Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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TOUCHE PAS A MA NATIONALITE apporte un démenti à la déclaration de Bâ Mamadou Kalidou.

altLa coordination du mouvement “Touche pas à ma nationalité” composée des représentants de toutes les organisations membres constate la déclaration publiée sur CRIDEM au nom du mouvement IMEJ par l’intermédiaire de son président. La déclaration en question fait croire que les autorités mauritaniennes ont renoncé à leur plan cynique qui consiste à exclure les NEGRO-MAURITANIENS. “Touche pas à ma nationalité” tient à apporter les précisons suivantes: 

– la décision d’arrêter les sit-in n’a jamais été à l’ordre du jour 

– au moment où à l’intérieur du pays, la contestation populaire s’organise, “Touche pas à ma nationalité” compte poursuivre ces sit-in aussi longtemps que l’ETAT campera sur ses positions irresponsables.

– le mouvement appelle tous les militants à se mobiliser davantage pour les prochains sit-in.

– “Touche pas à ma nationalité” considère que la déclaration n’engage que son auteur et qu’elle n’altère en rien la  détermination des jeunes qui ont initié les sit-in.

– la décision selon laquelle l’IMEJ se retire du mouvement n’engage que trois personnes sur un bureau de 11 membres.

– « Touche pas à ma nationalité » qui a tenu sa conférence de presse ce dimanche à 11h à l’espace culturel Dadié camara, a appelé ses militants à l’intérieur et à l’extérieur du pays à répondre massivement aux sit-in. Le prochain sit-in  aura lieu le jeudi prochain au centre de recensement de TEVRAGH-ZEINA  juste devant le comptoir américain.

En fin nous considérons cette déclaration comme un acte de sabotage contre les intérêts  négro-mauritaniens. 

                      Nouakchott le 24/07/2011 

           Le Coordinateur de “Touche pas à ma nationalité”

                                         ABDOUL BIRANE WANE

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Déclaration : « Dynamique Touche pas à ma nationalité » : IMEJ prend acte des mesures rectificatives des pouvoirs publics.

altDeux mois après le démarrage des opérations d’enrôlement le 04 Mai dernier, l’IMEJ ainsi que beaucoup d’organisations et individualités avaient constaté le refus d’enrôlement par plusieurs commissions de centaines de citoyens mauritaniens d’origine négro-africaine ou haratine. Cette nième discrimination inadmissible avait suscité un vaste élan de contestation consistant à tenir des sit in devant les centres d’enrôlement pour exiger la rectification du déroulement de ces enrôlements (recensements) dans le sens d’une équité vis vis des différentes composantes nationales… Après quatre (4) sit in successifs tenus respectivement à Sébkha, Elmina et Tevragh zeina, et Boghé, les autorités publics ont, à l’occasion d’une émission télévisée animée le 20/07/2011, annoncé les mesures rectificatives suivantes :

–          les seuls pièces exigibles pour l’enrôlement des citoyens sont la carte d’identité nationale, l’extrait de naissance et, si vous avez moins de 45 l’extrait d’enrôlement d’un de vos parents ou un certificat de décès ;

–          L’enrôlement de tous les citoyens ayant été injustement rejetés ;

–          L’arrêt des interrogatoires humiliants à l’endroit des citoyens négro-africain ou hratines…

L’Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice (IMEJ) prend acte de ces mesures rectificatives et entend se donner le temps de vérifier leur application effective sur le terrain. A ce titre, elle appelle tous ses militants et sympathisants à suspendre leur participation aux sit in qui ne se justifient plus.

Toutefois, si après évaluation sur le terrain, elle constatait la non application des mesures ci-haut annoncées, elle se réserve la possibilité de reprendre et même d’intensifier les protestations civiles.

Pour le Bureau exécutif

Mamadou Kalidou BA

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Ould Abdel Aziz aux Affaires Entre l’Amateurisme et l’Exclusion des Noirs

altLa nature provocatrice et abusivement discriminatoire du recensement,  nous emmène, encore une fois à nous interroger sur les intentions réelles de ceux qui ont pris le pays en otage et continuent de le  conduire vers  un échec cuisant.  Depuis le putsch suivi du coup de force électoral, Ould Abdoul Aziz et ses ouailles ne cessent de poser des actes qui dénotent soit de l’amateurisme, soit de la volonté de s’inscrire dans une dynamique de perpétuer la domination d’une minorité  sur l’écrasante majorité des Mauritaniens. Depuis qu’ils sont aux affaires, c’est soit le pilotage  à vue, soit la continuité de la politique de Taya, mais cette fois-ci avec des méthodes plus sournoises. Examinons d’abord  l`aspect économique.  Ils clament haut et fort qu’ils veulent d’un développement économique qui se matérialise par une croissance à deux chiffres, sans au préalable avoir une vision claire de ce qu’ils veulent faire et de quel modèle de développement, ils préconisent. Ils n’ya aucun plan de développement durable. Les études de projets ne sont faites que pour faire affluer des devises dans le pays. Une fois que l’argent est décaissé, les projets se voient rangés dans les tiroirs.  

Sur le plan infrastructures, Aziz et sa bande s’empressent de créer une ville alors que la priorité devrait être d’assainir les grandes cités (Nouakchott, Nouadhibou) et de développer les villes  et villages du Sud qui ont connu une dégradation piteuse sous le dictateur Taya.  

Sur le plan éthique, ils sont contre la corruption aujourd’hui, et blanchissent leurs protégés  le lendemain.  Ils déclarent qu’ils sont pour l’égalité des chances, et forgent une nouvelle ploutocratie.  

Ils parlent de réconciliation nationale,  organisent des prières théâtrales à Kaédi, et laissent les auteurs des crimes se promener librement.  Ils parlent d’égalité et envoient Yahya Ould Ahmed El Waghef cracher sur le caractère multilingue de la Mauritanie. Ils clament haut et fort leur opposition au racisme et à l’esclavage d’une part, et d’autre part, ils poursuivent la politique de l’exclusion, de l’impunité et protègent les esclavagistes.

Aujourd’hui nous sommes en 2011, les déportations et les massacres ne sont plus adaptées, et il faut, vaille que vaille, trouver un moyen de réduire le poids politique et démographique des Negro-Mauritaniens, d’où ce recensement à caractère exclusionniste et raciste.   

En définitive, il faut dire que leur gestion des affaires relève de l’amateurisme et de la volonté de perpétuer la domination d’un groupe sur l’autre. Et dans les deux cas, les Mauritaniens de toute part, doivent leur barrer la route.

Abda Wone.

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Des activistes protestent de nouveau contre l’enrôlement

altALAKHBAR – Le mouvement « touche pas à ma Nationalité » a organisé jeudi matin(21 Juillet), son quatrième sit-in pour protester contre le déroulement des opérations d’enrôlement des populations. Les jeunes du Mouvement ont commencé à dix heures leur sit- in en face du centre d’accueil des citoyens de Tevragh-Ziena à coté de la Polyclinique. Ils ont soulevé des bandeaux marqués « touche pas a ma nationalité », « recensement raciste », « la Mauritanie une et indivisible » parmi d’autres slogans. D’après leur porte parole Birane Wane « le combat continuera malgré les résultats minimes qui continuent à tomber, tel que le débat d’hier soir à la télévision Mauritanienne ». Aujourd’hui en Mauritanie « tout noir est considéré comme d’origine étrangère. Nous sommes là pour refuser cette exclusion » a martelé Wane. Les participants dans la manifestation, visiblement plus nombreux que la semaine passée, ont distribué des tractes annonçant leur programme ultérieur. Ils ont crié aussi « recensement raciste ». La police était sur les lieux. Elle a observé de loin la situation sans intervenir. Le sit-in a pris fin sans violence. Les jeunes comptent organiser un nouveau sit-in le vingt juillet.

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L’opposition sur le mouvement des lignes

altL’opposition mauritanienne est entre deux positions difficiles voire incertaines: d’une part, elle veut jouer son rôle de contre-pouvoir en usant des formes de contestation légales que lui confère la constitution, d’autre part, elle décide de s’inscrire dans un processus de dialogue avec le pouvoir avec évidemment des préalables.Le choix est d’autant plus complexe que dans la logique de contestation du système dominant qu’elle veut incarner, l’opposition a du mal à trouver la force de frappe nécessaire pour obliger le régime à céder sous la pression.

Soit en mobilisant ses troupes soit en produisant un discours incisif. Pourtant l’opposition ne manque pas de détermination. Elle souffre plutôt d’une absence de stratégie bien pensée et adaptée au contexte actuel. Or, à ce niveau, il y a, à chaque fois une sorte de déroute qui s’empare des leaders des forces de l’opposition au point de se perdre dans les idées et d’apparaître inconséquents dans le discours. Autrement dit, au moment où il y a lieu de lâcher du lest, l’opposition se radicalise, et au moment où s’impose de durcir le ton celle-ci reste fébrile. Dans ces conditions on se demande si véritablement l’opposition sait sur quel pied danser ou quelle arme user. A force de garder une ligne contestatrice permanente, son image reste subversive, mais en même temps elle risque d’être en désaccord avec ses bases qui elles réclament un changement de tonalité politique. C’est ce qui d’ailleurs pose des problèmes de
choix par rapport aux exigences des militants. Chacune de ces options comporte ses atouts et ses inconvénients. Si l’opposition persiste dans le refus et la contestation, elle finira par se lasser et à s’effriter petit à petit. Cette situation a engendré à maintes reprises des frictions au sein des formations politiques de l’opposition qui font l’objet de défections. Tous les partis ont vécu cette situation sans arriver à trouver les remèdes pour contrer le nomadisme permanent qui les rongent. Dès qu’une occasion se présente de regagner le camp de la majorité les hémorragies se déclenchent. Depuis l’ère de Taya le radicalisme politique de l’opposition ne fait que profiter au pouvoir. De guerre lasse, les cadres des forces de l’opposition désertent leurs formations pour chercher des opportunités plus favorables à leurs appétits. Au lieu de réfléchir sur de nouvelles stratégies de préventions contre de telles déperditions de leurs militants, l’opposition continue d’appliquer la formule : « nul n’est indispensable, qui veut quitter le fait » ! C’est cette règle qui a émietté des partis comme L’APP, l’AJD, le RFD etc. Cette tendance va encore se prolonger dans le contexte actuel où l’absence de dynamisme créé une situation de lassitude et de démotivation. La position de dialogue dans laquelle s’inscrit la COD est tout aussi incertaine dans le sens où elle va donner plus de reconnaissance politique de l’opposition auprès du pouvoir. En trouvant quelques concessions de taille, l’opposition coure le risque de courber l’échine devant la machine gouvernementale. C’est à ce niveau que le dialogue est une porte ouverte à tous les marchandages. Le mois que l’on puise dire est que l’opposition est sur le mouvement des lignes qui suivent des chemins non encore définis …

Cheikh Tidiane Dia – LE RÉNOVATEUR

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