Monthly Archives: May 2012
Le président des “19” le magistrat Abdoul Aziz Ba casse sa plume
Nous venons d´apprendre avec une grande tristesse le décès de notre doyen, père, oncle, cousin et camarade Abdoul Aziz Ba ce matin 28 mai 2012 à Dakar. Mr Ba est un des pionniers de la contestation négro-mauritanienne contre l´Etat raciste de Nouakchott. Ancien président du groupe des 19, les rédacteurs de l´historique « Manifeste des 19 » de février 1966. Arrêté et radié de la fonction publique il s´exile au Sénégal où il dirigera plus tard la Commission de Transparence et de lutte contre la Corruption , Président du Conseil d’Etat, Vice – Président du Conseil Constitutionel et Conseiller à la Cour Suprême de son pays d´adoption et d´asile. La Mauritanie, le Sénégal et l´Afrique viennent de perdre un grand homme de refus et du courage, connu par sa modestie et son enracinement aux valeurs de son Fouta natal. Le BEN des FLAM et à travers lui tous nos militants et sympathisants présente ses condoléances les plus attristées à tout le Damnga, Fimbo, Sinthiane, Dioudé Gouriki, Ganguel, Wali, Sanghué, Boguel, Sinthiane Padalal…. Qu´Allah l´accueille en son Saint paradis et que la terre lui soit légère.Amine.
A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.
Pour rappel et rendre hommage à ce grand combattant de la liberté nous republions le manifeste des 19:
Le 4 janvier 1966 les élèves noirs des Lycée de Nouakchott ont déclenché une grève qu’ils déclarent illimitée en vue de faire supprimer la mesure rendant obligatoire la langue arabe dans l’enseignement du second degré.
Cette action énergique ne fait que révéler un malaise profond et latent, car il est notoire que l’étude obligatoire de la langue arabe est pour les Noirs une oppression culturelle. Cette mesure constitue ensuite un handicap certain à tous les examens pour les élèves noirs qui, de façon consciente ont toujours repoussé l’étude de la langue arabe qu’ils savent un frein à leur développement culturel et scientifique et contre leurs intérêts. C’est ainsi qu’au Lycée de Rosso des élèves noirs ayant obtenu la moyenne dans l’ensemble des disciplines ont eu à redoubler pour n’avoir pas eu la moyenne en arabe.
Il peut paraître étonnant qu’aucune voix ne se soit élevée parmi l’élite et les responsables noirs, pour protester contre une décision qui fasse déjà l’égalité des citoyens et cela dans un domaine aussi essentiel que l’éducation.
C’est pourquoi, nous citoyens mauritaniens à part entière, soussignés, déclarons appuyer fermement et sans réserve l’action des élèves. Nous entendons dès cet instant reconsidérer certaines bases de la coexistence entre Communauté noire et Communauté blanche ; car à l’heure actuelle nous assistons à l’accaparement total de tous les secteurs de la vie nationale par l’ethnie maure. A l’appui de cette thèse, voici des faits patents qui révèlent la gravité de cette situation. Dès l’accession de la Mauritanie à l’autonomie interne, le régime mis en place s’empressa de créer le mythe d’une prétendue majorité à 80 % maure, le mythe du quart était né et règle depuis lors les dosages au niveau de toutes les instances politiques et administratives. C’est ainsi qu’au gouvernement il y a deux Ministres noirs sur neuf, au Bureau Politique, National trois Noirs sur treize membres, à l’Assemblée Nationale dix députés noirs sur quarante. Ceci étant, la vie politique administrative ne pouvait être que le fidèle reflet de la situation au sommet. Il est remarquable que les postes de Président de la République, chef du gouvernement, de ministre de la Défense Nationale, des Affaires Etrangères, de secrétaire général aux Affaires Etrangères, de Ministre de la Justice, de l’Intérieur, de directeur de la Sûreté et des forces de la Police, de directeur de l’Information, de directeur de l’Enseignement, de directeur Général du Plan, de la Fonction Publique et de président de la Cour Suprême, etc … sont concentrés selon une règle inavouée, mais systématique entre les mains de l’ethnie maure.
Il est à constater par ailleurs que sur douze cercles du pays un seul est placé sous la responsabilité d’un administrateur noir et sur près de trente subdivisions seulement sont sous la responsabilité de fonctionnaires noirs.
– Que des cadres noirs sous-employés végètent tandis que des traîtres à la Nation, condamnés, se trouvent régulièrement engagés à des postes de choix dans la Fonction Publique.
– Que dans la Mauritanie du Sud, exclusivement Noire, tous les commandants de cercle, les chefs de subdivision, les chefs de postes administratifs, les commissaires, exception faite pour Rosso, les juges, les chefs de brigade de gendarmerie, et même les maires-délégués sont tous des Maures.
– Que la présence dans cette partie du pays de ces détenteurs de l’autorité se traduit par des actes infâmes d’asservissement, d’humiliation, d’oppression commis à l’endroit des populations Noires, honnêtes, loyales, courageuses et laborieuses ;
– Que leurs agissements par leur manque de respect pour la tradition biens fonciers, valeurs spirituelles, sèment la panique, la désolation et l’amertume parmi les populations noires exaspérées et au bord de la révolte. L’exemple de Sass Ould Guig à l’égard des Peulhs de Kaédi est assez édifiant. Ce responsable s’est permis de faire arrêter, battre, torturer lâchement, humilier, emprisonner de paisibles Peulhs dont le seul crime fut le désir de créer une coopérative conformément aux nécessités du développement.
– Qu’à Rosso un découpage administratif insidieux vient d’isoler et de rattacher tout le canton de R’Kiz exclusivement maure. – Que quinze gendarmes noirs valides viennent d’être mis prématurément à la retraite sans pension. – Que dans les rangs des goums de la Garde Nationale, de la Gendarmerie, de l’Armée, de la Police où naguère les Noirs dominaient en nombre, la valeur et la vocation étant les seuls critères, la proportion des Noirs de 90 % qu’elle était, est retombée à près de 25 %. – Que les Noirs arabisants ne se recrutent qu’à 10 % parmi les enseignants mauritaniens arabisants, parce que le régime ferme aux plus doués d’entre eux les portes du succès aux examens, les commissions de correction recrutées dans l’ethnie maure, veillant à ce qu’il en soit ainsi. – Que le recrutement à l’Institut des Etudes Islamiques de Boutilimit accorde aux élèves Noirs 5 % des effectifs. – Que les Noirs arabisants ne comptent aucun Inspecteur primaire alors qu’ils disposent de cadres au moins aussi instruits, aussi cultivés et aussi capables que les cadres maures arabisants. – Que les cinquante bourses mises à la disposition de la Mauritanie par le Koweït réparties sans l’avis d’aucune commission, sept seulement furent attribuées aux candidats noirs.
– Que le régime a toujours travaillé pour qu’à l’extérieur, la Mauritanie apparaisse comme un pays essentiellement maure. – Dans cette optique le Chef de l’Etat lui-même prend soin de toujours souligner à l’extérieur “que la Mauritanie, en majorité arabe, compte une minorité d’origine Africaine” (discours de Bizerte) comme si cette présence prétendue minorité était là par un accident de l’histoire alors que l’accident de l’histoire ce sont bien les invasions berbères ; – Qu’à Nouakchott où les citoyens noirs sont au moins aussi nombreux que les Maures, le Conseil Municipal compte quatre Noirs sur vingt deux membres.
Il est à souligner par ailleurs que simultanément au désir exprimé par les Maures de voir officialiser la langue arabe, la communauté noire exigeait que lui soient consenties des garanties concrètes et absolues contre toute assimilation que les responsabilités nationales soient partagées et que la constitution soit révisée dans un sens Fédéral (congrès 1961 et 1963). Mais le régime politique, peu après avoir muselé certains porte-parole noirs, s’est ménagé l’officialisation de la langue arabe dont la première étape est cette mesure rendant l’arabe obligatoire dans le premier et le second degré, cependant qu’il étouffe les revendications fondamentales de la Communauté Noire. Les Maures savent qu’avec l’arabisation à outrance le pays va à l’échec. Mais y tiennent tout de même, animés qu’ils sont par un complexe d’infériorité devant la supériorité qualitative des cadres noirs, et poussés par le désir ardent de couper la Communauté noire de l’ensemble négro-africain et à réaliser ainsi l’assimilation des Noirs à leur mode de vie et de pensée. Ainsi le bilinguisme n’est qu’une trahison à l’endroit des Noirs car il tend à les écarter de l’ensemble des affaires de l’Etat. Toute cette situation se traduit par un marasme général qui affecte tous les rapports entre citoyens Maures et Noirs. En effet, le jeunesse du pays, future relève, se trouve profondément divisée. A Dakar, à Paris, au Caire et dans les autres centres universitaires, les groupes d’étudiants noirs et groupes d’étudiants maures sont à couteaux-tirés dans tous les établissements du second degré, la scission est consommée entre élèves noirs et élèves maures. Considérant que les membres de la communauté noire sont irréversiblement engagés à recouvrir intégralement leur liberté et leur dignité, à choisir librement une culture et un mode de vie conforme à leur civilisation négro-africaine, à leur aspiration au progrès, au développement harmonieux de l’homme, et convaincus que l’obstination du régime dans sa politique aboutira fatalement au chaos et à la guerre civile.
Nous soussignés :
– Déclarons être hostiles à la mesure rendant l’arabe obligatoire dans les enseignements primaires et secondaires.
– Engageons le combat pour détruire toute tentative d’oppression culturelle et pour barrer la route à l’arabisation à outrance.
– Exigeons l’abrogation pure et simple des dispositions des lois 65-025 et 65-026 du 30 janvier 1965 rendant l’arabe obligatoire dans les 1er et 2ème degré et qui ne tiennent aucunement compte des réalités mauritaniennes.
– Rejetons le bilinguisme qui n’est qu’une supercherie, une trahison permettant d’écarter les citoyens Noirs de toutes les affaires de l’Etat.
-Dénonçons la discrimination raciale, l’illégalité, l’injustice et l’arbitraire que pratique le régime en place.
– Dénonçons toute confusion hypocrite visant à poser un problème à tendance politique (Arabe) sous l’optique religieuse (Islam).
– Nions l’existence d’une majorité maure, car les propositions proclamées sont fabriquées pour soutenir le régime dans l’application intégrale de sa politique de médiocrité déjà entamée à l’endroit de la communauté noire.
– Exigeons le remplacement immédiat de tous les commandants de cercle et Adjoints, des chefs de subdivision, des chefs de postes administratifs, des commissaires de police, des commandants de gendarmerie, des juges et Maires-délégués, tous maures se trouvant dans le Sud par des administrateurs et fonctionnaires noirs, seuls soucieux du développement de cette partie du pays et respectueux des populations, et de toutes leurs valeurs.
– Exigeons le placement immédiat de tous les cadres noirs sous-employés dans les situations conformes à leurs diplômes et références.
– Sommes prêts à rencontrer le Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Groupe Parlementaire ;
– Mettons en garde tout responsable noir contre une éventuelle prise de position susceptible de léser les intérêts de la Communauté (noire) ;
– Jurons sur notre honneur de ne jamais transiger ni avec le devoir, ni avec la conscience, de ne jamais nous départir de nos positions justes et honnêtes, de nous maintenir dans ces positions jusqu’à la disparition totale de toute tyrannie, domination et oppression exercées sur la Communauté noire et jusqu’à ce que tout citoyen noir vive libre, digne et heureux en Mauritanie”.
Les signataires :
– Koïta Fodié
– Traoré Jiddou
– Sy Oumar Satigui
– Sow Abdoulaye
– Kane Bouna
– Bâ Abdoul Ismaïla
– Koulibaly Bakary Manso
– Kane Nalla
– Dafa Bakary
– Bâ Ibrahima
– Diop Mamadou Amadou
– Traoré Djibril
– Seck Demba
– Ball Mohamed el Bachir
– Bâ Mamadou Nalla
– Sall Abdoulaye
– Bâ Abdoul Aziz
– Sy Ibrahima
– Bâ Ali Kalidou
Février 1966
Le président Mohamed Ould Abdelaziz sous pression, des blessés et des opposants arrêtés à Nouakchott
En Mauritanie, il ne se passe pratiquement plus une semaine sans qu’il y ait un mouvement de protestation antipouvoir.
Les opposants au président Mohamed Ould Abdelaziz ont une nouvelle fois organisé vendredi à Nouakchott une manifestation pour exiger un changement à la tête de l’Etat et l’amorce d’une période de transition pour «bâtir un Etat de droit». Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres arrêtées lors de cette manifestation.
A l’appel de la Coordination des jeunes de l’opposition (CJO), des jeunes avaient commencé à se regrouper devant la mosquée de la capitale après la prière du vendredi pour une action, lorsque la police est intervenue pour les disperser à coups de matraque et de gaz lacrymogène. «Il y a eu plusieurs blessés dont le président de la coordination, Fadhel Ould Elmoctar», également chef de la jeunesse du parti islamiste Tewassoul, a affirmé à la presse un porte-parole des manifestants. «Il est blessé à la tête ; il a été transporté par la police à l’hôpital», a-t-il indiqué, ajoutant qu’«au moins cinq jeunes ont été arrêtés» par les forces de l’ordre.
Depuis le 2 mai, la Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis) organise des manifestations, parfois marquées par des arrestations et des blessés, pour réclamer le départ du président Mohamed Ould Abdelaziz, ancien général élu en 2009 pour un mandat de cinq ans après son putsch de 2008 contre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Les partisans du pouvoir et une partie de l’opposition s’opposent à ce mouvement qui indique s’inscrire du Printemps arabe, jugeant qu’une éventuelle alternance doit se faire pacifiquement au terme du mandat du président Abdelaziz.
C’est le cas particulièrement des trois partis qui siègent au sein de la Convention pour l’alternance démocratique (CAP). Les trois partis sont l’Alliance populaire progressiste (APP) du président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, ainsi que les partis du Wiam (concorde) et de Sawab, d’obédience nationaliste arabe. Ils avaient quitté la Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis) pour mener un dialogue avec le pouvoir fin septembre 2011 qui a abouti à la création d’une commission électorale nationale indépendante (CENI) «permanente» et à une révision de la Constitution. «Nous voulons une alternance pacifique à l’exemple de ce qui vient de se passer au Sénégal voisin et non des pays où le Printemps arabe a laissé s’installer le chaos et l’anarchie», soutient le nouveau président de la CAP, Boydiel Ould Houmeid.
Un conseil chargé de la fatwa
A signaler qu’un mois après l’incinération controversée de livres religieux par une ONG à Nouakchott, le gouvernement mauritanien a annoncé le même jour la création d’un conseil chargé d’émettre des fatwas (avis juridiques donnés par des spécialistes de la loi islamique). Cette structure est composée de neuf membres, tous des érudits musulmans, et est placée directement sous la tutelle du président de la République. Le «Conseil supérieur chargé d’émettre les fatwas et recevoir les recours gracieux» prononcera la position de l’islam sur les questions de l’heure et sur les litiges de son ressort, a indiqué le ministre des Affaires islamiques, Ahmed Ould Niny, à l’Agence mauritanienne d’information (AMI, officielle).
La nouvelle structure chargée des fatwas «donnera son avis sur la base du rite malékite» en vigueur en Mauritanie comme en Afrique du Nord et de l’Ouest, et elle «œuvrera pour l’élaboration d’un code des recours gracieux» pour la résolution des conflits qui lui seront soumis, a-t-il ajouté. Cette création est annoncée près d’un mois après l’autodafé de plusieurs ouvrages de référence des sciences islamiques par des militants de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une ONG anti-esclavagiste mauritanienne.
Le 27 avril, dix militants de l’IRA avaient fait brûler ces livres, en reprochant à leurs auteurs d’avoir justifié la pratique de l’esclavage en Mauritanie au nom de l’islam.Arrêtés, ils avaient été inculpés le 2 mai de «violation des valeurs islamiques du peuple mauritanien».
Après cette incinération controversée, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, avait affirmé que la Mauritanie était «un Etat islamique et non laïc».Toutes les lois du pays sont considérées comme étant conformes à la charia (loi islamique) mais les houdoud (sentences prononcées au nom de Dieu) dont la peine capitale et les flagellations n’ont jamais été appliquées en Mauritanie depuis le début des années 1980.
Zine Cherfaoui-El watan.
La police réprime une manifestation des pro-Birame
ALAKHBAR (Nouakchott) – Une manifestation de militants et sympathisants du mouvement IRA venus soutenir leur camarade Birame et ses compagnons de lutte a été réprimée ce samedi , par la police anti-émeute. Pour disperser les manifestants qui réclamaient la libération de Birame , la police a utilisé des grenades lacrymogènes et des matraques. Plusieurs personnes sont tombées évanouies dont l’épouse du leader abolitionniste, Leilla Mint Ahmed Ould khalifa et elle a été transportée à l’hôpital national où , elle a subi un scanner, avant de repartir, chez elle à Riyadh.
Notons que Birame a été arrêté, le 29 Avril de l’année en cours à la suite de l’incinération des livres du rite Malikite, qu’il a effectuée lui-même, à Riyadh.
Selon nos informations , le président du mouvement IRA et ses codétenus n’ont comparus , que le mercredi le 1 Mai 2012 , devant le procureur de la République et depuis lors ils sont dans leurs cellules.
Communiqué du TPMN: le nouveau bureau
Le 25 Mai 2011, se constituait le mouvement “Touche pas à ma nationalité” composé de :l’Initiative mauritanienne pour l’égalité et la justice(IMEJ), Conscience Citoyenne et Fedde Jokkere Endam.
“Touche pas à ma nationalité” dénonce les recensements discriminatoires et racistes dont l’objectif principal est l’exclusion des négro-mauritaniens.
A la suite d’une réorientation, “Touche pas à ma nationalité” a décidé, en plus de la question de l’enrôlement , de prendre en charge tous les problèmes des négros-mauritaniens opprimés: le partage du pouvoir et des richesses, la question des langues nationales, la question foncière, le règlement de tous les problèmes consécutifs au génocide des noirs…
Après une année d’existence , de lutte acharnée et de contestation sur le terrain, “Touche pas à ma nationalité” réaffirme sa volonté de lutter pour la dignité des noirs opprimés et combattre farouchement le régime raciste.
C’est dans ces conditions que le régime s’est attelé à détruire “Touche pas à ma nationalité”en semant la zizanie par l’intermédiaire d’éléments infiltrés pour faire éclater le mouvement de l’intérieur. Devant cet acte ignoble , notre devoir est de réorganiser et assainir toutes nos structures pour le triomphe de notre cause. Nous dénonçons toutes les machinations et les complots du régime par l’intermédiaire de ses infiltrés, rien ne peut arrêter notre lutte.
Nous réaffirmons notre engagement à oeuvrer pour la réalisation d’un pôle négro-mauritanien fort , seul à même de nous mener à l’égalité et à la liberté. Nous invitons toutes les organisations en question à faire de cette unité une priorité.
vive “Touche pas à ma nationalité”
Le nouveau bureau est le suivant:
-coordinateur :Abdoul Birane Wane
-secrétaire aux relations extérieures :Sy Mamoudou
– secrétaire adj aux relations extérieures:Aissata Sarr
-secrétaire à l’organisation: :yYacouba diakité
-secrétaire adj à l’organisation :Hamady deh
-secrétaire à la communication :Yero Sow
-secrétaire à la communication :Bakary Kamissoko
-secrétaire à la communication : Youssouf Tandia-secrétaire chargé du suivi :Harouna wélé
-secrétaire adj chargé du suivi : Oumar Samba Ba
-secrétaire aux droits de l’homme :Ba Ibrahima
-secrétaire adj aux droits de l’homme ; Barédio Almamy
-secrétaire chargé des affaires sociales
et culturelles : Abou Sada Wane
-secrétaire adj :Youssouf Barro
-commission des finances :Hachim Diacko
– Ablaye Sow
– Ball A madou
-trésorier :Dia Mama jibril
-commissaire aux comptes : Abderrahmane Ba
Sont signataires , les membres du nouveau bureau et les délégués dont les noms sont cités :
-Camara Oumar
-Yéro Sow
-M’bow Ousmane
-Abou Anne
-Niang moussa
-Aw Amadou
-Alassane Ba
-Abdoulaye Mamadou Diallo dit Hamis
-Ball Ibrahima
-Diallo Mouhamed
-Ibrahima Ba
-Sidi Waiga
Pour l’intérieur:
Le coordinateur de Rosso : Sow Mouhamed
Le coordinateur de Nouadhibou :Saidou Ly
Les délégués de Maghama :Moussa Demba Thiam
-Maimouna Dieyel
– Djiby sarr
– Faty Niang
– Ama Marel
Pour l’extérieur les représetants du mouvement sont:
-l’Italie :Oumar sao
-Le Canada :Djibril Senghott
-La Belgique : Sall Malick
-Les Etats unis : Bass Oumar
– Sy Abdoulaye
– Saidou Wane
– Tijani Soumaré
-Toute autre personne en dehors des membres du bureau et des représentants à l’intérieur et à l’extérieur parlant au nom du mouvement n’engage nullement Touche pas à ma nationalité.
La cellule de communication.
Mali: honte à vous mon capitaine!
Le Mali va mal. C’est un euphémisme car le pays a visiblement touché le fond. Malgré la présence à son chevet d’experts en médiation les plus chevronnés, le malade Mali se débat toujours avec un mal qu’il a contracté un certain 22 mars 2012. Si le virus du nom de Amadou Haya Sanogo, qui ronge le Mali est donc bien connu, la maladie qu’il développe semble de plus en plus incurable.
En tout cas, aucun remède ne lui est encore applicable. Pire, il entraîne, en plus de l’instabilité sociopolitique au Sud, une maladie opportuniste comme la partition du pays dont la prise du Nord a été facilitée par le coup d’Etat du capitaine Sanogo et sa clique. Sans être un oiseau de mauvais augure, c’est difficile de prévoir à quel moment les nuages qui se sont amoncelés dégageront le ciel malien. Le capitaine Amadou Sanogo, sa junte et leurs acolytes civils sont persuadés que l’heure a sonné pour eux de s’installer aux affaires, par la courte échelle. Aux armes à feu qu’ils auraient beaucoup plus intérêt à tourner vers le Nord pour le libérer des groupuscules qui le tiennent sous leur joug , les militaires de Kati viennent d’ajouter la manipulation d’une petite portion des populations maliennes pour les aider à garder le pouvoir qu’ils ont fait semblant de lâcher en signant des accords à tour de bras.
Au fait, les hommes forts de la garnison de Kati n’ont-ils pas plutôt profité de la trop grande magnanimité de la Cédéao à leur égard? Certes, ils ont les armes pour continuer à terroriser des populations apeurées. Car, ceux qui ont attaqué le palais de Koulouba, et ont molesté et blessé le président par intérim du Mali, avec la bienveillance des forces de l’ordre, ne sont point le peuple. Le vrai peuple, s’il ose s’exprimer, rencontrera sans doute face à lui, les canons du capitaine Sanogo. Mais, des sanctions ciblées doivent pouvoir ramener à la raison, ces militaires d’un autre âge, aptes à accepter l’explosion de l’intégrité physique de leur pays dont ils ont pourtant pour mission première, d’assurer la défense. Il est temps pour la Cédéao et la fameuse communauté internationale d’arracher le peuple malien, des mains de ses tortionnaires. Et cela n’en déplaise aux tenants de la souveraineté du Mali. D’ailleurs, quelle souveraineté peut-on encore mettre en avant, alors que le Mali est dépecé dans sa partie nord et que ses militaires se tirent dessus au sud? Il faut sauver le Mali de la folie meurtrière du capitaine Sanogo, à qui tout a été déjà offert sur un plateau d’or, alors que celui-ci et ses complices devaient payer pour ses velléités guerrières dans un environnement ou la démocratie accomplissait son petit bonhomme de chemin.
Source: fasozine.com – mardi, 22 mai 2012 21:02 – MORIN YAMONGBÈ




