Monthly Archives: August 2012
Création d’un tribunal spécial pour juger l’ex-président Hissène Habré
Suite à un accord entre le Sénégal et l’Union africaine, l’ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié à Dakar depuis fin 2005, sera jugé pour crimes contre l’humanité par un tribunal spécial.
AFP – Le Sénégal et l’Union africaine (UA) ont signé mercredi soir à Dakar un accord portant création d’un tribunal spécial pour juger au Sénégal l’ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié dans ce pays et poursuivi pour crimes contre l’humanité, ont annoncé les deux signataires.
Cet “accord entre l’UA et le gouvernement de la République du Sénégal sur la création de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises” en vue du procès de M. Habré a été signé par Mme Aminata Touré, ministre sénégalaise de la Justice, et Robert Dossou, représentant de l’UA.
“A travers l’accord, nous réglons la procédure par laquelle le procès doit se tenir. Nous nous acheminons directement vers l’ouverture de l’instruction. Il n’y a plus d’obstacles”, a déclaré Mme Touré à la presse.
Elle a ajouté: “Ceci est un grand pas, nous marquons une étape décisive vers un procès équitable. Nous avons perdu beaucoup de temps, mais l’essentiel est en train d’être fait. Nous nous acheminons résolument vers la tenue d’un procès tant attendu. (…) Nous sommes en train d’écrire une nouvelle page du droit international et c’est à l’honneur de l’Union africaine” qui avait mandaté le Sénégal en juillet 2006 pour organiser le procès de M. Habré.
“L’UA se réjouit de ce que le principe de (lutte contre) l’impunité prend désormais corps. Nous sommes sur le segment de parcours qui va déboucher sur la démonstration que l’Afrique peut juger l’Afrique, et cette preuve se fait au Sénégal”, a de son côté affirmé déclaré Robert Dossou.
Les “chambres africaines extraordinaires” créées sont au nombre de quatre dont deux pour l’instruction et l’accusation en plus d’une Cour d’assises et d’une Cour d’assises d’appel. Elles doivent toutes être présidées par un magistrat africain assisté de juges sénégalais, avaient indiqué les deux parties fin juillet lors d’une réunion à Dakar.
Source: Seneweb
Sahel: Les réfugiés mauritaniens pour l’intégration de leur cause dans la stratégie de l’ONU
La coordination des associations et collectifs des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali (CACRMSM) a exigé mardi de la communauté internationale que la question des déportations, dés avril 1989, de mauritaniens toujours réfugiés au Sénégal et au Mali “et en raison des conséquences humanitaires désastreuses qui en découlent, soit prise en compte dans la stratégie intégrée” des nations unies pour la région du sahel.
“La CACRMS M estime que si son exigence n’est pas satisfaite, elle tirera la conclusion qu’il existe bien une inégalité de traitement entre d’une part les populations du nord Mali qui ont fuit l’insécurité qui prévaut dans cette zone de forte conflictualité en raison de l’occupation illégale dont elle fait l’objet, et d’autre part les réfugiés mauritaniens”, a indiqué la coordiantion dans un communiqué parvenu à Alakhbar.
“Les populations du nord Mali sont forcées de fuir les risques liés aux conflits, qu’il s’agisse de ceux qui à l’instar de nombreux touaregs se sont réfugiés dans les pays voisins (Mauritanie, Burkina Faso, Niger…) ou de ceux qui ont été déplacés vers d’autres endroits à l’intérieur du Mali. Toutefois, il faut reconnaitre qu’elles bénéficient aujourd’hui d’une attention et d’une aide matérielle toute particulière en provenance de la communauté internationale et du monde des organisations non gouvernementales. Ceci contraste et tranche avec l’oubli et le désintérêt dont sont victimes les réfugiés mauritaniens livrés à eux-mêmes notamment ceux du Mali et cela depuis plus de deux décennies”, a rappelé le communiqué.
La CACRMS a attiré l’attention de la communauté internationale sur “la différence de traitement dont feront l’objet successivement le coup d’état militaire d’aout 2008 fait par le général Abdel Aziz en Mauritanie et celui de mars 2012 exécuté par le capitaine Sanogo au Mali. En effet, le premier coup d’Etat a fini par être recyclé et accepté grâce au concours de la communauté internationale et plus particulièrement grâce à la France, l’Espagne et le Sénégal de l’ancien président Abdoulaye Wade (…). En revanche le second, à savoir le putsch du capitaine Sanago, n’a pas bénéficié des mêmes faveurs”.
Selon le communiqué, la communauté internationale “en ayant manqué de fermeté vis-à-vis du coup d’Etat en Mauritanie porte une part de responsabilité dans l’élection controversée du général putschiste Abdel Aziz devenant président de la république de fait. (…). La crise politique en Mauritanie auxquelles viennent s’ajouter des antagonismes socioculturels profonds vont perdurer et s’aggraver, tant que l’un des points les plus importants des accords de Dakar ne sera pas appliqué, à savoir la recherche des voies et moyens permettant de mettre fin à l’ingérence de l’armée dans la vie politique, en tant que le principal acteur de fait. Cette implication de l’armée mauritanienne dans le champ politique, ce qui n’est pas acceptable dans un Etat démocratique, a été à l’origine non seulement des violations massives des droits de l’homme perpétrées en Mauritanie dans les années 1980-1990 faisant toujours l’objet de plaintes au niveau de la justice internationale, mais aussi à l’origine de l’exacerbation des antagonismes ethnoculturelles meurtriers, dans le pays”.
Source: Al Akhbar
De l’indifférence des Négro-mauritaniens aux grandes questions nationales
Le Centre Arabo-africain pour l’Information et le Développement a organisé un débat sur la crise politique en Mauritanie marqué par l’absence criante d’intellectuels négro-africains. A Lô Gourmo Abdoul qui s’en inquiétait, Ahmed Salem Ould Dah, directeur du Centre, aurait justifié cette absence par l’indifférence des négro-africains aux grandes questions nationales. Ce prétendu manque d’intérêt des négro-africains pour les questions nationales est d’ailleurs aujourd’hui devenu une rengaine pour bon nombre de politiciens aussi bien ceux de la COD qui jugent que ces derniers ne se mobilisent pas suffisamment, pour ne pas dire pas du tout, autour de leur fameux « Aziz dégage » , que ceux de la majorité présidentielle qui ne les trouvent pas audibles dans la défense de leur champion de président.
Livre du PR ABOUBACRY MOUSSA LAM :Les Peulhs, des origines à nos jours
Historien, égyptologue, disciple de Cheikh Anta Diop, le professeur Aboubacry Moussa Lam fait des Peulhs, de leur langue et de leur civilisation sa spécialité. Après avoir publié des ouvrages sur ce peuple, d’abord en français, il a écrit plusieurs ouvrages en Pulaar, dans le but d’aider les Peuls à mieux se connaître et les voies qu’ils doivent suivre pour perpétuer et développer leur civilisation. Le Professeur Aboubacry Moussa Lam, enseignant à la faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, vient de publier un nouveau livre en Pulaar intitulé : « Fulbe gila Héli-e-Yooyo haa Fuuta-Tooro » (les Peuls, de Héli et Yooyo – les origines -, au Fuuta-Tooro), une coédition des Presses universitaires de Dakar et des Editions Papyrus Afrique. Ce livre vient compléter son célèbre ouvrage en français, « De l’origine égyptienne des Peuls » (sa thèse de doctorat d’Etat).Flamnet-Agora: Ma réponse à Monsieur l’administrateur Mohamed cheikh Abdallah du forum MUI par Jamal Sow
Je ne vais pas entrer dans la polémique, mais je tiens quand même à éclaircir certains points. Premièrement, vous auriez dû laisser apparaître votre souhait de voir Biram ould Abeîd libre ou au pire compatir avec sa douleur. Deuxièmement, je pense si vous aviez fait un peu attention,vous vous rendriez compte que mon prénom et mon nom sont déjà très fédérateur. Vous me diriez que si du détaille,mais c’est un détaille révélateur. Car il y’a très longtemps que 99/100 des négro-africains ont opté pour cette ouverture d’esprit, pour ce métissage culturel, ils ont cédé ce qui était de plus intime en eux, de ce qui était de plus essentiel en eux, pour intégrer dans leur fond socio-culturel d’autres visions du monde, d’autres religions et d’autres modes de vie qui n’étaient pas les leurs. Un jour des hommes ont marché vers le soleil levant, non pas pour aller chercher de l’or ou de l’argent, mais pour apprendre ce qui est la religion musulmane, la langue et la culture arabe. J’espère que des noms comme CHEIKH OUMAR EL FOUTIYOU et de EL- HAJJ MAHMOUDOU BA, vous disent quelque nchose. L’un a combattu le colonialisme et au prix de sa vie, et portera l’islam et la culture arabe dans les profondeurs de l’Afrique. L’autre fondera l’école d’Al falah et amènera beaucoup de jeunes foutanké en Égypte, en Irak, au Soudan partout dans les grandes universités arabes et cette école jusqu’à nos jours continue de former des milliers de jeunes dans les sillages de la culture arabe. Monsieur marchez dans ce sud de la Mauritanie,vous y verrez dans chaque village, dans chaque bourgade des foyers où à la longueur des journées on suit les textes commentateurs de Malik, de Hanaf, de Hambal et de Chafa’i, on étudie la grammaire, l’orthographe et la synthaxe arabe, et on déclame les poésie musicale de la culture arabe.Monsieur, faites le travail d’un enfant de CP, autrement dit, faites l’exercice du comptage de ces ministres, de directeurs de service, de ces gouverneurs, de ces préfets, de ces inspecteurs de police, de ces généraux de tous les corps, de ces ambassadeurs. Observez ces résultats des concours, des examens(brevet, baccalauréat..), de ces centres de formations (ENI, ENAMJ…). Regardez et écouter les programmes de la télévision et de la radio mauritanienne. Dans cet exercice vous déduirez vous même, qu’effectivement, il ya un darwinisme politique qui n’est pas du tout lié à la question de compétence ni à celle d’un simple hasard des chose. Ce darwinisme politique place le négro-africain de l’autre coté de la barrière. Sur ce versant de la barrière le nègre doit rester éternellement le docker des grands ports, le wogav de toutes les devantures, le ”verseur” infatigable du thé et celui là qui doit être les miles mains et pieds d’un autre homme qui a eu la chance de naître cuillère d’or dans la bouche et qui le hasard de la nature a éclairci un peu la peau. Monsieur, ce n’est pas ceux qui ont subi arbitrairement la mort, la déportation, la spoliation de leurs terres, les tortures les plus abjectes, les humiliations les plus indignes qui ont enfanté le monstre du racisme, qui sont les adeptes de la stigmatisation ou des sportifs des mots outranciers. C’est malhonnête de culpabiliser et d’accuser doublement ceux qui sont déjà à terre, broyés par un système qui fait de la couleur de peau une valeur référentielle.




