Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 20/07/2013

Nord du Mali: au moins un mort dans des violences à Kidal et le djihadiste Mokhtar Belmokhtar inculpé

alt

BAMAKO (Mali) – Au moins une personne a été tuée dans la nuit de jeudi à vendredi lors de violences entre des Touareg et des populations noires à Kidal (nord-est du Mali), à neuf jours du premier tour de la présidentielle, a appris l’AFP de sources militaires et administrative. Jeudi soir dans le centre de Kidal, il y a eu des coups de feu entre un groupe de touareg accusés d’être du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion) ou proches du MNLA, et des populations noires, a déclaré une source militaire africaine, selon laquelle il y a eu au moins un mort. Ces violences ont été confirmées par l’entourage du gouverneur de la ville.

Par ailleurs les autorités judiciaires new-yorkaises ont annoncé l’inculpation du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar pour l’attaque du complexe gazier d’In Anemas en Algérie en janvier dernier. Au moins 38 otages de dix pays avaient été tués dans l’attentat, dont trois Américains. Huit chefs d’accusation ont été retenus contre l’ancien leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont “complot visant à apporter un soutien à Al-Qaïda et Aqmi, complot de prise d’otages, enlèvement de personnes protégées internationalement, et complot visant à utiliser une arme de destruction massive”, a annoncé le procureur fédéral de Manhattan Preet Bharara. Cela rend l’inculpé passible de la peine de mort, même si le procureur a souligné qu’il n’avait pas été localisé. “Mokhtar Belmokhtar a lancé il y a des années un règne de terreur pour servir son but autoproclamé de jihad sanglant contre l’Occident. Ses efforts ont culminé dans un siège de cinq jours qui a tué des dizaines de personnes, dont trois Américains, et des centaines d’autres ont eu peur pour leur vie”, a ajouté le procureur dans un communiqué.

Cinq millions pour “le borgne”

Le communiqué affirme que Belmokhtar a revendiqué cette attaque le 21 janvier, dans une vidéo en ligne, au lendemain de la fin de l’attaque “au nom d’Al-Qaida”. Début juin, Washington avait annoncé offrir cinq millions de dollars pour toute information permettant d’arrêter Belmokhtar. Mokhtar Belmokhtar, 41 ans, surnommé “le borgne”, a créé fin 2012 sa propre unité combattante, les “Signataires par le sang”, pour s’affranchir de la tutelle d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avec laquelle il est entré en dissidence en octobre 2012, selon des experts. Le communiqué du procureur Bharara souligne que Belmokhtar a affirmé en décembre 2012 que son groupe “faisait partie d’Al-Qaïda”.

L’éditorial de ‘Le Terroir’ : La discrimination continue !

Il y’a deux ans déjà, le jeudi 05 Mai 2011, que le président de la république, M. Mohamed O Abdel Aziz, donnait à Sebkha, le coup d’envoi officiel de l’opération dite « enrôlement des citoyens ». L’objectif visé à travers cette opération « d’enrôlement biométrique des citoyens » Mauritaniens, était sans doute, de sécuriser nos documents d’état civil si l’on se réfère au discours officiel de nos gouvernants.

Force est de constater que dès son lancement, cette opération d’enrôlement a suscité la méfiance et la peur chez une grande majorité des citoyens Mauritaniens et plus particulièrement encore la composante négro-africaine.

Les membres de cette communauté étaient soumis aux questions provocatrices, humiliantes et insultantes des commissions d’identification. Du genre, savez-vous lire le coran, connaissez-vous Bâ Silèye, connaissez-vous son épouse, Y’a-t-il un hôtel à l’entrée de Boghé, existe-t-il des Soninkés à M’Bagne ou vérifier si vous avez un bon accent Beydane, ainsi de suite.

Et sur la base de vos réponses, la commission d’identification décide de vous recenser ou de rejeter votre candidature à l’enrôlement. En clair, elle décide si la personne en face est Mauritanienne ou ne l’est pas. Finalement, cette opération d’enrôlement parait aux yeux de plusieurs composantes ethniques nationales, les négro-africains notamment, comme un moyen pour le pouvoir actuel de les déporter de nouveau à l’intérieur de leur propre patrie.

L’absence de critères d’identification claires dans l’arrêté N° 937 du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, portant création, organisation et fonctionnement des Instances départementales d’enrôlement des populations (IDEP), la violation flagrante par ces instances des dispositions de la loi 2011/003/ abrogeant et remplaçant la loi N° 96.019 du 19 Juin 1996 portant code de l’état civil qui stipule dans son article 4, alinéa 2 que «l’enrôlement est obligatoire et peut être fixe ou mobile », le non respect de l’article 2 de la même loi qui dispose « il sera procédé à un enrôlement massif de tous les citoyens et des étrangers résidents en Mauritanie » et la composition quasi monocolore de la commission nationale ayant la mission du pilotage de cette opération sont autant de motifs qui ont poussé la communauté négro-africaine à qualifier cette entreprise du pouvoir d’enrôlement discriminatoire ou de « génocide biométrique ».

Le masque du pouvoir ne tarda pas à tomber. De grandes notabilités du pays issues de la communauté négro-africaine venues s’enrôler dans les CAC seront éconduites sur la base de prétextes fallacieux et sans fondements. De grands patriotes de ce pays qui ont fondé avec feu Moctar O Daddah (paix à son âme), 1er président de la Mauritanie indépendante, la république islamique de Mauritanie, sous la tente en 1960.

Les parlementaires, les organisations de défense des droits humains, les partis politiques, les médias, tous les patriotes sincères de toutes les sensibilités ethniques et politiques, le mouvement Touche Pas à Ma Nationalité en tête, vont mener une lutte âpre contre cette politique discriminatoire du régime et dirigée contre la composante négro-africaine dans les centres d’enrôlement.

Un jeune manifestant membre du Mouvement Touche Pas à Ma Nationalité du nom de Lamine Mangane tombera en martyr à Maghama sous les balles d’un gendarme qui à ce jour n’a jamais été jugé pour son crime.

Le régime rétrograde sans reculer totalement pour autant. Depuis, la discrimination continue toujours de plus belle dans les centres d’enrôlement ! Les blocages et tracasseries de toutes sortes contre les populations de la vallée, les négro-africains plus précisément qui cherchent le précieux sésame n’ont pas cessé. Ils continuent d’endurer toutes sortes de difficultés pour accéder à leur droit le plus fondamental. Disposer de leurs documents d’état civil pour attester leur nationalité Mauritanienne.

L’Etat peine toujours à mettre tous les citoyens Mauritaniens au même pied d’égalité. Des facilités sont accordées à une composante nationale au détriment de l’autre. Chose qui s’inscrit en porte à faux avec les dispositions de notre constitution votée en 1991 qui stipule dans son article premier « la Mauritanie est une république islamique, indivisible, démocratique et sociale. La république assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe, ou de condition sociale l’égalité devant la loi ».

Le fossé reste encore grand entre l’écrit et les actes dans cette république islamique à 100% musulmane. C’est dommage, que les négro-africains soient présumés étrangers dans ce pays. Même disposant de leurs documents d’état civil établis par les services compétents en la matière et figurant en plus sur la base des données informatisées, les citoyens issus de cette composante éprouvent encore de nos jours d’énormes difficultés à se faire enrôler. Leur calvaire ne s’arrête pas là. Devant les tribunaux des Cadis, il est encore pire.

Certains citoyens, mêmes dépourvus de la totalité de leurs pièces d’état civil peuvent être enrôlés sur la base d’une simple attestation d’identité délivrée par une autorité administrative (Hakem ou Wali). Aux autres, les négro-africains, non. Bon nombre parmi les responsables des centres d’enrôlement de la vallée du fleuve, adoptent des attitudes et comportement qui confortent notre constat.

L’exemple du CAC de Aéré M’Bar qui rejette tout certificat d’accouchement ne portant pas la signature du chef de poste médical du chef lieu de cette commune. En plus, il n’accepte les certificats de décès délivrés par le Cadi de Bababé qu’après avoir vérifié l’authenticité auprès du greffe du tribunal départemental.

A Olologa (chef lieu de la commune de Ould Birome), l’Etat a ouvert un centre d’enrôlement le 1er avril 2013. Paradoxe, le chef du CAC, a refusé durant tout le mois d’avril d’accepter les certificats de décès signés par le Cadi de Boghé avant de revenir sur sa décision plus tard.

Celui de Darel Barka, a refusé récemment d’enrôler un habitant de cette commune. Il a fallu l’intervention du Hakem de Boghé pour le faire changer de décision. Dans tout ça encore, les communautés Mauritaniennes rapatriées du Sénégal restent à ce jour les principales victimes de cette discrimination.

Sur les 24.536 rapatriés, seuls 6000 ont été enrôlés. Une affirmation de Abdoulaye Samba Sow, président de l’Union Régionale des Rapatriés du Brakna, faite le 25 avril 2013 à Boghé devant Me Hamdi O Mahjoub, directeur général de l’agence nationale de lutte contre les séquelles de l’esclavage de l’insertion et de la lutte contre la pauvreté.

Jusqu’à quand et pourquoi cette discrimination ? Où est l’égalité chantée à longueur de journée par nos gouvernants ? Et comment peut-on construire l’unité nationale pendant qu’une partie de nos concitoyens restent privés de leurs droits fondamentaux ? Où est la république islamique dans tout ça ?

Droit de réponse au brûlot intitulé « Evénements de Kaédi : au-delà des apparences » publié sur Cridem le 18/07/2013 ou quand le ridicule ne tue pas

Le torchon produit par MS Beheite sur les événements de Kaédi va dans la droite ligne des brûlots conçus dans les officines des services de renseignement du système raciste et esclavagiste qui nous gouverne. L’auteur, qui est en service commandé ou qui cherche par la flagornerie à
s’attirer quelque faveur du prince du moment, attribue la responsabilité des événements à Touche pas à ma nationalité.

Ne trouvant pas d’arguments pour justifier une telle ineptie, MS Beheite invoque des justifications qui frisent le ridicule. TPMN serait, selon lui, constitué de gens nantis de Gattaga qui manipuleraient les autres jeunes de la ville grâce à leurs moyens financiers importants.

L’auteur pousse encore la bêtise plus loin en avançant que le mouvement aurait promis des papiers mauritaniens aux sénégalais qui se seraient mobilisés pour lui, alors même que nous nous démenons pour que les noirs de ce pays puissent juste accéder à leur droit d’être enrôlés dans les registres de l’étatt-civil.

Beheite verse dans la diversion et la propagande chère aux services d’intoxication du régime. On se souvient tous qu’au plus fort de la contestation de l’enrôlement raciste à la fin septembre 2011, les forces de l’ordre s’en donnaient à cœur joie d’arrêter des étrangers, des sénégalais notamment, pour semer la confusion et
discréditer TPMN.

C’est le même excès de zèle qui a été mis en branle à Kaédi. C’est cela que tente de justifier Beheite par son discours, aux relents racistes et xénophobes, qui rappelle insidieusement les événements de 1989.

Les émeutes de Kaédi sont l’expression d’un ras-le-bol de populations qui n’en peuvent plus du joug de l’arbitraire, de l’injustice, de l’impunité, du racisme et d’une colonisation qui ne dit pas son nom.

Ce n’est pas TPMN qui a installé à Kaédi et dans toute la vallée une administration complètement étrangère aux us et coutumes locaux, une administration qui s’adresse à ses administrés dans une langue qu’ils ne comprennent pas, une administration qui encourage une partie de la population à s’armer, pour parer à toute éventualité, et l’interdit aux autres. Kaédi est un signal d’alarme que les autorités doivent évaluer à sa juste valeur avant que cela ne soit trop tard.

MS Beheite doit comprendre que le combat de Touche pas à ma nationalité vise justement à éviter qu’on en arrive à la situation de Kaédi. Le but ultime de notre mouvement est de briser les chaînes qui circonscrivent le Noir de Mauritanie en citoyen de seconde zone pour que l’on en arrive à un Etat qui ne fasse plus de distinction entre ses fils en fonction de leur appartenance ethnique, tribale ou autre.

Si réclamer un traitement digne et égal de tous les Mauritaniens fait de nous des extrémistes, nous l’assumons pleinement.

Pour la coordination,

Alassane Dia

Droit de réponse au brûlot intitulé « Evénements de Kaédi : au-delà des apparences » publié sur Cridem le 18/07/2013 ou quand le ridicule ne tue pas

altLe torchon produit par MS Beheite sur les événements de Kaédi va dans la droite ligne des brûlots conçus dans les officines des services de renseignement du système raciste et esclavagiste qui nous gouverne. L’auteur, qui est en service commandé ou qui cherche par la flagornerie à
s’attirer quelque faveur du prince du moment, attribue la responsabilité des événements à Touche pas à ma nationalité.

Ne trouvant pas d’arguments pour justifier une telle ineptie, MS Beheite invoque des justifications qui frisent le ridicule. TPMN serait, selon lui, constitué de gens nantis de Gattaga qui manipuleraient les autres jeunes de la ville grâce à leurs moyens financiers importants.

L’auteur pousse encore la bêtise plus loin en avançant que le mouvement aurait promis des papiers mauritaniens aux sénégalais qui se seraient mobilisés pour lui, alors même que nous nous démenons pour que les noirs de ce pays puissent juste accéder à leur droit d’être enrôlés dans les registres de l’étatt-civil.

Beheite verse dans la diversion et la propagande chère aux services d’intoxication du régime. On se souvient tous qu’au plus fort de la contestation de l’enrôlement raciste à la fin septembre 2011, les forces de l’ordre s’en donnaient à cœur joie d’arrêter des étrangers, des sénégalais notamment, pour semer la confusion et
discréditer TPMN.

C’est le même excès de zèle qui a été mis en branle à Kaédi. C’est cela que tente de justifier Beheite par son discours, aux relents racistes et xénophobes, qui rappelle insidieusement les événements de 1989.

Les émeutes de Kaédi sont l’expression d’un ras-le-bol de populations qui n’en peuvent plus du joug de l’arbitraire, de l’injustice, de l’impunité, du racisme et d’une colonisation qui ne dit pas son nom.

Ce n’est pas TPMN qui a installé à Kaédi et dans toute la vallée une administration complètement étrangère aux us et coutumes locaux, une administration qui s’adresse à ses administrés dans une langue qu’ils ne comprennent pas, une administration qui encourage une partie de la population à s’armer, pour parer à toute éventualité, et l’interdit aux autres. Kaédi est un signal d’alarme que les autorités doivent évaluer à sa juste valeur avant que cela ne soit trop tard.

MS Beheite doit comprendre que le combat de Touche pas à ma nationalité vise justement à éviter qu’on en arrive à la situation de Kaédi. Le but ultime de notre mouvement est de briser les chaînes qui circonscrivent le Noir de Mauritanie en citoyen de seconde zone pour que l’on en arrive à un Etat qui ne fasse plus de distinction entre ses fils en fonction de leur appartenance ethnique, tribale ou autre.

Si réclamer un traitement digne et égal de tous les Mauritaniens fait de nous des extrémistes, nous l’assumons pleinement.

Pour la coordination,

Alassane Dia