Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: June 2012

Sortie polyphonique ou lapsus radiophonique d’Ely ?

altSes déclarations ont-elles été mal rapportées par une certaine presse électronique ou tout simplement ont- elles été exprimées de manière excentrique pour ouvrir la voie à des lectures différentes ?L’ancien président du CMJD et ex- DGSN a semé la confusion dans les esprits lors de sa sortie radiophonique à « Mauritanide-FM » dont il était l’invité vedette samedi dernier.
Ses propos sur le passif humanitaire et notamment les déportations de milliers de noirs mauritaniens vers le Sénégal ont jeté un pavé dans la mare d’un dossier aussi sensible qui n’a pas encore été apuré comme le réclament les Ongs des droits de l’homme.
Selon les extraits relayés par un site électronique, Ely a nié que des mauritaniens noirs soient déportés lors des événements de 1989. Par conséquent il a rejeté en bloc les accusations portées contre la direction de sécurité qu’il dirigeait et qui dirait-il , n’a expulsé que des sénégalais et non de mauritaniens. Il aurait en outre ajouté que s’il y a des morts cela se serait passé en prison. Suffisant pour que ces mots graves provoquent une indignation au sein de la communauté négro-mauritanienne dont les appréhensions sur le colonel Ely ont encore du mal à se dissiper même si de plus en plus ses discours virulents contre le pouvoir en place tentent de lui donner quelques chances de se repositionner sur l’échiquier politique. Si comme dit textuellement l’ancien DGSN a ainsi parlé, il s’exposerait plus que jamais à la colère des victimes mais aussi il attiserait la révolte des Ongs des droits de l’homme tant en Mauritanie qu’à l’étranger. Mais si ce ne sont là que des manipulations malveillantes des propos de l’homme par des scribes électroniques autant les rectifier pour qu’ils n’entachent pas les rapports parfois distants que certains milieux négro –mauritaniens ont avec le colonel. D’ailleurs ce n’est qu’en authentifiant les propos émis sur les ondes de Radio Mauritanide que l’opinion sera plus éclairée sur les intentions prêtées à tort ou à raison à Ely. Mais ce que certains se posent encore bien que le doute soit semé c’est le pourquoi d’une telle déformation de propos enregistrés qui pourront toujours être réécoutés par ceux qui veulent avoir le cœur net ? Ely a-t-il un intérêt particulier à tenir de telles paroles offensantes à l’endroit d’une communauté allergique à la négation des faits graves qui se sont passés entre 1989 et 1992 dans une République islamique. Il serait suicidaire alors pour un homme de la trempe de Ely qui tente de convaincre les mauritaniens sur son projet politique de verser dans le déni d’un passé douloureux toujours présent dans les consciences. Le contexte actuel marqué par une accélération de l’histoire des passifs humains et de la poursuite de leurs auteurs ne doit pas pousser un homme politique à verser dans des déclarations agressives contre autrui surtout que le droit à la justice est devenu un rempart contre l’impunité. Il est inopportun pour un homme politique de se laisser écorner par ses propos dans des dossiers qui ne sauraient souffrir dune quelconque forme de remise en cause quelque que soit ce que leurs auteurs disposent comme arguments négationnistes. L’histoire doit servir d’enseignement à qui veut être à l’abri d’ennuis politico-judiciaires !

Cheikh Tidiane  DIA

Vérité et contre-vérités par Mohamed Fall Oumere

altNe croyez surtout pas que la Mauritanie a connu des évènements en 1989 qui ont abouti à l’expulsion de milliers de ses citoyens. Ne croyez pas non plus que la police mauritanienne a torturé, emprisonné ou manqué de respect à un citoyen de ce pays. ne croyez pas que ses chefs recevaient les émoluments de la FNT en contrepartie de services rendus, notamment l’utilisation des agents de la force publique pour le recouvrement de tributs levés au profit de particuliers. Jamais il n’y a eu d’exactions sur cette terre, ni d’exécutions sommaires…
 

Ne croyez pas non plus que les biens publics ont été bradés au profit de particuliers pour des raisons de clientélisme politique ou de népotisme. Le système bancaire n’a pas été mis à genoux. Les assurances n’ont pas été bradées. Les sociétés de pêche n’ont pas été données en cadeau à des dignitaires. Les chefs de corps n’ont jamais été corrompus.

La Mauritanie a fait les bons choix en matière de diplomatie. Nous sommes restés dans notre milieu normal. Les relations avec Israël procèdent du génie et répondent à un sens élevé de l’intérêt du pays. Tout comme la sortie de la CEDEAO.
 

Croyez plutôt que nous avons vécu, 25 ans durant, sous un régime respectueux des droits, heureux de rendre service aux citoyens de la République Islamique de Mauritanie, au service de ce pays, soucieux de son bien-être et de celui de ses habitants…
 

Nous avons eu des responsables qui n’avaient d’autre souci que celui de préserver notre unité, de protéger notre société, de nous mener sur la voie du développement… Des responsables qui n’ont pas pillé nos ressources et corrompu notre système de gouvernement. Des responsables qui n’ont rien de prédateurs. Qui sont restés humbles. Preuve : leurs maisons, leurs trains de vie, leur proximité de la population…

…Ce sont les contre-vérités qu’on nous assène ces jours-ci.
 

La vérité, nous le savons, est autre. Les communautés ont été dressées les unes contres les autres par un système policier sans état d’âme, sans vision pour le pays, ayant une maîtrise parfaite des méthodes répressives… L’économie du pays a été pillée, l’actif privatisé, le passif sociabilisé… Les protagonistes ont été emprisonnés, démis et exilés. Le pays est sorti «orphelin géopolitique» dans un monde qui exige plus de solidarité et d’intégrité. Les Institutions ont été vidées…
 

Le non-Etat… c’est de cela que nous avons hérité de l’équipe – des équipes – d’avant 2005. Il faut que ses porte-parole comprennent qu’il n’y a rien à réhabiliter de ce système. Rien à restaurer qui vaille le sacrifice.

Mohamed Fall Oumere

Flamnet-Agora: Quand le négationnisme et la lâcheté se conjuguent : Ely Ould Mohamed persiste et signe ! Par SY Hamdou Rabby

altLa question du négationnisme du système politique, fondement de l’Etat mauritanien esclavagiste et raciste, mérite d’être considérée comme la question prioritaire par rapport aux profils de tous ces hommes qui manifestent leurs ambitions politiques. Comment comprendre les propos d’Ely Ould Mohamed Vall qui fut le Directeur de la Sûreté nationale, l’officier le plus criminel durant le régime d’Ould Taya ? Ely Ould Mohamed Vall, revient à la charge, comme pour effacer de manière honteuse et indigne les responsabilités criminelles qu’il a eues à assumer, pendant plus de trois décennies. La lâcheté de cet homme vient confirmer une inhumanité qui n’est plus à démontrer.

Dans l’histoire de l’humanité, en effet, des politiques criminelles ont sévi. Mais il est arrivé un moment où, pour aller de l’avant, la reconnaissance des crimes commis est assumée afin que le travail de deuil puisse être effectué par les victimes. Non seulement, on s’attendait à une amorce de prise de conscience de l’impératif de la lumière à faire sur cette tragédie, mais on s’entend dire qu’il n’y a pas eu de déportations, ni de victimes des tortures de la police sous les ordres du même Ely Ould Mohamed Vall. Quel manque de sens de l’honneur ? Quelle indignité pour des hommes qui ont été au plus haut sommet de l’Etat ? Le comportement d’Ely nous prouve le degré d’irresponsabilité et de vulgarité de toute une génération de militaires, de cadres au service d’un système, dont le seul objectif est l’extermination des populations noires africaines mauritaniennes.

Les propos d’Ely doivent être fermement condamnés par la classe politique, les organisations de défense des droits humains et surtout être désavoués par les autorités en place. Décidément, tout est permis dès lors qu’il s’agit du génocide subi par la communauté africaine noire mauritanienne. Un criminel qui devrait être, aujourd’hui, dans les locaux du Tribunal Pénal International, fait de la provocation en tenant des propos négationnistes. Quoiqu’Ely fasse, il fait partie des trois plus grands coupables des crimes de génocide commis contre les populations africaines noires mauritaniennes à côté d’Ould Taya et de Djibril Ould Abdellahi, l’ancien ministre de l’Intérieur, sous ce même Taya. Si les propos négationnistes d’Ely Ould Mohamed Vall, tortionnaire en chef et génocidaire avéré ont une visée électoraliste, il doit en trouver d’autres.

Hier patron d’une police au service d’un régime raciste et sanguinaire, Ely est désarmé comme tous ceux que l’Histoire est en train de rattraper. A l’heure où des responsables de crimes de guerre sont devant le Tribunal pénal International, bon nombre de responsables comme Ely font face à la voix de leur conscience. La honte et l’indignité viennent perturber le sommeil des criminels comme Ely qui n’ont pas le courage d’assumer leurs responsabilités.

L’histoire du système politique de notre pays en dit long sur le crime organisé contre les Africains noirs mauritaniens. Ely rongé par sa mémoire cruelle cherche à faire de la surenchère et une fuite en avant en tenant des propos malheureux, méprisants et inacceptables. Un jour ou l’autre, Ely répondra devant la justice humaine ou celle de l’Eternel. En n’assumant pas ces pratiques odieuses, Ely ajoute aux crimes contre l’humanité, le déni de l’humanité des hommes et des femmes morts sous des tortures atroces dont les principaux responsables ont agi sous la responsabilité de ce sinistre Directeur de la Sûreté Nationale que fut Ely Ould Mohamed Vall.

Quand la médiocrité, la cruauté et le cynisme font alliance, ce sont des monstres comme Ely qui arrivent aux commandes. La logique de la mort que cet homme a incarnée ne peut être balayée par des propos aussi irresponsables qu’inacceptables. Les propos d’Ely sont à l’aune de sa situation misérable et de sa conscience malheureuse. Pauvre Ely qui tremble aujourd’hui après avoir été coupable de centaines de morts par des tortures inavouables ; dont il est un des principaux responsables.

La tragédie que la communauté africaine noire mauritanienne a subie ne peut être étouffée par des propos aussi contre-productifs que malvenus. Ely ferait mieux de se trouver d’autres arguments pour retarder la condamnation à perpétuité qu’il mérite. Le sens de la dignité devrait conduire Ely à se présenter devant le Tribunal Pénal International. Le sens moral est la chose du monde la moins partagée par nos dirigeants militaires d’hier et d’aujourd’hui. Sur ce plan, Ely en est une des figures les plus emblématiques. Cynisme ou provocation, les propos d’Ely sont le symptôme de l’état d’esprit d’un homme plongé dans le désarroi, l’humiliation et l’impuissance. Ely Ould Mohamed Vall est un homme pris au piège de sa cruauté et de son inhumanité. Les lendemains seront impitoyables pour un des hommes les plus criminels de l’histoire de l’humanité et du système politique mauritanien.

SY Hamdou Rabby
Philosophe
Paris – France

L´Édito du Calame: Les illusions perdues par Ahmed Ould Cheikh

altAprès le président de la République, le président du Conseil économique et social, le président de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) et le gouverneur de la Banque Centrale, qui avaient, chacun, un mandat qu’Ould Abdel Aziz s’est évertué à écourter, c’est au tour du président de la Cour suprême de faire les frais de cette fâcheuse tendance qu’a notre guide éclairé de ne jamais laisser quelqu’un achever une mission. Le suffrage universel, les décrets, les lois organiques, il n’en a que faire. Quand votre tête ne lui revient plus, vous pouvez faire vos valises. Pour un militaire, un ordre, c’est fait pour être exécuté et les civils, ces bougres, n’ont jamais rien compris. Qu’ils aient tous les mandats du monde et des cieux, rien ne changera. Mais cette fois, Ould Abdel Aziz est tombé sur un os. Seyid Ould Ghailani ne s’est pas laissé faire. Il est en train d’opposer une résistance farouche à ce qui s’apparente à un limogeage. Le dimanche, il s’est présenté à son bureau, comme si de rien n’était, mais il a été empêché, par un escadron de la Garde, d’y accéder. Fort d’un mandat de cinq ans (dont il reste encore deux et demi), il refuse d’accepter que l’exécutif interfère dans les affaires de la justice. L’homme, qui fut longtemps procureur général près la Cour Suprême, sait de quoi il parle. Il est resté, longtemps, le bras armé d’Ould Abdel Aziz, au Palais de la Justice, chargé d’accomplir le «sale boulot», pour le compte de son mentor, et régler leurs comptes aux opposants à la Rectification. C’est lui qui avait envoyé au trou trois anciens directeurs généraux d’Air Mauritanie, l’ancien premier ministre, Ould Waghef, dans l’affaire du riz avarié, et notre confrère Hanevy Ould Dahah dont il s’était opposé à la libération, malgré la fin de la peine à laquelle il avait été condamné. Comme quoi, il y a bien une justice immanente…
L’homme était, d’ailleurs, tellement puissant, à l’époque, qu’il obtint, sur un plateau d’argent, la tête du ministre de la Justice, Baha Ould H’meida, en mars 2010. Et ce sont, probablement, les relations exécrables qu’il entretient avec l’actuel garde des Sceaux qui ont fini par avoir raison de lui. Connu pour son style à la limite de l’arrogance, Seyid, qui considère que la justice est «sa chose à lui», n’aime pas qu’on lui fasse de l’ombre. Surtout de la part d’un ministre qui commence à se prendre un peu trop au sérieux. Toujours est-il que, cette fois, le conflit a tourné au désavantage du président de la Cour Suprême qui prend le chemin le plus court vers la sortie, celui d’une nomination à un poste de responsabilité, une sorte de tremplin vers le vide. Un chemin qu’ont emprunté, avant lui, Ould Hanine et Bal Amadou Tidjane dont aucun n’a fini son mandat à la tête de cette institution. Reste à savoir, maintenant, jusqu’où ira Ould Ghailani, dans son bras de fer avec le pouvoir qui a déjà nommé quelqu’un à sa place. Même s’il n’a pas, formellement, démissionné. Une entorse, une de plus, serait-on tenté de dire, à la loi, à l’indépendance de la justice et au bon sens. Mais avec notre démocratie militarisée, on a vu pire. Et on verra, certainement, pire encore. Ça fait belle lurette qu’on a perdu toute illusion.

AOC-LE CALAME

Passif Humanitaire: Ely Ould Mohamed Vall :”Aucun mauritanien n’a été déporté en 1989″

altALAKHBAR (Nouakchott) – L’ancien président mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a nié la déportation des mauritaniens dans les évènements de 1989. “Aucun citoyen mauritanien n’a été déporté”, a-t-il affirmé ce dimanche soir sur les ondes de la radio MFM.

A la question de savoir “de quelles nationalités étaient donc ceux qui sont revenus dans le cadre du retour organisé?”, Ould Mohamed Vall a répondu: “Il faut demander celui qui les a fait retourner”.

Concernant les exactions extrajudiciaires commises à l’époque contre des soldats et officiers négro-mauritaniens, Ould Mohamed Vall, directeur de la sureté nationale à l’époque, s’est démarqué de ces violations. “Durant les enquêtes de la police dont j’étais responsable, personne n’a été tuée. C’est par contre dans les prisons, hors de mon autorité, que des personnes ont trouvé la mort”, a-t-il indiqué.

A propos de la situation politique en Mauritanie, Ould Mohamed Vall, a affirmé que si le régime n’accepte pas les aspirations des mauritaniens, le pays risque de plonger dans une situation similaire à celle du Mali ou de la Côte d’Ivoire.

Ould Mohamed Vall a par ailleurs défendu son bilan à la tête du CMJD, junte au pouvoir en Mauritanie de 2005 jusqu’à 2007.