Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 20/05/2015

Calvaire du cuisinier de l’Ambassade mauritanienne au Koweït

Calvaire du cuisinier de l’Ambassade mauritanienne au Koweït   Les autorités koweïtiennes ont arrêté le cuisinier de l’Ambassade mauritanienne Mohamed Ould Ali, à la suite de son séjour sans autorisation officielle ou visa sur le territoire koweïtien.

Le cuisinier qui avait travaillé auparavant en Arabie saoudite jusqu’à 1994 est désormais interdit de tout séjour au Koweït, en raison de son atteinte de l’hépatite B.

Mohamed Ould Ali a fait l’objet au cours de ces dernières années, de ce qu’on peut appeler un esclavage administratif, exercé par tous les diplomates qui se sont succédés à la tête de l’Ambassade mauritanienne au Koweït, sous lesquels, il a travaillé en sa qualité de cuisiner avant d’être expulsé de cette fonction par l’actuel Ambassadeur, affirment les sources précitées.

Le calvaire de Ould Ali a commencé avec l’Ambassadeur Hamadi Ould Meimou, qui l’a empêché de renouveler son passeport. Une conduite qui s’est poursuivie jusqu’à l’expiration de sa carte de séjour.

Le diplomate Sidi Ould Didi a également une part de responsabilité dans cet asservissement, puisqu’il a continué d’exploiter le cuisinier sans chercher à régulariser ses papiers, le soumettant à un esclavage visible, dés lors où il ne peut travailler hors de la chancellerie, mettant par la suite fin aux études de ses enfants et au travail de son épouse, en raison de l’expiration de leurs papiers.

Le cuisinier qui a reçu des soutiens de la communauté mauritanienne expatriée au Koweït, n’a pas bénéficié depuis d’une nouvelle consultation pour sa maladie, jusqu’à l’arrivée du nouvel Ambassadeur, qui l’a expulsé, le laissant sans papiers et sans droits.

Ould Ali a eu une courte chance en travaillant avec un koweitien passionné par la cuisine mauritanienne, qui l’a recruté et promis de régulariser sa situation. Malheureusement, le cuisiner a été arrêté par la police de l’immigration avant la finalisation de ses papiers. L’intervention de l’Ambassade mauritanienne dans le cas de Ould Ali auprès de la police koweitienne n’était pas de le relaxer et de l’accompagner dans son calvaire, mais plutôt de l’expulser, allant jusqu’à refuser de le recevoir sous caution.

Arrêté mercredi 13 mai dernier, le cuisinier sera expulsé vers la Mauritanie, après le paiement d’une amende de 600 milles ouguiyas.

Des sources indiquent que l’Ambassade mauritanienne a refusé de gérer comme il se doit le dossier de son cuisinier, qui n’a pas perçu ses arriérés jusqu’à l’heure, en dépit de ses créances accentuées par le loyer et les frais des billets de ses enfants ainsi que de son épouse qui seront également expulsés vers la Mauritanie.

Traduit de l’Arabe par Cridem

L’ editorial du calame: De profundis ?

Alors que le dialogue politique, dont on parle pourtant depuis plusieurs mois, n’en est à qu’à ses premiers balbutiements, ne dépassant pas le stade d’échanges de bons procédés et de déclarations d’intention, la Convention pour l’Unité et l’Alternance Pacifique et Démocratique – la bien nommée CUPAD, dernier avatar de la CAP, qui regroupe trois partis d’opposition : APP, Sawab et El Wiam – vient de jeter un énorme pavé dans la mare. Se sentant exclue du dialogue en gestation, elle a organisé, lundi dernier, une conférence de presse pour déclarer, d’emblée, qu’elle s’oppose à toute modification constitutionnelle relative au mandat présidentiel. La CUPAD a cité, nommément, les articles 26 et 28 de la Constitution qui fixent le mandat du Président de la République à cinq ans, « rééligible une seule fois ». Ainsi que l’article 29 par lequel le président investi jure « de ne point prendre ni soutenir, directement ou indirectement, une initiative qui pourrait conduire à la révision des dispositions constitutionnelles relatives à la durée du mandat présidentiel et au régime de son renouvellement, prévues aux articles 26 et 28 de la présente Constitution ». Une fois rappelés ces sacro-saints articles, la CUPAD prend, toutefois, la sibylline précaution de préciser qui si « la volonté des participants au dialogue s’exprime par un consensus en faveur de modifications constitutionnelles et dans ces conditions seulement, elle ne peut que les approuver ».

C’est ce qu’on appelle, en langage d’écolier, être hors sujet ou passer à côté de la plaque. Le dialogue n’ayant pas même connu un début de commencement, personne ne peut présager des thèmes qu’on y abordera, si jamais il a lieu. Ce qui est très loin d’être acquis. Comment expliquer qu’on jette ainsi, en pâture à l’opinion, l’idée qu’on puisse, ne serait-ce qu’un instant, penser à une modification de la Constitution ? Comme rien n’est gratuit en politique, on ne peut qu’avoir des doutes sur une telle sortie, en ce moment précis. Un ballon d’essai, pour voir comment réagiront les autres forces politiques ? Ou volonté de donner un coup de main au Président, au cas où celui-ci s’aventurerait sur ce terrain miné ? La CUPAD n’en est pas certes à son coup d’essai. Messaoud est déjà venu au secours d’Ould Abdel Aziz, lors de l’épisode de la « balle amie » et la CAP s’était présentée, seule, au dialogue de 2011 avec le pouvoir, brisant, du coup, les rangs de l’opposition. Ce n’est probablement pas un hasard, non plus, que Messaoud s’est fait recevoir, au Palais gris, au lendemain même de ladite conférence de presse. Mais, franchement, on a beaucoup de mal à concevoir en quoi tout cela pourrait être de nature à rétablir la confiance avec le FNDU… A moins que, justement, il ne soit question que de l’enterrer définitivement ?

Ahmed Ould Cheikh

 

le calame