Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: June 2013

Sahel: un rapport de l’ONU propose une “stratégie intégrée”

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L’ONU invite les pays du Sahel à renforcer leurs systèmes d’alerte, échanger des informations et coordonner leur surveillance des frontières pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé, dans un rapport visant une “stratégie intégrée” pour la région.

Le texte, dont l’AFP a obtenu une copie, a été élaboré par les services de l’envoyé spécial pour le Sahel Romano Prodi et transmis vendredi par le secrétaire général Ban Ki-moon aux 15 membres du Conseil de sécurité.

L’ONU, indique le rapport, veut aider les pays du Sahel à “établir des mécanismes coordonnés pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé afin que police, garde-frontières, armée, douanes (..) travaillent ensemble de manière cohérente et dans le respect des droits de l’homme”.

Parmi les nombreuses idées avancées figurent une “réunion régionale des services de renseignement pour échanger des informations sur la menace d’al-Qaïda et de ses affiliés”.

L’ONU propose aussi une “aide technique” aux policiers et magistrats des pays concernés et invite ceux-ci à se concentrer davantage sur le financement des activités illégales.

Un des points évoqués est “l’échange d’informations (..) entre les aéroports en Amérique latine, Afrique de l’ouest, Sahel, Maghreb et Europe pour contrer les trafics à la source, à destination et en transit”.

“En 2012, dix-huit tonnes de cocaïne d’une valeur marchande de 1,25 milliard de dollars ont transité par l’Afrique de l’ouest et une partie serait passée par le Sahel”, souligne le rapport.

Cette vaste “stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel” a l’ambition de s’attaquer à tous les aspects de la crise: amélioration de la gouvernance, lutte contre la criminalité (trafics de drogue, de personnes, d’armes et de cigarettes, blanchiment d’argent) et contre le terrorisme, aide humanitaire à 11,4 millions de personnes menacées par la faim dont 5 millions d’enfants de moins de 5 ans.

“Les problèmes au Mali ne doivent pas être envisagés de manière isolée”, explique Ban Ki-moon dans ce rapport. “Etablir une paix et une sécurité durables nécessite une action collective pour traiter les racines de l’instabilité, qui s’étendent bien au-delà des frontières du Mali”.

M. Ban se déclare “particulièrement inquiet des liens apparents entre des syndicats du crime impliqués dans le trafic de drogue et des groupes armés actifs dans la région”.

“Nous devons nous concentrer simultanément, explique-t-il, sur la sécurité, la diplomatie et le développement (…) y compris les relations avec l’Afrique de l’ouest et le Maghreb”.

Source:AFP

pourquoi Bamako refuse de signer le projet d’accord avec le MNLA

Les questions de la justice, du cantonnement des rebelles, du retour de l’armée à Kidal et de l’organisation institutionnelle et administrative font partie des principales difficultés rencontrées dans les négociations entre Bamako et le MNLA à Ouagadougou.
« À huis-clos, dans la salle de négociations, les deux délégations ne sont plus face à face mais côte à côte, et on sent que les choses avancent bien », dit un médiateur de la Cedeao dans la crise malienne. Mais l’accord accepté par les rebelles touaregs n’est toujours pas validé par Bamako.


pourquoi Bamako refuse de signer le projet d'accord avec le MNLA
 
« Le gouvernement malien veut soustraire de l’accord la partie qui demande la non poursuite des rebelles touaregs recherchés par la justice malienne. Il souhaite aussi que le redéploiement de l’administration soit effectif dès la signature de l’accord, avec l’entrée de l’armée malienne à Kidal dans les 15 jours qui suivent, ainsi que le cantonnement des rebelles touaregs », explique le même médiateur, qui participe en ce moment aux discussions. « Mais c’est difficile de réaliser le cantonnement d’un groupe armé dans ces délais, il faut au moins quatre semaines », poursuit-il.

Apaisement

Intitulé « Accord préliminaire aux élections présidentielles et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali, le document de 23 pages aborde la question de la justice malienne dans son article 17, à la formulatio ambigüe. « Dans un souci d’apaisement et de confiance, le gouvernement du Mali prendra toutes les dispositions nécessaires pour suspendre les poursuites engagées par la justice malienne du fait du conflit armé contre les membres des groupes armés signataires du présent accord ».
Cependant, « les parties conviennent que cette suspension ne s’applique pas aux crimes de guerre, aux crimes contre l’humanité, aux crimes de génocide, aux crimes de violence sexuelle et aux violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire », poursuit le même article.

Bamako veut des précisions

Par ailleurs, Bamako demande aussi plus de précisions dans l’accord, alors que les rebelles demandent de leur côté que le texte soit signé en gage de bonne volonté avant d’entamer l’examen des sujets dis secondaires.
L’article 20 du projet dit en effet que c’est après la présidentielle prévue les 28 juillet et 11 août et 60 jours après la mise en place d’un gouvernement qu’il sera question de « l’organisation administrative et institutionnelle du Mali, en particulier les régions du Nord du Mali désignées par certains sous le terme Azawad ; la stratégie de développement intégré des collectivités territoriales du Mali ; la gestion des ressources et richesses nationales ; la réorganisation des forces de défense et de sécurité ainsi que le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion socioéconomique (DDR) des groupes armés du Nord Mali ». Tout sauf des détails…

Source:JeuneAfrique

 

Maghreb : à quoi joue le Qatar ?

Maniant pression et gros chèques, le Qatar cherche à peser sur la politique régionale en surfant sur son soutien au Printemps arabe. Une omniprésence qui le rend de moins en moins populaire.Maghreb : à quoi joue le Qatar ?

Début mars, le Nil a failli en tomber de son lit : le Qatar serait sur le point de racheter les pyramides et le canal de Suez, symboles égyptiens par excellence ! « Combien d’accusations infondées porte-t-on contre nous ? » s’insurge Hamad Ibn Jassem, le puissant Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du micro-État, contraint de démentir. Une anecdote révélatrice des fantasmes et des soupçons qu’éveille l’émirat gazier en Afrique du Nord. Hyperactif et hypermédiatisé, le Qatar, soutien inconditionnel des révolutions, s’est immiscé dans tous les rouages politiques, économiques et sociaux des pays concernés. Omniprésent, il se voit prêter toutes les intentions.

« Les Qataris apprennent la communication. Leur image leur a échappé », analyse Mohammed El Oifi, maître de conférences à Sciences-Po Paris et spécialiste de la chaîne qatarie Al-Jazira. L’assassinat, le 6 février, du Tunisien Chokri Belaïd, leader du Parti des patriotes démocrates unifié (PPDU) ? « Nous n’excluons pas l’implication d’un État de la monarchie du Golfe [sic] », suggère Mohamed Jmour, numéro deux du PPDU, le 2 avril. En Mauritanie, nombre de médias ont vu l’ombre de l’émirat derrière les tirs qui ont blessé le président Ould Abdelaziz en octobre 2012. « L’assassinat politique n’est pas dans la culture du Golfe », objecte le chercheur Naoufel Brahimi El Mili.

“Votre tour viendra !”

Des soupçons d’ingérence inspirés par le comportement même de la monarchie multimilliardaire. Enivré par « ses » victoires révolutionnaires en Égypte, en Tunisie et en Libye, l’émir, Hamad Ibn Khalifa Al Thani, a pu s’y croire en terrain conquis. Rien n’est pourtant moins vrai. Dès novembre 2011, le représentant de la Libye révolutionnaire aux Nations unies, Abderrahmane Chalgham, tempêtait : « La Libye ne sera pas un émirat dirigé par le calife du Qatar ! » Et quand, à Tunis, les autorités déroulaient le tapis rouge au souverain, en janvier 2012, l’avenue Bourguiba grondait « Dégage ! ». Il en faut pourtant plus pour refroidir les ardeurs qataries. En témoignent les déclarations de l’émir, en visite officielle en Mauritanie en 2012, incitant Mohamed Ould Abdelaziz à se rapprocher du parti d’opposition islamiste Tawassul et brandissant la menace d’une révolution. Ou l’avertissement adressé à deux reprises – fin 2011 puis début 2013 – par Hamad Ibn Jassem aux autorités algériennes hermétiques à sa politique syrienne : « Votre tour viendra ! » Cette arrogance agace et, du Caire à Tunis, les drapeaux du Qatar flambent.

Tissés bien avant les événements de Sidi Bouzid, les réseaux de l’émirat lui ont permis de se réserver les meilleures places aux banquets des révolutions. Ami de Kaddafi, entretenant des relations cordiales avec Ben Ali et Moubarak, Hamad Ibn Khalifa Al Thani n’en accueillait pas moins leurs opposants. On pouvait ainsi croiser à Doha Youssef al-Qaradawi, le prédicateur star d’Al-Jazira, d’origine égyptienne ; le religieux libyen Ali Sallabi ; ou encore le gendre du Tunisien Rached Ghannouchi (leader du parti islamiste Ennahdha), Rafik Abdessalem, qui dirigeait le département des recherches au centre d’études d’Al-Jazira avant de rentrer en Tunisie et d’y occuper le poste de ministre des Affaires étrangères (de fin 2011 à mars 2013). Pas de quoi rassurer Alger et Nouakchott, capitales épargnées par le Printemps arabe : l’émir n’offre-t-il pas asile à l’Algérien Abassi Madani, cofondateur du Front islamique du salut (FIS), ainsi qu’à l’ancien président mauritanien Maaouiya Ould Taya, chassé du pouvoir par l’actuel chef de l’État ?

Car Sa Majesté n’accorde pas droit de cité aux seuls militants de l’islam politique. Des figures des régimes déchus ont également trouvé refuge – au moins un temps – sur ses terres, comme le Libyen Moussa Koussa, ancien chef des renseignements et ministre des Affaires étrangères du « Guide », ou le Tunisien Sakhr el-Materi, gendre de Ben Ali. Le paradoxe n’effraie pas l’émirat : ce paradis fiscal, où nombre de figures des régimes déchus ont placé leur fortune, a vu son procureur général, Ali Ibn Fetais al-Marri, chargé par les Nations unies de coordonner les enquêtes sur les fonds détournés par les dirigeants arabes renversés.

Paralyser

« Ceux qui considèrent le Qatar comme un État-nation traditionnel ne pourront que se tromper », explique Mohammed El Oifi. Petit et faiblement peuplé, l’émirat doit, pour exister, s’imposer à l’extérieur. Et le Printemps arabe lui en a apporté l’occasion sur un plateau : il a paralysé les derniers grands de la diplomatie régionale, Égypte et Syrie, alors que l’Irak déchiré n’a plus guère de poids et que l’Arabie saoudite reste empêtrée dans ses problèmes de succession. La Ligue arabe est ainsi tombée sous l’emprise qatarie. Les caisses de l’Égypte sont à sec ? L’émirat y déverse quelques milliards de dollars. La zone grise du Sahel, déstabilisée par la guerre libyenne, a vu débarquer ses convois humanitaires. Et, fin 2012, Hamad Ibn Khalifa Al Thani est allé se faire acclamer à Gaza, déserté par les chefs d’État arabes depuis 2007.

De quoi confirmer, pour certains, le soupçon d’un agenda impérialiste caché. C’est la thèse des journalistes Jacques-Marie Bourget et Nicolas Beau dans Le Vilain Petit Qatar : le Printemps arabe ne serait que l’aboutissement d’un grand projet panarabe à teinte islamiste fomenté par Doha. Plus mesuré, Naoufel Brahimi El Mili considère plutôt le petit émirat comme le bras agissant d’une Amérique qui a vu dans les révolutions l’occasion d’édifier le « Grand Moyen-Orient » démocratique que George W. Bush avait échoué à imposer. Mais pour Mohammed El Oifi, l’activisme qatari ne s’inscrit pas dans une stratégie préméditée : « La seule obsession de ce petit État coincé entre Iran et Arabie saoudite est d’agir pour exister et d’exister pour survivre. » Emportée par son instinct de survie, la machine qatarie ne finirait-elle pas par échapper au contrôle de ses pilotes ?

Source:JeuneAfrique

 

Sénégal : les USA dénichent un chef du Hezbollah à Dakar

Abbas Fawaz Loutfe est un ressortissant libanais, fonctionnaire du Département des affaires étrangères du Hezbollah. Il est en outre chef du Département du Hezbollah au Sénégal. Agé de 35 ans, celui qui est encore appelé Abass Abou Ahmad Fawaz est épinglé par le Département du Trésor américain pour avoir, entre autres, dirigé des membres du Hezbollah lors de réunions secrètes visant à collecter des fonds et à promouvoir le Hezbollah parmi les ressortissants libanais à Dakar.


Sénégal : les USA dénichent un chef du Hezbollah à Dakar
 
Outre le Sénégal où est basé Abbas Fawaz Loutfe, des pays comme la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire et la Gambie sont également dans le collimateur du Département du Trésor américain. Dans ces pays résident des Libanais accusés d’être des collecteurs de fonds pour le Hezbollah. Selon Le Populaire, il s’agit d’Ali Ibrahim Al-Watfa qui opère en Sierra Leone, Abbas Loutfe Fawaz établi à Dakar, Ali Ahmad Chehade basé en Côte d’Ivoire et Hicham Nmer Khanafer qui réside en Gambie.

Selon le Département du Trésor américain, ces « chefs » sont chargés d’organisation « dans des efforts pour étendre l’influence du Hezbollah dans toute l’Afrique occidentale. Ils organisent des collectes de fonds, le recrutement des membres de l’organisation et jouent, au besoin, le rôle d’Ambassadeurs du Département des relations extérieures du Hezbollah.

Au terme de leur identification, il est désormais interdit à toute personne, surtout aux Etats-Unis, de faire des affaires avec les quatre incriminés, sous peine de passer pour leur complice. Le Populaire nous apprend en outre que tous leurs avoirs sur toute juridiction américaine sont gelés.

Selon le document produit par le Département du Trésor américain, « l’identification de ces quatre Libanais expose davantage la portée alarmante des activités du Hezbollah et sa détermination à créer un fonds mondial et un réseau de recrutement pour soutenir sa violence et les entreprises criminelles partout dans le monde. Alors que le Hezbollah prétend être une organisation de résistance, son vaste réseau mondial envoie de l’argent et des agents pour mener des attaques terroristes à travers le monde ».

Abbas Fawaz Loutfe qui, selon une information parue dans Le Populaire, utilise des supermarchés qu’il possède et exploite à Dakar, est accusé d’avoir créé un groupe de partisans du Hezbollah. On lui reproche d’être très actif dans la promotion du Hezbollah et la collecte de fonds pour le groupe. Le nom de Fawaz est également cité dans les efforts du Hezbollah pour influencer le choix d’un Directeur d’un Institut islamique influent à Dakar.

Source:Afrik

 

Mauritanie: Une nouvelle coordination politique opposante

altUne nouvelle coordination politique opposante regroupe désormais la Convention pour l’Alternance Pacifique (CAP) et l’Alliance Patriotique (AP).

Cette nouvelle coordination opposante a été annoncée lors d’une conférence de presse hier jeudi à Nouakchott.

La Convention pour l’Alternance Pacifique, crée le 13 mai 2012, regroupe les trois partis d’opposition dits dialoguistes à savoir APP,Wiam et Sawab.

L’ l’Alternance Pacifique, crée le 21 avril 2013, réunit les trois partis ADIL, MPR et RD qui ont récemment quitté la Coalition des Partis de la Pajorité présidentielle.

Il existe déjà en Mauritanie la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) qui regroupe les partis qui ont boycotté le dialogue politique et qui exigent le départ sans condition de Mohamed Ould Abdel Aziz du pouvoir.

 

Source: Al Akhbar