Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: July 2011

Protestation à EL MINA contre l’enrôlement sélectif

altLes manifestations et autres rassemblements de protestation contre l’enrôlement sélectif et la discrimination dont sont victimes les populations négro-mauritaniens se poursuivent à l’échelle nationale. Des centaines de jeunes négro-mauritaniens de toute obédience politique et de différents mouvements associatifs ont protesté vivement, ce jeudi 7 juillet, contre les restrictions et autres tracasseries dont sont l’objet une bonne partie de nos compatriotes devant le centre d’enrôlement d’El Mina. Arborant les couleurs nationales signe de leur attachement indéfectible à leur pays : la Mauritanie, ces jeunes protestataires ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Nous sommes noirs et mauritaniens . Non à l’exclusion des noirs ». « Non au recensement raciste. Les mêmes droits pour tous ». Le Mouvement ”Touche pas à ma Nationalité’‘ est l’initiateur de ces processions qui suscitent un élan de solidarité des jeunes maures. Les sympathisants et autres membres du Mouvement du 25 février ont pris part à cette protestation.
Les manifestants se disent déterminés à défendre tous leurs droits : y compris celui d’accéder à la nationalité mauritanienne.
Cette campagne se poursuivra, clament -ils tant que le gouvernement persistera dans sa volonté d’exclure une frange importante de la population.
Les jeunes du Mouvement ”Touche pas à ma Nationalité” espèrent ainsi contraindre le gouvernement à arrêter ce processus.

LE CALAME

10 juillet : Mauritanie – Commémoration du putsch militaire et menace terroriste

altLe 10 juillet prochain, les parades militaires célébreront sur l’ensemble du territoire l’anniversaire du coup d’Etat de 1978. Cet événement intervient dans un contexte chargé, alors que Nouakchott renforce sa coopération stratégique avec les pays sahéliens voisins. La lutte contre AQMI, désormais prioritaire, sollicite en permanence l’armée, premier outil régalien. Ceci fait d’une part perdurer un équilibre national basé sur le colosse militaire et d’autre part permet de conserver une cohésion nationale venant masquer le mécontentement social et barrer la route à tout élan révolutionnaire.

Alors que cette fête nationale devrait entrainer des perturbations du trafic routier dans les zones urbaines uniquement – dus notamment aux différents défilés, tel que celui prévu dans la capitale Avenue Adbel Nasser – le risque terroriste reste latent. Ainsi, si la menace d’attaque apparaît modérée ce 10 juillet prochain, l’arsenal militaire mauritanien reste une cible privilégiée d’AQMI, particulièrement actif ces dernières semaines.

En effet, s’il est peu probable que les éléments terroristes parviennent à mobiliser des moyens suffisants pour attaquer frontalement la garnison déployée ce jour là, la mouvance est actuellement dans une phase offensive due notamment à une stratégie de représailles, comme en atteste l’attaque perpétrée le 5 juillet dernier à l’encontre d’une base militaire de la zone forestière de Bassikounou (extrême sud-est du pays, à proximité du Mali) et faisant suite à une opération militaire mauritano-malienne conduite le 24 juin dernier.

Aussi, c’est dans les régions frontalières que l’activité terroriste est culminante. Selon les services de renseignement, la région malienne de Wagadou – située à une cinquantaine de kilomètres de la Mauritanie – est devenue la nouvelle base du groupe terroriste au Sahel. Aussi, bien que fortement préparée, Nouakchott procède actuellement au renforcement des opérations militaires de coopération conduites en zones limitrophes. Le haut niveau de technicité acquis par la Mauritanie en la matière tend à pousser les Etats moins enclins à une telle démarche à s’engager activement dans la lutte, tel que le Mali. En effet, ce dernier avait largement favorisé le retrait de l’armée mauritanienne de ses positions, à 380 kilomètres à l’intérieur du territoire malien. Ceci a vraisemblablement permis à AQMI d’opérer dans la région et de se rapprocher de la frontière en envoyant des missions de reconnaissance. Cependant, l’armée mauritanienne a procédé à des manœuvres de repérage et décidé de participer à l’opération conjointe du 24 juin dernier pour faire reculer les groupuscules terroristes aussi loin que possible en territoire malien.

Dans ce contexte, l’attaque du site militaire mauritanien apparaît comme une riposte énergique mais manquée d’AQMI ; cette dernière pourrait de ce fait à très court terme, mener de nouvelles actions au Sahel, en tant que mouvance particulièrement déterminée à afficher et asseoir sa puissance régionale. Néanmoins, sur la base de renseignements coordonnés des forces de sécurité, via la création d’unités spéciales de lutte antiterroriste et d’escadrilles de reconnaissance aérienne notamment, et aidé par la vaste restructuration de l’armée, Nouakchott développe un modus operandi établi depuis un an déjà et se donne des capacités de riposte conséquentes. La mise en œuvre du système des attaques préventives depuis juillet 2010 – qui vise à lancer l’assaut sur les camps terroristes – s’affiche désormais en solution alternative pérenne, à défaut d’une coopération région

Le Flash GEOS est réalisé en collaboration avec le Bureau Veille et Analyse Risques Pays du Groupe GEOS

Mr. Biram Dah Abeid honoré par le prix des droits de l’homme 2011 de la ville de Weimar en Allemagne Fédérale

altLe bureau d’IRA -Mauritanie Section Europe a l’honneur d’informer l’ensemble des défenseurs des droits, l’opinion nationale mauritanienne et internationale, les militants, les sympathisants, les partenaires et amis de l’organisation, ainsi que la presse nationale et internationale, du prix des droits de l’homme de la ville historique allemande WEIMAR pour l’année 2011 discerné au président Biram Dah Abeid. C’est, en effet, dans sa réunion, tenue le mercredi 29 Juin 2011, que le conseil municipal de la ville de Weimar a pris la décision d’accorder ce prestigieux prix des droits de l’homme á Mr Biram Dah Abeid. La proposition parrainée par l’Association Internationale GFBV “Société pour les peuples menacés”, à travers sa section de Sarajevo, vient récompenser les efforts inlassable de Biram Dah Abeid et partant ceux d’IRA- Mauritanie malgré toutes les formes de pression et de provocation exercées par l’axe Etat- système esclavagiste et raciste au pouvoir sur les abolitionnistes et les victimes des injustices.

A noter que Mr Biram Dah Abeid a été choisi parmi une liste de huit nominés soumis à la proposition de distinction pour le prix de l’année 2011.

Il est à rappeler que la ville de Weimar est internationalement connue pour son association á l’appellation “La République de Weimar” ou (Weimarer Republik) en germanique. Weimar symbolise la période démocratique la plus emblématique de l’Empire allemand de 1918 à 1933, caractérisée par le règne du gouvernement parlementaire. Cette époque commença avec la révolution de Novembre et la proclamation de la République le 9 du même mois en 1918 que suivit l’adoption de la Constitution de Weimar, le 11 Août 1919. Le point d’orgue de cette période fut la nomination d’Adolf Hitler au poste de chancelier, le 30 Janvier 1933 qui instaura la dictature nazie.

Allemagne, le 04 juillet 2011

Mr Abidine Merzough :
Président de L’IRA-Section-Europe

Recensement : Ouedraogo ne peut-être un nom mauritanien disent-ils

altMme Sy Lalla Aicha Ouedraogo est une mauritanienne que l’on peut qualifier de célèbre en Mauritanie. Il s’agit d’une activiste de la société civile et en particulier des droits humains dont les déclarations, le plus souvent tonitruantes, meublent la presse indépendante depuis des années. Il n’y a pas longtemps, elle se présente dans un bureau d’enregistrement pour se faire recenser. Problème. Le nom de son père « Ouedraogo » ne serait pas mauritanien. Les recenseurs lui suggèrent d’en trouver un autre dans son arbre généalogique qui sonnerait plus mauritanien. Niet!

Mme Sy Lalla Aicha n’a pas du tout l’intention de tronquer le nom de son père et moins d’accepter l’orthographe arabe que l’on veut faire subir à son prénom à elle. Elle s’appelle « Lalla » et non “Lallatou”. Elle s’en plaint lors d’une réunion au ministre de l’Intérieur et de la décentralisation. L’Administrateur-Directeur Général de l’Agence nationale du registre de la population et la sécurisation des documents, le fameux M’Rabih Rabou Ould El Hadrami qui était présent lui rétorque que « Ouedraogo » est un nom Burkinabé. Et après ? Certes, le père de Mme Lalla Sy est d’origine voltaïque, mais, il a, depuis, acquis la nationalité mauritanienne. Et ce n’est pas une exception. Sauf, peut-être, pour ceux qui veulent coûte que coûte compliquer la vie à l’autre. Alors là, c’est une autre histoire!

Rim24

Questions orales à qui de droit

altEntre les arguties de la haute administration qui continue d’utiliser l’arme de la négation contre les accusations très fondées présentées par les acteurs de la société civile à l’endroit des commissions d’enrôlement et l’intervention qui tarde à venir du président de la République, des questions continuent de tarauder les esprits :les opérations de recensement sont-elles une occasion de raffermir l’unité nationale ou de réveiller les vieux démons?Comment comprendre qu’un président de la République qui dès son investiture a promis « que rien ne sera plus comme avant », garde le silence devant des atteintes graves à l’unité nationale aux droits des citoyens par une administration censée bannir des pratiques ségrégationnistes et des comportements « Lépenistes » ? Sinon les autorités en charge de ces opérations ont –elles tout simplement menti sur toute la ligne au président en lui faisant croire que les commissions ne font que leur boulot et qu’elles s’emploient à barrer la route à ces étrangers « Ejanibs » qui veulent avoir sur un plateau d’or la belle et glorieuse nationalité mauritanienne ! Mieux, disent ces pseudo -enquêteurs, ces faux mauritaniens sont reconnaissables par leurs patronymes, leurs traits physiques et même la langue qu’ils parlent. Une sorte de type mauritanien passé au crible par les fantasmes haineux de ces agents recenseurs sous ordres car sans niveaux ni scrupule.

Aucun bureau ne déroge à cette consigne officielle donnée aux membres des commissions pour trier, faire une radioscopie de la mauritanité des uns en niant et confisquant celle des autres. Et c’est le lieu de poser une autre question toujours à qui de droit : est-il plus aisé de refuser la mauritanité à un noir que le faire à un blanc ? Sans trop verser dans cette dichotomie, on est tenté tout de même de se demander si tous ceux qui ont la peau claire sont forcément des mauritaniens ? Le sujet est tellement grave qu’il doit être vite traité dans toutes ses dimensions. Avant de provoquer un choc social lourd de conséquences. Avant de nous ramener en arrière. L’inquiétant n’est pas seulement de voir des mauritaniens passer un oral devant d’autres mauritaniens pour justifier leur nationalité dès lors où les pièces ne suffisent pas pour le faire. Le drame est de décourager d’autres qui n’ont pas de pièces à pouvoir se recenser pour obtenir leurs documents. Il y a plus de mauritaniens sans papier que de détenteurs de pièces d’état-civil. Et ces cas sont encore plus délicats à résoudre. Assiste-t-on donc à un déni programmé de la nationalité qui même au temps de la dictature tayienne n’a jamais atteint une telle ampleur. Si on refuse à un citoyen sa nationalité que va-t-on lui accepter comme droit ? Il est plus facile de comprendre qu’un mauritanien éprouve des difficultés à devenir français, allemand que d’entendre dire ou voir que dans son pays il redevient un pauvre étranger. Cela ne surprend pas outre mesure dans un pays où les décisions sont prises par des lobbies extrémistes infestant la grande et petite administration et qui ne rêvent qu’à une dénégrification de ce pays. Dès lors, l’exclusion constitue à leurs yeux l’arme de négation préférée pour réaliser dette basse besogne. En attendant des réponses à ces questions adressées à qui de droit, nous prions Dieu de nous préserver contre ces démons de la division éhontée.

Cheikh Tidiane Dia -LE RÉNOVATEUR.