Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 30/06/2013

Hissène Habré placé en garde à vue

Hissène Habré, l’ex-président tchadien vivant en exil au Sénégal, a été placé en garde à vue dimanche, a annoncé à l’APS le journaliste Marcel Mendy du ministère sénégalais de la Justice.
 
M. Habré “a été interpellé dans sa résidence située aux Mamelles de Dakar et placé en garde à vue, en attendant d’être entendu entendu par le procureur général de la des chambres africaines extraordinaires” instituées dans les juridictions sénégalaises en vue de la tenue de son procès, a dit Mendy dans un entretien téléphonique avec l’APS. 
 
Il annonce par ailleurs que le procureur général tient un point de presse, lundi à 16 heures, au siège des chambres africaines extraordinaires (derrière le ministère de l’Elevage, sur la VDN). 
 
“On vient de procéder à l’arrestation de M. Hissène Habré. On est en train de le conduire vers une destination inconnue. Je crois que les organisations de défense des droits ont l’occasion de montrer qu’elles se battent pour le respect scrupuleux des droits humains”, a annoncé El Hadji Diouf, avocat de l’ex-président tchadien. 
 
M. Habré, qui vit en exil à Dakar depuis sa chute après huit ans de pouvoir au Tchad (1982-1990), est accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture. Selon des ONG, 40.000 personnes auraient été tuées durant sa présidence.
 
Pour son jugement, le gouvernement sénégalais et l’Union africaine (UA) ont signé un accord, en vue de la création, au Sénégal, d’un tribunal spécial. L’accord a été approuvé le 19 décembre par les députés sénégalais.
 
Des chambres africaines extraordinaires ont été créées au sein des juridictions sénégalaises pour juger M. Habré.
 
Elles ont été installées à la suite de la résolution 401 adoptée le 31 janvier 2012 par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA. Par cette résolution, l’UA a demandé au gouvernement du Sénégal d’examiner les modalités pratiques, ainsi que les implications juridiques et financières du procès de M. Habré.
 
Source: APS

Recensement/OTMF : Le combat continue pour les negro-mauritaniens de France

L’objet de notre démarche touche des dizaines de milliers de citoyens mauritaniens en France et dans le monde, c’est pour ces raisons que la Diaspora Mauritanienne en France et l’Organisation des Travailleurs Mauritaniens de France se permettent de vous exposer les problèmes rencontrés dans notre ambassade en France et pour lesquels nous sollicitons votre aide et votre intervention.


Recensement/OTMF : Le combat continue pour les negro-mauritaniens de France
 

 

Historique du recensement en Mauritanie
 
            Le recensement de la population lancé le 28 novembre en Mauritanie par le Gouvernement en vue de doter notre pays d’un fichier d’état-civil plus fiable dans le prolongement de 1998, s’est révélé dans des conditions et modalités d’application humiliant et discriminant contre les mauritaniens noirs.
 
Toutefois dès le début du recensement, nous avons constaté que le recensement a été systématiquement utilisé à des fins politiques tendant à écarter notamment la population noire de Mauritanie, toute tendance confondue, en la mettant en position de présumé étranger dans leur propre pays. C’est ce qui expliquent les violentes contestations ayant eu lieu en Mauritanie faisant des victimes en particulier des enfants dont un jeune du nom de Lamine Mangane sauvagement abattu par des policiers de notre pays. Cet enrôlement a été contesté dans sa méthode discriminatoire en France, en Europe, aux Etats Unis et partout dans le Monde.
 
Contexte actuel en France
 
C’est dans ce contexte particulièrement lourd qu’une commission de recensement a été crée en France. Cette commission logée dans les locaux de l’Ambassade de Mauritanie a commencé ses opérations d’enrôlement. Ces opérations se sont révélées humiliantes, juridiquement contestables et politiquement condamnables.
 
Cette commission oblige le mauritanien venant de quatre coins de France et d’Europe à se confiner dans des lieux insalubres, Femmes enfants vieillards compris dès 5 heurs du matin pour une cinquantaine retenue par jour de travail, les autres renvoyés chez eux sans explications ni rendez vous possible, le tout dans des conditions humainement inacceptables, de gêne sur la voie publique et pour les voisins faute de pouvoir d’organisation et d’informations claires de la part de l’Ambassade de Mauritanie. 
 
Ensuite, les conditions exigées aux mauritaniens de France et d’Europe ne nous paraissent pas acceptables parce que ladite Commission exige pour procéder à l’enrôlement, que le candidat soit en possession d’une carte de séjour établie par les autorités françaises. Or nous considérons que le citoyen en possession d’un passeport, d’une pièce d’identité ou même d’une copie intégrale établie valablement par des autorités mauritaniennes compétentes doit pouvoir se faire recenser d’autant plus que ce dernier se déroule dans l’enceinte de l’ambassade de la Mauritanie. La question est de savoir : comment un pays qui, pour justifier de la véracité des documents qu’il a lui-même établis, doit demander le titre de séjour d’un pays étranger ? Ce qui nous permet aujourd’hui de nous poser de sérieuses questions sur l’indépendance de notre administration nationale.
 
L’exigence de la carte de séjour a en effet pour conséquence d’écarter du recensement de catégories entières de mauritaniens :
 
a-      Les mauritaniens dont les titres de séjour sont en cours de renouvellement, qui ne pourront les retirer faute de pouvoir présenter le nouveau passeport  et qu’ils ne pourront avoir faute d’avoir été recensés ;
 
b-       Les mauritaniens qui sont en cours de régularisation de leurs situations, qui ne pourront avoir leurs titres de séjours que s’ils présentent u passeport qu’ils ne pourront avoir faute de recensement ;
 
c-      Les mauritaniens qui n’ont pas de titres de séjour, disposant de pièces d’identité valablement établies par les autorités mauritaniennes.
 
 
Nous constatons avec regret qu’aussi bien en Mauritanie qu’ici, ce recensement vise à écarter le maximum de mauritaniens noirs du registre de l’Etat civil donc à terme, de nous priver de la nationalité mauritanienne pour devenir malgré nous des apatrides. Nous avons identifié beaucoup d’expatriés mauritaniens noirs qui ne peuvent plus voyager faute de passeport, d’autres qui devraient renouveler leur titre de séjour en France et qui vont par conséquent tomber dans la clandestinité avec toutes les conséquences qui en découlent.
 
 
            Forts de ce constat, Nous Diaspora mauritanienne en France et l’Organisation des Travailleurs Mauritaniens en France :
 
 -Exigeons, la suppression immédiate et sans délai de la carte de séjour pour le recensement pour les mauritaniens en France.
 
– demandons à notre Ambassade de prendre des mesures immédiates pour assurer le recensement dans des conditions acceptables qui respectent la dignité des mauritaniens en France.
 
– Dénonçons avec force et conviction le caractère discriminatoire et épuratoire de ce recensement et qu’il soit mis fin sans délai à cette situation avant qu’elle ne devienne incontrôlable.
 
-Informons le Ministère de l’Intérieur des risques de désordre public qui serait provoqués par le comportement des Autorités Mauritaniennes à Paris. 
 
– Attirons l’attention de la communauté internationale, l’Union Européenne en particulier de la volonté du Gouvernement mauritanien de nous priver de notre droit en tant que citoyen mauritanien.
 
– Enfin lançons un appel solennel à toutes les forces vives de la nation, aux amis et sympathisants, aux organisations Syndicales et de défenses des droits l’Homme  de se mobiliser afin de mettre fin à cette situation humainement, juridiquement et politiquement inacceptable.
 
Paris le 29 juin 2013
OTMF ET DIASPORA MAURITANIENNE DE FRANCE