Monthly Archives: June 2012
Flamnet-rétro: Ils veulent solder nos souffrances !!!
La démocratie doit-être la chose la mieux partagée si l´on ne veut pas rester dans des voeux pieux. Nous avons revendiqué la démocratie en Mauritanie en exigeant, depuis des décennies, une égalité de droits et de devoirs pour tous les citoyens. La dénonciation des oppressions culturelles, économiques et politiques nous a valu d´être la cible de la plus grande répression dans l´histoire politique de la Mauritanie. Et nous avons toujours continué de revendiquer une Mauritanie de tous les Mauritaniens. On ne peut douter de notre volonté. Mais à quelles conditions?A écouter certains de nos compatriotes, on est frappé par leur volonté à vouloir solder nos souffrances, nos morts et nos droits. Comme certains marchands, ils veulent vider l´abcès comme on vide les stocks.
Passif humanitaire: La loi d’amnistie “verrou de l’impunité” (AJD/MR).
L’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR) s’apprête à mobiliser “une grande marche” vers l’assemblée nationale en Mauritanie afin de remettre aux députés une lettre demandant la suppression de la loi d’amnistie de 1993 jugé comme “verrou de l’impunité” par le parti.
C’est le président de l’AJD/MR, Ibrahima Mokhtar Sarr, qui a invité mardi toutes les sections de son parti “à se mobiliser” pour cette grande marche contre la loi d’amnistie dans les crimes commis dans les années 90 contre les populations négro-africaines en Mauritanie.
La section Sebkha de l’AJD/MR avait organisé le 19 juin 2012 une manifestation pour exiger l’abrogation de la cette loi. La marche qui s’est ébranlée aux alentours de 18 heures du Cinéma Saada sous les cris «Jugez les assassins» et «Maouiya assassin!» s’est terminée par un discours de Ousmane DIA, son Président, devant le siège central du parti. A leur arrivée, les manifestants ont été accueillis par le Président Ibrahima Moctar SARR (IMS) accompagné des membres du Bureau Politique et Souleymane KANE, Président du Conseil National.
Cette effervescence, selon le parti, “survient dans le contexte particulier où l’ancien dictateur écrit ses mémoires depuis son exil doré pendant que l’un de ses plus fidèles assistants niait la déportation”.
Prenant la parole devant cette manifestation, IMS a rappelé “la compromission historique des députés négro-mauritaniens qui avaient voté cette loi rendant impossible la poursuite de présumés tortionnaires et assassins devant les tribunaux du pays.
“Ces criminels ne sont plus à l’abri avec la justice internationale mais il serait préférable qu’ils soient jugés en Mauritanie pour que les victimes puissent s’exprimer et faire leur deuil”, a-t-il indiqué.
Source: Al Akhbar
Bordeaux: projection -débat, le cercle des Noyés
Le cercle des Noyés.Film documentaire français de Pierre-Yves Vandeweerd. Samedi 30 juin à 15h00.
Médiathèque M270.
11, avenue Pierre Curie 33270 Floirac. Bordeaux.
Tel 05.57.80.90.60 .
Film suivi d’une rencontre en présence d’Ibrahima Abou SALL et Abdoulaye Hachim KEBE rescapés de la prison de WALATA.
Ce film revient sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire de la Mauritanie, celle de l’internement, entre 1986 et 1991, des membres du FLAM (Forces de libération africaines de Mauritanie), un groupe qui luttait pour que les Noirs soient considérés comme des Mauritaniens à part entière, dans l’ancien fort français d’Oualata, aux fins fonds du désert, près de la frontière avec le Mali.
La présence de tous est vivement souhaitée. La lutte continue!
Des réfugiés grévistes évacués à l´hopital
Au 4ème jour de leur grève de la faim les réfugiés mauritaniens ont recu une forte délégation composée de la Congad, de l´Amnestie internationale, de la Raddho. Les dirigeants de ces organisations de défense de droits de l´homme étaient venus apporter leur soutien moral aux grévistes, à cette date 9 personnes, parmi lesquelles 6 femmes et 3 enfants, ont été évacuées vers deux hopitaux de la ville de Dakar; malgré tout les déportés mauritaniens demeurent toujours déterminés. La lutte continue.
Moctar Sy-Dakar.
COVIRE réclame l’abrogation de la loi d’amnistie de juin 1993
La Coordination des associations des Victimes de Répression (COVIRE) demande l’abrogation de la loi d’amnistie du 12 juin 1993, couvrant les présumés auteurs d’exécutions extra-judiciaires de plusieurs centaines de militaires issus de la communauté noire (fin 1990/début 1991), dans une correspondance adressée au président Mohamed Ould Abdel Aziz, rendue publique vendredi. La coordination réclame « la traduction en justice des tortionnaire » et « la destitution » du haut responsable chargé de la gestion du passif humanitaire.Ce passif humanitaire constitué par un ensemble de violations des droits humaines (déportations, révocations abusives et expropriations) a également fait des victimes civiles.
Dans la même correspondance, le collectif des associations de victimes exige également « la réintégration et la reconstitution de carrière au profit de 144 fonctionnaires du ministère de l’éducation nationale sur la base d’un recensement des agents de l’état victimes des événements de 1989, la signature d’un accord pour le retour des réfugiés mauritaniens restés au Mali….. ».
En avril 1989, rappelle-t-on, des affrontements interethniques ont fait plusieurs centaines de victimes de part et d’autre du fleuve Sénégal, créant une grave crise entre la Mauritanie et son voisin.
L’exécution des militaires noirs entre septembre 1990 et février 1991 apparaît comme le prolongement mauritano-mauritanien de cette grave crise.
Les autorités mauritaniennes ont permis le retour organisé de 24 réfugiés sur la base d’un accord tripartite signé avec le gouvernement du Sénégal et le HCR.
Les familles des victimes militaires ont été indemnisées mais les présumés tortionnaires restent couverts par une loi d’amnistie de 1993. Suite à une question très orientée vers le négationnisme d’un journaliste d’une radio privée de la place, l’ex chef de l’Etat, Ely Ould Mohamed Vall, a nié toute responsabilité dans les exactions contre la communauté négro-africaine. Des milieux proches du pouvoir ont mobilisés des cadres négro-africains, négationnistes notoires sous le régime Taya dans le but d’instrumentalisation politicienne des déclarions de celui qui est présenté actuellement comme l’un des adversaires les plus irréductibles de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Avec la nouvelle sortie du COVIRE réclamant l’abrogation de la loi scélérate du 12 juin 1993 et le réveil de tous les souvenirs douloureux, la tentative du régime Aziz, sommé de prouver sa bonne foi en abrogeant un texte présenté comme le verrou de l’impunité, semble avoir eu un effet boomerang.
LE CALAME




