Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: July 2013

La COD enterre l’initiative de Messaoud

C’est peut être le grand tournant de la crise politique en Mauritanie : Lors de son meeting de dimanche, sur la mythique place Ibn Abass, la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) est revenue à son slogan des débuts d’un «printemps mauritanien» qui a du mal à aboutir, réitèrant son appel au départ du président Mohamed Ould Abdel Aziz et annonçant son refus de participer aux futures élections    La COD enterre l’initiative de Messaoud

 
Sans le dire ouvertement, la Coordination de l’opposition démocratique ne s’engage plus dans le processus de sortie de crise que préconise l’initiative du président de l’Assemblée nationale, Messaou Ould Boulkheir. Le retour à la case départ, avec l’appel au « rahil » du président Aziz et l’impossibilité pour la COD de prendre part à des élections alors que lui est encore au pouvoir, ne sont-ils pas des prises de position à mettre directement en rapport avec ce qui se passe en Egypte ? Sauf que dans le pays des Pharaons, se sont les militaires qui ont chassé du pouvoir un président démocratiquement élu (et dont la COD réclame le rétablissement) ! La comparaison s’arrête au fait que le « soulèvement » popuaire en Egypte qui a poussé les militaires à reprendre le pouvoir des mains du président Mohamed Morsi, donne des idée à la COD.

C’est ce que le chef de file de l’opposition démocratique et président du Rassemblement des forces démocratique (Rfd), Ahmed Ould Daddah, signifie en disant que le peuple mauritanien n’est pas « moins militant que le autres », dans une allusion on ne peut plus clair à ce qui se passe en Egypte. Pour lui, il faut tout entreprendre maintenant, de manière volontariste mais ferme, pour soutirer le pays à la mainmise d’un groupe d’officiers qui accaparent et dévoient un processus démocratique qui avait pourtant été bien engagé en 2005.

On le voit donc, la COD est échaudée par les évènements d’Egypte et le dernier meeting de la place Ibn Abass était venu lui donner de ardeurs pour relancer son combat politique contre le pouvoir. Elle a sans doute réalisé qu’il est déjà trop tard pour préparer des élections municipales et législatives voulu par le pouvoir dans cinq mois mais qui s’annoncent comme un véritable camouflet pour elle. Peut être pire qu’en 2009, quand elle s’était lancée, tête baissée, dans une élection présidentielle perdue d’avance parce qu’au moment où les candidats de l’opposition dénonçaient le putsch contre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le général Aziz avait tout mis en place pour « civiliser » un pouvoir pris par la force le 6 août 2008. C’est pour éviter le même traquenard que la COD prend le risque du boycott – parce qu’on doute qu’elle ait vraiment les moyens de faire partir Aziz – et ne joue plus à quitte ou double en acceptant le plan de sortie de crise de Messaoud.

Pourtant, la déclaration de Mohamed Ould Khlil, l’un des dirigeants de l’Union des forces de progrès (Ufp), si elle engage la COD, est maladroite. Refuser toute participation à une élection qui se tiendrait ici et maintenant c’est assumer un boycott aux conséquences très lourdes mais surtout que le pouvoir puisse maintenant organiser les municipales et législatives en se disant que les « absents ont toujours tort ». Certes, il reste que la COD peut miser encore sur la pression de la communauté internationale pour qu’il y ait des élections consensuelles, mais non sur le « combat » de Messaoud pour faire passer une initiative qui ne prévoit nullement le départ du président Aziz ! L’homme qui est au pouvoir en Mauritanie depuis le 6 août 2008, par un coup de force contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, puis une victoire à l’élection du 18 juillet 2009, ne partira pourtant pas par des manifestations épisodiques sur la place Ibn Abass, surtout que pour le moment sa légitimité est fondée par la présence d’un parlement qui lui est largement favorable et un plébiscite populaire qui ne sera remis en cause par de nouvelles élections.

C’est dire que le changement « qualitatif » dans la manière de mobiliser les militants, ne suffira pas pour ébranler les assises d’un pouvoir qui en a vu bien d’autres. Quand le « printemps arabe » emportait tout sur son passage et que la jeunesse mauritanienne s’essayait avec ardeur aux révoltes (on oserait parler de « révolutions » avec ce qui vient d’arriver en Egypte) qui ont emporté les régimes de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi et Ali Abdallah Saleh.

Tout laisse croire donc que la COD fait encore fausse route. Avec une appréciation erronée du terrain politique en Mauritanie à partir d’évènements qui se passent ailleurs. Elle oublie la nature foncièrement pacifique des Mauritaniens qui ont compris, depuis la chute de Taya, que les hommes politiques de tous bords excellent dans le jeu et n’ont, pour la plupart que des intérêts. Alors les Mauritaniens observent les empoignades entre la majorité et l’opposition, écoutent les discours mirobolants des uns et des autres mais se refusent à trancher autrement que par les urnes. Même s’ils savent, là aussi, qu’il s’agit d’une futilité « démocratique » mais avec un moindre mal.

Source: Elhourriya

 

Alerte: la liste des détenus au commissariat de Kaëdi

Ils sont toujours dans les filets de l´Etat raciste et esclavagiste de Nouakchott:


– Gando Dia
– Maissou Salli Sy
– Aboubakry Ba
– Diawli Mamadou Moussa
– Abdoul Sy
– Aly Baba Ndiaye
– Ousmane Thierno Ndiaye.

Mobilisons -nous pour leur Libération. LLC!

FLAMNET-AGORA: Injustice, La bête sauvage !

altJe suis dépassée par les événements qui se sont succédés devant moi à l’ambassade de Mauritanie à Paris, un vieux monsieur, un certain Samba Niang, un magamois, né en 1935, ancien militaire, se présente avec tous ses dossiers au complet, jusqu’à même avoir en sa possession le certificat de décès de ses deux parents, le recensement de 98 aussi bien évidemment sa carte de séjours mais on le rejette quand même parce que tout simplement on lui dit de présenter une sœur ou un frère qui s’est déjà recensé(e) pour qu’on puisse le recenser à son tour, le monsieur n’ayant guère de frère ni de sœur, alors on refuse tout bonne de le recenser en ajoutant que c’est un cas spécial. Qu’est ce que ça veut dire un cas spécial, je n’y comprends plus rien, c’est interdit d’être fils unique ? Lui faudrait-il fabriquer un frère ou une sœur virtuelle ?
Franchement il faut revoir ces conditions d’enrôlement parce que là ça ne va vraiment pas, non seulement, il y’a un manque d’organisation énorme et l’état de l’ambassade n’en parlons pas, des gens viennent à 4h du matin pour se faire recenser mais comme vous savez l’administration mauritanienne aime bien faire la grâce matinée, la commission ne daigne se présenter qu’à 9h, elle papote pendant 1h de temps et décide enfin de prendre la liste des inscrits. Les candidats de cette liste doivent attendre, parce qu’il y’a des gens spéciaux, qu’il faudrait faire passer d’abord sous prétexte qu’ils ont rendez-vous avec tel ou tel autre, bizarre toute cette foule qui entre soudainement et ils ont tous rendez-vous.

Si c’est vrai qu’ils viennent pour d’autre service, pourquoi alors faire attendre la liste des candidats au recensement ? J’ai découvert que c’était un leurre, je les retrouve tous dans la salle d’enrôlement, pauvre de nous qui sommes venus depuis 4h du matin, rien que pour faire parmi cette liste de quarantaine de personne et d’ailleurs sans savoir quelle caprice devrons-nous tolérer encore afin de se faire recenser. J’ai compris qu’une fois de plus que c’est un crime d’être noir en Mauritanie.

Etant étudiante, je viens me présenter avec tous mes paperasses, à savoir le recensement de ma mère, mon acte de naissance, nationalité, passeport, carte de séjours, certificat de décès de mon père, l’on me rejette parce qu’on me demande de fournir une preuve que mon père est bien décédé, quel scandale, ça m’a choquée, je vous avoue que j’ai même pleuré, ayant perdu mon père toute petite, je ne me rappelle même pas la couleur de ses yeux, l’on me demande de justifier que mon père est bien mort, alors là c’est le comble, honteux, sur le certificat de décès que je leur ai fourni tout y très claire, que veulent-ils au juste que je leur fasse le curriculum vitae de mon père qui est nous a quitté il y’a 18 ans.

L’on va finir par dire que je suis raciste et pourtant non je ne le suis pas, notre ambassade est là, elle travaille mais pas pour nous les blacks, je vous conseille avant de s’y rendre, allez-y creuser, fouiller mais ne venez pas sans amener le cv de votre arrière, arrière grand-père, ce n’est pas grave si à l’époque la Mauritanie n’existait pas, l’essentiel c’est que vous soyez capable de le fournir. Ensuite une fois à l’ambassade, pour ne pas perdre votre bonne humeur, veillez fermer vos yeux et boucher vos oreilles, je vous assure mes amis(es) Vous allez voir et entendre des choses qui déplaisent. Et si l’occasion vous ai donné de voir des gens passer devant vous, ne vous inquiétez surtout pas, c’est comme je le disais au plus haut, il y’a des gens spéciaux, en plus de toutes les façons vous aurez beau gueuler, ça ne servira absolument à rien, c’est un consigne et ça vient d’en haut.

J’ai bien envie de changer de registre, donc excusez-moi mais je vais me permettre d’hausser un tout petit peu le ton, il y’en a marre de l’injustice, elle me soûle, n’empêche de m’épanouir, elle me fout la honte partout, elle est sans pudeur vous savez, j’ai une folle envie de la saisir et de l’enfouir au fond de l’océan. Elle est dure à combattre, éparpillée un peu partout dans le monde, elle a finalement retrouvé son royaume en Mauritanie, là bas, c’est elle qui gouverne, elle décide si tu dois faire partie de ce royaume ou pas, c’est elle qui décide pour toi si tu mérites de travailler ou pas, elle est libre par exemple de te caser dans les zones où tu ne te sentirais vraiment pas dans un royaume, ne t’inquiète pas si des eaux usées et polluées viennent retrouver refuge chez toi. Ah j’ai oublié aussi de vous avertir, c’est aussi elle qui décide quand tu dois parler, respirer, boire, manger, enfin bref, disons VIVRE tout simplement.

Gare à vous mes amis(es) si vous dites au génial général président que vous avez droit à la dignité, droit au respect, de vivre comme vous l’entendez, il ne faut surtout pas l’énerver, je vous préviens ce n’est pas dans votre intérêt sinon vous avez ce que vous attend, on vous fout en taule et il faudra beaucoup prier afin de connaitre votre sort, on peut vous détenir sans vous juger, on peut vous torturer, vous humilier mais n’oubliez surtout pas que toute société est grosse de révolution.

 

Anna GADIO

www.flamnet.info

 

Les FLAM dans le Tooro: au contact du pays réel, le compte-rendu de notre envoyé spécial

altFLAMNET: Une délégation des Flam conduite par notre camarade Ibrahima Mifo Sow vice-président des Flam et comprenant les camarades Mamadou Wane et Hamat Diallo s’est rendue le 4 et 5 juillet 2013 en mission de contact de proximité dans le Trarza. La mission a notamment visité les villages de Salnde ( Madina Fanaye ), Gnakwar, Dar Essalam, Gourel Moussa, Djolly, Fada, Gawdal, Ganki Toro, Madina Ndiaybe, Mboul et Palkone. Partout où elle est passée, la délégation a fait l’objet d’un accueil enthousiaste et chaleureux.

Cette visite des Flam revêtait un triple objectif: annoncer le retour imminent du Président de l’organisation, s’imprêgner du vécu quotidien des populations et, conséquemment , les remobiliser dans le cadre de la défense de leurs droits.

Le Vice-président a fait des exposés exhaustifs sur les péripéties de la longue lutte de résistance patriotique contre la domination hégémonique d’une composante nationale sur les autres. Il a ainsi replacé le combat héroique des Flam dans la logique du devoir de relève générationnelle. Il dira que son mouvement a initié un combat pacifique en atttirant l’attention du pouvoir de l’époque sur la situation des discriminations généralisées. Le Manifeste n’avait qu’un seul objectif, celui d’inviter les leaders de toutes nos ethnies à un dialogue franc et responsable pour la prise en charge consensuelle de notre avenir en commun. Mais face aux dérives ethno-génocidaires du régime de O/ Taya, les Flam se sont vaillamment défendues sur tous les fronts.

A l’issue de cette introduction instructive, le camarade Sow s’est fait fort de transmettre la bonne nouvelle que tout le monde attendait. Il dira que son organisation revient pour continuer le combat avec son peuple. Il a assuré que les Flam seront partout où la dignité des Mauritaniens est à rétablir, partout où les opprimés et les exclus seront à défendre. Il a invité ses interlocuteurs à s’associer aux Flam et à tous les combattants de la liberté pour la défense de leur droit à une citoyenne pleine et entière. Il leur fera comprendre que ce combat est le leur, que personne venant d’ailleurs ne l’assumera à leur place.

Le message du retour des Flam a été accueilli avec enthousiasme et ferveur. Partout, dans ces 11villages visités, les intervenants ( responsables religieux, chefs coutumiers, hommes, femmes et jeunes ) ont exprimé leurs espoirs de voir leurs interêts mieux défendus maintenant que les Flam sont revenues parmi eux. Beaucoup d’entre eux ont déjà pratiqué les Flam dont ils connaissent la détermination et la disponibilité aux sacrifices pour servir l’intérêt commun. Ils ont presque tous fait remarquer qu’ils n’avaient auparavant droit qu’à la visite de politiciens à la chasse de leurs suffrages. Ils se sont dit remobilisés comme jamais aupravant pour la prise en mains fermes de leur destin.

 

Ces populations étaient d’autant plus reconfortées qu’elles se sentaient jusque-là abandonnées à elles-mêmes face aux implacables difficultés délibéremment entretenues par les autorités pour les amener à renoncer à vivre sur les terres de leurs ancêtres. Elles se sont ouvertes aux missionnaires des Flam, énumérant dans les détails les peines de leur quotidien.

Le lot commun ici est fait, entre autres, de l’accaparement de leurs terres par des bandes de nouveaux venus, l’impossible enrôlement à l’état civil, difficile accès à l’eau potable. Les exemples emblématiques ont été cités comme ceux de Gnakwar ( le village natal de feu le lieutenant Sall Oumar, supplicié à Inal ) dont l’espace vital est allègrement violé par une exploitation agricole d’un promoteur allogène. Partout ailleurs, les   terres sont mises en coupes réglées par une poignées de privilégiés qui ne cédent aux autochtones que la portion inexploitable. Ainsi, du village de Gourel Moussa aux confins de celui de Djolly et sur une longueur allant des bords du fleuve Sénégal aux berges du lac Kiray rêgne en maitre un seul propriétaire. Ailleurs, ce sont des centaines d’hectares frauduleusement octroyés à de riches promoteurs qui pillent, sans scrupules aucun, le couvert végétal transformé en charbons de bois, bloquent les voies de desserte entre les villages et, comble de l’ironie, s’érigent en négociants véreux de la terre qui ne leur appartient pas. A Djolly même, le pire a été frôlé le 16 juin passé quand 5 familles allogènes ont tenté de s’accaparer de 20 ha sur 48 mis en valeur par la SONADER au détriment d’une centaine de familles autochtones. L’incident a dégénéré en bataille rangée occasionnant blessés et arrestations. A Fada, les rapatriés campent toujours, 3 ans après leur retour de la déportation, sur des terres inondables alors que leur village natal, dont ils ont été séparés d’une rue, reste occupé par des populations venues d’ailleurs. Le cas du villlage de Gawdal est encore plus dramatique parce qu’il concerne l’accès à l’eau potable. En effet, le seul puits à eau pure dont les populations se servaient se trouvent maintenant bloqué par des digues et des conduites d’eau érigées en barrières infranchissables par une exploitation agro-pastorale pakistanaise. Les populations sont contraintes désormais à aller puiser l’eau de rivière à plus de 2 kms. A ce jour, toutes les démarches entreprises à l’endroit des autorités communales et régionales pour que les propriètaires du projet daignent aménager une voie d’accès à ce puits vital sont restées vaines.

Quant aux problèmes d’état civil que rencontrent les populations locales, ils sont tout simplement incrompréhensibles. Ces populations essentiellement rapatriées ont bien passé les tests inquisitoires de vérification de leur citoyenneté avant que l’Etat mauritanien n’accepte leur retour. Pour elles, l’obtention des documents définitifs ne devrait relever que de simples formalités. Mais que non! Des embûches continuent d’être posées sur le chemin de leur réhabilitation citoyenne par une administration tatillonne, foncièrement incompétente et manifestement idéologisée.

Notons que le président de la République a été informé de tous ces problèmes à l’occasion de sa récente visite dans le Trarza. C’est un délégué venu de Gourel Moussa dûment mandaté par les rapatriés qui l’en a saisi. Il ne peut plus donc se dérober. En tout état de cause, les frustrations et le raz-le-bol y ont atteint un tel degré que la prise en compte urgente des droits de ces citoyens ne peut plus être différé sans consèquences.

La délégation des Flam se félicite du succès éclatant de cette mission caractérisée par une parfaite symbiose de vues et d’engagement entre le mouvement et ces populations. Ces dernières ont marqué leur adhésion au discours des Flam et à leur message pour le rassemblement de toutes et de tous pour que prévalent dans notre pays la justice et l’égalité entre les Mauritaniens. Ces populations ont promis une mobilisation exemplaire pour accueillir dans la ferveur militante le président des Flam et ses collaborateurs.

 

La lutte continue!

Le département de la communication.

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Affrontements à Kaédi : “Les autorités au cœur de la dégénération de l’événement” selon TPMN

Dans un communiqué dont Noorinfo a reçu copie, le collectif de touche pas à ma nationalité (TPMN), relate l’origine de l’incident qui a mené aux violents affrontements qui ont causé plusieurs blessés à Kaédi, ce dimanche matin.


Le marché de Kaédi où ont eu lieu les affrontements

Le marché de Kaédi où ont eu lieu les affrontements

 

 

Le comportement raciste et irresponsable des autorités régionales du Gorgol a engendré des émeutes interethniques  à  Kaédi. Tout est parti  d’un jeune commerçant maure qui s’en est violemment pris à une vendeuse peule d’un  certain âge. Non content d’humilier verbalement la dame, le commerçant qui, à l’image des représentants du pouvoir raciste, se comporte en pays conquis, est allé jusqu’à l’agresser physiquement. Interpellé, le jeune commerçant est libéré sans autre forme de procès, aussitôt que la plaignante et sa famille ont quitté les locaux du commissariat
 
C’est cette énième provocation de la police, ce mépris permanent des autorités locales envers les communautés autochtones qui a conduit aux émeutes interethniques qui ébranlent  la ville depuis ce matin.
 
Tout en condamnant toute forme de violence, Touche pas à ma nationalité fait porter l’entière responsabilité des évènements de Kaédi aux autorités locales.
 
Touche pas à ma nationalité :
 
– met en garde l’état contre la répression tous azimuts et disproportionnée qui ne fera qu’envenimer la situation.
 
– Exige la levée immédiate de l’état de siège imposé à Kaédi
 
Nous rappelons que tant que le racisme d’état continuera à s’ériger en ligne de conduite pour nos gouvernants Kaédi et toute la Mauritanie ne sont pas à l’abri de tels affrontements susceptibles de remettre en cause l’existence de notre chère patrie.
 
Nouakchott le 07/07/2013
Pour la coordination,
Alassane Dia
 
noorinfo