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1ère Journée du Forum Social Mondial, la Mauritanie présente
Le Forum Social Mondial est ouvert ce Dimanche 06 Février 2011 dans la capitale Sénégalaise. Le Collectif des Victimes de la Répression (COVIRE) participe à ce forum avec une délégation de vingt huit personnes issue des collectifs des veuves , des orphelins, des déportés revenant du REVE, et des rescapés militaires en compagnie du Forum Social Mauritanien dirigé par Mme Sultan Mint Med Yahya. L’ouverture est marquée par une marche prenant son départ à partir de la RTS à 12 heures jusqu’au campus universitaire Cheikh Anta Diop , lieu d’organisation de cette manifestation mondiale. C’est à partir de 12 heures que les délégations des mouvements alter mondialistes ont commencé à rallier le point de départ.
Dans un mouvement solidaire, la délégation de COVIRE à coté des déportés encore au Sénégal, ont rappelé à l’opinion internationale la pertinence des revendications des victimes des années de plomb de la Mauritanie. Nous avons lu des messages consignés sur des banderoles « COVIRE lance un appel aux participants du Forum Social Mondial de Dakar à un plaidoyer pour un règlement rapide et définitif du passif humanitaire ». Sur d’autres banderoles, nous lisons les revendications des veuves, qui rappellent que l’accord cadre signé le 24 Mars 2009 avec le comité interministériel, contenait 11 points dont 4 seulement ont connu un début d’exécution, à savoir la reconnaissance des violations marquée par la prière aux morts à Kaédi, la volonté politique exprimée pour le règlement, la distribution des terrains et l’engagement du processus de règlement.. Aussi, cet accord cadre survenu à l’issue de l’audience du Président du HCE le 10 Novembre 2008 qui s’est engagé sur la base de la plate forme de revendication de COVIRE , ne pouvant régler que les devoirs de mémoire et accordée une aide sociale de réparation pour soulager les souffrances des veuves et orphelins ,n’a touché que celles des martyrs des corps constitués militaires, gardes, gendarmes, polices et douanes.
En marge du Forum, la délégation de COVIRE a rencontré les représentants des déportés au Sénégal organisés au sein de la communauté des réfugiés afin de baliser les perspectives de lancement d’une concertation avec tous les partenaires impliqués dans le dossier de passif humanitaire.
Les délégations participantes au Forum ont approché les victimes, manifestant de la compassion. Vingt ans après ces évènements douloureux, nous rencontrons encore des Africains qui ignorent la nature de ces violations.
Mamadou Kane
L’égyptologue Aboubacry Moussa Lam:”beaucoup de jeunes ignorent les travaux de Cheikh Anta Diop”
L’égyptologue sénégalais Aboubacry Moussa Lam a déploré le fait que les travaux de l’historien Cheikh Anta Diop ne sont pas connus des jeunes, relevant qu’ils ne sont pas accessibles dans les centres de documentation.‘’C’est un vrai problème, parce qu’aujourd’hui beaucoup de jeunes ignorent les travaux de Cheikh Anta Diop. Quand certains les découvrent à l’occasion des cours, ils sont illuminés’’, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’APS, en perspective de la célébration du 25éme anniversaire de la disparition du savant sénégalais. Décédé le 7 février 1986, Cheikh Anta Diop repose à Thieytou, son village natal situé dans la région de Diourbel (centre du Sénégal).D’après l’historien, ‘’les travaux de Cheikh Anta sont écrits en français et certains en anglais’’.
Mais quand bien même ses ouvrages en français sont disponibles à la Bibliothèque centrale de l’Université de Dakar, il n’est pas sûr qu’ils y existent en quantité suffisante pour une université qui compterait 70 000 étudiants.‘’Si vous avez pour chaque livre cinq exemplaires, c’est insuffisant’’, a affirmé M. Lam, disciple du savant sénégalais et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.A son avis, les livres de Cheikh Anta Diop doivent également être disponibles dans les lycées et collèges du Sénégal, afin d’aider à mieux faire connaître sa pensée aux jeunes.
Mais malheureusement, les travaux de Cheikh Anta ne sont pas disséminés’’, a regretté l’historien, estimant qu’il faut aussi que ses travaux soient traduits dans les langues nationales pour les jeunes qui n’ont pas la chance d’aller à l’école.Aboubackry Moussa Lam considère que ‘’l’appropriation des idées de Cheikh Anta Diop n’a pas eu lieu pour la bonne et simple raison que la diffusion de ses travaux reste encore à faire’’.‘’Comment voulez que quelqu’un qui n’est pas venu à l’Université, connaisse les idées de Cheikh Anta Diop par Aboubacry Moussa Lam ?’’, s’est-il interrogé.
Pour l’historien, la meilleure solution pour assurer la vulgarisation des travaux de l’égyptologue, c’est de rendre ses œuvres disponibles dans les collèges.’’J’ai des étudiants ici. Mais l’idéal, c’est que les ouvrages de Cheikh Anta soient dans les collèges. Si on prenait la décision aujourd’hui de doter tous nos collèges de bibliothèques, et de mettre les ouvrages de Cheikh Anta dans chaque bibliothèques de collège, (…) les jeunes entre la 6éme et la 3éme seraient en contact avec ses travaux’’, a-t-il affirmé.‘’Même au lycée, ils ne sont pas en contact avec ses travaux. Même ceux qui arrivent à l’Université, s’ils n’ont pas la chance de venir au département d’histoire, ils passent complètement à côté des travaux de Cheikh Anta. Tout le problème est là’’, a-t-il fait remarquer.
De l’avis de l’historien, l’appropriation des idées du chercheur passe avant tout par la connaissance de ses œuvres.‘’Nous pouvons organiser des conférences et écrire, mais ça ne suffit pas. Pour s’approprier les idées de quelqu’un, il faut lire ses travaux. Or, c’est l’accessibilité de ses travaux qui pose problème. Ses travaux sont confinés dans des zones inaccessibles pour la grande majorité des jeunes du Sénégal’’, a fustigé l’égyptologue.
APS
L’identité des fugitifs de Rkiz est enfin connue
L’identité des deux présumés terroristes neutralisés le 5 février dans une forêt de Dar El Darka (Brakna ) est maintenant connue . Il s’agit de Sidi Mohamed dit «Abou Zoubeir» (originaire de l’Adrar) qui s’est fait exploser au moment de l’assaut et Saleck Ould Cheikh dit «Abou Ghaswara» (originaire du Trarza) et capturé vivant, a indiqué une source sécuritaire en relation avec le dossier.
Les deux fugitifs étaient traqués depuis le 1er février après qu’ ils eurent abandonné leur véhicule piégée dans le département de Rkiz (200 kms sud-ouest de Nouakchott).
Trois jours durant ils s’étaient déplacés de forêt en forêt tuant un gendarme au passage et se faisant parfois arrêter par les populations avant de leur échapper, jusqu’à l’assaut lancé contre leur repaire l’après- midi du 5 février.
«Nos Forces Armées et de sécurité ont capturé l’un des terroristes fugitifs, tandis que le second, cerné par nos forces, sans aucune issue et se sentant en désespoir de cause, s’est fait exploser à l’aide d’une grenade», révèle le communiqué rendu public le 6 février par le Ministère mauritanien de la Défense.
«Abou Zoubeir » et «Abou Ghaswara» (photo) étaient accompagnés par le Bissau-guinéen «Abou Jaavar» capturé le 1er février. Ce sont deux combattants d’Aqmi ayant prêté allégeance, venus en Mauritanie pour une mission suicide engageant deux voitures piégées avec 3 tonnes de TNT.
«Abou Zoubeir» est un doctrinaire salafiste adepte du Takfir, cette «école» qui impose aux musulmans la connaissance et la pratique de la Charia et qui ne leur trouve pas de circonstances atténuantes (el oudhrou bil jehli) .
«Abou Ghaswara», lui, est un ancien disciple d’un doctrinaire salafiste libéré en septembre 2010.
Il avait mené en janvier 2008 une mission de convoyage de fonds au profit de l’un des tueurs des touristes français (à Aleg) à l’époque, en cavale à Dakar et rejoint le maquis salafiste au nord Mali à cette date où il s’activait depuis lors dans «Seriyat Al Fourghane» dirigée par l’algérien Yahya Abou El Hemmam.
Des sites internet mauritaniens avaient avancé le 5 février le nom du terroriste Cheikh Brahim Ould Hamoud comme figurant parmi les fugitifs neutralisés à Dar El Barka.
Ce qui s’est avéré sans fondement comme le sont les commentaires ayant suivi cette information incitant à la haine contre sa tribu et qui prouvent il y a une catégorie de crapules du Web deja vulgaire mais aussi ignoble que celle des terroristes d’Aqmi .
TAHALIL-HEBDO
Arrestation au Mali de deux Mauritaniens liés à Aqmi
BAMAKO, 6 fév 2011 (AFP) – Deux Mauritaniens liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont l’un en est membre et est impliqué dans de récentes tentatives d’attentats en Mauritanie, ont été arrêtés au Mali, a appris dimanche l’AFP de sources sécuritaires maliennes. Ces arrestations sont le résultat d’une coopération entre la France, le Mali et la Mauritanie, ont précisé ces sources. L’un des hommes arrêtés a été “formellement étiquetté Aqmi”, ont-elles indiqué, en précisant qu’il était impliqué dans des tentatives d’attentats à Nouakchott, déjouées la semaine dernière par l’armée mauritanienne.
Cette dernière avait fait sauter mercredi aux portes de de la capitale mauritanienne un véhicule bourré d’explosifs entré avec deux autres en territoire mauritanien en provenance du Mali quelques jours auparavant. Les trois occupants de ce véhicule avaient été tués et huit soldats blessés.
La veille, un second véhicule également bourré d’explosifs avait été intercepté dans le sud de la Mauritanie et un de ses trois occupants arrêté.
Les deux autres avaient pris la fuite vers la frontière avec le Sénégal (sud de la Mauritanie), tuant dans leur cavale un gendarme mauritanien. Un a été depuis arrêté et l’autre s’est tué en se faisant sauter avec des explosifs.
Aqmi avait revendiqué ces tentatives d’attentats, affirmant qu’elles visaient en particulier à assassiner le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Un des hommes arrêtés à de son côté déclaré aux enquêteurs qu’elles visaient également une caserne et l’ambassade de France à Nouakchott.
La Mauritanie est l’un des pays les plus touchés par les activités d’Aqmi qui a des bases au Mali et opère dans les Sahel où elle commet attentats, enlèvements, essentiellement de ressortissants occidentaux, et divers trafics.
AFP
L’éditorial: Dans l’attente de la justice divine par Seydi Camara
Pour avoir dénoncé l’esclavage de deux jeunes filles mineures, des militants des droits de l’homme ont été condamnés et trois d’entre eux croupissent dans les geôles de la prison civile de Nouakchott. L’esclavage, ce phénomène rétrograde et dégradant, n’en déplaisent aux flagorneurs continue à être inscrit dans le quotidien du Mauritanien. Alors sans honte on se ment et en foulant à terre toutes les principe-bases de la dignité humaine. Une attitude qui fait de nous tous des prisonniers… Mais ignare qu’il est, le Mauritanien pense éteindre un feu qui s’annonce sur un océan par le pan de son boubou. L’extincteur de ce feu est à chercher ailleurs. Je suis d’avis comme vous (les militants anti-esclavagistes) que l’esclavage n’est pas une invention de l’Etat mauritanien mais qu’il ne fait rien pour son éradication. Comme vous chers amis, condamnés parce que vous êtes contre cette ignominie de l’être humain, je sais que l’Etat mauritanien n’est pas d’essence esclavagiste mais défend les esclavagistes. Et pour l’avoir dénoncé vous êtes en prison. Pour avoir dit être jaloux pour la Mauritanie qui occupe encore la dernière place du peloton des pays respectés et de droit.
Vous êtes condamnés parce que haut et fort vous dénoncez l’exclusion, le népotisme, le chauvinisme, le clanisme, le régionalisme et le racisme. Comme cette masse muette et hagarde, vous êtes pour une Mauritanie positive, une Mauritanie juste et égalitaire en droits et en devoirs pour tous ces citoyens et pour ça vous êtes en prison. Vous êtes en prison parce que pour vous toute vie est une vie et vous militez pour l’avènement en Mauritanie des citoyens à part entière et non des citoyens entièrement à part. Comme vous, le peuple pense que vos préoccupations sont nobles et devront être en droite ligne avec des ambitions des autorités républicaines éprises de justice et d’équité. Des autorités qui comprennent que leur mission doit rimer avec l’épanouissement, la justice et la paix sociale, corollaires de l’unité nationale qui est la quintessence de votre combat pour une Mauritanie civilisée. Vous dites et continuez à dire que IRA Mauritanie ira avec une Mauritanie de justice. Et combattra la Mauritanie de la honte, du barbarisme, de la cruauté et surtout de cette Mauritanie de l’hypocrisie congénitale inouïe. Une fausseté comportementale qui nous ronge.
A voir la société mauritanienne, on est en droit de se poser la question si certains des hommes et des femmes qui la composent n’ont pas l’appréhension d’être un jour devant leur CREATEUR TOUT PUISSANT. L’esclavage est une tare de notre histoire, sur laquelle on a légiféré et les militants des droits de l’homme ne demandent que l’applicabilité de ces lois de la république contre les contrevenants. Est-ce trop demander? Les envoyer en prison pour un fallacieux problème ne grandit pas notre nation. Le véritable problème est l’esclavage et le procès était celui de l’esclavage non des vulgaires agresseurs d’une police qui n’existe même pas encore en droit et en devoir.
Ne pouvons-nous pas faire l’économie de cette honte mauritanienne?
Seydi Camara- La Nouvelle Expression
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