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(COVID-19) Les variants indien et sud-africain détectés en Mauritanie
Xinhuanet – Deux cas confirmés des variants indien et sud-africain de COVID-19 sont détectés pour la première fois en Mauritanie, a annoncé mercredi le ministre mauritanien de la Santé, Mohamed Nedhirou Hamed, lors d’une conférence de presse à Nouakchott.
A part ces deux cas des variants indien et sud-africain, deux nouveaux cas du variant britannique ont été enregistrés, s’ajoutant aux neuf autres détectés le 4 mai dernier suite à des testes laboratoires réalisés à l’Institut Pasteur de Dakar, a indiqué le ministre.
“Une enquête épidémiologique sera menée pour retracer ces variants et pour suivre leur évolution”, a-t-il poursuivi.
M. Hamed a invité “tous les citoyens au respect des mesures de protection, notamment contre les nouveaux variants qui sont plus dangereux et qui se propagent plus facilement”.
La Mauritanie a enregistré 18.957 cas confirmés de COVID-19, dont 457 décès et 18.197 guérisons, depuis l’apparition du nouveaux coronavirus le 13 mars 2020 dans ce pays.
Xinhua
Mohamed Ould Abdel Aziz : un cas d’école
Il aurait été aujourd’hui aux Emirats Arabes Unis, en Turquie ou à Marrakech en train de se la couler douce sans aucun problème d’argent, ou simplement en digne fils à Las-Palmas pour soulager la présence prolongée de sa sœur Mana Mint Abdel Aziz, auprès de sa vieille mère malade depuis de longs mois, son cas n’aurait attiré l’attention que quelques rares mauritaniens.
Je veux dire ceux qui ont sans doute un compte à régler avec lui. L’opinion nationale, dans sa globalité aurait même pensé que :”l’ancien président se repose “, malgré deux mandatures aux résultats mitigés . Hélas Mohamed Ould Abdel Aziz a choisi le tremplin le plus ubuesque pour mieux matérialiser son épitaphe, à savoir la surenchère verbale.
Comme tous les hommes impérieux, voire mégalomanes, Aziz à l’instar de Napoléon Bonaparte, ou plus près de nous Saddam Hussein, risque de finir dans un bagne, la corde au cou étant un supplice impensable en république islamique de Mauritanie, sous le magistère du très modéré Mohamed Ould Ghazwani..
L’on constate que le point commun entre les mégalos, c’est qu’ils ne savent pas prendre le rendez-vous opportun avec l’horloge de l’Histoire. Napoléon malgré de nombreuses victoires éclatantes et surtout des défaites cuisantes qui ont toutes ensanglanté l’Europe, de “l’Atlantique à l’Oural” comme aimait dire de GAULLE, ne s’est jamais satisfait de son palmarès.
Suite à une coalition menée par Londres, l’empereur sera fait prisonnier et envoyé sur une île anglaise au milieu de l’Atlantique jusqu’à sa mort en Avril 1821, et ce, dans l’indifférence et le dénuement, après avoir été un temps le maître du monde. Mohamed Ould Abdel Aziz quant à lui de son côté, n’a pas voulu non plus savourer les divdendes de son trésor amassé et profiter du crédit que lui confère la constitution en tant qu’ancien président. A l’apaisement, il oppose la confrontation. Stratégie ou fuite en avant?
A son propos, doit-on insinuer le hasard ou la nécessité que d’avoir dirigé la Mauritanie plus de 10 ans? Hasard ou nécessité que d’avoir été un officier depuis 1980 et d’avoir gravi tous les échelons jusqu’au grade envieux de général, là où de brillants militaires de carrière n’ont pas eu accès? Pour le cas spécifique d’Aziz, point besoin d’interroger l’oracle.
C’était écrit, n’est-ce-pas? Pourtant un seul exemple édifiera les sceptiques, celui de Penda. Suivez ce récit qui prouve que le hasard n’est souvent qu’un scandale de l’esprit scientifique et que les phénomènes de la nature, régis par un déterminisme dont nous ignorons les causes, est constant; les mêmes causes produisant les mêmes effets.
Et voilà que la brave Penda Camara était assise auprès de son mari assoupi sur un canapé, leurs deux enfants regardant la télé. Soudain Penda pensa qu’elle pourrait, avant le coucher du soleil aller rendre visite à sa vieille mère habitant le quartier de la Socogim PS. Elle prit sa voiture et démarra.
Arrivée au niveau de l’Etat-Major de la Garde Nationale, un vent violent souffla et souleva une vieille tôle d’une vieille maison abandonnée. La tôle, en virevoltant tomba sur le pare-brise de la voiture de Penda, en la blessant au cou.
Par un hasard.. ou par nécessité une amie de Penda, Aminata Touré, de passage elle aussi dans sa voiture la reconnut, gara et la fît sortir de sa Renault Mégane pour la transporter aussitôt à l’hôpital National de Nouakchott….
Est-ce par hasard que ce scénario s’est produit? Epluchons les faits: c’est un déterminisme psychologique qui a poussé Penda Camara à se déplacer, c’est un déterminisme météorologique qui a soulevé le vent à l’instant T., dès que la voiture de Penda s’est approchée de la maison abandonnée, car pour qu’un vent souffle, des conditions atmosphériques sont déjà remplies. C’est également un déterminisme physique qui a fait que la tôle en virevoltant, tombât sur le pare-brise de la voiture de Penda Camara.
Ce fait n’est qu’une obéissance au principe de la loi de la chute des corps ou attraction terrestre. Car tous les corps tombent, même les avions qui volent sont soumis à la loi de la pesanteur. Ainsi le cas de Penda Camara était écrit :ghadarou Allah, dirons-nous musulmans.
Tout comme le cas de Mohamed Ould Abdel Aziz, Nul n’échappe à son destin, et “nous ignorons les causes par lesquelles nous sommes déterminés.(Spinoza). Ce “réalisme empirique” est le fruit d’un “idéalisme transcendantal”(Kant), d’où, pour nous musulmans l’idée d’un Dieu, Allah à l’origine de tout ce qui nous arrive .
A/Frankenstein :
Contrairement à Frankenstein qui cherche à se venger de son créateur, Mohamed Ould Abdel Aziz cherche plutôt à anéantir “sa doublure” qu’il déteste car pour lui, elle est synonyme de tout ce qui est contraire à sa vision manichéenne du monde, qui met en scène les élus et les niais du parterre, autrement, les dominants (comme lui) et les dominés..
Cette attitude comportementale passe ipso facto par un stade du masochisme qui engendre la souffrance, voire l’humiliation de soi, mais à l’insu de l’intéressé qui est en réalité “un malade qui s’ignore”, compte tenu du dédoublement de sa personnalité.
Peut-il en être autrement. ?Quand on a longtemps surfé sur l’olympe, satisfait son ventre et sa libido, amassé beaucoup d’argent, passé le flambeau à son successeur, le seul crédit pour un homme sain d’esprit , à mon avis c’est de “fuir” , aller loin des vacarmes, vivre “là où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté” selon l’expression romantique de C. Baudelaire.
Mais Aziz n’a pas voulu de tout ça, et l’alibi salvateur à l’égard du peuple égaré n’est qu’une des multiples théories mensongères abjectes d’une condescendance qui ne trompe plus personne. Pour dire vrai, Aziz porte en lui les ingrédients de sa propre destruction, liée sans doute aux circonstances de son enfance…
Voilà le mot est lâché.!!! Car c’est au sommet de la gloire que les traumatismes liés à une enfance malheureuse, voire une adolescence perturbée, longtemps refoulés dans le magma qu’est l’inconscient, surgissent à la conscience claire, en se manifestant cette fois par des comportements troubles.
Trouble est l’envie de Mohamed Ould Abdel Aziz que de vouloir rester sous les rampes de l’actualité, encore et encore. Trouble est l’envie que de vouloir jouer un rôle de premier plan, après avoir concédé la magistrature suprême à un président désormais élu.
La plus part des êtres humains qui ont connu une enfance difficile, développent des complexes post-traumatiques qu’ils essayent de combler par des besognes matérielles ou des caprices d’enfants tel un ranch à animaux, au moment où le peuple manque de bidons d’eau..
Il est rare qu’un enfant malheureux “arrivé au sommet”, soit en bons termes avec ses amis d’enfance, ceux qui l’ont vu grandir. Au contraire , il fera tout pour les éliminer de sa conscience, car ces derniers lui rappellent des souvenirs douloureux.
L’enfant malheureux en puissance ,devenu “célèbre” en acte sera porté soit sur l’argent, soit sur le pouvoir, soit les deux. Et le plus souvent il est dominé par sa femme, même au plan libidinal. Il aura tendance à détester ses parents, comme s’il leur disait ,”voilà, j’ai fait mieux que vous, vous qui avez été incapables de m’offrir une enfance heureuse pendant laquelle j’ai manqué de tout”. La religion n’est pas son fort, c’est juste un trompe l’oeil…
Ainsi à l’avenir les pouvoirs publics doivent se méfier de porter à la tête de nos institutions régaliennes que sont: la magistrature suprême, les ministères de souveraineté, les Forces Armées et de sécurité, des mauritaniens qui veulent se servir, ou assouvir leurs instincts et non servir la nation. Une attestation d’un psy et surtout d’un psychanalyste de renom doit être exigée, à chaque fois que la nomination d’un candidat ou d’un prétendant venait d’être actualisée.
B/ AZIZ ne cédera pas.
Personnellement, je n’avais pas vu cette saga venir jusqu’à perturber la vie politique mauritanienne. J’avais cru en 2019 que Aziz était sorti gagnant, après avoir passé le relais à son ami Ghazwani.
Mais j’avais oublié qu’on ne moule pas un homme de deux façons différentes. Car l’idiosyncrasie( caractères inné et acquis) de Mohamed Ould Abdel Aziz n’est portée que sur deux topiques: l’argent (qu’il ne dépensera jamais même pour un enterrement) et la confrontation dont il se nourrit. Il serait inimaginable de voir Aziz devant la passerelle d’un avion, accueillir Ghazwani comme chef d’Etat, un homme qu’il a “fait lui de toutes pièces”….
Ce qui excite mon ami Aziz, ce n’est pas l’amour qu’il prétend porter au peuple mauritanien. Non, c’est beaucoup plus prosaique, que vous ne l’imaginez. C’est juste qu’Aziz a vu deux budgets successifs (2020 et 2021) distribués sans qu’il n’y soit associé .
Pour lui, tout doit lui venir de l’Etat, et voir des “minables se partager l’argent du peuple” et que lui n’a pas sa part., cela le met dans tous ses états. .Pauvre Mauritanie…aux mamelles intarissables.
On ne le dira jamais assez à propos de ceux qui saignent leur peuple. La descente en enfer de Aziz doit servir de leçon à tous ceux qui, au-delà de leurs budgets de fonctionnement qu’ils peuvent consommer à leur guise (quoique…), détournent pourtant les maigres ressources destinées à l’eau, l’électricité, la santé et l’éducation , pour ne citer que les 4 dimensions indispensables à tout progrès socio-économique d’un pays, quel qu’il soit…
C/ Aziz n’est pas violent:
Ceux qui croient que Mohamed Ould Abdel Aziz va utiliser les armes, ou se permettre de payer des mercenaires pour reconquérir le pouvoir se trompent. Aziz est incapable de répondre à une gifle qu’on vient de lui administrer. Il ne pourrait pas tirer sur un voleur à bout portant et qui est en train d’emporter son magot. C’est aussi l’une de ses contradictions.
Aziz est un cas d’école, car en général ceux qui détournent les deniers publics, autrement dit les voleurs, sont le plus des poltrons. Ce qui n’est pas le cas de Aziz. Il est même impavide, téméraire c’est d’ailleurs un fonceur tant qu’il a les moyens de sa politique. Et tant qu’il avait des gens qui lui obéissaient au doigt également.
Aziz a toujours voulu ce qu’il veut de par la place qu’il occupait, en tant que chef d’une force de frappe d’abord(BASEP) et président de la république ensuite, avec des hommes sans scrupules lui obéissant au doigt. Tout ça est fini. Il le sait. Raison pour laquelle il émet quelques cris sporadiques, en guise de baroud d’honneur.
D’autre part, au plan politique, je vois mal Aziz payer le loyer mensuel du siège du parti de Saad Ould Louleid, en plus de l’eau et l’électricité…Faire sortir de l’argent pour les meetings, ou distribuer des sommes soient-elles modiques aux militants… non ..c’est impossible.? Tout doit venir de l’Etat , jamais sur les “fonds propres” de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Quand l’argent entre dans la “gabardine-bank” de Aziz , même les intérêts des clients n’en sortiront pas. .Il est égocentrique, narcissique et n’aime que sa personne. Il se plait à voir les autres souffrir, il se complait en fauve, quand il voit que ses intérêts sont menacés.
Cependant il n’emprisonne que pour deux causes : quand il y a de l’argent en jeu ou quand il veut mettre en exergue son égo surdimensionné. Quand il a voulu contrôler l’UPR, donc jouer un rôle au sein de l’appareil d’Etat, le seul but était de savoir où allait l’argent. Il aurait été à la tête du parti-Etat, même les dépenses du président Ghazwani auraient souffert de ses relents inquisiteurs.
Toute sa libido est investie sur l’argent. AH….priver Aziz de milliards d’argent facile, c’est déjà l’assommer. Saisir ses biens, c’est le tuer. Point besoin de l’assigner à résidence, ni bagne, la frappe au porte-monnaie suffira.
Enfin Aziz n’est pas dangereux, il est incapable de tuer une mouche. Les biens du peuple mauritanien doivent être remis au trésor public, de sa part et de la part de tous ceux qui l’ont aidé Le mettre en prison n’est point une sinécure pour le pouvoir en place. Car Aziz ne changera jamais, il est toujours dans une logique de confrontation, de sous-lieutenant, à président, au moment où un homme normal fera profil bas.
Ne m’a-t-il pas traité d’ingrat le mois de Mars passé lorsque j’ai voulu le rencontrer chez pour le raisonner? Et moi de répondre: “Aziz, c’est la première fois que j’entends cette insulte à mon égard.
Si je suis ingrat, je serais dans ce cas en bas de ta liste. Surement derrière tes ambassadeurs, tes ministres et directeurs de départements que tu placés; tes laudateurs, tes généraux que tu as propulsés.
Ce n’est pas un petit salaire obtenu d’ailleurs par l’entregent de Ghazwani en 20014 seulement, octroyé également à une dizaine de personnes, dont certaines ne sachant ni lire ni écrire, qui va m’empêcher de renoncer à mes convictions. Je suis citoyen mauritanien comme toi et j’ai droit à un salaire.
Aziz , tu n’as jamais voulu associer tes vrais amis, sinon personnellement je t’aurais conseillé que tout ce que l’homme entreprend d’illégal, pourrait se retourner contre lui un jour. Je ne t’aurais jamais poussé à faire du mal, à dilapider le patrimoine, à laisser tes proches s’enrichir illicitement etc…J’allais te conseiller comment un chef peut avoir un rendez-vous avec l’Histoire.
Tu as choisi la médiocrité, les paillettes, l’hédonisme au rigorisme, etc…et voilà que tu fini comme Wangrin, le personnage atypique du sage Amadou Hampaté Ba ” Enfin je mets tous tes agissements sur le compte du dédoublement de ta personnalité. Moi je ne souffre d’aucun trauma et j’ai déjà fait ma cure psychanalytique. Bonne chance Aziz, qu’Allah te pousse à la raison. Un ami qui ne te veut que du bien, encore faut-il le vouloir pour toi-même…/…
Ely Ould Krombelé, FRANCE
Israël/Gaza: face au soutien de Joe Biden à Israël, le front des démocrates se fissure au Congrès
RFI – À l’ONU, ce lundi 17 mai, les États-Unis se sont à nouveau opposés à l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité, qui appelait à « une cessation des violences » et à la « protection des civils ».
Le texte avait été rédigé par la Chine, la Tunisie et la Norvège, et Washington a simplement indiqué ne pas pouvoir « soutenir, pour le moment, une expression » du Conseil de sécurité. Cette position pour le moins prudente de l’administration américaine commence à susciter des réactions à la gauche du parti démocrate.
Le secrétaire d’État américain a déclaré ce matin que les États-Unis soutiendraient toute initiative en faveur d’un cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens.
Mais en fin de comptes « c’est aux deux parties en conflit de montrer clairement qu’elles veulent atteindre un cessez-le-feu », a précisé Antony Blinken, qui a une nouvelle fois souligné le droit d’Israël à se défendre contre les attaques du Hamas :
“Les États-Unis restent très préoccupés par l’escalade des violences. Des centaines de personnes ont été tuées ou blessées, y compris des enfants qu’on a retiré des gravas. Nous sommes aussi inquiets par le fait que des journalistes ou des personnels de santé aient été mis en danger. Les Palestiniens et les Israéliens, comme partout dans le monde, ont le droit de vivre en sécurité. Ce n’est pas un privilège israélien ou un privilège palestinien, c’est un droit humain. C’est pourquoi nous travaillons intensément en coulisses pour tenter de mettre fin à ce conflit. Le président Biden est en contact avec le Premier ministre Netanyahu et le président Abbas. J’ai passé mon temps en venant ici à Copenhague, au téléphone avec des responsables régionaux d’Egypte, d’Arabie saoudite, du Qatar, mais aussi avec mon homologue français, pour discuter du besoin urgent de mettre fin aux violences, et nous allons continuer à le faire.”
La position pour le moins prudente de l’administration américaine commence à susciter des réactions à la gauche du parti démocrate.
De plus en plus de Démocrates critiquent Joe Biden
De plus en plus d’élus démocrates critiquent l’attitude de Joe Biden. Le Parti démocrate commence à se fissurer à ce sujet. Ce dimanche 28 sénateurs démocrates ont signé une tribune appelant à un cessez-le-feu immédiat entre Palestiniens et Israéliens. Mais les chefs de la majorité au Sénat et à la Chambre se sont abstenus d’apposer leurs noms sur ce texte.
Chuck Schumer et Nancy Pelosi estiment, comme Joe Biden, qu’Israël est en droit de se défendre contre les tirs de roquettes du Hamas. Le secrétaire d’État américain fait valoir que les États-Unis agissent en coulisses, l’administration estime qu’il serait contre productif de condamner publiquement Israël. Mais cette position est vivement critiquée par la gauche du parti qui voudrait voir le président faire pression sur Israël afin que cessent les raids aériens meurtriers sur Gaza.
« Complicité » des Américains
Alexandria Ocasio-Cortez a évoqué la « complicité » des Américains. Une autre élue démocrate de la chambre a parlé de crime de guerre après le bombardement de l’immeuble qui abritait des médias à Gaza. « Cela se passe avec le soutien des États-Unis », a dénoncé samedi la jeune parlementaire progressiste Alexandria Ocasio-Cortez, en tweetant la vidéo de la frappe ayant pulvérisé l’immeuble qui abritait à Gaza les locaux de la chaîne d’information qatarie Al-Jazeera et de l’agence de presse américaine Associated Press.
Ces tensions internes au parti démocrate interviennent alors que le Congrès a jusqu’au 25 mai pour se prononcer sur une vente d’armes d’une valeur de 735 millions de dollars à Israël.
Il est peu probable qu’une résolution soit votée pour s’y opposer, mais cela va sans nul doute donner l’occasion aux élus de gauche de continuer à exprimer publiquement leur colère.
Le président américain Joe Biden a exprimé lundi 17 mai, lors d’un échange avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, son « soutien » à un cessez-le-feu face à l’escalade de violences au Proche-Orient, a indiqué la Maison Blanche dans un compte-rendu à la tonalité très prudente. Lors de cette conversation téléphonique, il a évoqué les discussions en cours avec l’Egypte « et d’autres partenaires » pour y parvenir, précise le texte.
Avec notre correspondante à Washington,
Anne Corpet
Mauritanie, a la recherche de la majorité de Ely O. Sneiba
Le mois béni du Ramadane était pour moi une sorte de trêve des confiseurs, m’éloignant sciemment des réseaux sociaux et leurs nombreuses distractions. Intermède que j’aurai prolongé volontier n’eut été la sortie pathétique de Ely O. Sneiba, qui n’est pas à sa première provocation.
Des sorties, dont l’ultime but est de perpétuer la chimère d’une Mauritanie majoritairement arabe.
On serait tenté de ne pas répondre à un ganache de son genre, mais il est nécessaire parfois de rétablir la réalité pour ne pas fourvoyer la nouvelle génération avec ce phantasme de mauvais aloi.
Rappelons d’une part, que même dans les démocraties les plus ordinaires, le poids démographique d’une communauté, quelle qu’elle soit ne doit, en aucun cas être brandi comme un épouvantail pour opprimer les autres. D’autre part, la répartition ethnique ou communautaire dans un pays doit être appréhendée avec une certaine circonspection. Elle ne représente aucunement un gage de domination ou de coexistence pacifique. De la même manière, l’homogénéité de la population n’est pas source forcément de stabilité. Tout est lié au degré de maturité de la démocratie de l’Etat en question. Pour ne citer que quelques exemples : aux États Unis, les Africains- américains qui ne représentent que 13% de la population cheminent vers les mêmes aspirations que leurs compatriotes blancs, grâce aux avancées sur le chemin de « The perfect union ». Plus près de nous, au Sénégal, aucun groupe ethnique pris seul, ne représente plus de 20%, cela ne l’a pas empêché d’être un modèle de stabilité. Un pays a 95% musulman dont le premier président était catholique et les suivants tous soit à moitié ou à 100% pulaar, n’en déplaise au professeur.
La Somalie, par contre avec ses 85% de somalis et à 100% musulmane est un désastre.
Le but ultime des données démographiques est de servir d’outils de planification pour offrir les service des meilleurs aux citoyens en terme d’éducation, de santé, d’infrastructures…, rôle premier de l’Etat et non de surenchères politiques.
Pour en venir aux élucubrations du professeur émérite, je lui demanderai de bien vouloir, la prochaine fois écrire en Hassaniya, tant ses idées sont sens –dessus dessous. Toujours est il qu’il convient de lever les amalgames, dissiper les doutes et lever les équivoques semées volontairement . Je relève globalement les points suivants:
– l’apport ou non de populations allochtones.
– des cadres noirs qui servent différents pays.
– des extrapolations visant à confirmer la majorité arabo-berbère en Mauritanie.
Si pour des raisons évidentes, l’Etat mauritanien, n’a jamais fait appel aux pays arabes pour faire pencher la balance démographique, il n’est un secret pour personne que des populations et cadres Touareg ou maures des pays limitrophes ont été accueillis à bras ouverts notamment pendant les événements de 89 pour diluer la population noire impossible à déporter en entier. Des maures Sahraouis ou maliens ont été enrôlés massivement alors que pour un negro-mauritanien c’est La croix et la bannière. Pratique inspirée des monarchies du golf qui recourent à la naturalisation des Pakistanais sunnites pour neutraliser leurs populations chiites.
C’est au deuxième point de son article que se révèle toute sa mauvaise foi.
O. Sneiba charge Mamoudou Toure, pour avoir change de pays en taisant cyniquement les raisons légitimes qui ont justifié cette option forcée de Touré, mais passe sous silence, malhonnêtement, les cas de Horma, Bouyagui , Miske…
Dans le même sillage, il fait des accusations graves en pointant du doigt certains négro-africains candidats aux présidentielles. La Mauritanie serait donc si laxiste pour ne pas s’assurer de la nationalité des candidats à sa magistrature suprême! Il tait cependant, le fait que O. Abdel Aziz, présidant pendant 10 ans aux destinées de la Mauritanie est un citoyen marocain, avec toute sa famille !
Ely s’appuie, par ailleurs, sur un recensement de Quefelec, dit-il, mais ignore ou refuse de rappeler celui 1959, celui du PNUD, de l’USAID; mais surtout ceux nationaux de 1974 et 1998, dont les résultats sont dissimulés et toujours jalousement gardés service du Plan! Pourquoi dissimule-t-on toujours les recensements des populations par groupe ethnique, depuis O.Daddah, si l’on n’avait rien à cacher ?
Enfin, O. Sneiba se fonde sur un argument spatial pour déterminer poids démographique, en opposant le Nord et le Sud, comme s’il s’agissait d’aires homogènes ethniquement. Il ignore délibérément les populations Sooninke et Peulhs des Hodhs et de l’Assaba, jamais prises en compte numériquement ou dans la représentation en termes de députés, maires ou sénateurs…Dans ce Nord du pays ,il ferme les yeux sur cette masse negro africaine a NDB et Zouerat…
Il est fondamental pour un pays d’avoir une idée claire de la répartition de sa population en fonction de l’âge, du sexe et même si nécessaire par groupes ethniques, mais il faudrait que ces données soient fiables, obtenues sans arrière-pensées politiques ou hégémoniques. Et dans le cas de notre pays, aucune statistique en matière de population n’obéit à ses règles de base. En absence de données officielles, on ne peut qu’épiloguer sur les chiffres. Une certitude cependant, la Mauritanie est composée de trois blocs ethniques, avec l’ensemble haratine majoritaire, suivi par des négro-africains, le groupe arabo-berbère ferme la marche, avec moins de 15 %, selon la plupart des sources sérieuses… La, est la réalité sur le terrain.
La lutte continue !
Abou Hamidou Sy
FPC/Amérique du Nord
Gaza: 42 Palestiniens tués dans des frappes israéliennes, impasse diplomatique à l’ONU
TV5 MONDE – Les frappes israéliennes ont tué dimanche 42 Palestiniens à Gaza dont de nombreux enfants dans la journée la plus sanglante de cette semaine d’escalade de violence, tandis que la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’a abouti à aucune avancée.
Les raids ont continué dans la nuit de dimanche à lundi: en quelques minutes, l’aviation israélienne a mené des dizaines de frappes dans l’enclave, provoquant des coupures de courant, ont constaté des journalistes de l’AFP. Dans un court communiqué, l’aviation israélienne a indiqué que ses “avions de chasse” étaient en train de frapper “des cibles terroristes” à Gaza.
“Le carnage a continué aujourd’hui. Ce cycle insensé d’effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement”, avait auparavant déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, à l’ouverture de la réunion du Conseil de sécurité, redoutant que l’explosion de violence ne provoque “une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable”.
Mais cette troisième session virtuelle n’a accouché d’aucune proposition.
Selon plusieurs diplomates interrogés par l’AFP, les Etats-Unis, à la position jugée incompréhensible par nombre de ses alliés, continuaient dimanche à refuser toute déclaration conjointe permettant d’aboutir rapidement à un arrêt des hostilités.
Dans le même temps, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a multiplié dimanche les entretiens avec ses homologues de plusieurs Etats régionaux clefs, dont le Qatar, l’Egypte et l’Arabie saoudite, pour tenter de faire cesser les violences, selon le département d’Etat.
– Attaque à Jérusalem-Est –
Au total, 42 Palestiniens, dont au moins huit enfants et deux médecins, ont été tués dimanche dans des bombardements israéliens sur Gaza, enclave pauvre de deux millions d’habitants sous blocus israélien depuis près de 15 ans, selon le ministère de la Santé local.
Il s’agit du plus lourd bilan quotidien depuis le début des violences: au total, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés.
Côté israélien, 10 personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées après des tirs de groupes armés palestiniens depuis Gaza, dont le Hamas au pouvoir.
Ceux-ci ont tiré plus de 3.100 roquettes vers Israël depuis le début des hostilités, le rythme le plus élevé de projectiles jamais tirés sur le sol israélien, a indiqué dimanche l’armée israélienne, soulignant qu’une grande partie avait été interceptée par son système anti-missile.
“L’intensité de ce conflit, c’est quelque chose que nous n’avons jamais vu auparavant”, s’est alarmé Robert Mardini, directeur général de la Croix-Rouge.
Relativement épargnée ces derniers jours, Jérusalem a été le théâtre dimanche d’une attaque à la voiture-bélier contre une patrouille israélienne dans l’ultra-sensible quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.
L’attaque a fait plusieurs blessés selon la police israélienne qui dit avoir “neutralisé” l’assaillant sans plus de précisions.
– “A plein régime” –
D’après le ministère de la Santé à Gaza, plus de 40.000 personnes ont fui leur logement dans le micro-territoire. L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens a indiqué y avoir ouvert une quarantaine d’écoles pour accueillir les déplacés.
Lamia Al-Koulak, 43 ans, a perdu des proches dans un bombardement survenu dimanche. “Nous dormions quand une pluie de roquettes s’est abattue sur nous, sans avertissement. Quand on est sortis, on a trouvé l’immeuble d’à côté dévasté. Toutes les personnes qui étaient dans les décombres étaient des gens normaux”.
Franchissant un nouveau palier dans son offensive contre le Hamas, l’armée israélienne a aussi annoncé avoir attaqué les domiciles de Yahya Sinouar, chef du Hamas à Gaza, et de son frère, “un militant terroriste”, publiant des images d’une maison pulvérisée dans un nuage de poussière.
Des sources de sécurité palestiniennes ont confirmé la frappe mais on ignore le sort de M. Sinouar.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, dans une adresse aux Israéliens, réitéré que l’opération allait encore “prendre du temps” et appelé ses compatriotes à limiter leurs “activités en extérieur”. “Notre campagne contre les organisations terroristes continue à plein régime”, a-t-il affirmé.
– “Cible légitime” –
Dans un entretien à la chaîne américaine CBS, M. Netanyahu a également justifié la frappe samedi qui a pulvérisé la tour de 13 étages abritant les locaux de la chaîne d’information qatarie Al-Jazeera et l’agence de presse américaine Associated Press (AP). C’était “une cible parfaitement légitime”, a-t-il répété, affirmant se baser sur des informations des services de renseignement.
Reporters sans frontières (RSF) a saisi dimanche la Cour pénale internationale (CPI) après plusieurs raids contre des locaux abritant des médias, considérant qu’ils pouvaient relever de “crimes de guerre”.
Les hostilités à Gaza ont éclaté le 10 mai avec un barrage de roquettes tirées par le Hamas sur Israël en “solidarité” avec les centaines de manifestants palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne à Jérusalem-Est. A l’origine des manifestations, la menace d’expulsion forcée de familles palestiniennes au profit de colons israéliens.
Ces hostilités se sont étendues à la Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où des heurts avec l’armée israélienne ont fait depuis le 10 mai 19 morts, selon un bilan palestinien.
Sur son territoire, Israël est également confronté depuis plusieurs jours à des violences inédites et des menaces de lynchages dans ses villes “mixtes”, où vivent Juifs et Arabes israéliens.
La dernière grande confrontation entre Israël et le Hamas remonte à l’été 2014. Le conflit de 51 jours avait ravagé la bande de Gaza et fait au moins 2.251 morts côté palestinien, pour la plupart des civils, et 74 côté israélien, quasiment tous des soldats.
Par Sakher ABOU EL OUN avec Alexandra VARDI à Jérusalem
AFP



