Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Droit de réponse au brûlot intitulé « Evénements de Kaédi : au-delà des apparences » publié sur Cridem le 18/07/2013 ou quand le ridicule ne tue pas

altLe torchon produit par MS Beheite sur les événements de Kaédi va dans la droite ligne des brûlots conçus dans les officines des services de renseignement du système raciste et esclavagiste qui nous gouverne. L’auteur, qui est en service commandé ou qui cherche par la flagornerie à
s’attirer quelque faveur du prince du moment, attribue la responsabilité des événements à Touche pas à ma nationalité.

Ne trouvant pas d’arguments pour justifier une telle ineptie, MS Beheite invoque des justifications qui frisent le ridicule. TPMN serait, selon lui, constitué de gens nantis de Gattaga qui manipuleraient les autres jeunes de la ville grâce à leurs moyens financiers importants.

L’auteur pousse encore la bêtise plus loin en avançant que le mouvement aurait promis des papiers mauritaniens aux sénégalais qui se seraient mobilisés pour lui, alors même que nous nous démenons pour que les noirs de ce pays puissent juste accéder à leur droit d’être enrôlés dans les registres de l’étatt-civil.

Beheite verse dans la diversion et la propagande chère aux services d’intoxication du régime. On se souvient tous qu’au plus fort de la contestation de l’enrôlement raciste à la fin septembre 2011, les forces de l’ordre s’en donnaient à cœur joie d’arrêter des étrangers, des sénégalais notamment, pour semer la confusion et
discréditer TPMN.

C’est le même excès de zèle qui a été mis en branle à Kaédi. C’est cela que tente de justifier Beheite par son discours, aux relents racistes et xénophobes, qui rappelle insidieusement les événements de 1989.

Les émeutes de Kaédi sont l’expression d’un ras-le-bol de populations qui n’en peuvent plus du joug de l’arbitraire, de l’injustice, de l’impunité, du racisme et d’une colonisation qui ne dit pas son nom.

Ce n’est pas TPMN qui a installé à Kaédi et dans toute la vallée une administration complètement étrangère aux us et coutumes locaux, une administration qui s’adresse à ses administrés dans une langue qu’ils ne comprennent pas, une administration qui encourage une partie de la population à s’armer, pour parer à toute éventualité, et l’interdit aux autres. Kaédi est un signal d’alarme que les autorités doivent évaluer à sa juste valeur avant que cela ne soit trop tard.

MS Beheite doit comprendre que le combat de Touche pas à ma nationalité vise justement à éviter qu’on en arrive à la situation de Kaédi. Le but ultime de notre mouvement est de briser les chaînes qui circonscrivent le Noir de Mauritanie en citoyen de seconde zone pour que l’on en arrive à un Etat qui ne fasse plus de distinction entre ses fils en fonction de leur appartenance ethnique, tribale ou autre.

Si réclamer un traitement digne et égal de tous les Mauritaniens fait de nous des extrémistes, nous l’assumons pleinement.

Pour la coordination,

Alassane Dia

Partagez