Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: July 2025

Parle-moi de Mauritanie : Terre des hommes, de grandeur. Par Pr ELY Mustapha

À la Mauritanie,
grande par sa géographie, mais plus encore par son âme.
À ses peuples du sable et du fleuve,
à ses voix plurielles, ses langues entremêlées,
ses silences chargés d’histoire et ses chants de résistance.
À celles et ceux
qui croient encore à l’intelligence, à la beauté,
à la justice et à l’avenir.
Ce livre est pour vous –
pour que la Mauritanie cesse d’être racontée à voix basse,
et commence enfin à se dire debout.

“La Mauritanie ? Qu’est-ce que c’est ?” demanda le petit prince, penchant légèrement sa tête blonde. L’aviateur sourit, se remémorant ses vols au-dessus de ces vastes étendues désertiques qui l’avaient tant marqué. Comment expliquer ce pays à un enfant qui voyageait d’astéroïde en astéroïde et qui cherchait toujours l’essentiel des choses ?

“La Mauritanie,” commença-t-il, “est un grand pays du désert, où le sable s’étend à perte de vue, comme une mer figée.”

“Une mer de sable ? Est-ce qu’on peut y voir des couchers de soleil ?” s’enquit le petit prince qui, sur sa minuscule planète, pouvait observer jusqu’à quarante-quatre couchers de soleil en une journée. “Oui, et ils sont parmi les plus beaux du monde. Quand le soleil descend sur les dunes dorées, tout le ciel s’embrase de couleurs que l’on ne peut décrire avec des mots.”

Le petit prince réfléchit un moment. “Et y a-t-il des gens qui y vivent ?”

“Oui. Des hommes vivent là-bas, et c’est pourquoi on l’appelle parfois ‘Terre des hommes’. Des hommes qui ont appris à vivre dans un environnement où d’autres ne verraient qu’hostilité et désolation.” “Ce n’est pas facile de vivre dans le désert,” remarqua le petit prince, qui connaissait bien la solitude.

“Non, ce n’est pas facile,” acquiesça l’aviateur. “Mais c’est dans cette difficulté que les hommes du désert ont développé une sagesse particulière. Ils savent, par exemple, que l’eau est plus précieuse que l’or et que l’hospitalité envers l’étranger est sacrée.”

“Dans le désert, on est à la fois loin de tout et proche de l’essentiel,” ajouta-t-il, se souvenant de ses propres expériences à Cap Juby, non loin de la Mauritanie actuelle.

Le petit prince semblait méditer ces paroles. “Et ces hommes du désert, sont-ils heureux ?”

“Ils connaissent un bonheur différent de celui que recherchent souvent les habitants des grandes villes. Un bonheur fait de simplicité, de silence et de contemplation. Ce petit poste de Mauritanie était alors aussi isolé de toute vie qu’un îlot perdu dans la mer,” se rappela l’aviateur, citant presque mot pour mot ce qu’il avait écrit dans “Terre des hommes”.

“J’ai appris beaucoup de choses en volant au-dessus de ces terres. J’y ai rencontré des Maures, ces hommes du désert enveloppés dans leurs grands voiles bleus, qui émergeaient des territoires interdits que nous franchissions dans nos vols. J’ai compris là-bas que ce n’est pas la distance qui est difficile, mais le premier pas.”

Le petit prince hocha la tête, comprenant parfaitement ce langage. “Chez moi aussi, l’espace est immense comparé à la taille de ma planète. Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin…” “En Mauritanie,” poursuivit l’aviateur, “j’ai découvert que le désert ne ment pas. Il te montre qui tu es vraiment, sans fard ni artifice. C’est un pays où la lumière est si pure qu’elle révèle l’âme des choses.”

“Est-ce qu’il y a des fleurs en Mauritanie ?” demanda le petit prince, pensant sûrement à sa rose. “Elles sont rares, mais quand elles apparaissent après une pluie, elles transforment momentanément le désert en jardin. Leur beauté est d’autant plus précieuse qu’elles sont éphémères. Comme ta rose, elles sont uniques par le temps qu’on a ‘perdu’ pour elles.”

Le petit prince sourit, satisfait de cette comparaison.

“Et sais-tu ce qui est le plus extraordinaire en Mauritanie ?” ajouta l’aviateur. “C’est que dans ce pays à la frontière du Maghreb et de l’Afrique noire, différentes cultures se rencontrent et s’entremêlent. C’est un pays où l’on parle le hassanya, une langue que l’on retrouve aussi au Sahara occidental, au sud du Maroc et au nord du Sénégal.”

“Une langue que tu ne connais pas ?” s’étonna le petit prince.

“Je la connaissais peu, mais j’ai appris à échanger avec ceux qui la parlaient. Et figure-toi que ton histoire, ‘Le Petit Prince’, a été traduite dans cette langue. C’est la 300e langue dans laquelle ton aventure est racontée.”

Le petit prince parut impressionné, mais il revint vite à l’essentiel : “Alors, la Mauritanie est une terre des hommes parce que des hommes y vivent malgré les difficultés ?”

“C’est plus que cela,” expliqua l’aviateur. “C’est une terre des hommes parce que là-bas, j’ai compris ce qui fait la grandeur de l’humanité : la capacité à créer des liens, à trouver du sens même dans l’adversité, à voir avec le cœur ce qui est invisible pour les yeux. En Mauritanie, j’ai appris que ‘l’essentiel est invisible pour les yeux’, tout comme tu me l’as enseigné.”

Le petit prince médita longuement ces paroles, dessinant du doigt des dunes imaginaires sur le sol. Puis il leva les yeux vers l’aviateur et dit avec cette simplicité désarmante qui le caractérisait : “Je crois que j’aimerais visiter la Mauritanie un jour. Pour voir si les étoiles y brillent aussi fort que dans mon désert, et pour rencontrer ces hommes qui ont appris à lire le langage du sable et du vent.”

L’aviateur sourit. Le petit prince avait, une fois de plus, saisi l’essentiel. Car la Mauritanie n’était pas seulement un pays sur une carte, mais un état d’esprit, une façon de voir le monde avec émerveillement et profondeur, tout comme le faisait son jeune ami venu des étoiles.

Présentation du livre

À travers un dialogue vivant entre un maître et un disciple, se dresse une fresque magistrale de la Mauritanie qui traverse les époques, déconstruit les héritages postcoloniaux, interroge les politiques passées, mais surtout appelle à relever la tête.

Refusant les discours fatalistes, ce livre affirme :

La Mauritanie est une nation noble, née d’une histoire millénaire, forgée par le désert, les lettrés, les résistances, et les rencontres.

Chaque chapitre éclaire une facette de cette grandeur: la richesse des langues et des identités, la dignité des peuples du fleuve et du désert, la vitalité des traditions, la profondeur spirituelle, les potentiels de jeunesse, de terre, de mer, de lumière. C’est un livre qui rend fier. Un livre qui redresse. Un livre qui construit. C’est un livre de réveil. Un appel à réenchanter l’idée de nation, à bâtir une prospérité partagée, une culture d’excellence, une justice réelle, une démocratie enracinée.

Pr ELY Mustapha

Lien pour télécharger le livre:

https://drive.google.com/file/d/1S9iYrMbD00jLzkKahFQe7QFCxVkpHUHP/view?usp=sharing

Lien pour écouter le podcast sur le livre:

Ghazouani : voici le livre des morts. Pr ELY Mustapha

Ghazouani : voici le livre des morts. Pr ELY Mustapha

Pr. ELY Mustapha — A la mémoire de ceux qu’on enterre aujourd’hui, encore, sur la route de Boutilimit et sur celles à l’asphalte sanguinolent de Mauritanie.

Ghazouani, Voici le livre des morts. Un livre blanc comme le linceul des victimes que l’on enterre encore aujourd’hui sur le routes de Mauritanie.

Non, c’est n’est pas une métaphore littéraire, mais une réalité brutale : 1 158 Mauritaniens tués sur les routes en une seule année selon l’OMS. Derrière chaque chiffre, une tombe, une famille brisée, un pays amputé de ses forces vives. Ce n’est plus une urgence nationale, c’est une hémorragie.

Le Livre Blanc sur les morts de la route en Mauritanie que nous t’adressons aujourd’hui est un réquisitoire rigoureux et implacable. Un document qui ne se contente pas de déplorer : il démontre, il accuse, il exige. Et il te regarde, Monsieur le Président, en tant que premier responsable du destin national.

Une tragédie nationale documentée

Les routes mauritaniennes ne sont plus des voies de circulation : ce sont des pièges mortels. Le taux de mortalité routière atteint 31,87 pour 100 000 habitants, l’un des plus élevés au monde. L’axe Nouadhibou-Nouakchott porte un surnom glaçant : « la voie rapide vers la mort ». Chaque jour, des dizaines d’accidents — dus à l’excès de vitesse, à des véhicules vétustes, à des routes criblées de nids-de-poule, à l’absence de signalisation — fauchent des vies. Et pourtant, le silence administratif persiste.

Des responsabilités établies, des fautes révélées

Ce livre blanc n’épargne aucune institution. Il établit de manière limpide :

• La faute de l’État dans le non-entretien des routes.

• La responsabilité civile et pénale des ministères de l’Équipement, de la Santé, de l’Intérieur et de leurs services.

• La négligence des assureurs, qui refusent d’indemniser les victimes ou retardent les paiements.

• La corruption endémique qui gangrène les contrôles techniques, les permis de conduire, et les radars inefficaces.

• Le sous-financement organisé de la sécurité routière : des millions pour les frais de réception et les cérémonies, des miettes pour les ambulances.

Ce n’est pas un rapport, c’est un acte d’accusation

À travers l’analyse budgétaire, juridique, technique et morale, ce document démontre que ces morts ne sont pas une fatalité. Elles sont le fruit de décisions, d’omissions, de complicités. Elles sont donc des crimes sans nom mais avec responsables.

Il rappelle que le droit mauritanien, la charia islamique et le droit international convergent : protéger la vie est un devoir impérieux. Ne pas le faire, c’est fauter, c’est trahir.

Ghazouani, en tant que responsable, tu n’as plus d’excuse

Tu as entre les mains la preuve. La preuve du massacre. La preuve de l’inaction. La preuve de la possibilité d’agir.

Les recommandations sont claires :

• Goudronner, entretenir, signaler.

• Former les conducteurs, sanctionner les fautes, lutter contre la corruption.

• Doter les hôpitaux, équiper les ambulances, responsabiliser les policiers.

• Introduire des systèmes numériques transparents, moderniser la gestion du transport.

L’histoire retiendra

L’histoire retiendra que sous ton mandat, une route pouvait être plus meurtrière qu’une guerre. Mais elle peut aussi retenir que vous avez agi.

Alors ce n’est plus le temps des slogans, mais celui du sursaut. Œuvre à laisser derrière toi non pas un cortège de deuils, mais un héritage de sécurité, de dignité, de responsabilité. Monsieur le Président, voici le livre des morts.

Pr ELY Mustapha

Pour télécharger le livre blanc:

https://drive.google.com/file/d/1PbeJpF1FnKDPPY3A_brSNY9KX0wMWvkY/view

Pour écouter le podcast sur ce livre:

https://youtu.be/6Ji1X6MXWzs

COMMUNIQUE DE PRESSE

Réunis en Assemblée générale plénière de restitution des travaux de la Commission technique, le 13 juillet 2025 au siège de l’UFP, nous, partis et courants politiques de l’opposition démocratique avons appris avec consternation l’intervention insolite des autorités mauritaniennes auprès du ministère de l’Intérieur du Sénégal à l’encontre des Présidents Biram Dah Ould Abeid et Samba Thiam. 

L’opposition démocratique exprime son indignation face à ce qui apparaît comme un acte de provocation inacceptable, contraire à l’appel au Dialogue lancé par le Président de la République et à la nécessité d’un apaisement de la scène politique sur la base du respect des droits et libertés des citoyens ainsi que de l’Etat de droit.

Les partis d’opposition démocratique mauritaniens réaffirment leur solidarité avec les leaders politiques concernés, tout en exhortant les autorités des pays frères de ne pas céder aux manœuvres visant à ternir l’image de marque des opposants pacifiques, respectueux de l’hospitalité des pays frères. 

Nouakchott le 13 juillet 2025

 Les partis et mouvements de l’opposition démocratique

Quand le régime se plaint de Samba Thiam… au Sénégal !

Avec le système raciste, on atteint le summum de la bêtise : voilà qu’on va jusqu’à se plaindre auprès des autorités sénégalaises contre Samba Thiam, un citoyen mauritanien… qui vit en Mauritanie. Cette démarche, aussi absurde qu’inquiétante, révèle l’affolement grandissant d’un pouvoir aux abois, incapable de contenir les voix dissidentes, encore moins de répondre aux exigences de justice, d’égalité et de vérité.

Samba Thiam, militant historique des droits humains, voix respectable d’une opposition pacifique et intellectuelle, est devenu l’une des cibles préférées d’un régime qui redoute plus que tout la pensée libre, surtout quand elle émane d’un cadre noir-mauritanien. Le fait d’aller solliciter une médiation ou une mise sous pression des autorités sénégalaises, dans un dossier qui relève exclusivement de la souveraineté mauritanienne, traduit une double dérive : l’internationalisation abusive d’un contentieux interne et l’infantilisation des institutions mauritaniennes, qui se montrent incapables d’assumer un dialogue interne dans la dignité.

Cette manœuvre est d’autant plus grotesque que Samba Thiam ne vit ni en exil ni dans la clandestinité. Il s’exprime publiquement, circule librement, milite dans le cadre d’un parti légal — même s’il n’est pas reconnu par le régime, ce qui est en soi un scandale. Cela en dit long sur le niveau de panique qui règne au sommet de l’État, où toute parole non alignée est perçue comme une menace existentielle.

Mais ce recours à l’ingérence étrangère dans la gestion des voix contestataires n’est pas nouveau. Il illustre une stratégie bien connue des régimes autoritaires : délégitimer l’opposition en la présentant comme étrangère, manipulée ou déloyale, tout en cherchant à l’isoler diplomatiquement. Or, cette stratégie s’effrite, car l’opinion publique — en Mauritanie comme ailleurs — commence à voir clair dans ce jeu de diversion.

Le vrai problème n’est pas Samba Thiam. Le vrai problème, c’est ce pouvoir incapable de se réformer, de dialoguer sincèrement, de reconnaître les crimes du passé, de respecter les langues nationales et de garantir l’inclusion de toutes les composantes du pays. C’est ce système, profondément raciste et excluant, qui préfère s’acharner sur les symboles de la résistance pacifique plutôt que d’affronter les vérités qu’ils portent.

Quand un régime se met à redouter les mots plus que les armes, les idées plus que les intrigues, c’est qu’il touche les limites de sa propre légitimité. 

Samba Thiam n’est pas un danger pour la Mauritanie. Il est au contraire un repère pour tous ceux qui croient en une nation juste, plurielle et réconciliée. C’est ce rêve-là que le système veut étouffer. Mais il est déjà trop tard…..Wetov

SY Mamadou

Source page facebook

Administration tribale et diversité en question : le cri d’alerte d’Al Housseine Ba

Dans une publication virulente sur Facebook, Al Housseine Ba dénonce la dérive tribaliste de l’administration mauritanienne et appelle l’opposition à aborder les questions de diversité et d’unité nationale dans le dialogue politique.

Dans une récente publication sur Facebook, l’activiste et intellectuel Al Housseine Ba dénonce ce qu’il qualifie de dérive tribale de l’administration mauritanienne. Il interpelle également l’opposition sur la nécessité d’aborder en profondeur les questions de diversité et d’unité nationale dans le cadre du dialogue politique en cours.

Nouakchott – Dans un message direct publié sur les réseaux sociaux, Al Housseine Ba n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il considère comme une dérive inquiétante de l’État mauritanien vers une administration dominée par les logiques tribales.

« Chazo n’est venu que pour accomplir la mission des autres : créer une administration tribale », écrit-il en référence au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, souvent surnommé « Chazo ». L’auteur accuse le pouvoir en place de renforcer une organisation étatique basée sur les appartenances claniques, au détriment d’une représentation équitable et nationale.

Selon lui, le pays, pourtant officiellement multiethnique, voit son administration se transformer en un système familial et tribal fermé, où les principes de diversité et de méritocratie semblent s’effacer. « Où est l’unité nationale dont parlent les hypocrites ? Où est la diversité ? », interroge-t-il avec virulence.

Ce coup de gueule intervient alors que la classe politique mauritanienne est engagée dans un processus de dialogue, censé apaiser les tensions et poser les bases d’un consensus national. Al Housseine Ba en appelle aux partis d’opposition, les exhortant à aborder « toutes ces questions majeures » dans les négociations en cours, et notamment celles liées à la représentativité, à l’égalité d’accès aux fonctions publiques et à la reconnaissance de la diversité culturelle du pays.

L’intervention de Ba illustre un malaise croissant chez une frange de la population mauritanienne, qui voit dans la concentration du pouvoir et des postes administratifs au sein de certains groupes une menace pour la cohésion nationale.

Un débat relancé sur la nature de l’État

Cette sortie vient raviver le débat, souvent évité, sur les fondements sociaux de l’État mauritanien. Si les Constitutions successives affirment l’unité et la diversité du pays, les critiques sur la tribalisation de l’administration ne sont pas nouvelles. Plusieurs observateurs, nationaux et internationaux, ont déjà souligné les risques d’un tel déséquilibre en matière de gouvernance et de justice sociale.

Vers un dialogue plus inclusif ?

Reste à savoir si les revendications exprimées par des voix comme celle de Ba trouveront un écho dans le cadre des discussions politiques actuelles. Les observateurs attendent des actes forts en matière de réformes structurelles et de promotion de la diversité. L’inclusivité du dialogue, la transparence du processus et la volonté réelle de rompre avec certaines pratiques anciennes seront des indicateurs majeurs du sérieux de l’engagement politique en Mauritanie.

Rédaction Rapide info