Monthly Archives: July 2011
Importante déclaration de presse des FLAM : Un recensement national à caractère ethniciste et raciste !
Le gouvernement mauritanien a entamé un prétendu recensement à vocation d’état civil de la population qui s’avère être, en réalité, une basse entreprise de légalisation de l’état d’éviction des négro-Africains de Mauritanie . C’est donc à juste raison qu’il suscite inquiétudes et indignation tant chez cette communauté que chez les défenseurs des droits humains et des forces progressistes.
Ajouté aux nominations tribalo-ethniques , aux tracasseries administratives quotidiennes, aux discriminations au sein des institutions publiques, aux expropriations des terres de la vallée au profit de l’agro-business arabe, au sabotage du réglement « du passif humanitaire », à l´arrêt brûtal du rapatriement des déportés, à l´abandon à un triste sort des rapatriés du Sénégal, à la négation des déportés mauritaniens au Mali, à la privation persistante des milliers de négro-africains de pièces d´état civil, et à la multiplication de postes de contrôle sur la frontière Sud alors que le danger (Aqmi) vient du nord et de Toumbouctou, ce recensement confirme, une fois de plus, les fondements racistes de l’Etat mauritanien, en même temps qu’il met à nu la nature démagogique des professions de foi du général Mohamed Ould Abdel Aziz.
De Ould Taya à Ould Abdel Aziz, le Système est demeuré le même, et seule la méthode a changé. Là où le régime du colonel Ould Taya déportait et éliminait, en masse, physiquement, celui du général Ould Abdel Aziz procède de manière plus subtile, par diversions, et obstruction pour l’accès à l’état civil et à l’inscription au fichier électoral.
Chaque jour qui passe dissipe le peu d´espoir qu´avait, plus ou moins, suscité la prise du pouvoir par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. La nature de ce recensement et les différentes sorties des membres de son gouvernement ne font que conforter la certitude que ce régime est une continuité des régimes militaires précédents, visant à assurer la pérennité du système et du racisme d’Etat
L’Administration arabo-berbere a détruit, volontairement , les archives de l’état civil colonial et post-indépendance dans la vallée du fleuve . Par le Ranvec et ce nouveau projet, elle cherche à créer une base légale d’exclusion des Negro-africains. La fin, inavouée, de cette opération d’enrolement selectif n’est rien moins que rendre, sans coup férir, le plus grand nombre possible de négro-Africains des apatrides en Mauritanie – terre de leurs ancêtres.
Face à cette grave situation, et à cette politique de bannissement et de marginalisation de la population négro-mauritanienne, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie,
– Dénoncent avec force ce recensement à caractère discriminatoire et chauvin et exigent son arrêt immédiat,
– Appellent les populations victimes de cette exclusion à prendre leurs responsabilités devant l´histoire en opposant à la provocation et à l’affront toute leur détermination et les moyens de la légitime défense de leur citoyenneté et de leur dignité.
– Encouragent les elèves des lycées et collèges, les étudiants, les enseignants à s’organiser, et à prendre en charge, par eux-mêmes, le recensement des quartiers, des villages et des hameaux, à dresser la liste de tous les laissés pour compte dans cette opération pour cause de rejets sans fondement, de noms déformés ou écorchés délibérement afin de contrecarrer les dangereuses tentatives de spoliation de ces commissions mono-ethniques mises en place par le Pouvoir, et démasquer, en même temps, leur caractère ethniciste et raciste.
– Les FLAM soutiennent totalement les forces patriotiques et démocratiques de l´intérieur dans leur résistance courageuse et acharnée face à l´arbitraire, et invitent la Diaspora à relayer le mouvement de protestation interne,
– Elles attirent l’attention de l´opinion nationale et internationale sur les risques de déstabilisation du pays et de la sous-région si le régime persistait dans sa politique de discrimination raciale et sa posture dictatoriale.
La lutte continue!
Stockholm le 11 juillet 2011
Le département de la Communication
La composition de la nouvelle direction des Forces de libération africaines de Mauritanie
Le Conseil National des Forces de Libération Africaines de Mauritanie- FLAM- s’est réuni le samedi 9 juillet 2011 à l’effet de statuer sur la proposition des membres complémentaires du Bureau Exécutif National ( BEN ) présentée par son Président et ce, conformément aux dispositions de l’article 14 des Statuts des FLAM du 30 Mai 2011 portant sur le mode de désignation des membres du Bureau Exécutif National.
Le Conseil National, après délibération, a approuvé le nouveau Bureau Exécutif National des Flam composé ainsi qu’il suit:
1- Président: Samba THIAM –( Amérique du nord)
2- Vice- Président, chargé de l’organisation, de la formation politique et idéologique
Ibrahima Mifo SOW ( Amérique du nord)
3- Secrétaire Général: Abdoulaye BA dit Yeené ( Canada )
4- Secretaire national chargé des relations extérieures: Mamadou Abdoul SOW ( Europe de l’Ouest )
5- Secrétaire national chargé de la communication et porte-parole: Kaaw Mouhamadou Touré ( Europe du Nord )
6- Secretaire national chargé des Finances et des affaires sociales: Ibrahima ATHIE (Amérique du nord)
7- Secrétaire national adjoint chargé des finances et des affaires sociales: Abdoulaye Malickel SY ( Amérique du nord )
8- Secrétaire national chargé de la jeunesse, de la culture et des droits humains: Mamadou Hadya WANE ( Sénégal )
Les membres du Comité permanent du Conseil National
1- Aboubakcry N´dongo- Coordinateur
2- Mamadou Sidy Bâ
3- Habsa Banor Sall
4- Idrissa Bâ dit Pathé
5- Abou Hamath Sall
6- Yakhya Thiam
7- Amadou Boubou Niang
8- Oumar Galo Ba dit Thierno Demba
9- Abou Thioyel Fall.
La lutte continue!
Manifestations contre le recensement en France
Pour dire non aux opérations d’enrôlement visant à exclure des franges importantes de la population mauritanienne, les organisations, mouvements et partis politiques mauritaniens organisent une journée de conférence suivie d’une manifestation le lendemain.Les organisateurs saisissent cette occasion pour mettre à nu l’entreprise douteuse de récomposition démographique et sociologique motivée par le chauvinisme et le racisme du gouvernement mauritanien. Un appel solennel à la mobilisation est donc lancé à toutes les organisations des droits humains, aux groupes politiques et acteurs de la société civile préoccupés par l’inquiétante question de l’enrôlement.
Venez nombreux participer à la dénonciation de la politique inique de recensement en Mauritanie !
Les dates et lieux de la conférence et de manifestation vous seront communiqués dans les plus brefs délais.
Signataires: AFMAF, AHME, ARMEPES, CAMME, FLAM, IRA, PLEJ, MAPROM, OCVIDH, OTMF, UFP.
NB : pour nous contacter, merci d’appeler aux numéros suivants : 06 22 73 06 00 / 06 31 42 30 82 / 07 86 39 75 53
COD :”l’attaque Bassiknou la conséquence logique des attaques aventureuses menées par l’armée contre AQMI en territoire malien”
La Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) a suivi avec consternation les évènements dramatiques survenus ces dernières heures à Bassiknou, suite à l’attaque menée par AQMI contre une garnison de l’armée mauritanienne et dont personne ne peut établir, à ce jour, un bilan précis.
La COD, tout en condamnant fermement cette agression lâche et inacceptable contre l’intégrité territoriale de notre pays, la sécurité et la quiétude des populations :
1- Manifeste son entière solidarité avec les Forces armées nationales, implore ALLAH le Tout-Puissant d’accueillir les victimes en Son Saint Paradis et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;
2- Rejette catégoriquement toute atteinte à l’intégrité du territoire national et à la sécurité des citoyens ;
3- Rappelle que ces évènements dramatiques sont la conséquence logique des politiques aventureuses et des attaques menées contre AQMI par l’armée mauritanienne en plein territoire malien ;
4- Réaffirme que la lutte contre le terrorisme ne peut être menée efficacement par aucun pays à lui seul mais requiert, nécessairement, une stratégie collective où se conjuguent les efforts des pays concernés (Mauritanie, Mali, Algérie, Niger) et ceux des acteurs régionaux et internationaux impliqués.
Nouakchott, 07 juillet 2011
Commission Communication
Les réserves de la COD sur le document du Président de la république
Les leaders de l’opposition, réunis jusqu’aux dernières heures de la nuit au siège de la rencontre démocratique ont exprimé des réserves sur le document relatif au dialogue que leur a fait parvenir le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Le document contenant la réponse à celui envoyé il ya deux semaines au Président a été transmis par un émissaire du premier ministre au président de l’Assemblée Nationale Messoud Ould Boulkhair. Certains leaders de la COD ont exprimé leur déception par rapport au document présidentiel et ont émis plusieurs réserves sur son contenu. La première réserve porte sur le fait que le document stipule que l’accord doit être signé par la majorité et l’opposition en tant que parties, alors que pour la COD, le dialogue doit être entrepris avec le Président de la république. Et ce d’autant plus que le document du Président parle de trois parties qui sont : les représentants de la majorité, ceux de l’opposition et ceux du Président. Que les dispositions du document ne parlent que du paraphe de deux parties sous entend que le dialogue n’engage que l’opposition et la majorité. Or, pour le Président en exercice de la COD, Me Mahfoud Ould Bettah : « Nous, nous n’avons aucun dialogue avec la majorité ». La deuxième réserve concerne le silence du document sur l’institution de l’armée et son rôle dans la vie politique. Un point d’achoppement sur lequel l’Accord de Dakar est on ne peut plus explicite et sur lequel l’opposition tient à discuter. La troisième réserve porte sur « l’omission » du document présidentiel de se prononcer sur les dispositions préparatoires du dialogue contenues dans le document de la COD dont essentiellement : Ne pas entrer dans aucune consultation électorale non consensuelle, l’amélioration des conditions de vie des populations à travers une importante et rapide baisse des prix des denrées de première nécessité, éviter la répression ou la limitation des manifestations pacifiques,l’ouverture des médias publics aux partis politiques, aux leaders d’opinion et à la société civile. Le président de Hatem, Saleh Ould Hanena a participé à la réunion de la COD, alors qu’Ahmed Ould Daddah, président du RFD en voyage et Mohamed Ould Maouloud, malade n’y ont pas participé et se sont fait respectivement représentés par Bilal Werzeg et Mohamed Ould Khlil.
LE CALAME




