Monthly Archives: May 2012
Mauritanie : Les Salefistes veulent un cadre politique, mais rejettent la démocratie “occidentale”
L’idée de “création d’un regroupement politique autorisé pour service la nation n’est pas nouvelle chez les Salefistes mauritaniens”, selon Mahfoud Ould Idoumou, membre de El Bir, une association mauritanienne d’obédience selefistes.
Interviewé par ALAKHBAR, Mahfoud Ould Idoumou évoque cependant la nécessité de distinguer entre “la politique que prône la Charia Islamique et celle inspirée des démocraties occidentales”. «La démocratie héritée de l’Occident garantit la liberté de croyance : une apostasie, selon l’Islam. L’Occident, au nom de la défense des droits de la femme, interdit la polygamie, qui est un principe de l’Islam. En outre, la démocratie ne délimite pas la liberté d’expression; l’une des preuves est l’incinération en Mauritanie de livres religieux. Donc si les Salefistes mauritaniens parlent de politique, il s’agit bien de celle qui mène à l’application de la Charia», a-t-il expliqué.
«84.4 pour cent des présents lors de notre dernière rencontre, ont bien apprécié l’autorisation d’un courant salefiste dans ce pays. Reste maintenant à définir le cadre. Allons-nous constituer en parti politique ou en association. De toute façon, nos objectifs resteront de mener des réformes socioéconomiques et de travailleur pour l’intérêt de la nation», rappelle Mahfoud Ould Idoumou.
Quant à d’éventuelles entraves administratives à la reconnaissance de leur entité, le salefiste juge qu’il est “très tôt d’en parler”.
Par ailleurs, Mahfoud Ould Idoumou conseille à la Coordination de l’opposition démocratique (COD) “d’assainir ses rangs de ceux qui ont déjà occupé des postes et accaparé des biens publics ou privés”. Il lui demande aussi fixer un objectif de “servir la cause de d’Allah et de soutenir les vulnérables”. D’autre part, il préconise au gouvernement de “lever l’injustice, de libérer les prisonniers, d’entamer une redistribution équitable des ressource du pays, et d’assainir, lui aussi, ses rangs des corrompus”.
Source: Al Akhbar
Mauritanie : AFCF remontée contre le conseiller aux affaires islamiques de Aziz
La présidente de l’Association mauritanienne des Femmes Chefs de Famille, Aminettou Mint El-Moctar a vivement critiqué les propose de Isselmou Ould Sidi EL Moustaph, conseiller aux affaires islamiques de Ould Abdel Aziz, qui a estimé que «la femme n’as pas le droit d’occuper la fonction de président de la République dans un pays comme le nôtre.»
Ould Sidi EL Moustaph avait également signalé que la femme ne doit pas se présenter aux postes qui pourront la conduire à la Magistrature suprême, comme la présidence du Sénat.
Et selon un communiqué de presse de l’AFCF, cette Fatwa sape les droits de la femme et contredit la volonté populaire et les règles en vigueur dans la République islamique de Mauritanie. À cet effet, l’AFCF la rejette en bloc et souhaite qu’elle n’exprime pas la position officielle de la présidence mauritanienne.
Source: Al Akhbar
IRA : Des inconnus ont agressé un militant de l’initiative.
Selon une source proche de l’Initiative abolitionniste(IRA), un sympathisant de ce mouvement, Baba Traoré, a été évacué à l’hôpital, après avoir été agressé par des inconnus, en marge d’une manifestation, que des antiesclavagistes organisaient devant le ministère de la justice pour exiger la libération de Biram Ould Abeid.
Selon Ely Ould Ravea de l’IRA, « il s’agit d’inconnus, probablement des membres des services de sécurité, ayant tenté de provoquer les militant de l’IRA, lesquels ont fait preuve de sang froid ». Mai, a-t-il ajouté, ces inconnus ont continué à insulter Biram et ses compagnons, ce qui a provoqué une bagarre au cours de laquelle Baba Traoré a été blessé gravement.
La police a été surplace pour constater, enfin, « la disparition des inconnus ».
Selon le reporetr de l’ ANI, les manifestants de l’IRA ont arboré des banderoles portant, entre autres slogans,« l’islam est notre religion, Mohamed notre prophète et Biramé notre dirigeant ».
Source: ANI
Les leaders de la COD devant le commissariat de police de Tevragh Zeina 1 pour la libération de leurs camarades
ALAKHBAR(Nouakchott)-C’est après concertation que les chefs des principales formations politiques de la Coordination de l’opposition démocratique se sont retrouvés samedi en milieu de journée,pour un quart d’heure à peu près, devant le commissariat de police de Tevragh Zeina 1, où sont détenus leurs camarades, militants et sympathisants,suite à la manifestation du vendredi 18 Mai.
Ces interpellations ont été précédées d’une violente répression dont les leaders de la COD accuse, le président Ould Abdel Aziz d’être le premier responsable. Et selon les présidents des ces partis d’opposition, ils dresseront la liste des autres responsables de cette intervention qu’ils qualifient de “barbare, inhumaine et répressive”.
Les chefs des partis de la COD ont déclaré qu’ils continueront leur revendication jusqu’à la réussite de leur principal objectif qui est le départ d’Aziz du pouvoir.
S’agissant de la répression de la manifestation du vendredi 18 Mai, le bilan était lourd,selon les sources proches de la COD, plusieurs blessés suite aux explosions et éclats de grenades et plusieurs dizaines d’ arrestations.
Les mémoires de Taya
L’ancien président Maouwiya nous dit-on, de son exil qatari écrit ses mémoires ! Si l’on ne peut refuser à aucun citoyen le droit d’exprimer ses opinions ni même de donner sa propre lecture des événements dont il a été témoin, l’on est en droit tout de même de s’interroger, venant de l’homme, sur l’opportunité et la pertinence de l’acte. Les mémoires, de ce qu’on en sait, consacrent le plus souvent le couronnement d’une vie pleine d’enseignements, riche en expériences. Une vie mise au service d’un idéal, d’un projet et dont on cherche à retracer les péripéties, à redéfinir les contours et à mettre en relief les faits saillants afin de servir d’exemples, de repères, de leçons. C’est le condensé paraphé d’un itinéraire riche, d’un vécu noble et d’une histoire glorieuse. Le passage de O/ Taya à la tête de ce pays, en dépit des contorsions nostalgiques de quelques caciques, n’a rien de particulièrement remarquable pour mériter d’être consigné.
L’homme n’a ni incarné un idéal, ni façonné un projet de société digne de reconnaissance . Sous son magistère, nous avions vécu l’une des périodes les plus abominables de notre histoire politique. Avec lui, les pires entorses à la vie, au Droit et à la bonne gouvernance. Que d’hommes massacrés, de femmes violées, de villages rasés, de familles meurtries, de générations forcées à l’exil, de communautés bâillonnées. De lui ne nous reste que le vivace souvenir d’un tyran qui a sacrifié la vie sous l’autel d’une ravageuse pulsion narcissique ; celle d’une platitude vénérée, d’une négation -de toutes les négations- valorisée, promue, célébrée. De l’époque, nous portons hélas encore les stigmates d’une décrépitude sociale où la subordination et la flagornerie ont enfoncé la société dans la plus funeste corruption des hommes et des valeurs. L’ère des sujétions rigoureuses, des postures douteuses, de l’appétence pour la facilité et les facilités.
De cette période nous gardons, par delà les blessures immondes, le triste regret d’un gâchis collectif ; l’inamovible souvenir d’un engourdissement général. Rien qui vaille un mot d’éloge, une larme de repentance ! De ce legs nous cherchons depuis, à nous émanciper, à nous affranchir. Nous en colmatons les brèches, difficilement, au quotidien ; mus par l’ultime conviction que pour nous, plus que des mémoires, ce qu’il nous faut c’est une mémoire….celle qui nous rappellera à chaque fois que sur cette terre l’on a déjà payé le prix fort… de la déraison.
Ibrahima Falilou, professeur.




