Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: May 2012

Affaire IRA-Mauritanie : Un imam appelle à châtier Biram Ould Abeid.

altDans son sermon d’hier vendredi, l’imam de la mosquée de Chouvara à Nouakchott, Mohamed Lemine, a appelé les autorités judiciaires à « châtier les auteurs de l’autodafé ».

le vendredi 20 avril dernier, le président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie, Biram Ould Abeid, avait brûlé des livres religieux qui, selon lui, encouragent la pratique de l’esclavage en Mauritanie.

Des centaines de harratines réclament la libération de Birame

altDes centaines de noirs mauritaniens, à majorité Harratines ont marché pacifiquement, sans escorte policière, ce vendredi à Nouakchott, pour réclamer la libération du président du mouvement antiesclavagiste IRA Mauritanie. Et pour Leïla Mint Ahmed, la femme de Birame, qui s’est confiée à Alakhbar au cours de la marche, l’arrestation de son mari «montre le culte de la discrimination que prône l’Etat raciste mauritanien.» Les manifestations ont estimé que «l’opposition et le pouvoir mauritaniens sont d’accords pour la destruction des Harratines», mais précisent que «les Harratines vont faire face à l’Etat Beïdane (maures blancs) et à sa presse». Ils ont été également brandis des extraits du texte de Cheikh Ahmed El Mehdi, savant mauritanien de la jurisprudence islamique, qui a écrit que «Birame n’est ni apostat ni renégat par son acte ; en raison de la polémique autour des ouvrages incinérés. Dans les milieux des savants de la jurisprudence islamique, beaucoup doutent de la référence que vont ces livres à l’érudit Malick Ibn Enass», fondateur du rite malékite.
L’un des auteurs de ces livres, l’égyptien Khalil a été accusé par les manifestants d’avoir “commis, à travers ses écrits, des crimes contre les Harratins dont il a rompu les liens familiaux.”
A noter que les manifestants ont battu le macadam de la nouvelle maison des jeunes jusqu’à la place des anciens blocs en faisant des escales au marché de la capitale et à celui du Point-chaud, où ils sensibilisaient ceux, surtout les Harratines, qui sont dans ces points de vente.

Affaire Birame : Messaoud s’inquiète de “l’acharnement” contre les Harratines en Mauritanie.

altLe président de l’APP et de l’Assemblée nationale mauritanienne, Messaoud Ould Boulkeir, est inquiété du fait que les médias officiels soient dressés contre les Harratins, a appris Alakhbar de son entourage porche.

Messaoud rappelle, selon la source, qu’il a participé au dernier dialogue national pour renforcer la cohésion nationale et l’unité du peuple mauritanien, mais force est de constater, selon lui, que Ould Abdel Aziz et les médias officiels instrumentalisent l’affaire Birame pour saper la cohabitation des composantes de la société mauritanienne.

Et même si Messaoud condamne l’autodafé de Ryad, il rappelle que c’est à la justice de statuer sur l’affaire, précise la source.

Malheureusement l’annonce de punition sévère contre Birame de la part du chef de l’exécutif, des membres du gouvernement et des leaders des partis de la majorité, font perdre à la justice toute indépendance ou efficacité. Pire, l’affaire commence à tourner à un règlement de comptes contre les Harratins, s’inquiète Messaoud, dit la source.

Enfin Messaoud, qui avoue être en désaccord avec Ould Abdel Aziz, menace de sortir de son silence si les autorités gouvernementales ne revoient pas leur position actuelle vis-à-vis de cette affaire Birame.

Source:Al Akhbar

Mauritanie: Un péché nommé hypocrisie

altDepuis quelques jours on assiste à un tapage médiatique sans précédent dans l’affaire dite d’incinération des livres islamiques, incinération effectuée par le Président de l’IRA Biram Dah Abeib. Tout montre que l’Etat s’était bien préparé à ce coup pour en découdre définitivement avec IRA et son président. On constate comme beaucoup des relents d’instrumentalisation de la part des autorités mauritaniennes qui cherchent à distraire la population en occultant le vrai problème.

Organes officiels : Instruments de propagande

Ainsi, jamais les médias officiels n’auront autant parlé de Biram et de son organisation. Les autorités officielles n’ont pas lésiné sur les moyens pour faire de cette affaire, une affaire d’Etat en obligeant la population à s’insurger contre l’acte posé par Biram. Aux dernières nouvelles, il serait inculpé pour atteinte à la sureté de l’Etat. On voit ainsi ça et là quelques centaines de personnes appelées à manifester pour condamner cet acte. Au lieu de poser le vrai problème, les autorités mauritaniennes ont cherché à distraire la population pour lui faire oublier la noblesse du combat mené par Biram, aidé dans sa tache par les pseudos érudits qui font de l’Islam leur gagne pain.

Il faut ainsi s’insurger contre l’Islam politique, même si le terme peut ne pas être trop significatif, nous entendons par là un Islam dépouillé de toute sa spiritualité et mis au service d’une cause qui est aux antipodes du respect de l’être humain défendu par l’Islam. On voit que l’hypocrisie des « oulémas » mauritaniens apparait au grand jour. Quand il s’agit de condamner l’esclavage par les discours, cela ne pose pas de problème, mais quand il s’agit de poser un acte concret la fébrilité est de mise.

La constitution mauritanienne interdit pourtant toute propagande particulariste à caractère raciste mais en même temps les autorités laissent faire l’apologie d’un crime contre l’humanité à travers l’enseignement d’un islam erroné loin du message originel, qui est le respect d’autrui, la tolérance. Nul doute que l’Islam nous recommande de faire le bien et de réprimander le mal, dans cette optique pourquoi laisser le mal pourrir notre existence.

Esclavage incompatible avec Islam

En effet, il est bien inutile de se demander si la liberté est naturelle, puisqu’on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort : il n’y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l’injustice. Ce refus de mettre l’accent sur ces pratiques honteuses qui minent l’islam mauritanien montre la double facette des autorités mauritaniennes et de ses supposés érudits qui ont bâti des empires sur le dos de leurs esclaves en leur faisant croire que c’est le sort que Dieu leur a réservé et que la seule porte qui les mènerait au paradis serait leur totale soumission. « A celui qui Lui demandait ce qu’il devait faire pour mériter le Ciel, Mohammed aurait répondu : «Délivrez vos frères des chaînes de l’esclavage.».

Les mauritaniens devraient s’atteler ainsi à en finir avec cette pratique. On constate aisément que si le souci était de sauvegarder les valeurs de l’Islam de suivre ses recommandations, RIM deviendrait l’anacronyme de République Islamique des Manchots car le vol a été érigé en règle de comportements. Banni par l’Islam, ces supposés érudits trouvent l’ingénieuse idée de rendre licite cette pratique parce qu’elle sert leurs intérêts. Force est de constater que cette idéologie qui vise à réduire l’homme noir de Mauritanie à l’état d’esclave continuent d’alimenter les tenants du pouvoir et de ses acolytes que sont ses prétendus érudits qui ne sont autres que des opportunistes mus par l’appât du gain au lieu d’une quelconque cause.

Il faut aussi noter que des voix discordantes commencent à sortir de l’ombre pour défendre le fait que ces ouvrages qui font l’apologie de l’esclavage, la haine soient mis à feu. Aux FLAM de rappeler les douloureux évènements de 1989 où des musulmans qui n’ont jamais cessé de prononcer le nom d’Allah ont été pendus, car l’idéologie qui sous-tendait ces actes n’avait rien à avoir avec l’Islam.

SOS Esclave pour sa part a appelé les autorités mauritaniennes à oser prendre leurs responsabilités et arrêter de jouer à l’hypocrisie. Quant à l’érudit Cheikh Ahmed Elhady le seul qui mérite ce qualificatif les ouvrages incinérés ne sont absolument pas sacrés pour les musulmans. Ce sont des ouvrages qui ont été écrits à une époque éloignée et ont été abandonnés y compris par les peuples pour lesquels ils avaient été écrits.

Si la Mauritanie fait du combat contre AQMI (qui prétend combattre sur le terrain de l’islam) son cheval de bataille, cela montre que la conception de l’Islam diffère d’un endroit à un autre. Ainsi que la Mauritanie accepte d’ouvrir le débat sur l’incompatibilité de la pratique esclavagiste avec les valeurs promues par l’Islam.

L’acte posé par Biram loin d’être une remise en cause de l’Islam pose la question suivante : Quel islam voulons-nous ? Aujourd’hui plus que jamais nous sommes tous des Biram Dah Abeid.

BA Youssouf & BA Tidjane

 

 

Editorial de Flere.fr

 

Crises dans la sous-region, la C.D.E.A.O haussse le ton.

altLes chefs d’Etat ouest-africains se sont réunis le 3 mai à Dakar pour faire le point sur les récents coups d’Etat au Mali et en Guinée-Bissau. La pression est toujours maintenue sur les juntes militaires dans les deux pays. Une force ouest-africaine sera déployée au Mali dès que ce pays en fera la demande, sous réserve de trouver des financements. Concernant la Guinée-Bissau, la Cedeao renouvelle son appel à une transition de 12 mois maximum et exige, par ailleurs, la libération de toutes les personnes encore détenues illégalement depuis le putsch. Autrement dit, si tel n’est pas le cas, la force d’attente restera à l’état de projet. Voilà qui devrait satisfaire le capitaine Sanogo. En effet, le chef des putschistes du 22 mars avait été très clair en déclarant le week-end dernier que pas un seul soldat étranger ne poserait un pied à Bamako, sauf demande expresse des autorités.
Sur la transition, le texte publié à l’issue du sommet d’hier est moins explicite. Le président par intérim du Mali, Dioncunda Traoré, et le Premier ministre sont encouragés à continuer leurs efforts. Il leur est demandé d’accélérer la préparation d’une feuille de route, en vue d’établir un chronogramme qui puisse mener à une élection présidentielle. Plus aucune référence à la transition de 12 mois annoncée à Abidjan. Le président de la Commission de la Cedeao, Kadrè Désiré Ouèdrago, invite les chefs de d’Etat à être fermes avec les deux juntes (Mali et Guinée). Il a suggéré  des « mesures  additionnelles spécifiques » pour permettre de sécuriser davantage les processus de transition dans ces deux pays. Une idée qui n’a visiblement pas déplu au président du Sénégal, Macky Sall. « Le  Sénégal a décidé d’augmenter sa contribution à la mission militaire de la Cedeao en Guinée Bissau », a déclaré le chef de l’Etat sénégalais  dans son allocution.