Monthly Archives: August 2013
Kaédi : Pléthore de candidats à la candidature et dissensions
Les différentes tendances de l’UPR sont à couteaux tirées à Kaédi. La mission du parti/Etat, envoyée dans la capitale régionale du Gorgol, n’a pas pu aplanir les divergences du reste très vives. Idrissa Diarra, l’ancien ministre de l’Environnement en a fait le constat amer, lors de la réunion tenue dimanche. Il s’est rendu compte des frictions entre les différents cadres et le fossé qui les sépare de leur base.
Dés lors, aucun consensus n’a été noté au cours de cette réunion qui s’est terminée en queue de poisson.
Pour la mairie de Kaédi, Sow Moussa Demba dit Tschombé est candidat à la candidature. L’édile de Kaédi, en dépit d’un bilan jugé « catastrophique » postule pour sa propre succession. Il sera confronté à Bakary Koïta qui espère bénéficier de l’investiture du parti.
Pour la députation, c’est la ruée. Pas moins d’une dizaine de candidats à la candidature, même des plus insolites de collecteur et même des femmes commerçantes, sont notées. Avec un air de revanche, l’ancien ministre de l’hydraulique et de l’énergie et ancien député, Kane Moustapha souhaite retrouver son fauteuil à l’Assemblée nationale. L’ancien gouverneur Diallo Amadou, l’ambassadeur de Mauritanie au Sénégal Aly Ould Heïba sont également candiats à la candidature.
Le rajeunissement de la classe politique tant clamé n’est pas pour demain. D’autant que ce remue ménage ne consacrera que de vieux dinosaures blanchis sous le harnais.
Face à ces candidatures pléthoriques, le missionnaire de l’UPR les a tout bonnement renvoyées aux sections de base afin que celles-ci cautionnent leurs candidatures.Toute cette procédure qui sera consignée dans des PV devra se faire au plus tard le 15 août.
Source:Le calame
Coordination de l’Opposition Démocratique: Pourquoi la COD boycotte les élections convoquées par le pouvoir en place ?
C’est parce qu’il y’a eu, au départ, violation du calendrier constitutionnel des élections que le pays s’est trouvé dans une situation de vide électoral majeur ne pouvant être comblé que par un consensus entre toute la classe politique, excluant par définition toute décision unilatérale. Or, les élections actuelles excluent toute l’opposition et confirment la volonté de fuite en avant du pouvoir, encouragé il est vrai par la complaisance de certains membres de la communauté internationale, à l’instar du Gouvernement Français sous Sarkozy, pour ne citer que cet exemple, et dont le peuple mauritanien attend toujours la rectification- Les autorités en charge du dispositif électoral actuel (Premier Ministre, Directeur de l’Etat Civil, responsable central du fichier électoral etc.) sont les mêmes que celles qui avaient été à l’origine du sabotage de l’Accord de Dakar et qui avaient organisé le dispositif de manipulation électorale dénoncé à travers notamment les recours déposés par les candidats à la dernière présidentielle en 2009
- Aujourd’hui, il n’ya pas de fichier électoral puisque celui qui existait a été purement et simplement détruit pour permettre au pouvoir de différer indéfiniment toute élection au nom d’une prétendue reconfiguration de l’état-civil par la calamiteuse opération d’enrôlement. Or l’enlisement de cette opération organisée par une Agence opaque et partisane excluant pour le moment au moins une grande partie du corps électoral ( notamment les citoyens dans les communes rurales, les mauritaniens de l’étranger etc..)ôte toute validité aux élections envisagées. L e Ravel établi sur cette base est donc taillé sur mesure et ne fait que consacrer la discrimination et l’exclusion d’une partie du corps électoral
- Les autorités de régulation des élections (Conseil constitutionnel et CENI) et des média publiques ne donnent aucune garantie de neutralité pour des élections libres, honnêtes et transparentes
- La campagne électorale tapageuse et dispendieuse engagée par le pouvoir avant même l’annonce officielle des élections et utilisant abusivement des moyens considérables de l’Etat disqualifie ces élections, ôtant toute signification à la compétition électorale. Aussi, Les paramètres fondamentaux d’une élection libre, honnête et transparente ne sont pas remplis (neutralité de l’administration, non utilisation des moyens de l’Etat et de la puissance publique à des fins politiques, implication de hiérarchie militaire et de sécurité dans la compétition électorale etc…).
DE CELA IL DECOULE QU’IL Y A UNE VOLONTE MANIFESTE ET DELIBEREE DU POUVOIR ACTUEL D’EXCLURE L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE EN LA METTANT DANS L’IMPOSSIBILITE D’ACCEPTER DES ELECTIONS ORGANISEES DANS DE TELLES CONDITIONS.
Aussi , la COD proclame solennellement :
- sa décision de boycotter cette mascarade électorale
- sa ferme volonté de déployer tous les moyens légitimes pour lui faire échec
- son engagement à travailler avec les autres forces démocratiques d’opposition pour barrer la route à cette mascarade
- Sa conviction que seules des élections réellement consensuelles sont de nature à faire sortir le pays de la crise et donc sont les seules acceptables.
Nouakchott, le 12 Août 2013
Le Conseil des Présidents
Elections d’octobre 2013 : Les 11 partis de la COD ont décidé de boycotter le scrutin

Mauritanie: trois scénarios pour un report des élections (source dans la majorité)
ALAKHBAR (Nouakchott)- Trois scénarios se dessinent pour un report des élections municipales et législatives en Mauritanie prévues le 12 octobre 2013, révèle à Alakhbar une source au sein de la majorité présidentielle.
Premièrement, les autorités concernées pourraient accepter de reporter les élections, à condition que toutes les formations politiques acceptent d’y participer.
Le deuxième scénario c’est que la justice pourrait déclarer “recevable” la plainte du parti El Wiam (Opposition), et juger “illégale” la convocation du collège électoral en octobre.
Pour rappel, El Wiam précise que juridiquement on n peut pas convoquer le collège électoral avant la clôture des inscriptions sur les listes électorales.Et le dernier scénario se repose sur une décision de la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI) qui pourrait annoncer son incapacité technique d’organiser les élections en octobre.
Touche pas a ma Nationalité/ Déclaration
Malgré un dossier en conformité avec les textes et règlements en vigueur en la matière, les autorités, par l’entremise du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, ont refusé de reconnaître le Parti Radical pour une Action Globale (RAG). Pour justifier leur décision, les pouvoirs publics invoquent l’article 06 de l’ordonnance 91-024 du 25 juillet 1991 relative aux partis politiques modifiée par la loi 91.014 du 12 juillet 1994. Prétexte fallacieux s’il en est puisque le RAG, de par sa composition, est représentatif de la diversité mauritanienne, à la différence de bien d’autres partis d’obédience nationaliste arabe composés exclusivement de Maures. C’est plutôt pour ce qu’il représente que le RAG a été rejeté : la volonté de déconstruire le système raciste et esclavagiste qui régit la Mauritanie depuis l’indépendance. Touche pas à ma nationalité:
Exprime sa solidarité totale et entière avec le RAG et condamne les manœuvres dilatoires des pouvoirs publics, en totale contradiction avec les textes en vigueur, qui visent à priver le Parti Radical pour une Actionde son droit à la reconnaissance.
Rappelle aux autorités que l’entreprise de déconstruction de ce système inique et indigne est définitivement entamée et qu’elle se fera avec ou sans leur accompagnement.
Nouakchott, le 9 aout 2013
Pour La Coordination,
Dr Alassane Dia




