Monthly Archives: May 2012
Les partisans du chef putschiste Sanogo le désignent président de la transition
BAMAKO – Les partisans du capitaine malien Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d’Etat du 22 mars ayant renversé le régime d’Amadou Toumani Touré (ATT), l’ont désigné dans la nuit de mardi à mercredi président de la transition en lieu et place de Dioncounda Traoré, a constaté l’AFP.
Réunis depuis lundi à Bamako en convention, les membres de la Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam, pro-putsch), ont décidé d’instituer président de la transition le capitaine Amadou Sanogo, précise une résolution de cette convention.
Elle précise que sa mission prioritaire sera le recouvrement de l’intégrité du territoire avec l’ensemble de l’armée, du peuple malien et des pays amis épris de paix. Le coup d’Etat du 22 mars a précipité la chute du nord du Mali, contrôlé depuis près de deux mois par des groupes armés, dont des islamistes,
Le capitaine Sanogo sera ensuite chargé d’organiser avec une administration neutre et impartiale, les élections transparentes et crédibles, selon le texte.
La période de transition d’un an a débuté mardi et est dirigée par l’ancien président de l’Assemblée nationale sous le régime ATT, Dioncounda Traoré, blessé lundi dans son bureau à Bamako par des partisans du coup d’Etat du 22 mars, opposés à son maintien au pouvoir.
Sa désignation comme président de la transition au-delà des 40 jours constitutionnels suivant son investiture du 12 avril, faisait suite à un accord trouvé dimanche entre lui-même, le capitaine Sanogo et les médiateurs de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
En vertu de cet accord qui fixe la transition à un an, le capitaine Sanogo – qui avait accepté le 6 avril de rendre le pouvoir aux civils, mais dont les hommes restaient influents à Bamako – obtient le rang d’ancien chef d’Etat avec tous les privilèges liés à cette fonction, indemnités, logement, gardes, voiture.
Il n’avait pas réagi mercredi matin à la décision de ses partisans de le nommer président de la transition en lieu et place de Dioncounda Traoré auquel la résolution de la Copam en appelle à son sens civique élevé et patriotique pour se retirer.
Aucune personnalité politique malienne marquante n’a assisté à la convention des pro-putschistes.
Cette désignation est « tout simplement une plaisanterie », a déclaré à l’AFP Abdoulaye Kanté, un des dirigeants de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma) de Dionconda Traoré, principale formation politique du front anti-putsch.
« Le riducule ne tue pas. Les initiateurs de cette rencontre font leur baroud d’honneur, mais il y a aussi de l’irresponsabilité face à la situation », a-t-il ajouté. Selon lui, « le capitaine Sanogo, sollicité, n’a pas répondu favorablement, et il ne répondra pas ». « Il y a un président de la transition, il est connu, c’est Dioncounda Traoré, a-t-il rappelé.
(©AFP / 23 mai 2012 11h38)
A quoi joue Aziz?
S’il avait joui d’une relative assise populaire au lendemain de sa prise de pouvoir en aout 2008, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz semble aujourd’hui en perte de vitesse.Confronté à une série de problèmes politiques, économiques, sociaux, le Président mauritanien enchaîne des décisions pour le moins controversées qui font craindre la résurgence de fortes tensions sociales. On a bien beau vouloir croire le Président Aziz quand il dit œuvrer uniquement pour le bien de tous les mauritaniens sans distinctions tribales ou ethniques ou raciales mais les évènements qui se suivent depuis plus d’une année nous poussent à nous poser des questions sur les intentions du Président. Certes les déportés du Sénégal sont rentrés et le dossier du passif humanitaire a été quelque peu dépoussiéré mais les pas que l’on pensait franchis dans le cadre de la réconciliation nationale, ne semblent être qu’une chimère. Le départ de Ibrahima Moctar Sarr de la mouvance présidentielle en dit long sur les blocages et autres reculs enregistrés depuis lors. Les déportés sont revenus mais dans quelles conditions et leur réinsertion traine alors que le dossier du passif humanitaire a été à peine effleuré. S’en est suivi l’enrôlement tant décrié (qui heureusement a connu des aménagements substantiels), l’attribution de licences de radios et télévisions privées à une seule communauté, la crise universitaire et une répression sélective, l’expulsion à Nouadhibou de centaines de ressortissants d’Afrique noire et la gestion pour ne pas dire partisane du problème de Birane Ould Abeid. Pendant ce temps le pays accueille des dizaines de milliers de touaregs et mobilise des fonds pour leur en venir en aide et mieux, les autorités de cachent pas le soutien au mouvement indépendantiste du MNLA qui entend créer un Etat à forte dominante l blanche.
Il apparait que les lobbys nationalistes arabes ont repris une ascendance certaine sur les décisions du Président qui de plus en plus prend des mesures très peu appréciées par une partie de la population. Cette impression de vouloir casser du noir est manifeste avec la gestion du dossier de Birane Ould Abeid mais une décision judiciaire arbitraire pourrait mener à des lendemains incertains et consacrer une fracture sociale sans précédent dans le pays.
Au moment où l’opposition cherche coûte que coûte sa tête, le Président devrait plutôt se rapprocher de toutes les composantes du pays pour créer une union derrière lui. Les tentatives de diversion qui en plus sentent le règlement de compte ne feront que raviver la contestation qui est bien plus importante que la mobilisation populaire lors des manifestations de la COD. A Aziz de rectifier le tir encore qu’il est temps.
Seydi- Le Rénovateur
La régularisation des migrants en Mauritanie : La carte de séjour, une carte de toutes indignations
Ils étaient des centaines de ressortissants sénégalais à manifester hier matin, aux alentours de leur ambassade pour exiger la baisse du prix de l’obtention de la carte de séjours. Une carte de séjour exigée pour tous les migrants par les autorités mauritaniennes.
La carte exigée aux étrangers vivant en Mauritanie, fait l’objet d’un grand débat et de contestations de la part des migrants résidant à Nouakchott. C’est dans une ambiance d’indignations et de frustrations que les ressortissants sénégalais ont manifesté dimanche dernier aux alentours de l’ambassade du Sénégal sous la surveillance attentive des forces de répressions pour réclamer la baisse du payement de la carte qui s’élève à 30.000um. ” je ne peux payer toutes les cartes des membres de ma famille avec cette crise qui perdure et aussi avec ce que je gagne à travers la maçonnerie, ajoutant, le Président doit revoir cette situation qui met mal à l’aise la cohabitation des ressortissants des deux pays frère ” peste Magatte Niang , maçon depuis 12 ans en Mauritanie. Selon l’intervenant, il ne peut pas payer toutes les cartes de sa famille et leur offrir quelque chose à manger.
Depuis la dernière expulsion, ces dernières ont peur de sortir dans la rue et de vaquer à leurs occupations. Avant la date butoir du 1 juin, les policiers en profitent pour faire les raquettes aux étrangers. La semaine dernière un commerçant sénégalais du nom de Baye Fall a été victime de racket après une rafle vers les 22 heures alors qu’il venait juste de fermer sa boutique. Les policiers l’ont sommé de payer 5000 UM sous prétexte qu’il n’a pas la carte de séjour. Il s’est exécuté avec indignation.
Malgré la négociation diplomatique, les autorités mauritaniennes restent intransigeantes……
Malgré plusieurs tentatives des diplomatiques et des émissaires des pays concernés par les migrants, cette loi sur le payement de la carte de séjour entra en vigueur à partir du 1er juin prochain. D’après la circulaire, l’ensemble des étrangers adultes et enfants vivant sur le sol mauritanien sans aucune exception devront se munir de cette carte de séjour à compter du 1 juin. Dans une interview accordée à Akhbar par l’Ambassadeur Sénégalais en Mauritanie, SEM Mamadou Kane avait souligné en substance que les Sénégalais peuvent être étonnés que les mauritaniens leur fassent appliquer quelque chose qui n’est pas prévu par les accords qu’ils ont passés avec les mauritaniens et qu’ils n’appliquent pas aux mauritaniens chez eux. ” Au Sénégal, les mauritaniens n’ont pas de carte de résidence. Même en cas de contrôle, ce qu’on peut leur réclamer c’est la carte consulaire. A un moment donné, ici c’était la même chose ; c’est-à-dire pour le Sénégalais qui font l’objet d’un contrôle ou une vérification d’identité, il suffisait de montrer sa carte consulaire pour qu’il soit relâché ” avait indiqué SEM Mamadou Kane.
Risque de réciprocité des pays concernés par les migrants…
La carte exigée aux étrangers vivant en Mauritanie, risque de devenir une patate chaude pour les mauritaniens vivant à l’extérieur notamment dans les pays auxquels leurs migrants résident, si les autorités de ces pays font appliquent la réciprocité c’est-à-dire demander aux mauritaniens de se munir d’une carte de séjour. À l’instar de la loi du talion ” œil pour œil, dent pour dent “.
En tant qu’ambassadeur, je ne peux pas vous dire ce que le Sénégal va faire C’est une décision qui concerne ma hiérarchie. C’est elle qui jugera de l’opportunité ou non d’appliquer la réciprocité ” avait précisé SEM Mamadou Kane, l’Ambassadeur du Sénégal en Mauritanie.
Il faut rappeler que la carte de séjour fait suite à la décision des pouvoirs publics en Mauritanie, dans le cadre du contrôle de la ” gestion du flux migratoire “(les négros africains) ou de ” terrorisme “, d’organiser la régularisation de la situation de l’ensemble des étrangers résidents sur son territoire.
Cheikh Oumar N’Diaye- L´AUTHENTIQUE
Entretien avec Abdoul Birane Wane le Coordinateur de TPMN : « L’unité nationale, c’est un ensemble d’actes et non de simples mots. Ell n’existe pas en Mauritanie »
Revenu à Nouakchott après une visite de terrain à la tête d’une délégation du Mouvement TPMN dans les deux camps des déportés de Houdallaye et de Dar-Salam, Birane Abdoul Wane a bien voulu répondre à nos questions portant sur le motif de la visite, les enseignements que lui et ses compagnons de lutte ont tiré d’une visite de terrain au chevet des déportés mauritaniens de retour au pays. Entretien…
Le Rénovateur Quotidien : Que faisait une délégation de «Touche pas à ma nationalité» dans les camps des déportés de retour ?
Birane Abdoul Wane : Cette délégation a séjourné dans les camps de Houdallaye et Dar Salam le 28 Avril, c’était à l’occasion de la commémoration des déportations de 1989 planifiées par le régime raciste et sanguinaire de Maouiyaâ Ould Sid’Ahmed Taya. Ces Mauritaniens sont restés pendant deux décennies dans des camps de réfugiés au Sénégal, et leur retour fut encore plus difficile, c’est pour cette raison que le Mouvement TPMN (Touche pas à ma nationalité), qui a décidé de prendre en charge tous les problèmes des négro-mauritaniens a décidé de s’enquérir de la situation de ces noirs devenus des étrangers chez eux.
Le Rénovateur Quotidien : Quels enseignements tirez-vous de votre visite dans ces sites ?
B.A.W : D’abord, je vous dis que ces mauritaniens vivent comme des parias chez eux, c’est la faute au régime raciste qui a pris des engagements qu’il n’a jamais respectés, je fais allusion aux accords tripartites, que l’Etat mauritanien s’est engagé à respecter. Ces populations manquent de tout, eau, infrastructures sanitaires et scolaires, elles vivent dans des habitats précaires. Le plus grand problème se pose au niveau de leur état civil, sur près de huit mille (8.000) déportés dans les différents camps du Brakna, seulement mille six cents ont été enrôlés. Les grands exclus de ces recensements sont les enfants nés au Sénégal et qui y ont grandi. Ces hommes vivent dans la misère et les autorités observent sans réagir alors qu’elles s’attellent à satisfaire et à sécuriser les réfugiés Touareg, c’est ça le racisme. Pour ce régime, il faut avoir une peau claire pour être considéré comme un humain
Le Rénovateur Quotidien : C’est pour cela donc que vous dites qu’il ait impossible de parler de l’unité nationale en Mauritanie ?
B.A.W : C’est une évidence, comment peut-on parler de l’unité nationale alors qu’il y a des citoyens qui ont été victimes d’une grande injustice de la part d’un régime raciste qui refuse encore de les remettre dans leurs droits? Comment peut-on parler de cette unité nationale alors que ces déportés revenus voient d’autres mauritaniens, maures ou haratins occuper leurs terres avec la complicité du régime, On ne peut pas parler de l’unité nationale tant que les victimes de 1989 rencontrent encore ceux qui les persécutaient circuler librement. L’unité nationale, c’est un ensemble d’actes et non de simples mots, elle n’existe pas en Mauritanie.
Propos recueillies par Camara Mamady-Le rénovateur.
L’Initiative du dialogue rencontre le président du parti Tawassoul
Les membres de l’Initiative pour un nouveau dialogue pouvoir-opposition ont rencontré , mardi le président de tawassoul, le député Jemil Mansour.
Yahya Ould Waghf, Knae Hamidou Baba et Moustapha Ould Abeiderrahmane ont, selon un déclaration de Tawassoul, eu des échanges avec Mansour autour de la question de la relance d’un nouveau dialogue pouvoir-opposition, ainsi que les possibilités d’apporter des solution pour sortir le pays de la crise politique.
Selon le parti Tawassoul, le président Jemil Mansour a rappelé aux membres de l’Initiative que la position de son parti, basée sur un examen approfondi de la situation du pays, demeure solidaire de celle la Coordination de l’opposition démocratique (COD).
Source: ANI




