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De sa cellule de prison: Une mise au point de Biram Ould Dah Ould Abeid
Je lis de temps en temps dans les journaux des déclarations de personnalités nationales et d’organisations de la société civile qui demandent au Chef de l’Etat de gracier Biram Ould Dah Ould Abeid et ses compagnons détenus à la prison civile de Nouakchott.
Ces déclarations sont doublées de rumeurs devenues de plus en plus larges pour des démarches dans ce sens. Je voudrais apporter des précisions fondamentales en ce sens.
Je suis tout à fait fier de la solidarité de certaines éminentes personnalités et d’organisations civiles et politiques nationales. Mais, notre cas -mes amis et moi- n’est pas le cas de citoyens qui ont commis des crimes ou délits. Nous n’avons pas non plus été poursuivis pour des actes infâmants.
Nous sommes des détenus d’opinion et nous sommes victimes de la manifestation de l’injustice, du racisme et de l’esclavage qui s’expriment dans les pratiques des appareils sécuritaire et judiciaire, tous les deux instrumentalisés par le pouvoir politique, un pouvoir politique entre les mains des segments ethniques et de classe réfractaire à l’idée de liberté, de justice et des droits de l’Homme.
Je m’érige avec force contre la demande de grâce qui ne doit pas être l’objectif dans pareil cas des justes et des démocrates. Ces derniers doivent exiger la relaxe pure et simple des hommes qui sont emprisonnés pour avoir dénoncé sans peur l’esclavage et pour avoir exigé l’application de la loi contre les esclavagistes.
Ma position est donc celle qui doit être la position de ces personnalités et organisations et le refus de la grâce parce qu’on n’a rien commis pour être graciés. C’est cela qui est conforme aux principes que nous demandons. Mes amis et moi préférons rester une éternité en prison au lieu d’être graciés pour des crimes que nous n’avons pas commis.
Je considère que le véritable instigateur de la mascarade qui nous a conduits en prison est le général Ould Abdel Aziz lui-même à qui certains s’adressent pour demander notre grâce.
Je dis à tous les militants et à tous les justes en Mauritanie que notre moral en prison est très bon et nous voudrions qu’il soit de même pour les camarades qui sont dehors. Et la lutte continue !!!
Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l’IRA-Mauritanie
Nouakchott, le 10/02/2011
Hosni Moubarak s’accroche au pouvoir jusqu’en septembre
Le président Hosni Moubarak a annoncé jeudi 10 février 2011 qu’il va déléguer ses pouvoirs au vice-président Omar Souleimane « conformément à la Constitution ». Parlant « comme un père à ses enfants » il a assuré qu’il restera au pouvoir jusqu’aux prochaines élections prévues en septembre.En promettant que « le sang des martyrs ne serait pas inutile », Hosni Moubarak s’est adressé à ses compatriotes « comme un père à ses enfants » Pour la deuxième intervention depuis le soulèvement populaire dans son pays, le président Moubarak s’est dit déterminé à protéger la Constitution. « J’ai proposé une feuille de route » pour un transfert pacifique du pouvoir. Hosni Moubarak a salué aussi le dialogue « constructif » engagé avec l’opposition. Il a aussi indiqué qu’il demandait l’amendement de cinq articles de la Constitution et l’abrogation de l’article 179.« La transition va d’aujourd’hui à septembre », a martelé le chef de l’Etat égyptien en voulant rappeler qu’il a « toujours assuré la sécurité » de son pays. Hosni Moubarak a insisté sur le fait qu’il n’accepterait pas le diktat étranger et a assuré qu’il voulait « être enterré en Egypte ». Une allusion à l’allocution du président Obama qui déclarait dans la soirée au Michigan : « l’histoire est en marche » en faisant l’éloge des jeunes Egyptiens qui sont descendus dans les rues. Après le discours du président Moubarak, la Maison Blanche a annoncé que le président américain réunira son équipe de sécurité nationale. Juste après l’intervention télévisée du président Moubarak, le vice-président Souleimane s’est adressé aux Egyptiens en leur demandant de renter chez eux. Cet appel a peu de chance d’être entendu. Sur la place Tahrir, des dizaines de milliers de manifestants suivaient le discours du raïs. Certains d’entre eux ont brandit des chaussures, certains d’autres scandaient « A bas Moubarak ». Un appel à manifester a été lancé pour ce vendredi et une grève générale est prévue dimanche.
RFI
Moubarak pourrait démissionner ce soir
Le parti au pouvoir en Egypte, le PND, affirme que le président Hosni Moubarak pourrait « répondre aux revendications » des manifestants d’ici vendredi.
« Je m’attends à ce que le président réponde aux revendications du peuple parce que ce qui lui importe à la fin c’est la stabilité du pays, le poste ne lui importe pas actuellement », a déclaré le secrétaire général du parti au pouvoir, Hossam Badrawi, à la BBC. Interrogé sur une éventuelle apparition du président Moubarak vendredi pour annoncer une décision à ce sujet, le secrétaire général du parti a indiqué : « Cela pourrait être avant cela ».
L’armée égyptienne « attend des ordres qui vont faire plaisir au peuple », a par ailleurs affirmé ce jeudi à l’AFP un haut responsable de l’armée, sous couvert de l’anonymat. L’armée a annoncé jeudi dans un communiqué avoir commencé à prendre les « mesures » nécessaires « pour protéger la nation » et « pour appuyer les demandes légitimes du peuple ».
Au Caire, la place Tahrir, lieu central de la contestation, est en ébullition. Des clameurs s’élèvent de la foule. Les rumeurs circulent. Moubarak va-t-il démissionner ? Réponse, peut-être, ce soir. La chaîne de télévision américaine NBC affirme que ce sera bien le cas. La CIA juge elle “fort probable” que Moubarak démissionne ce jeudi soir.
Selon plusieurs sources gouvernementales égyptiennes, Hosni Moubarak pourrait quitter le pouvoir ce soir. Un membre dirigeant du parti du président égyptien qui l’a confié à une journaliste de la chaîne britannique Channel 4 News: Hosni Moubarak pourrait démissionner ce soir (jeudi 10 février) et transférer ses pouvoirs à son vice-président.
Lindsey Hilsum, une correspondante de Channel 4 News au Caire, écrit sur Twitter qu’elle vient de parler à Hossam Badrawy, le nouveau secrétaire général du Parti national démocrate de Moubarak: il «vient de dire qu’il s’attend à ce que Moubarak transfère ses pouvoirs à son vice-président ce soir», dans une intervention télévisée. Elle a ajouté que Badrawi «m’a dit dans trois messages différents hier et au téléphone aujourd’hui qu’il avait convaincu Moubarak de transférer ses pouvoirs» à Omar Souleimane.
Hossan Badrawi a également confirmé à la BBC qu’il «espère» que Moubarak va transférer ses pouvoirs ce soir, et que Moubarak va «très probablement» parler à la nation bientôt. Plus tôt, le Premier ministre Ahmed Shafiq avait affirmé que la possibilité d’une démission de Moubarak allait être étudiée. L’armée s’apprêterait également à faire une déclaration dans laquelle elle va «répondre aux attentes des manifestants».
AFP
Le plan des attentats programmés révélé par des éléments terroristes
Les deux personnes récemment arrêtées par nos forces armées et de sécurité sont revenues, mercredi, dans un entretien accordé à la télévision nationale sur les détails des tentatives d’attentat contre la capitale, Nouakchott, comment l’opération a été préparée dès le départ, à partir de quel endroit et avec quelle logistique pour assurer son succès en atteignant les objectifs déterminés pour cette mission terroriste. Selon Saleck Ould Cheikh Mohamedou, né en 1984 à Atar, l’opération a été commanditée depuis le nord du Mali, après 4 mois de préparation, au terme desquels deux voitures ont été chargées de produits explosifs et deux autres gardées dans un atelier pour une utilisation ultérieure à des fins similaires.
Saleck qui dit avoir évolué dans les rangs de la “Kitiba des Moulethemines” (enturbannés) d’AQMI au nord du Mali, a indiqué dans ses déclarations que le premier véhicule était destiné à faire exploser le ministère de la défense nationale alors que le second visait l’ambassade de France en Mauritanie.
Dans cet entretien, il a cité les noms des occupants des 3 voitures à savoir, lui, Zoubeir, Saad, Abderrahmane, Zekeriya, Abou Jaavar ( bissau guinéen), Maaouiya et Abou Jendel.
Ces voitures se sont ébranlées du Mont Agharghar au nord du Mali à destination de la capitale, Nouakchott, en passant par le sud mauritanien, au niveau de Selibaby, poursuivant, de là, leur progression dans le territoire national vers l’objectif final.
Selon Saleck, la première voiture, comme l’avait annoncé auparavant les autorités officielles, avait à son bord une malle métallique contenant 1,5 tonnes de produits très explosifs.
Chaque passager avait sur lui, entre autres, un kalachnikov, 4 chargeurs, en plus de moyens de communication, ainsi qu’un appareil GPS.
Les véhicules transportaient aussi des bidons d’essence pour les besoins des longues distances parcourues dans la totale discrétion.
Ould Cheikh a souligné également que la troisième voiture était vide et que toute la colonne s’était fixée un rendez-vous à 10 km de Nouakchott où le dernier plan d’attaque des objectifs devait être donné, après le partage des rôles de tous les éléments de l’opération.
A propos de l’assaut contre l’Ambassade de France à Nouakchott, Ould Mohamedou a dit : ” le premier acte à faire dans cette attaque était de faire exploser tout d’abord le portail de la chancellerie par l’un des éléments qui devait se retirer par la suite, pour libérer la voie à la voiture piégée stationnée non loin, pour s’introduire immédiatement ensuite et faire exploser le véhicule. L’opération devait, selon les estimations, faire d’importants dégâts dans l’enceinte de l’Ambassade, évitant aux citoyens d’être touché par une explosion dont la déflagration peut s’étendre à un rayon de 500 mètres.
A la fin de ce témoignage, Saleck s’est dit heureux de l’échec de l’opération, précisant qu’il est déçu d’y avoir participé, appelant tous les mauritaniens présents dans les camps d’Aqmi au nord du Mali à rejoindre le pays et à se repentir, précisant que le pardon leur sera accordé par les autorités qui sont disposées à mettre en liberté tous ceux qui renoncent au terrorisme contre leur patrie, précisant enfin que personne ne doit détruire sa nation “.
L’autre terroriste, de nationalité Bissau guinéenne, répondant au nom de Youcef Galissa dit Abou Jaavar né en 1982 est presque revenu sur les mêmes confessions que son collègue mauritanien Saleck. Il a lancé lui aussi un appel aux anciens camarades restés dans les camps de l’organisation terroriste à renoncer à cette idéologie et à rejoindre leur patrie, faisant part de sa grande joie de voir les explosions programmées échouer.
ANI
L´UPR du Général: Prêt-à-injurier
L’Union Pour la République (UPR) s’est attaqué sans réserve, dans un communiqué incendiaire, à la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) et, particulièrement, au Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) dont le président, Ahmed Ould Daddah, chef de file institutionnel de l’opposition démocratique, a été vilipendé et traité de tous les adjectifs dégradants. Les autres leaders de l’opposition au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ont eu, chacun, leur dose d’injures et de calomnies. Ce qui fait dire à certains qu’il y avait le prêt-à-porter, nous avons maintenant le prêt-à-injurier. Cette escalade verbale intervient au moment où le pays est confronté à une vague d’insécurité, consécutive à l’incursion de voitures de la nébuleuse islamiste AQMI, sur le territoire national.
Une situation qui devrait imposer à tous, de la majorité comme de l’opposition, une attitude d’apaisement et de retenue; focaliser les forces et resserrer les rangs, afin de contribuer au retour de la paix et de la stabilité. Le texte de l’UPR constitue une réponse aux propos contenus dans le virulent communiqué publié, il y a quelques jours, par le RFD. Une sorte de réponse du berger à la bergère, très caractéristique des formations politiques du pays. Or, celles-ci devraient s’adonner à plus important que cela, à quelques mois d’élections législatives et municipales déterminantes.
Quelle aigreur!
De quel droit se prévaut Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement pour empêcher une haute personnalité politique, chef de file d’une importante institution démocratique et président du plus important parti politique mauritanien, de rendre visite à des soldats mauritaniens, blessés lors d’une confrontation avec des terroristes? Une décision ridicule qui atteste de l’infantilisme et des limites de ceux qui ont en charge les affaires de ce pauvre pays. Il ne se passe plus une semaine sans qu’en propos ou en gestes, les plus hauts responsables étatiques commettent des incongruités. A quoi servent, alors, la dizaine de conseillers en affaires islamiques, en communication et autres affaires militaires? Visiblement, à rien. Car, en Mauritanie, c’est une tradition – en tout cas, depuis l’avènement des militaires, en 1978 – de s’entourer de beaucoup de conseillers béni-oui-oui qui hochent la tête, à gauche ou à droite, de haut en bas, selon l’humeur et la volonté du maître du moment. Comment, à part cette veulerie de basse-cour, expliquer cette décision de refuser le droit de visiter son prochain malade, à un musulman, haute personnalité nationale, qui plus est, de l’envergure d’un chef de file de l’opposition? Interdiction de rendre visite à des compatriotes, blessés dans le cadre de la défense nationale? Aigreur, idiotie, stupidité, ou les trois à la fois? Allez savoir !
LE CALAME





