Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 23/07/2013

Ould Boilil : les législatives et les municipales auront bien lieu en octobre prochain

altLe ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Boïlil, a déclaré hier soir devant les cadres du Hodh El Chargui, que «les élections législatives et municipales auront lieu comme prévu par la CENI en octobre prochain».

Le ministre de l’Intérieur a affirmé que les autorités n’ont épargné aucun effort pour qu’il y ait consensus sur ces élections qui ont longtemps été reportées «pour satisfaire les souhaits certaines personnes qui ne savent pas exactement sur qu’elles cherchaient ». Le ministre a affirmé par ailleurs que tout est prêt, au niveau de l’administration et de la CENI, pour un scrutin transparent.

S’adressant aux cadres et notables du Hodh El Chargui, qui ne cessent d’exprimer un certain mécontentement ces derniers temps, le ministre a promis à ceux qui ne seraient pas cooptés pour la candidature à la candidature aux postes éligibles, qu’ils seront promus à de meilleurs postes au niveau administratif.

Ould Boilil est accompagné dans cette campagne de sensibilisation en plein ramadan par le ministre du Développement rural, Brahim O M’Bareck.

 

TAQADOUMY

Elections législatives et municipales : Début du compte-à-rebours ou bluff ?

Dans un récent communiqué, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de fixer la date du RAVEL (recensement administratif à vocation électorale) entre le 25 juillet et le 7 septembre 2013. Cela confirmerait quelque part la volonté maintes fois déclarée des autorités de Nouakchott de se conformer au calendrier pour les élections législatives et municipales fixé par la CENI en octobre prochain au plus tard. Un timing que beaucoup d’observateurs considèrent comme impossible à respecter ; l’opposition elle, a déjà signifié son intention de boycotter ces échéances si certains préalables ne sont pas satisfaits.


Elections législatives et municipales : Début du compte-à-rebours ou bluff ?
 

 

Le Comité directeur de la CENI, présidé par le Dr.Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, a décidé, jeudi 18 juillet 2013, lors d’une réunion à Nouakchott, que le RAVEL sera lancé le 25 juillet 2013 sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’à l’étranger, et s’achèvera le 7 septembre prochain. Toutes les commissions régionales, départementales et au niveau des arrondissements ont ainsi été sommées de rejoindre leurs lieux de supervisions respectifs. Quelques six-cent diplômés-chômeurs ont été également sélectionnés pour la collecte que l’ONS (office national de la Statistique) est chargé de piloter. Ce grand recensement administratif à vocation électoral viendrait ainsi confirmer, selon certaines sources, la volonté de la CENI à conduire des élections législatives et municipales dans la fourchette comprise entre mi-septembre et mi-octobre 2013.

L’organisation de ces élections dans les délais prescrits est ainsi devenue une constance qu’aucun membre du gouvernement ni de la majorité présidentielle n’ose mettre en doute. La plus récente profession de foi par rapport à cette question est cette affirmation sans ambages du ministre de l’Hydraulique, Mohamed Lemine Ould Aboye lors d’une réunion à Kiffa vendredi 19 juillet dernier que « les élections auront lieu à la date convenue et ne seront nullement reportées ».

Le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz estime en effet qu’il est temps d’organiser les élections législatives et municipales pour sortir la Mauritanie de cette situation d’anticonstitutionnalité où elle se trouve depuis 2011. La majorité au pouvoir pense surtout que la crise actuelle, qu’elle nie pourtant, ne peut-être dépassé qu’avec la tenue de ces scrutins, ciblant sur le renouvellement de la classe politique et l’élimination systématique de la vieille garde au sein de l’opposition. L’objectif est d’utiliser les urnes, ou le boycott des opposants, pour déclassifier ceux qui animent la scène politique depuis quelques décennies, notamment dans les rangs de l’opposition.

Un calcul dangereux qui risque cependant de coûter cher au pays, selon d’autres analyses. En effet, pour beaucoup d’observateurs, il est matériellement, techniquement et politiquement impossible d’organiser des élections en octobre 2013. Ils citent l’enrôlement biométrique non achevé, avec le problème de ces milliers de Mauritaniens en bute encore à des problèmes pour se faire recenser, la lenteur dans les retraits des cartes d’identité nationale, l’impossibilité dans ces conditions de réaliser un audit obligatoire des registres sécurisés des populations. Matériellement, la CENI ne dispose pas encore de tous les moyens requis pour mener les opérations, et politiquement, aucun consensus ni dialogue sur les règles du jeu n’ont été obtenu. La COD qui exige des garanties pour participer n’a pas eu de réponse à ses doléances, tout comme l’Initiative de sortie de crise de Messaoud Ould Boulkheïr a été superbement ignorée par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz tout engagé à n’en faire qu’à sa tête.

Face à cet unilatéralisme du pouvoir, à l’absence de toute indépendance de la CENI et à la mise à l’écart des autres plans de classe politique, l’opposition menace de boycotter ensemble les prochaines élections. Ce qui augure d’une période de troubles sociaux et d’aggravation de la situation politique du pays.

Cheikh Aïdara
Source: lauthentic.info

 

MISE AU POINT DES RAPATRIÉS MAURITANIENS DU SÉNÉGAL

altDans une déclaration rendue publique hier à l’issue de l’audience que le Président de la république lui a accordée à l’issue de sa mission, Mme Nada Assaad Merheb, Représentante du HCR en Mauritanie a affirmé que « 24 000 réfugiés mauritaniens du Sénégal ont été rapatriés et réinsérés dans des conditions dignes et sécurisées avec l’engagement et les efforts déployés par les autorités mauritaniennes ».

Sans verser dans le négationnisme absolu, force est de reconnaître que depuis leur retour volontaire en 2008, les rapatriés du Sénégal continuent de se débattre dans une situation inextricable en raison de la non application des clauses de l’Accord tripartite signé entre les gouvernements mauritanien et sénégalais et les associations de réfugiés.

Le HCR s’est désengagé laissant en suspens plusieurs problèmes aigus tels que l’obtention des pièces d’état-civil, les permis d’occuper, l’accès aux services sociaux de base etc.

5 ans après leur retour au terroir, les rapatriés scrutent toujours l’horizon en espérant des lendemains meilleurs.

Mamadou Abdoul Sow

Secrétaire général de l’Union nationale des rapatriés du Sénégal

Mauritanie: les médias publics appartiennent au citoyen, pas au président de la République(O. Daddah)

altALAKHBAR (Nouakchott)-Le président en exercice de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), Ahmed Ould Dadda, a rappelé aux autorités du pays que “les médias publics ne sont pas la propriété du président de la République ou d’un ministre”. “Les médias publics appartiennent plutôt au peuple mauritanien et leur rôle c’est d’aller chercher l’information et la traiter pour la transmettre au citoyen“, a précisé Ahmed Dadda qui organisait une cérémonie de rupture de jeûne à l’endroit des journalistes.

Et pour lui, on se trompera si aujourd’hui, avec le développement de l’internet et des réseaux sociaux, on imagine pouvoir censurer l’information ou la déformer. “L’adage dit: On peut tromper tout le monde pendant un moment ou certains tout le temps, mais pas tout le monde tout le temps” Ahmed Daddah a, dans la même lancée, rappelé le devoir de reconnaître le rôle fondamental de la presse laquelle constitue le quatrième pouvoir dans les pays démocratiques et éclaire l’opinion publique de façon indépendante, honnête et responsable. 

Il a regretté que le gouvernement mauritanien “ne soit pas conscient de ce rôle très important de la presse et qu’il ne vous entoure pas de toute l’attention nécessaire et ne mette pas à votre disposition les moyens financiers et matériels que vous méritez et que le rôle qui vous incombe implique“.

Quant à la COD, Ahmed Daddah a dit qu’elle œuvre à faciliter la travail de la presse en lui fournissant ce qu’elle a besoin en information et en participer aux débats animés par les journalistes.

Evénements interraciaux à Kaédi : « Dénoncer la gestion ethnique des conflits »

Plusieurs dizaines de personnes se sont regroupés lundi 22 juillet 2013 devant le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation à la suite de l’appel du Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) pour demander la libération des personnes détenues à Kaédi et l’arrêt des poursuites qui visent des jeunes de Kaédi.

La devanture du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a abrité hier un sit-in organisé par le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie réclamant la libération des personnes détenues à Kaédi.

« La justice a échoué dés le départ : libérez nos frères de Kaédi », « Non aux arrestations discriminatoires », « Non à l’injustice », « Non à la gestion ethnique des conflits », « Non à la torture », « Non au racisme d’Etat » …

Tels étaient en autres les slogans que l’on pouvait lire sur les banderoles et pancartes brandies par les manifestants. Une centaine de jeunes avait fait le déplacement occupant la rue pendant plusieurs minutes.

Approché par nos soins, le secrétaire général devait expliquer le mouvement du jour par les termes suivants : « nous organisons ce sit-in pour exiger la libération sans conditionnelle des 9 personnes détenues arbitrairement à Kaédi. Et nous dénonçons les formes tortures que subissent nos frères à Kaédi ».

« Nous sommes là aujourd’hui pour dénoncer cette injustice qui a toujours été présente dans ce pays depuis 1960, une injustice dans l’acte que l’on rencontre partout, dans les ministères, les écoles, les universités, les institutions publiques. Aujourd’hui, c’est l’expression d’un cumul de frustrations » devait-il ajouter.

Venu soutenir le SNEM, le coordinateur du mouvement Touche Pas A Ma Nationalité (TPMN), M. Abdoul Birane Wane a souligné : « on est dans la même logique.9 représentants de la société civile dont des membres de TPMN sont en état d’arrestation à Kaédi à la suite des affrontements avec la police. Ces jeunes doivent être libérés sans condition et c’est pourquoi nous sommes revenus pour continuer cette action ».

Les propos de notre interlocuteur devenaient de moins en moins perceptibles du fait du bruit des manifestants, scandant les revendications du jour. Après près de deux heures d’horloge de présence sur les lieux, les manifestants devaient se disperser, promettant de revenir tantôt, et plusieurs fois encore, jusqu’à la libération de détenus de Kaédi. Il faut noter que le président du parti Arc-en-ciel, M. Alassane Hamady Soma Ba dit Balass et ses militants étaient de la partie.

Cheikh Oumar Ndiaye- L´Authentique.