Monthly Archives: May 2012
Ould Boulkheir:”Il y a certains qui tentent de mettre le pays en feu et cendres pour renverser Aziz”
Lors de son discours d’ouverture de la présente session parlementaire qui débute ce lundi,le président de l’Assemblée nationale et non moins président de l’APP, Messaoud Ould Boulkheir a dit qu’il y a des personnes qui cherchent à transformer la Mauritanie en feu et cendres pour un seul but qui est de prendre le pouvoir”.
Il a ajouté dans son discours que les semaines passées, un groupe dénommé “IRA” s’est engagé à incinérer des livres du rite Malikite et cela reste selon ses mots , un fait regrettable et condamnable par l’ensemble des mauritaniens.
Messaoud Ould Boulkheir a par ailleurs demandé aux autorités mauritaniennes d’améliorer les services du plan”Emel 2012″ afin de soulager les souffrances des populations.
En signe de protestation contre les propos tenus par Messaoud Ould Boulkheir , les députés de la Coordination de l’Opposition Démocratique se sont retirés de l”hémicycle. Et selon le reporter d’Alakhbar présent sur place,ils s’apprêtent à tenir un point de presse pour répondre aux déclarations du président de l’Assemblée nationale.
Les partis de l’APP, d’El Wiam et de Sawab signent les documents de la convention pour l’alternance pacifique (CAP)
Les présidents des partis de l’Alliance Populaire Progressiste, El Wiam Démocratique et Social et Sawab, respectivement MM. Messaoud Ould Boulkheir, Boidiel Ould Houmeid et Abdessalam Ould Horma ont signéLes présidents des partis de l’Alliance Populaire Progressiste, El Wiam Démocratique et Social et Sawab, respectivement MM. Messaoud Ould Boulkheir, Boidiel Ould Houmeid et Abdessalam Ould Horma ont signé dimanche à Nouakchott les documents d’un cadre de concertation et de coordination dénommé “Convention pour l’Alternance Pacifique (CAP”).
La CAP représente un cadre de concertation et de discussion de tous les problèmes posés et de suivi de la mise en eouvre effective des clauses du dialogue national”.
S’exprimant à cette occasion, M. Boidiel Ould Houmeid, président en exercice de la CAP, a remercié ces autres homologues pour la confiance qu’ils ont placée en lui et salué la présence massive du public et des médias.
Le leader d’El Wiam a évoqué aussi l’importance de l’unité nationale entre les composantes du peuple mauritanien, qui a toujours prévalue nourrie par les liens de proximité, de parenté et de l’Islam, religion de tous les mauritaniens.
Il a dénoncé les prêcheurs de la division et de la séparation. M. Boidiel, avant de souligner “que diviser les arabes mauritaniens en deux ensembles n’est pas admissible dans notre environnement régional puisque nous sommes connus étant les mêmes, sans aucune différence autre que la couleur”.
Au sujet de l’esclavage, il a précisé qu’il est juridiquement inconnu en Mauritanie et que sa pratique s’apparente à tous les autres crimes comme le vol, l’alcoolisme, précisant à ce propos que “le geste de désespoir du responsable de l’IRA” est contraire à la religion islamique et qu’il est actuellement entre les mains de la justice qui devra prendre la décision appropriée pour son cas.
Les partis de la CAP ont publié un communiqué, qui fait l’état des lieux de la situation socioéconomique et politique du pays, dans lequel ils affirment avec force leur rejet de tout nouveau dialogue “tant que la mise en eouvre de celui-ci n’est pas arrivée à son terme.
Ces partis se sont dits aussi fondamentalement opposés à la violence et aux changements antidémocratiques et estiment que le salut réel de la Mauritanie “réside dans l’implication de touts, majorité et opposition, partisans et adversaires du dialogue, politiques et citoyens toutes appartenances confondues”.
Source: AMI
Destruction de livres malekite en Mauritanie, l’ISESCO s’en mele
L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) a exhorté les autorités mauritaniennes à traduire devant la justice les auteurs de la destruction par le feu d’ouvrages de référence réputés du rite malikite, a appris l’APS, vendredi à Dakar.
Dans un communiqué, l’organisation, qui ‘’a fermement condamné la destruction par le feu d’ouvrages qui constituent des références réputées du rite malékite perpétrée par des extrémistes mauritaniens’’, a invité les services compétents en Mauritanie à sévir contre les coupables.
‘’L’ISESCO a exhorté les autorités compétentes mauritaniennes à traduire les auteurs de cet acte devant la justice’’, selon le texte. ‘’Cet acte constitue à tous les égards, un acte incriminé par la loi et les valeurs morales et qui porte atteinte à l’image de l’islam et des musulmans.’’
Le rite malikite tire son essence des enseignements de la plus ancienne école d’exégèse coranique, mais aussi la plus répandue en Afrique Subsaharienne. Malik Ibn Anas, imam de Médine (711-795), fut le fondateur de cette école juridique de l’Islam, une des quatre qui suivent une tradition sunnite.
L’imâm Mâlik fut un disciple direct des successeurs des compagnons du Prophète Muhammad (PSL), notamment Ja’far as-Sâdiq et connut Abû Hanifah.
Selon l’ISESCO, ‘’la Oumma islamique a besoin de faire preuve de solidarité et d’unité dans cette phase critique en vue de faire face aux ennemis de l’islam lesquels œuvrent pour semer la division, les conflits et les divergences entre les musulmans’’.
A Tombouctou, au Mali voisin, des extrémistes sont accusés de ‘’vandalisme’’ et d’‘’agissements inacceptables et en violation des valeurs de tolérance professées par l’Islam’’, pour la profanation du mausolée d’un vénéré, inscrit avec 15 autres sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ces islamistes d’AQMI et d’Ansar Dine ont profané, vendredi dernier, le mausolée de Cheikh Sidi Mahmoud ben Amar, un des grands érudits de la ville de Tombouctou, baptisée la ‘’Cité des 333 saints’’.
‘’Le Mali est signataire de plusieurs instruments internationaux culturels dont la convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la convention concernant la protection du patrimoine culturel immatériel, la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.’’
Source: APS
Déclaration des manifestants de Paris pour la libération de Biram Dah Abeid et des militants abolitionnistes et anti-apartheid
Camarades, militants et humanistes, le samedi 28 avril 2012, la demeure du président d’IRA-Mauritanie est attaquée par des forces de sécurité. Le régime Arabo-berbère prétexte que Biram Dah Abeid et les militants anti-esclavagiste et anti-apartheid auraient brûlé des livres sacrés de l’Islam. Nous Diaspora mauritanienne de France et partenaires associés à notre cause, nous mesurons notre responsabilité face aux méthodes criminelles utilisées par l’Etat mauritanien contre des militants de droits de l’Homme embastillées en raison de leurs opinions subversives.
Nos camarades emprisonnés luttent pour la libération des esclaves et l’émancipation de tous les Noirs opprimés. Leur arrestation et les supplices qu’ils subissent nous rappellent des précédents macabres.
En effet, des Négro-mauritaniens furent pendus, massacrés, déportés, violés en plein mois de ramadan sans émouvoir le moins du monde tous ces imams, théologiens qui trémoussent aujourd’hui sous la barbe en criant au blasphème.
Nous nous rendons compte une fois de plus que l’Etat mauritanien est préoccupé à pérenniser la domination raciale communautaire et confessionnelle.
Nous nous rendons compte une fois de plus que la justice en Mauritanie est faite et taillée sur mesure au bénéfice des Arabo-berbères et à la perte des Négro-mauritaniens.
Nous nous rendons compte une fois de plus que la vie d’un Arabo-berbère reste supérieure à la vie d’un Négro-mauritanien, d’après les muftis acolytes du régime esclavagiste de Mauritanie.
C’est pourquoi nous pensons que notre suprême devoir nous commande d’attaquer les symboles : racial, religieux, économique et militaire incarné par une junte Arabo-berbère historiquement hostile à l’émancipation des Noirs en Mauritanie.
Nous nous rendons compte que les Négro-mauritaniens doivent alors poser des actes encore plus forts de défiance et de rejet de tous les symboles de leur asservissement et leur oppression en Mauritanie.
Voilà pourquoi nous réprouvons l’arrestation de Biram Dah Abeid et des autres compagnons de lutte et appelons :
– A la libération de tous les prisonniers sans condition.
– A la réforme pour une égalité de Droits entre les Communautés en Mauritanie.
Liste des militants des Droits de l’Homme arrêtés par un régime Arabo-berbère esclavagiste et ségrégationniste pour délit d’opinion
Biram Dah ABEID, president IRA-Mauritanie
Obeid Imigine, journaliste
Issa Ould Alib
Leid Ould Lemlih, imam handicapé
Yacoub Diarra
Abidine Ould Maatala
Ahmed Hamdy Ould Hamar vall,
Leid Ould Mbarek
Bilal Ould Samba : Leader politique
Cheybany Ould Bilal
IRA de France-Mauritanie remercie toutes les associations et Organisations présentes pour leur mobilisation et leur engament indéfectibles pour une Mauritanie débarrassée de l’Esclavage et la Ségrégation raciale.
Paris le 12 mai 2012
Mauritanie : 15 arrestations après des heurts
AFP: La police mauritanienne a arrêté samedi une quinzaine de militants qui manifestaient pour la libération de Birame Ould Dah, chef d’une ONG anti-esclavagiste qui avait incinéré le 4 mai des livres religieux qui, selon lui, “justifie” l’esclavage. Les manifestants ont agi à l’appel de l’Initiative pour la résurgence anti-esclavagiste (IRA) conduite par M. Birame et le mouvement Touche pas à ma nationalité (TPN) en pointe dans la lutte en faveur des droits des populations negro-africaines du pays.”Libérez Birame”, “Non au racisme”, “Non à l’esclavage” ont entonné les manifestants dispersés par la plice, qui ont fait usage de lacrymogènes et de matraques. Une quinzaine de personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre et étaient toujours détenues samedi soir dans différents commissariats de police de la capitale, selon un porte-parole des manifestants qui a requis l’anonymat.L’IRA avait procédé le 4 mai à l’incinération de livres religieux du rite malekite en vigueur en Afrique de l’Ouest et du Nord qu’elle accuse de “justifier” l’esclavage.




