Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: May 2015

Congrés d’Aleg ou l’encre de l’histoire

Congrés d’Aleg ou l’encre de l’histoireMohamed Abdallahi El Houssein – Articulation sans contexte essentielle de l’évolution de la Mauritanie, le congrès d’Aleg a rassemblé du 2 au 5 mai 1958 l’ensemble des élites de ce grand ensemble qui n’était alors qu’une colonie française parmi tant d’autres. Comment se sont-ils donné le mot, en l’absence des moyens de communications les plus élémentaires ?

Je ne saurais le dire, mais toujours est-il qu’au jour J, leaders des partis politiques, chefs traditionnels tribaux et religieux, simples citoyens appâtés par la kermesse, tous ont afflué vers Aleg, venant des contrées les plus éloignées, malgré les conditions climatiques difficiles et la pénibilité des voyages.

Au-delà des efforts que les habitants d’Aleg, alors grosse bourgade construite autour du fort militaire colonial, ont déployés pour héberger ce millier de personnalités dans des conditions d’hospitalité et d’organisation exemplaires, il faut surtout saluer la grande maturité politique des participants. Parmi les partis politiques qui auraient assisté à ce rassemblement historique, nous pouvons citer :

Union Progressiste Mauritanienne (UPR) créée en 1948
– Entente Mauritanienne (section de la SFIO) créé en 1950
Association de la Jeunesse Mauritanienne ( AJM) créée en 1955
– Bloc Démocratique du Gorgol créé en 1957
– Union des originaires de la Mauritanie du Sud créée en 1958

La maturité politique dont ont fait preuve les participants à cette rencontre est sans égale en raison d’une part des diverses tendances vivement hostiles à l’indépendance et d’autre part parce que c’est la toute première fois qu’un tel rassemblement réunissant l’ensemble des composantes nationales se tenait.

Les décisions issues de ce congrès en témoignent clairement :

• création du Parti du Regroupement Mauritanien (PRM), par la fusion entre l’UPM et l’Entente; en plus de la main tendue aux autres formations politiques existantes ;

•  évocation pour la première fois de la « vocation à l’indépendance nationale », même si le statut d’autonomie interne est maintenu ;

• affirmation de l’unité nationale par l’unicité de l’enseignement, l’inspiration musulmane de la justice et la suppression du système de l’impôt à deux niveaux entre les mauritaniens blancs et les mauritaniens noirs, système sournoisement instauré par le colonisateur ;

•  prise de position nettement anticolonialiste par le refus d’adhésion à l’Organisation Commune des Régions Sahéliennes (OCRS) que la France soutenait

•  l’appel lancé à celle-ci pour libérer l’Algérie.

Au regard de ces résultats, il nous est donc permis de dire, en exclusion de toute complaisance, que le congrès d’Aleg a marqué incontestablement, le véritable début de la période obstétricale, l’aube de l’enfantement de la Mauritanie ; une gestation qui allait durer exactement 940 jours et aboutir, le 28 novembre 1960, à l’indépendance du pays.

Bravant la patine que les décennies ont la fâcheuse manie d’accumuler sur les événements, même les plus importants, avant de les ensevelir pour toujours dans les abysses des oubliettes, le congrès d’Aleg continue de se hisser au faîte du processus de la constitution de notre pays en tant que tel et s’inviter dans la mémoire de notre peuple le 2 mai de chaque année.

Aussi, nous sommes en mesure de dire aujourd’hui que les initiateurs et les organisateurs de cet événement, pour rédiger leurs résolutions, ont trempé leurs plumes dans une encre indélébile, à la formulation bien particulière, car elle n’est pas moins que l’encre de l’histoire.

Mohamed Abdallahi Ould El Houssein


Moctar Ould Daddah et Mohamed Moctar Ould Cheikh Abdallahi dit Maaroof, deux hommes dont le rôle a été déterminant pour la réussite du congrès d’Aleg.


La maison du congrès à Aleg, conservée en l’état par ses propriétaires

 

adrar- info

Israël: violente manifestation d’Israéliens d’origine éthiopienne

mediaDes policiers israéliens ont chargé à cheval, tiré des grenades assourissantes et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines de Falashas, des juifs d’origine éthiopienne, lors d’une manifestation d’une rare violence, dans le centre de Tel Aviv ce dimanche 3 mai. Quelque 10 000 personnes selon la presse, 3 000 selon la police, étaient venues manifester à Tel Aviv, trois jours après un rassemblement à Jérusalem, qui avait également dégénéré. Le Premier ministre doit recevoir ce lundi des membres de la communauté éthiopienne.
 

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu doit recevoir ce lundi des membres de la communauté éthiopienne. Des milliers d’entre eux ont encore manifesté dimanche à Tel Aviv, manifestation qui a tourné à l’affrontement avec la police. Ces Israéliens d’origine éthiopienne réclament justice après qu’un des leurs ait été brutalisé par la police, il y a une semaine. Plus globalement, ils dénoncent les discriminations dont ils s’estiment victimes.

Ohad, 32 ans, était dans la manifestation : « La communauté éthiopienne vit en Israël depuis environ 30 ans. Et depuis 30 ans, nous souffrons du racisme… dans l’éducation, dans le logement. Si on veut par exemple louer un appartement, les gens ne veulent pas la plupart du temps, parce qu’on est Ethiopiens, on est Noirs. Dans le travail c’est pareil, il n’y a pas de travail bien payé pour nous. Mais le pire, ce sont les violences policières. Les policiers nous voient tous comme des criminels ».

« On est Israéliens ! Mais on ne se sent pas traités comme les autres Israéliens. Les autorités israéliennes nous on fait venir dans ce pays parce qu’on est juif, ou on est venu de nous-mêmes. Mais on ne peut pas nous faire venir et nous laisser de côté, comme si nous étions l’arrière-cour d’Israël. C’est la vérité, et cette situation doit changer », souligne Ohad au micro de la correspondante de RFI, Murielle Paradon.

 

rfi

3 mai 2015: Journée mondiale de la liberté de la presse

3 mai 2015: Journée mondiale de la liberté de la presseLe 20 décembre 1993, l’Assemblée générale de l’UNESCO a proclamé le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse (décision 48/432).

Depuis lors, le jour de l’anniversaire de la déclaration de Windhoek est célébré dans le monde entier comme étant la Journée mondiale de la liberté de la presse.

La Journé mondiale de la liberté de la presse est l’occasion de :

  • célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse;
  • évaluer la liberté de la presse;
  • défendre les médias des attaques contre leur indépendance;
  • se souvenir des journalistes tués parce qu’ils faisaient leur devoir.

En 2015, l’UNESCO, l’agence des Nations Unies mandatée pour promouvoir et protéger la liberté de la presse à travers le monde, a nommé Christiane Amanpour, journaliste britannique et correspondante internationale en chef pour CNN comme ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour la liberté d’expression et de la sécurité des journalistes,http://www.unesco.org/new/en/wpfd

La cérémonie annuelle du prix mondial de la liberté de la presse se tiendra le 3 mai 2015 à la Librairie nationale de Lettonie à Riga. Le lauréat est le journaliste syrien et militant des droits de l’homme Mazen Darwish, actuellement emprisonné.

L’UNESCO se focalisera sur trois thèmes pour cette Journée mondiale de la liberté de la presse

  • La nécessité d’un « journalisme de qualité », qui soit précis et indépendant, reste une préoccupation constante dans un paysage médiatique en perpétuelle évolution de par les divers développements technologiques et commerciaux.
  • Le déséquilibre de genre persiste dans les médias, 20 ans après la Déclaration de Beijing et son Programme d’action. Trop peu de femmes journalistes parviennent à accéder à des postes de responsabilités dans les médias. C’est pour cette raison que plus de la moitié des intervenants de la conférence seront des femmes, des cadres et des professionnels des médias du monde entier.
  • La sécurité numérique, qui demeure un sujet de préoccupation croissant car les communications numériques rendent difficile la sécurité des journalistes et de leurs sources.

thierryvallatavocat.com 

Plus de 120 000 enfants africains morts en 2013 à cause de faux médicaments

altDes experts s’alarment de «l’industrie assassine» des faux médicaments en Afrique. La contrefaçon représenterait 30% des traitements sur le continent. Manque de ressources humaines et de laboratoires, sanctions dérisoires, cherté des produits pharmaceutiques: l’Afrique représente une proie facile pour «l’industrie assassine» des faux médicaments qui prospère sur la mondialisation, se sont alarmés des experts réunis cette semaine à Dakar.

«Des milliers de personnes perdent la vie» sur le continent, victimes des faux médicaments, ont souligné les participants à cette conférence, à l’initiative de la Fondation Chirac pour l’accès à une santé et des médicaments de qualité, la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques (IFPMA) et l’Association pour l’information sur les médicaments (DIA).

Selon un numéro spécial de l’American Journal of Tropical Medicine and Hygiene paru en avril sur la qualité des médicaments, 122 350 enfants africains sont décédés en 2013. En cause : un faux antipaludéen et un autre de piètre efficacité.

En Afrique, le tiers des médicaments contre le paludisme, maladie la plus mortelle du continent, est constitué de «faux», une proportion qui peut monter à 40% au Ghana et au Cameroun, voire près de 64% au Nigeria, selon les experts.

«VENDUS COMME DES TOMATES OU DES OIGNONS SUR LES MARCHÉS» «Les faux médicaments sont vendus comme des tomates ou des oignons sur les marchés», déplore Sybil Yeboah, une responsable de l’Organisation ouest-africaine de la Santé. «C’est un marché très prometteur» d’autant plus que l’Afrique «n’a pas ses propres moyens de production de médicaments», souligne-t-elle.

En Afrique, «30% des médicaments contrefaits viennent de l’Inde et de la Chine», dit-elle, citant des statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Même si le Nigeria est cité parmi les pays producteurs de faux médicaments, l’Afrique contribue marginalement à leur production, avec «moins de 5%», selon un participant.

Le marché des faux médicaments est favorisé par l’offre de médicaments inférieure à la demande, les prix couteux des produits pharmaceutiques et la porosité des frontières en cette période de mondialisation, qui complique la traçabilité des produits pharmaceutiques. Les sanctions dérisoires encourues n’arrangent rien : la répression du trafic de faux médicaments reste insignifiante par rapport à la gravité du phénomène en Afrique, avec des peines jugées peu dissuasives. Au Sénégal, 42 personnes ont été condamnées à 15 jours de prison pour trafic de faux médicaments en mai 2014.

AFP

http://www.liberation.fr/monde

Sahara Occidental : L’ONU tourne le dos aux recommandations de l’UA

Sahara Occidental : L’ONU tourne le dos aux recommandations de l’UALe Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé le mandat de la Mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara occidental (MINURSO) pour une autre année. Mais ses membres ont surtout ignoré les recommandations de l’Union africaine appelant à inclure la protection et la surveillance des droits de l’Homme dans la dernière colonie en Afrique. 

Par Malainin Lakhal

Vraisemblablement, cette résolution prorogeant le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 Avril 2016 a été rédigée par le soi-disant groupe des amis du Sahara Occidental (États-Unis, la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Russie).

Ce texte n’a rien apporté de ce qui était attendu, en particulier par les Etats Africains et d’autres pays tels que le Venezuela ainsi que plusieurs organisations internationales et régionales inquiets par la situation dangereuse des populations et par la possible reprise de la guerre dans la région.

En effet, cette nouvelle résolution n’a rien de nouveau sauf sa date d’adoption. Elle reprend à la lettre la résolution de 2014. Ce qui représente un échec pour ceux qui s’attendaient à une prise de responsabilité de la part du Conseil.

Après l’adoption, le représentant de la Malaisie, pays membre non-permanent du Conseil, s’est plaint dans son discours d’explication de vote, de ce qu’il a décrit comme « un manque de transparence dans les négociations sur la résolution ». En d’autres termes, l’absence de consultations par les cinq Membre permanents avec les autres membres du Conseil de sécurité.

Il convient d’indiquer que le projet a d’abord été examiné par le Groupe des « Amis » du Sahara Occidental avant d’être simplement communiqué aux autres membres du Conseil de sécurité, qui se sont tous plaints de cette méthode de travail et de l’indifférence illustrée par les cinq membres permanents à l’égard de leurs propositions et recommandations qu’ils souhaitaient voir refléter dans ce texte.

Coup de force

Les délégués africains se sont même plaint du fait que l’Afrique ne soit pas représentée dans le groupe des « Amis » du Sahara occidental, ce qui est étrange et inacceptable.

Dans sa déclaration d’explication de vote, le représentant du Venezuela a déclaré que la surveillance des droits de l’homme aurait dû être incluse dans le mandat de la MINURSO, et que l’Union africaine aurait dû être autorisée à s’adresser au Conseil dans une réunion spéciale avant le vote de la résolution.

Le Venezuela a exprimé « certaines préoccupations sur la procédure utilisée dans la rédaction de la résolution que nous avons adoptée. On nous présente un texte qui a déjà été accepté par le Groupe des Amis du Sahara occidental, qui ne traitait pas les préoccupations légitimes et les propositions qui ont été faites part de nombreux pays intéressés à cette question, le Venezuela y inclus. Ces propositions visaient à renforcer le rôle de la MINURSO et promouvoir et protéger les droits humains de la population du Sahara occidental, en tenant compte des recommandations formulées par le Secrétaire général dans son rapport, et la nature de toutes les missions de l’ONU. Il est nécessaire, ensuite, que les négociations futures qui traitent la question voit une amélioration dans les méthodes de travail dans le but d’aider à parvenir à un large débat qui est inclusif et transparent ».

L’Angola, citant le Tchad et le Nigeria, a pour sa part indiqué que « les trois Etats membres africains du Conseil de sécurité ont, d’abord, voté en faveur du projet de résolution car convaincus que le Conseil de sécurité est vraiment engagé pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Deuxièmement, le Conseil de sécurité est déterminé à mettre fin à l’impasse actuelle et à la réalisation de progrès vers une solution politique. Troisièmement, le Conseil de sécurité reconnaît que la réalisation d’une solution politique pourrait contribuer à la stabilité et la sécurité dans la région du Sahel. Et quatrièmement, le Conseil de sécurité encourage les parties à démontrer davantage de volonté politique pour trouver une solution afin de poursuivre le processus de négociation, et reconnaît que la consolidation du statuquo est inacceptable comme indiqué par d’autres orateurs ce matin. »

Il convient de rappeler que l’Union africaine avait formellement demandé au Conseil de sécurité de permettre au Président Joaquim Chissano, l’Envoyé spécial de l’UA pour le Sahara occidental, d’exposer aux membres du Conseil la position de l’UA sur la question.

Le Maroc et ses alliés avaient refusé cette demande. Le Maroc a en outre exprimé son rejet catégorique de toute sorte de participation de l’Union africaine dans les efforts internationaux visant à trouver une solution au conflit.

Le représentant du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilal, a simplement dénommé l’Union africaine de « toxique » sur cette question, en disant que, ayant pris sa décision, l’UA ne devrait pas s’adresser au Conseil.

Le Représentant français à cette réunion, a déclaré que la résolution a donné « l’impulsion nécessaire au processus politique » au Sahara occidental, en impasse pendant l’année écoulée, selon lui. Pourtant, il a reflété la position déshonorante de son pays en faveur de la continuité de la colonisation du Sahara Occidental, réitérant le soutien traditionnel français à la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara Occidental, ce qui est contradictoire avec la doctrine de la décolonisation de l’ONU.

L’obstacle français

Le Maroc et la France rejettent tous les appels internationaux pour inclure un mandat de surveillance des droits de l’homme dans la mission de la MINURSO.

L’Union africaine a récemment appelé à ce que la MINURSO soit dotée d’un mandat pour la surveillance des droits de l’homme, à l’instar de toutes les missions de maintien de la paix des Nations unies, mais la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU a une nouvelle fois ignoré cet appel.

L’UA a également voulu que la résolution indique explicitement que la mission principale de la MINURSO est d’organiser un référendum, ce qui est clairement indiqué dans le nom même de cette instance (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara-Occidental MIUNRSO). La France et le Maroc essayent d’insinuer que sa mission est simplement le maintien du cessez-le-feu.

De son côté, le Représentant du Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari, a publié une déclaration se félicitant du soutien de l’Union africaine a la position sahraouie mais déplorant « la position de la France, qui reste le principal obstacle à une paix juste et durable au Sahara occidental. »

La nouvelle résolution du Conseil de sécurité est catastrophique, vu les frustrations qu’elle va semer partout dans la région, notamment au sein des populations sahraouies.

La question qui se pose est la suivante : est-ce que le Conseil de sécurité veut pousser les sahraouis à reprendre la lutte armée et plonger le Maghreb dans une crise similaire à celle du Moyen-Orient ?

M.L

 

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