Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: June 2012

Biram Ould Dah sera jugé le 27 juin prochain

altBiram Ould Dahh, en prison prison depuis début mai dernier, sera jugé le 27 juin prochain, a annoncé, mardi un communiqué de l’initiative abolitionniste.
 

Selon ce communiqué, l’IRA a exprimé , par principe, par rapport à toute issue du procès attendu, en considération des menaces de sanction déjà brandie par la plus haute autorité de l’exécutif.
Des députés de l’opposition ont récemment demandé au cours d’une plénière de l’assemblée nationale au ministre de la justice la remise en liberté de Biram Ould Dah et de ses codetenus.

Source: ANI

Sénégal/Mauritanie : Dangereuse pente

altPreuve des relations exécrables entre Mohamed Ould Abdel Aziz et Macky Sall, tombeur du mentor sénégalais de notre président? Le refus de donner suite à la demande d’extradition d’Ould Chaafi, déposée, jeudi, par notre ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Boïlil, auprès de son homologue sénégalais, Mbaye Ndiaye, était, certes, prévisible. Moustapha Ould Limam Chaafi est un personnage beaucoup trop écouté, en Afrique de l’Ouest, depuis de trop longues années, pour donner prise aux accusations d’«appartenance à AQMI», «financement du terrorisme» et «appui à des groupes terroristes» dont l’a chargé le mandat d’arrêt international lancé par le Parquet de Nouakchott le 28 décembre 2011, et sur lequel s’appuyait la récente requête de notre ministre de l’Intérieur. Dans toutes les capitales de la sous-région, la cause est entendue: Ould Abdel Aziz instrumentalise la lutte contre le terrorisme, pour tenter d’abattre un opposant notoire – et influent – à son régime. Et Mint Dèye, la porte-parole du RFD, d’abonder en ce sens, dans une déclaration à Saharamédias: «[…] le gouvernement mauritanien s’est mis dans une situation embarrassante et en a fait de même pour ses voisins; [les autorités sénégalaises ayant refusé], en toute responsabilité, cette demande d’extradition qu’elles placent dans le cadre d’une chasse aux opposants politiques du pouvoir».
Mais il y a manière et manière. Un simple «L’homme en question n’est plus sur notre territoire» aura éludé, poliment, la question et l’on serait passé à autre chose. En place de cela, Macky Sall a reçu, chez lui, l’opposant, lui offrant couvert et nuitée, avant de lui avancer, le lendemain, un avion pour se rendre où bon lui souhaitait. Un vrai camouflet pour notre ex-général, toujours vif sous sa panoplie civile. On entend dire, il est vrai, que la menace d’un enlèvement par les services spéciaux mauritaniens n’était pas mince et que la mesure du président sénégalais n’avait pour but que prévenir toute complication diplomatique ultérieure. Peut-être. Mais les relations entre les deux pays auraient dû être placées avant toute autre considération. C’est le minimum de bon sens qui le dicte.
Cependant, sans présumer de racines plus profondes dans les relations pré-présidentielles des deux chefs d’Etat, il est probable que la gestion, remarquablement déplorable, du quotidien entre les deux nations-sœurs, au moins depuis l’avènement du président sénégalais – mais la dégradation était déjà notable, l’an dernier – soit une des causes, directes, de cet affront public. Ould Abdel Aziz ne s’est pas fait beaucoup d’amis, à l’intérieur du pays, dans sa manière autocrate. Il eût été surprenant qu’il en fût autrement avec ses voisins. Dangereux isolement…et dangereuse pente pour les relations entre les deux pays.

Ahmed Ould Cheikh-LE CALAME

Le Président de l’Assemblée confirme qu’il a soumis son initiative au Président et que l’opposition ne l’a pas rejetée.

altLe Président de l’Alliance Populaire Progressiste, Messoud Ould Boulkhair, Président de l’Assemblée Nationale a déclaré qu’il est déterminé à poursuivre l’initiative de réconciliation visant à rapprocher les points de vue des différents acteurs politiques indiquant que les parties auxquelles elle a été soumise ne l’ont pas rejetée. Dans une déclaration faite en marge d’une manifestation organisée par son parti à Tevragh Zeina, le Président de l’APP a déclaré que personne ne lui a demandé de bouger et que c’est lui qui a décidé de prendre l’initiative pour, dit-il, éviter au pays de continuer dans la surenchère de l’opposition qui a refusé le dialogue et le refus du Président d’entendre les voix discordantes. Ould Boulkhair a ajouté : « Moi, je ne suis pas l’émissaire d’Ould Abdel Aziz. J’ai adopté une initiative que j’ai soumise au Présidente et à certains acteurs politiques et que je vais continuer à soumettre à d’autres opérateurs politiques nationaux ». Messoud a assuré que son initiative a pour objectif de former un gouvernement de large consensus auquel prendront part toutes les tendances y compris la coordination de l’opposition démocratique qui n’a pas assisté au dialogue afin de conjuguer les efforts pour sortir le pays de l’incertitude dans laquelle il est aujourd’hui plongé. Le Président de l’Assemblée Nationale a mis en garde contre les crises politiques et économiques dans un contexte marqué par une forte sécheresse et a exprimé la nécessité pour les partenaires politiques de trouver des garanties à la sécurité du pays pour lui éviter les secousses probables. Le Président de l’Assemblée présidait une manifestation de la section de l’APP à Tevragh Zeina au cours de laquelle il a présenté un bilan des résultats de ses rencontres avec les différents acteurs politiques et a exhorté les Mauritaniens à participer aux efforts de la réconciliation. Messoud Ould Boulkhair entreprend depuis une semaine une série de rencontres dans le cadre d’une initiative qui vise la formation d’n gouvernement d’union nationale qui aura en charge l’organisation d’élections transparentes.

Soure: Le calame.

Ely Ould Mohamed Vall , persiste et signe à travers une mise en scène cynique !

altAprès avoir été avec loyauté et beaucoup de zèle, le Directeur de la Sûreté nationale d’Ould Taya, Ely est en train de se donner bonne conscience, en s’attaquant au régime de Mohamed Ould Abdoul Aziz.

La frustration d’Ely quant à ses ambitions présidentielles ne nous intéresse guère, encore moins la lutte fratricide que se livrent les deux rivaux. Ce qui nous intéresse, par rapport à l’exigence de justice et de réparation, c’est la traduction de l’ancien patron de la police devant une juridiction nationale ou internationale pour répondre du crime de génocide.

Il est curieux de constater que des hommes, qui ont occupé les plus hautes responsabilités fassent preuve d’une lâcheté incroyable. La contribution d’Ely comme Directeur de la Sûreté nationale fut décisive dans les arrestations, les interrogatoires, les tortures à mort, les exactions et les déportations, durant près d’un quart de siècle de règne de la dictature tribale, raciste et esclavagiste d’Ould Taya. Si avec tous les crimes qu’il a commis, Ely entend jouer à la victime, c’est qu’il est convaincu, en âme et conscience, qu’il répondra un jour ou l’autre de son vivant à ces crimes odieux et inqualifiables.

Encore une fois, il convient de s’interroger sur l’humanité de ces hommes dont la puissance de mort, d’humiliation pose la question de la nature du régime d’Ould Taya qui a dirigé notre pays durant les années de Terreur absolue, avec comme principaux acteurs : Ely ould Mohamed Vall et Djibril Ould Abdellahi. Il y a, assurément, au sein de la police, de l’armée, de la gendarmerie, de la garde nationale, de l’administration et de la magistrature, des hommes qui ont pris une part de responsabilité considérable, mais les deux hommes cités sont les grands artisans qui ont agi auprès de l’architecte du racisme d’Etat qu’a été Ould Taya. C’est dire que ce n’est pas une question d’orchestration ou de mauvaise interprétation des propos d’Ely, mais une indignation relative au déni de réalité qui vient renforcer un déni d’humanité qui a été opérationnel. Ce n’est pas une question de maîtrise de la langue, française, arabe ou nationale, mais une question de mépris et d’irresponsabilité quant au fait de ne pas assumer des crimes commis par un personnage important de la machine à anéantir des êtres humains dont le tort est la couleur de leur peau.

Il ne s’agit pas de faire des débats sur la réalité ou non de la responsabilité criminelle d’Ely, mais de décence par rapport aux rescapés militaires, aux orphelins, aux veuves et aux populations africaines noires mauritaniennes, aux autres Mauritaniens non victimes, mais profondément blessés par ce génocide en attente de reconnaissance et de justice. Une politique inhumaine, raciste et barbare a été menée en Mauritanie de 1986 à 1992 de manière intense et s’est poursuivie autrement jusqu’en 2005 avec la chute d’Ould Taya. Ce régime n’a pas pris fin jusqu’en 2007 avec ce fameux CMDJ dont Ely a assumé la présidence sous le contrôle d’Ould Abdoul Aziz avec ses amis en attente de légitimité. Ce régime qui a joué les prolongations avec l’élection de Sidi Ould Cheikh Abdellahi.

Durant la période de transition, Ely n’a pas su impulser une dynamique de réconciliation nationale du fait de leurs responsabilités criminelles non assumées. D’autres criminels, coupables comme lui, continuent à se promener tranquillement et à tenir des propos négationnistes. Il n’y a pas eu de rupture dans la mesure où, Ould Abdoul Aziz, son successeur militaire n’est pas disposé à respecter ses engagements.
Il y a une forme de fuite en avant victimaire qui prouve un manque de courage et un cynisme non assumé. La Mauritanie souffre de ce phénomène qui est profond : le déni de la réalité. Ely s’est permis tous les crimes ignobles, horribles, mesquins et atroces contre la communauté africaine noire et il ne semble douter un tant soit peu de cette réalité, mais il ne veut surtout pas en entendre parler. Malheureusement pour lui, les temps ont changé. La roue de l’Histoire a tourné. L’heure des bourreaux a sonné, celle d’Ely comme celle de Taya. On ne peut pas effacer l’avoir eu lieu des faits. La méchanceté, quand elle s’accomplit sous le mode de la destruction des vies laisse des traces indélébiles et irréversibles. La folie et le délire de la puissance de mort des années de la toute puissance au service de la barbarie ont piégé Ely, l’ancien redoutable patron de la police mauritanienne. Ceux qui ont mis leur pouvoir au service du mal devront répondre et Ely en fait partie.

Les crimes commis finissent toujours par rattraper leurs auteurs. La question n’est pas dans les délais, mais elle est dans les rapports de force et les enjeux. Pour le moment le président mauritanien est en train de distraire le monde avec la question du terrorisme dans le Sahel pour ne pas faciliter la poursuite du travail de la justice internationale par rapport aux crimes de génocide. Ould Abdoul Aziz devra un jour s’expliquer sur l’obstruction de ce dossier. Mais il ne pourra pas rester longtemps sans se positionner. Autrement, il induit une innocence douteuse ou une part de responsabilité à explorer. Nous surveillons sérieusement Ould Abdoul Aziz, mais nous ne permettrons pas à Ely de vouloir semer le doute ou entretenir l’amalgame. Ely doit répondre des crimes de génocide, il doit s’expliquer devant une juridiction nationale ou internationale. La question de sa responsabilité ne se pose pas. Quant à sa sensibilité humaine, nous la mettons radicalement en doute au vu des faits et des tentatives désespérées du déni de sa responsabilité. Décidément le cynisme d’Ely Ould Mohamed Vall n’a pas de limites. Les victimes ne sont pas des victimes, mais les bourreaux sont devenus des victimes. Quel mépris de l’Humanité et de la dignité humaine des victimes, des orphelins, des veuves, de toute une communauté et de tout un pays ? Ely répondra devant le Tribunal Pénal International (TPI). C’est ce qu’il mérite.

En attendant, s’il peut soutenir une confrontation avec les militants pour l’avènement d’une société mauritanienne débarrassée du racisme, de l’esclavage, de l’injustice, de l’impunité et du mensonge, il est le bienvenu. Mais qu’il sache que cette Mauritanie ne se fera pas sans le devoir de mémoire et l’exigence de justice qui passent par la traduction des criminels comme Ely Ould Mohamed Vall devant la justice pour répondre des crimes de génocide dont ils sont pleinement responsables. Le courage et le sens de la dignité seraient pour nos responsables criminels comme Ely de reconnaître publiquement leurs crimes et de nous expliquer ce qui s’est effectivement passé afin que nous puissions nous libérer de ce traumatisme et d’entamer le travail de deuil, et de nous inscrire dans une perspective d’apaisement. L’avenir de la Mauritanie en dépend ; le malheur et les souffrances de la communauté noire ne peuvent être occultés au profit de querelles ridicules et minables.

La confrontation entre deux hommes aux ambitions démesurées est une mise en scène qui ne nous intéresse pas. Ely doit savoir raison gardée, après un règne cynique et barbare. La charge qui pèse sur lui s’alourdira du déni de réalité qu’il est en train d’ajouter au déni d’humanité qui a caractérisé sa contribution au pouvoir mortifère d’Ould Taya.

SY Hamdou Rabby
Philosophe
Paris-France
 

NORD DU MALI : Les islamistes fouettent les fumeurs

altIl est désormais interdit de fumer dans plusieurs localités du nord du Mali, où les islamistes ont pris le contrôle et font la loi.

Les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) ont brûlé jeudi et vendredi des cartons de cigarettes et fouetté des fumeurs à Bourem, une ville du nord du Mali qu’ils occupent, ont rapporté à l’AFP des témoins.

« Vendredi, ça a vraiment chauffé, les islamistes du MUJAO ont retiré de la vente des cartons de cigarettes avant de les brûler. Des fumeurs ont été fouettés », a affirmé Moussa Guindo, employé à la mairie de Bourem.

« Moi, j’ai reçu quarante coups de fouet parce que je fumais et que j’ai continué à fumer après qu’on me l’ait interdit », a de son côté déclaré un jeune de la ville, qui a souhaité rester anonyme

Également sous couvert d’anonymat, un fonctionnaire en poste à Bourem a dit avoir été fouetté alors qu’il ne fumait pas. « C’est mon ami qui fumait, mais ils nous ont fouettés tous les deux en disant que la cigarette, c’est Satan ». « Les commerçants qui ont encore des cigarettes les cachent, et pour fumer, il faut se cacher » aussi, a-t-il ajouté.

« Pour le moment, ici ce sont les islamistes qui font la loi. Ils ne veulent plus voir de cigarettes et nous ont dit aussi que si des forces étrangères viennent dans le nord du Mali, nous serons tous égorgés », a pour sa part affirmé un autre témoin, Mohamed Tangara.

Deux autres témoins ont indiqué qu’entre Gao et Bourem, les islamistes du MUJAO ont arrêté un camion qui transportait des marchandises pour en extraire des cartons de cigarettes, avant de les brûler.

 Les groupes islamistes armés – le MUJAO, Ansar Dine (Défenseurs de l’Islam en arabe) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) – ont déjà interdit la cigarette dans d’autres localités du nord du Mali qu’ils occupent et contrôlent en grande partie depuis deux mois et demi.

source: senweb.