Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: July 2013

Mauritanie: Démarrage du recensement administratif à vocation électorale

ALAKHBAR (Nouakchott)- Le Recensement Administratif à Vocation Electorale a démarré, ce jeudi, sur toute l’étendue du territoire nationale et se poursuivra jusqu’au 7 septembre.

Le recensement lancé par l’Office National des Statistiques et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) vise à établir les listes électorales en perspectives des prochaines échéances électorales.

Selon le président de la CENI, Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, ce recensement concerne toute personne ayant au moins 18ans et détenant d’une carte d’identité.

Dans ce cadre, des missions vont être dépêchées à l’étranger pour recenser les mauritaniens à l’étranger.

Nouakchott: Un policier tabassé au centre d’enrôlement de Sebkha

ALAKHBAR (Nouakchott)- Un policier du nom de Dramane Camara a été tabassé mardi aucentre d’enrôlement de Sebkha (Nouakchott) par un jeune émigré du nom de Demba Sokhona venu de la France pour se faire enrôler à l’état civil biométrique.

Selon plusieurs témoins, qui se sont confiés à Alakhbar, le policier avait l’habitude d’arnaquer les personnes dont il est chargé de vérifier la conformité des documents avant l’opération d’enrôlement.

Ayant entendu les nouvelles du policier, le jeune émigré, qui s’est rendu mardi au centre d’enrôlement, ne pouvait pas supporter que l’agent vérifie ses documents, car pour l’émigré il s’agissait là d’un début d’arnaque.

Une dispute s’en est suivie entre les deux et le jeune émigré se jeta sur le policier le blessant grièvement au pied. Il a été aussitôt mis en garde à vue au commissariat de Sebkha 2 en attendant d’être présenté mardi devant le Parquet.

Les derniers Adieux de l’enfant de Djéol

altLa mort d’un être cher est toujours douleur. Mais quand derrière le vide laissé par le défunt, subsistent des souvenirs empreints de générosité et de grandeur d’âme, les souffrances se dissipent par la force de la méditation et de la foi. La mort du journaliste Abdallahi Mahmoud Bâ est une perte énorme pour la Mauritanie, pour le Fouta et particulièrement son Djéol natal.

C’est un cortège funèbre monstre qui l’accueillit dans sa dernière demeure dans un élan de recueillement de d’émotion profonde. C’est là une marque d’estime et d’affection voué à l’illustre disparu parti dans la plus grande discrétion ce matin du dimanche. En s’en allant stoïquement et religieusement, Abdallahi savait que le rappel avait sonné et comme cette phrase tombant de la bouche du capitaine Fracasse de Chateaubriand, « Oh mort vieux capitaine, il est temps, levons l’ancre », le journaliste émérite a fermé les yeux pour l’éternité.Ce chemin par lequel chacun attend son tour est tracé par le maître des cieux, nul n’y échappera. Mais il y a ceux qui savent s’y préparer en ménageant leurs montures. Abdallahi Mahmoud est un exemple de modestie, de courtoisie et de retenue. Il a fait les beaux jours de la télévision nationale. En dépit de toutes les petites mesquineries, de tous les coups bas il est resté digne et attaché aux principes du travail bien fait dont il s’est acquitté avec élégance et maîtrise. L’opportunisme n’a jamais été son sport favori, ni les courbettes sa gymnastique. Ce n’était pas le genre formé à cette école de la facilité.Il le doit sans doute à son éducation dans son milieu familial aux côtés de son précepteur qui n’est autre que son père, le grand érudit El hadj Mahmoud Bâ , l’homme qui installa les écoles Fallah en Mauritanie et dans toute l’Afrique noire. L’œuvre paternelle a continué à accompagner sa progéniture sans orgueil ni défaillance morale. De père en fils, cet héritage culturel a toujours été mis au service de la nation. L’Etat se ferait le devoir de réhabiliter cette grande université spirituelle et élever ce trésor au rang du patrimoine historique. Abdallahi Mahmoud Bâ et les siens se sont investis comme ils pouvaient pour sauver cet immense legs.Il appartient à chacun de continuer le travail de perpétuation de cette mémoire historique. Adieu l’enfant de Djeol et repose en paix au milieu de tes aïeux.

TEMPS FORTS-LE RENOVATEUR.

Retour des FLAM : La glace est brisée

altAnnoncé pour la fin du mois béni de Ramadan, le retour des FLAM approche à grand pas. Envoyé à Nouakchott pour préparer le terrain, Ibrahima Mifo Sow, le vice-président du mouvement, continue à peaufiner le programme d’accueil. La commission mise sur pied pour l’occasion met les bouchées doubles. L’éclaireur-maison a battu un important travail de contacts et de sensibilisation, auprès de tous les acteurs politiques de la place. Lourde mission, pour le vice-président des FLAM, car il s’agissait de déconstruire bien des stéréotypes et le mythe échafaudé autour de ce mouvement. Pour ne pas dire affabulation, tant fut « dévoyé » le contenu même du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé », publié en 1986 et aussitôt falsifié par le pouvoir de l’époque. Non seulement, on qualifia les FLAM d’ennemis de la République mais, aussi et surtout, de sanguinaires acharnés à « tuer tous les maures blancs ». Tout le travail consiste, aujourd’hui, à combler le fossé ainsi creusé, terriblement approfondi par les évènements de 1989 et 1990. Une période qui sera justement mise à profit, par le système en place, pour régler les comptes à ces « effrontés » et, donc, à « casser du noir ». Rares furent les cercles politiques maures qui ne cédèrent pas à la propagande. Une atmosphère de suspicion et de méfiance qui ébranla durablement l’unité nationale du pays. Les rumeurs infâmantes et les critiques étaient si fortes que certains négro-mauritaniens furent eux-mêmes gagnés par la psychose de l’époque. Certains d’entre eux continuent à accuser les FLAM d’être, avec la publication de leur pamphlet, à l’origine de tous les malheurs de la communauté négro-mauritanienne. Si certains s’en méfient, d’autres croient à une simple fabrication du système d’Ould Taya, pour « dénégrifier » le pays. C’est dire combien la tâche du vice-président des FLAM était ardue. Ibrahima Mifo Sow a donc dû, au cours des nombreuses rencontres avec les acteurs politiques, les organisations de la société civile – organisations des victimes de la répression militaire, des rescapés et des orphelins, des associations de jeunes, etc. – déconstruire, avant de remettre les choses à leur place, c’est-à-dire, informer des fondamentaux du projet de société de son mouvement, en vue de fonder un parti politique. Faisant œuvre de pédagogie, il a démontré, à tous ces interlocuteurs, que les FLAM se battent pour une Mauritanie unie, une Mauritanie où tous ses fils ont place et jouissent des mêmes droits ; une Mauritanie fondée sur l’égalité des chances et de la justice ; en somme, une Mauritanie égalitaire. Si les FLAM ont décidé de se redéployer en Mauritanie, c’est qu’une de leurs principales revendications – le retour des déportés – a été réalisée, même si la situation des rapatriés est loin d’être rose. Pour le reste, le combat se jouera à l’intérieur, auprès d’autres forces nationales de progrès.

L’émissaire des FLAM a, également, effectué des sorties à l’intérieur du pays, pour tâter le terrain et discuter avec ceux pour lesquels se bat le mouvement. Là aussi, les discussions ont porté sur les raisons qui avaient poussé à la fondation du mouvement, ses objectifs, l’exil et, enfin, la décision de revenir au pays, pour mener le combat de l’intérieur. Le vice-président Sow a, ainsi, mis à profit son séjour pour se rendre sur divers sites de réfugiés. Une occasion de retrouvailles émouvantes et, parfois, pathétiques. Les discussions avec les hôtes ont porté sur les difficultés à s’enrôler, notamment avec les nombreuses erreurs de nom, les sites d’accueil, les problèmes à recouvrer les terres, ce qui ressemble à une espèce d’« étouffement » de certains villages, par des périmètres rizicoles, attribués abusivement par l’administration, etc.

Même si la mission de prospection des FLAM n’a pas dressé de bilan, force est de constater qu’elle a réussi, à tout le moins, à briser la glace. Le mouvement, considéré, jusqu’ici, comme « peste », a réussi à se faire écouter. Le message est passé, il reste à transformer l’essai, en réservant un bon accueil à la délégation présidentielle du mouvement.

DL- LE CALAME du 24 juillet 2013

Ould Boilil : les législatives et les municipales auront bien lieu en octobre prochain

altLe ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Boïlil, a déclaré hier soir devant les cadres du Hodh El Chargui, que «les élections législatives et municipales auront lieu comme prévu par la CENI en octobre prochain».

Le ministre de l’Intérieur a affirmé que les autorités n’ont épargné aucun effort pour qu’il y ait consensus sur ces élections qui ont longtemps été reportées «pour satisfaire les souhaits certaines personnes qui ne savent pas exactement sur qu’elles cherchaient ». Le ministre a affirmé par ailleurs que tout est prêt, au niveau de l’administration et de la CENI, pour un scrutin transparent.

S’adressant aux cadres et notables du Hodh El Chargui, qui ne cessent d’exprimer un certain mécontentement ces derniers temps, le ministre a promis à ceux qui ne seraient pas cooptés pour la candidature à la candidature aux postes éligibles, qu’ils seront promus à de meilleurs postes au niveau administratif.

Ould Boilil est accompagné dans cette campagne de sensibilisation en plein ramadan par le ministre du Développement rural, Brahim O M’Bareck.

 

TAQADOUMY