politiques. Fidèle à sa ligne, la COD justifie sa décision par le refus du pouvoir d’engager un dialogue franc et sincère pour permettre l’organisation consensuelle d’élections inclusives.  Pour la COD, seul un dialogue franc et sincère peut permettre à la Mauritanie de sortir de sa crise multiforme qu’elle vit depuis 2009, estime la COD avant de préciser à l’endroit du pouvoir que ce boycott sera actif. La coordination de l’opposition démocratique ne ménagerait aucun effort pour « empêcher pacifiquement la tenue des élections ».  Elle a donné rendez-vous à ses militants et sympathisants.
La décision de la COD est venue mettre fin aux nombreuses spéculations sur la dislocation, parce que tout simplement certaines de ses composantes étaient suspectées de vouloir aller aux élections.
Reste à  connaître la décision du pôle CAP/AP entré en pleine concertation depuis quelques jours. Ce pôle dont la position évolue depuis qu’il a vertement critiqué la décision unilatérale de la CENI de  lancer le RAVEL et celle du pouvoir de convoquer le collège électoral  pourrait emboîter le pas à la COD  si les rencontres entre  les présidents du comité de suivi des accords du dialogue national  et   celle  annoncée pour imminente entre le président Messaoud et le président  Mohamed Ould Abdel Aziz ne contribuent pas à faire baisser la tension et donc à renouer le fil du dialogue.
La conférence de presse a vu la participation de  Ely Ould Mohamed Vall,  les ex colonels  Ould Boubacar  et Ould Lekhal.
Source: Le calame