Monthly Archives: March 2012
L´Édito du Calame: Marche arrière, toute !
Tout le monde a tendance à l’oublier: voici cinq ans, jour pour jour, l’élection présidentielle portait Sidioca au pouvoir. Sans le coup d’Etat du 6 août 2008, nous serions, aujourd’hui, en pleine campagne électorale pour élire un nouveau président. Sans son arraisonnement par les militaires, notre démocratie, citée en exemple unique dans le monde arabe, se serait affirmée et consolidée. Les bailleurs de fonds, qui nous ont témoigné leur confiance, à Paris, lors de la réunion du Groupe consultatif sur la Mauritanie, allaient nous doter d’énormes financements pour des projets et infrastructures tous azimuts. Les télévisions et les radios libres allaient élever notre liberté d’expression au rang des plus vieilles démocraties. Bref, on allait être un pays normal, gouverné par un président normalement élu, qui n’avait jamais touché une arme, chef respecté d’un Etat où les militaires s’occupent de ce pourquoi ils ont été enrôlés, où les députés sont bien élus et ne s’organisent pas en bataillon pour se vendre au premier venu, où les membres du gouvernement sont choisis sur des critères de compétence et non d’appartenance à tel ou tel ensemble, où les proches du président, loin des Trabelsi tunisiens, n’usent pas de cette proximité pour obtenir des faveurs indues et des promotions imméritées, où la moindre boutique-témoin vendeuse d’un kilo de riz n’est pas considérée comme une grandiose réalisation, où l’activité économique et les gros marchés ne sont pas aux mains d’une poignée de courtisans, où les pauvres ne s’appauvrissent pas, jour après jour, où la famine ne frappe pas à nos portes, où les relations avec les voisins sont empreintes de respect, où la justice est véritablement indépendante et où l’on n’envoie pas, arbitrairement, des gens en prison pour de fallacieux motifs.
Et dire que ce n’est qu’un bref aperçu de ce qu’on a raté, en stoppant notre marche vers la démocratie. Mais voilà : le train s’est arrêté, brutalement, un certain 6 août 2008. Nos militaires ne voulaient pas qu’on continue à rêver plus longtemps. Quinze mois, pas un jour de plus. La récréation est finie! Passons aux choses sérieuses. Nous n’avons pas dégommé notre frère d’armes pour vous laisser croire que nous allions rentrer dans les casernes. Ce que suggérait, en fait, Clémenceau, c’est que le pouvoir est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des civils. La politique n’est-elle pas la continuation de la guerre, par d’autres moyens ? Et, ne sachant pas faire la guerre, gouvernons donc le pays ! On ne peut pas être mauvais en tout. Si ? Ah, mauvaises langues que ces civils ! Faudrait la leur couper, tiens, même si l’on sera, bientôt, l’exception, dans le monde arabe. Après avoir été l’exception démocratique. A croire, en effet, que nos militaires ne savent parader… qu’en marche arrière.
Ahmed Ould Cheikh -le Calame
Joyeux anniversaire aux Forces de libération africaines de Mauritanie par Diallo Ibrahima
Voici 29 ans que tu vis et prospère en moi en dépit des écueils longs, terribles et dévastateurs semés le long de notre parcours commun. Tu n’as pas fléchi, moi aussi. Flam, en ton nom, que de sacrifices, de souffrances, de larmes et de douleurs vécus par mon pays meurtri. Mais, nous continuons et continuerons la Lutte, car Tu es ce chemin vrai de vérité sans qui, moi, le Non arabe, Noir, l’Africain perdrais ma dignité d’homme, ma Dignité.
Je n’ai pas couru ni connu la fortune de celles et ceux qui dorment la conscience flatulente ; cette conscience lourde de lâchetés, Non, je n’ai pas mangé pas du pain rachis du cadavre des miens sacrifiés par la négation de leur humanité pour parître digne des racistes. Je n’en ai pas voulu, je n’en voudrais pas.
Je n’ai pas accepté, je n’ai jamais accepté la honte de me dire que je n’ai jamais rien tenté pour mettre un terme à l’ignominie de ce système qui nie mon être profond d’africain mauritanien et de non Arabe ! S’il en existe, ce n’est pas moi et ce ne sera pas moi !
Alors !
Honneurs à nos morts qui ont refusé le fait établi de souffrir une vie de sous homme. Honneurs à ces hommes et à ces femmes qui ont dit Non au racisme et à l’esclavagisme du système bidhan.
Honneur et dignité éternels à vous mes camarades militantes et mes camarades militants qui vous battez contre l’ethnofascisme du système bidhan.
Que la postérité retienne de vous cette grandeur d’Être Flam.
A Teen Yuusuf Gey, Jiggo Tapsiiru, Bah Abdul Qhuduus, Bah Alasan Umar, à Sibasaar, à Lamin Mangaan et aux milliers de victimes du Génocide contree les Noirs en Mauritanie, les F.l.a.m le panthéon des plus justes.
Joyeux anniversaire camarades. Joyeux anniversaire aux Forces de libération africaines de Mauritanie.
La lutte continue
Ibrahima DIALLO Baabayel
Comité de base 28 Novembre 1990
F.l.a.m-Europe de l’Ouest
Ould Abdel Aziz: “Le dossier du passif humanitaire est déjà traité en Mauritanie”
ALAHBAR(Nouadhibou)-Le président de la République , Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu à une question d’Alakhbar relative au passif humanitaire et au génocide selon lui commis par des officiers de l’armée nationale dans le point de presse qu’il a tenu cet après midi dans la capitale économique,en disant que ce dossier pour lui est déjà clos. Parce que sa solution est venue des victimes, elles mêmes. Et par ailleurs, il a précisé que “des montants ont été versés aux ayants droits, une prière a été effectuée à la mémoire des victimes et un pardon au nom de la Mauritanie a été demandé aux parents des disparus”. En plus , dira Ould Abdel Aziz que le dossier du passif humanitaire ne pourra en aucun cas traité hors de la Mauritanie.
Notons que le président Aziz, a déclaré que les crimes des années passées sont commis par des officiers de l’armée mauritanienne, qui sont actuellement dans les rangs de l’opposition.
Dans ce point de presse, Azziz a dit que, l’ex-chef d’Etat , le colonel Ely Ould Mohamed Fall s’est permis de faire tapage.
S’agissant du dialogue, il ne peut plus avoir de concertation politique , car nous avons dialoguer et des résultats concrets ont été trouvés et ils vont dans l’intérêt de tous,a-t-il affirmé.
Quant au reste des dossiers à savoir l’esclavage, la lutte contre gabegie sont du domaine de la politique.
Mauritanie : «Ould Abdel Aziz insulte ; car il n’a pas d’arguments» (COD)
ALAKHBAR (Nouakchott)- «Le plus facile, quand on n’a pas d’arguments, c’est d’insulter ; Mohamed Ould Abdel Aziz l’a compris et appliqué dans son discours à Nouadhibou en accusant l’opposition de «vieillards et de gabegistes», ont déclaré les leaders de la COD.
«Il manque à Ould Abdel Aziz les qualités d’ordre intellectuel, civil et moral pour diriger un pays et ne maitrisait pas nerfs. Il a du coup plongé dans des dérives verbales», a répliqué la COD lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Nouakchott pour répondre aux accusations de Ould Abdel Aziz.
«Et puis, ajoute la COD, la construction d’un pays nécessite une conjugaison des efforts de tout le monde : le pays a besoin autant de l’expérience des vieux que du dynamisme et le savoir de jeunes. Pensons alors à la complémentarité des deux et évitons de parler de conflit de génération.»
«Ould Abdel Aziz est d’ailleurs en vraiment retard par rapport aux événements ; il n’intervient que quand il n’est plus nécessaire. Il faut lui rappeler donc que la marche de l’opposition, lundi dernier, ne s’agissait pas du dialogue, mais de son départ du pouvoir. C’est la volonté du peuple. Et l’opposition est tenue à respecter le choix du peuple qui lui a fixé son objectif : bâtir un Etat démocratique, où tous les citoyens jouiront des mêmes droits.»
L’occasion était aussi pour le maire d’Awjeft, Mohamed Al Moctar, maire d’interrompre la conférence pour demander à la COD d’inclure, dans ses prochains discours, que Ould Abdel Aziz «a déçu tous les maires, parce qu’il a humilié, séance tenante, le maire de Nouadhibou.»
Je souhaite un joyeux anniversaire aux FLAM qui fêtent leur 29ème année d’utile existence. Constance et détermination auront caractérisé ce parcours auquel la lutte doit tant de choses. Même au plus fort de nos houleuses divergences d’approche, je n’ai jamais cessé quant au fond de ressentir une profonde reconnaissance et un profond respect pour ce mouvement, son parcours, ses cadres et ses militants. Militants et cadres dont certains (ils se reconnaitront..) demeureront pour toujours des amis et des frères, en dépit des quelques coups de becs inévitables dans un compagnonnage de lutte passionnant et par moment, passionné. Je voue pour les FLAM le sentiment que tout mauritanien soucieux de l’unité dans la vérité devrait lui vouer: c’est-à-dire, au minimum le respect pour le sacrifice qu’elles ont consenti sans rechigner. Merci aux FLAM et bonne continuation!



