Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 27/11/2012

La police empêche la marche de la caravane d’Inal

altLa police mauritanienne a empêché ce soir la caravane d’Inal au poste de sortie sur la route de Nouadhibou, selon le rapporter d’Alakhbar.
Notre rapporter ajoute que les services sécuritaires exigent un bon de sortie pour les voitures de location, alors que les caravaniers estiment que les contrats de location qu’ils détient les permettent de continuer le chemin.

Plus de dix-sept ONG de défense des droits humains, dans un convoi de 26 véhicules s’apprêtent à quitter Nouakchott pour aller effectuer le deuxième pèlerinage à Inal, une localité située dans la région de Dakhlet Nouadhibou (nord Mauritanie).

Elles rendront hommage aux «28 soldats noirs pendus dans ce village sous le régime du président Maouya Ould Sid Ahmed Taya, à l’occasion d’un 28 novembre», date de commémoration de l’indépendance de la Mauritanie.

Les ONG sont accompagnées des familles des victimes, de religieux, de médecins de syndicalistes et des journalistes. Il y a également provisions alimentaires et du matériel pour implanter des tantes durant les quelques heures de séjour à Inal.

Les ONG participantes sont IRA-Mauritanie, TPMN, les FLAM, SOS esclave, AFCF, Rêve 89-91, Kawtal, le comité de solidarité avec le veuves d’Inal et entre autres.

Source: Al Akhbar

Enrôlement : les Mauritaniens de France inquiets.

altL’enrôlement des populations de Mauritanie continue de susciter des inquiétudes, plus d’un an après son lancement. Exaspérés par les lenteurs constatées dans l’ouverture des centres à l’étranger, les ressortissants Mauritaniens de France ont ainsi répondu ce samedi 24 novembre 2012 à l’appel à manifester lancé par l’Organisation des Travailleurs Mauritaniens de France.
Dans la déclaration lue devant l’ambassade de Mauritanie en France (et dont copie a été remise quelques jours plus tôt aux autorités de ladite ambassade) les organisateurs ont lancé un appel pressant pour l’ouverture d’un centre de recensement qui doit prendre en compte « les contraintes spécifiques qui pèsent sur les Mauritaniens de l’extérieur».

Les retards accusés dans le recensement des Mauritaniens de l’extérieur peuvent avoir des conséquences parfois dramatiques dans certains cas. A l’expiration de leurs passeports, les résidents à l’étranger ne peuvent prétendre au renouvellement de leur titre de séjour. Quand on sait que celui-ci conditionne l’autorisation de travailler, on mesure la profondeur du drame dans lequel pourraient être plongés les concernés. « A l’expiration de nos passeports, nous devenons simplement des clandestins, sans travail, sans droits, sans possibilité de voyager. Un vrai désastre », confie un organisateur.

Autre cas, celui des Mauritaniens n’étant pas en situation régulière vis-à-vis de l’administration française mais pouvant facilement justifier de papiers prouvant leur nationalité Mauritanienne. L’opération d’enrôlement exigera-t-elle des titres de séjour à tous les Mauritaniens ? Imposera-t-elle la présentation de pièces mauritaniennes en cours de validité alors que certains ressortissants Mauritaniens sont retenus en France depuis plusieurs années sans pouvoir retourner renouveler leurs pièces en Mauritanie ? Les Mauritaniens pourront-ils se faire recenser sur la base de pièces comme un passeport ou une carte nationale d’identité (recensement de 1998) même arrivées à expiration ?

Les manifestants ont enfin remis au cœur du débat la question de la double nationalité : « Nous ne pourrions pas accepter que l’Etat Mauritanien refuse de recenser les enfants mauritaniens nés de parents mauritaniens en France ou ailleurs. Il s’agirait d’une remise en cause de la nationalité des mauritaniens nés à l’étranger et donc le droit de sang. Donc une infraction au code de la nationalité » ajoute le communiqué. Enfants soumis par ailleurs au paiement de frais de visas jugés exorbitants par les organisateurs.

Vendredi, M. Mohamed Ould Abdel Aziz confiait à KASSATAYA que les opérations de recensement allaient bientôt commencer en France, deuxième poste à ouvrir ses portes après l’Arabie Saoudite. Il avait également invité les Mauritaniens de l’extérieur concernés par la question de la double nationalité à lui adresser des demandes pour obtenir l’autorisation de conserver leur nationalité d’origine comme le stipule le nouveau code de la nationalité en Mauritanie. Pour M. Sediba Camara, membre de l’OTMF, « nous avons entendu les promesses ; nous attendons maintenant des actes pour pouvoir juger ».

 

Source: Kassataya