Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 22/07/2025

J’ai eu le plaisir de lire sur cette page ce texte de Nana Mt Cheikh Laghdaf.

J’ai eu le plaisir de lire sur cette page ce texte de Nana Mt Cheikh Laghdaf à la belle plume, femme politique avisée, aux idées saines et à la réflexion dynamique. Elle trace un boulevard de questionnement, qui pourrait être la trame et la toile de fond du dialogue national. Si nous voulons récolter les fruits murs de ce forum pour le developpement de notre pays dans l’intérêt de tous.

Merci, Nana Cheikhna pour l’amour que vous portez à ce pays.

 Récit d’un brillant texte de  Nana Mohamed Laghdaf ! Tu as tout dit la guerrière! :

“Dans l’immensité du Sahara occidental  que l’on nomme aujourd’hui Mauritanie,  il n’existait, avant la conquête, ni État centralisé ni autorité politique unificatrice . Aucune structure ne fédérait les tribus nomades, les communautés sédentaires ou les chefferies locales qui coexistaient sur ce vaste territoire, à la croisée du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. La notion même de frontière relevait d’une géographie mouvante, définie moins par des lignes fixes que par l’extension fluctuante de l’autorité d’un chef, d’une tribu ou d’une ethnie.

Le tissu social mauritanien s’est historiquement structuré autour de logiques d’allégeance lignagère, tribale et religieuse. Le pouvoir se fondait sur la naissance, l’appartenance à un lignage prestigieux ou à une caste reconnue, qu’il s’agisse de grandes tribus ou d’ethnies dominantes. Ces hiérarchies sociales, profondément enracinées dans toutes nos communautés, continuent encore aujourd’hui de marquer la vie quotidienne, là où l’école républicaine, les services publics et l’égalité formelle des droits n’ont pas suffisamment pénétré. Or, aucune nation ne peut se bâtir durablement sans ancrer la notion de citoyenneté dans l’égalité de statut, loin des classements absurdes et  injustes hérités des castes et des hiérarchies traditionnelles.

Ainsi, malgré l’indépendance formelle acquise en 1960, la construction de l’État s’est greffée sur un socle fragmenté, sans qu’un véritable processus d’unification nationale n’ait été mené. L’État postcolonial, en dépit d’efforts considérables et de réalisations particulièrement audacieuses pour l’époque — nationalisation de la Miferma, révision des accords avec la France, création de notre monnaie nationale — s’est d’abord présenté comme la continuité bureaucratique de l’appareil colonial, reconverti aux exigences de la souveraineté, mais sans refondation profonde du lien civique entre les citoyens. Il n’est pas né d’un contrat social endogène, mûri par les populations elles-mêmes, mais d’une transition de forme, imposée par l’urgence de l’indépendance, empêchant ainsi l’émergence progressive d’un élan populaire capable d’accoucher d’une véritable nation.

L’islam, certes, a constitué un socle spirituel commun. Mais en l’absence d’unification politique durable dans l’histoire musulmane de la région, ce legs religieux ne s’est pas traduit par une convergence institutionnelle, ni par l’émergence d’une conscience nationale intégrée. Il a fondé des valeurs partagées, sans pour autant déboucher sur une structure politique unitaire.

Ce passé, loin d’être figé, continue de peser lourdement sur notre présent. Les inégalités héritées des structures traditionnelles, les clivages identitaires latents, l’absence d’un récit national commun, et les dysfonctionnements persistants de l’appareil étatique constituent autant d’obstacles à la cohésion nationale. L’État mauritanien peine encore à s’imposer comme le garant impartial du bien commun, équitablement distribué entre toutes ses composantes.

Il est donc devenu impératif d’ouvrir une réflexion nationale profonde, lucide et inclusive sur les fondements mêmes de notre vivre-ensemble. Quelle structure étatique unitaire , efficace  et adaptée pour une société orientée vers le progrès et le développement ?

Comment refonder nos institutions sur des bases véritablement démocratiques et représentatives ? Quels mécanismes mettre en place pour garantir l’égalité réelle des droits, des chances et des devoirs ? Ces questions ne relèvent pas de l’utopie. Elles sont au cœur de la survie même de notre communauté politique.

Faute de les affronter avec courage, la Mauritanie risque de s’enliser durablement dans un entre-deux : ni pleinement unie, ni franchement fragmentée , une société suspendue, tiraillée entre des passés qui résistent et un avenir qui hésite à se dessiner. Et chacun sait que, dans toute société multiethnique, le clair-obscur signifie une zone d’ombre, d’ambiguïté — et, pour tout dire, un risque permanent.

Il est temps d’ouvrir un nouveau cycle. Non pas en niant les héritages, mais en les dépassant vers un horizon commun. Non pas en reproduisant les anciennes hiérarchies sous des formes modernisées, mais en bâtissant un État équitable, porteur d’un projet collectif assumé.

 Le temps est venu d’inventer la nation.

Et si nous le voulons vraiment, les fondations existent déjà. Nous partageons un socle commun, souvent oublié mais toujours vivant. Nous sommes tous musulmans. Nous célébrons les mêmes fêtes, prions dans la même langue, et nous reconnaissons dans une même éthique de vie. Nos cultures, bien que diverses, résonnent entre elles. Nos musiques, nos boubous, nos contes populaires, nos proverbes, nos manières d’habiter le désert ou la vallée tissent une trame d’expériences partagées. Nos mémoires, parfois douloureuses, parfois glorieuses, racontent les mêmes croisements de peuples, les mêmes épreuves historiques, les mêmes aspirations à la dignité.

C’est là notre richesse, à condition de la reconnaître, de l’assumer, et d’en faire le socle d’un nouvel imaginaire collectif. Mais cela ne pourra se faire sans un regard lucide sur ce que nous sommes. Sans préjugés. Sans complaisance. Sans méfiance. Si nous avons le courage d’ouvrir les yeux sur nos blessures, de les nommer, de les comprendre, alors nous pourrons les soigner. Et ce pays, que certains croient encore condamné à l’échec, montrera au contraire qu’il est porteur de promesses, capable de surmonter ses blocages et d’écrire une autre histoire.

Alors, oui : si nous acceptons d’aller de l’avant ensemble, nous ferons mentir ceux qui prétendent que rien ne changera. Que tout est joué d’avance. Il suffira que les gouvernants et la classe politique comprennent qu’aucune œuvre commune ne peut naître sans concessions partagées, sans un effort sincère pour construire du commun à partir de nos différences. Le sursaut viendra, non d’un pouvoir imposé, ni d’une contestation éparse, mais d’une volonté collective d’unir nos mémoires, d’harmoniser nos aspirations, et de refonder nos institutions sur une base juste. C’est ainsi que la Mauritanie pourra se réconcilier avec elle-même et choisir, enfin, son avenir. 

Un avenir sûr et prometteur.”

Nana M. CHEIKNA

Al Akhbar (Nouakchott) – La Chambre criminelle de la Cour provinciale de Nouakchott-Ouest a condamné 25 officiers de l’armée à quatre ans de prison et les a rétrogradés au grade de second soldat pour désertion.

La Chambre criminelle de la Cour provinciale de Nouakchott-Ouest a condamné 25 officiers de l’armée à quatre ans de prison et les a rétrogradés au grade de second soldat pour désertion.

Le tribunal a également émis des mandats d’arrêt à leur encontre et a mis à leur charge les frais et honoraires d’avocat.

Les officiers ont été reconnus coupables du délit de désertion par la chambre, qui comprenait deux conseillers militaires, l’un étant colonel et l’autre major.

La liste des condamnés comprend 11 capitaines, 13 premiers lieutenants et un lieutenant :

Avec le grade de capitaine :

1. Mohammed Boon Abdullah Al-Ateeq 

2. Ahmed Mohammed Sintes

3. Altrad Mustafa Alsalek Kamra 

4. Mohammed Al Hafiz Mohammed Boon

5. Yaslak Ibrahim Hamdino

6. Sheikh Maalainainin Ismail Shiba

7. Mohamed Aldein Kahms

8. Bakr Omar Fall 

9. Mohamed Saleh Sidi Mahmoud

10. Sayed Ahmed Ahmed Eida 

11. Sheikh Ibrahim Eidah 

avec le grade de lieutenant :

12. Amina Mohammed Sheikh Abdulrahman 

13. Alhaj Abdul Rahman bin Ahmeda

14. Sayed Mohammed Mohammed Alhanshi 

15. Al Shaikh Hamoud Meh

16. Ahmed Mohammed Al Bukhari 

17. Al Sass Al Marwani Al Bashir 

18. Al Sheikh Mohammed Al Mustafa 

19. Mohammed Salimo Al Abad Al Zain Al Qasim 

20. Mohamed Ahmed Gido Khina

21. Cheikh Mohamed Lugzaf Mohamed Alsalek 

22. Abdullah Mohammed Mahmoud Al-Mein 

23. Aal Sheikh Abdullah Sayed Amin

24. Mohamed Abdullah Ahmed Salem Marrakchi 

avec le grade de lieutenant :

25. Alhassan Atqana

Le jugement à leur encontre a fait l’objet d’un appel et est maintenant devant la Cour d’appel en attente d’une décision.

#Al Akhbar

Parle-moi de Mauritanie : Terre des hommes, de grandeur. Par Pr ELY Mustapha

À la Mauritanie,
grande par sa géographie, mais plus encore par son âme.
À ses peuples du sable et du fleuve,
à ses voix plurielles, ses langues entremêlées,
ses silences chargés d’histoire et ses chants de résistance.
À celles et ceux
qui croient encore à l’intelligence, à la beauté,
à la justice et à l’avenir.
Ce livre est pour vous –
pour que la Mauritanie cesse d’être racontée à voix basse,
et commence enfin à se dire debout.

“La Mauritanie ? Qu’est-ce que c’est ?” demanda le petit prince, penchant légèrement sa tête blonde. L’aviateur sourit, se remémorant ses vols au-dessus de ces vastes étendues désertiques qui l’avaient tant marqué. Comment expliquer ce pays à un enfant qui voyageait d’astéroïde en astéroïde et qui cherchait toujours l’essentiel des choses ?

“La Mauritanie,” commença-t-il, “est un grand pays du désert, où le sable s’étend à perte de vue, comme une mer figée.”

“Une mer de sable ? Est-ce qu’on peut y voir des couchers de soleil ?” s’enquit le petit prince qui, sur sa minuscule planète, pouvait observer jusqu’à quarante-quatre couchers de soleil en une journée. “Oui, et ils sont parmi les plus beaux du monde. Quand le soleil descend sur les dunes dorées, tout le ciel s’embrase de couleurs que l’on ne peut décrire avec des mots.”

Le petit prince réfléchit un moment. “Et y a-t-il des gens qui y vivent ?”

“Oui. Des hommes vivent là-bas, et c’est pourquoi on l’appelle parfois ‘Terre des hommes’. Des hommes qui ont appris à vivre dans un environnement où d’autres ne verraient qu’hostilité et désolation.” “Ce n’est pas facile de vivre dans le désert,” remarqua le petit prince, qui connaissait bien la solitude.

“Non, ce n’est pas facile,” acquiesça l’aviateur. “Mais c’est dans cette difficulté que les hommes du désert ont développé une sagesse particulière. Ils savent, par exemple, que l’eau est plus précieuse que l’or et que l’hospitalité envers l’étranger est sacrée.”

“Dans le désert, on est à la fois loin de tout et proche de l’essentiel,” ajouta-t-il, se souvenant de ses propres expériences à Cap Juby, non loin de la Mauritanie actuelle.

Le petit prince semblait méditer ces paroles. “Et ces hommes du désert, sont-ils heureux ?”

“Ils connaissent un bonheur différent de celui que recherchent souvent les habitants des grandes villes. Un bonheur fait de simplicité, de silence et de contemplation. Ce petit poste de Mauritanie était alors aussi isolé de toute vie qu’un îlot perdu dans la mer,” se rappela l’aviateur, citant presque mot pour mot ce qu’il avait écrit dans “Terre des hommes”.

“J’ai appris beaucoup de choses en volant au-dessus de ces terres. J’y ai rencontré des Maures, ces hommes du désert enveloppés dans leurs grands voiles bleus, qui émergeaient des territoires interdits que nous franchissions dans nos vols. J’ai compris là-bas que ce n’est pas la distance qui est difficile, mais le premier pas.”

Le petit prince hocha la tête, comprenant parfaitement ce langage. “Chez moi aussi, l’espace est immense comparé à la taille de ma planète. Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin…” “En Mauritanie,” poursuivit l’aviateur, “j’ai découvert que le désert ne ment pas. Il te montre qui tu es vraiment, sans fard ni artifice. C’est un pays où la lumière est si pure qu’elle révèle l’âme des choses.”

“Est-ce qu’il y a des fleurs en Mauritanie ?” demanda le petit prince, pensant sûrement à sa rose. “Elles sont rares, mais quand elles apparaissent après une pluie, elles transforment momentanément le désert en jardin. Leur beauté est d’autant plus précieuse qu’elles sont éphémères. Comme ta rose, elles sont uniques par le temps qu’on a ‘perdu’ pour elles.”

Le petit prince sourit, satisfait de cette comparaison.

“Et sais-tu ce qui est le plus extraordinaire en Mauritanie ?” ajouta l’aviateur. “C’est que dans ce pays à la frontière du Maghreb et de l’Afrique noire, différentes cultures se rencontrent et s’entremêlent. C’est un pays où l’on parle le hassanya, une langue que l’on retrouve aussi au Sahara occidental, au sud du Maroc et au nord du Sénégal.”

“Une langue que tu ne connais pas ?” s’étonna le petit prince.

“Je la connaissais peu, mais j’ai appris à échanger avec ceux qui la parlaient. Et figure-toi que ton histoire, ‘Le Petit Prince’, a été traduite dans cette langue. C’est la 300e langue dans laquelle ton aventure est racontée.”

Le petit prince parut impressionné, mais il revint vite à l’essentiel : “Alors, la Mauritanie est une terre des hommes parce que des hommes y vivent malgré les difficultés ?”

“C’est plus que cela,” expliqua l’aviateur. “C’est une terre des hommes parce que là-bas, j’ai compris ce qui fait la grandeur de l’humanité : la capacité à créer des liens, à trouver du sens même dans l’adversité, à voir avec le cœur ce qui est invisible pour les yeux. En Mauritanie, j’ai appris que ‘l’essentiel est invisible pour les yeux’, tout comme tu me l’as enseigné.”

Le petit prince médita longuement ces paroles, dessinant du doigt des dunes imaginaires sur le sol. Puis il leva les yeux vers l’aviateur et dit avec cette simplicité désarmante qui le caractérisait : “Je crois que j’aimerais visiter la Mauritanie un jour. Pour voir si les étoiles y brillent aussi fort que dans mon désert, et pour rencontrer ces hommes qui ont appris à lire le langage du sable et du vent.”

L’aviateur sourit. Le petit prince avait, une fois de plus, saisi l’essentiel. Car la Mauritanie n’était pas seulement un pays sur une carte, mais un état d’esprit, une façon de voir le monde avec émerveillement et profondeur, tout comme le faisait son jeune ami venu des étoiles.

Présentation du livre

À travers un dialogue vivant entre un maître et un disciple, se dresse une fresque magistrale de la Mauritanie qui traverse les époques, déconstruit les héritages postcoloniaux, interroge les politiques passées, mais surtout appelle à relever la tête.

Refusant les discours fatalistes, ce livre affirme :

La Mauritanie est une nation noble, née d’une histoire millénaire, forgée par le désert, les lettrés, les résistances, et les rencontres.

Chaque chapitre éclaire une facette de cette grandeur: la richesse des langues et des identités, la dignité des peuples du fleuve et du désert, la vitalité des traditions, la profondeur spirituelle, les potentiels de jeunesse, de terre, de mer, de lumière. C’est un livre qui rend fier. Un livre qui redresse. Un livre qui construit. C’est un livre de réveil. Un appel à réenchanter l’idée de nation, à bâtir une prospérité partagée, une culture d’excellence, une justice réelle, une démocratie enracinée.

Pr ELY Mustapha

Lien pour télécharger le livre:

https://drive.google.com/file/d/1S9iYrMbD00jLzkKahFQe7QFCxVkpHUHP/view?usp=sharing

Lien pour écouter le podcast sur le livre:

Ghazouani : voici le livre des morts. Pr ELY Mustapha

Ghazouani : voici le livre des morts. Pr ELY Mustapha

Pr. ELY Mustapha — A la mémoire de ceux qu’on enterre aujourd’hui, encore, sur la route de Boutilimit et sur celles à l’asphalte sanguinolent de Mauritanie.

Ghazouani, Voici le livre des morts. Un livre blanc comme le linceul des victimes que l’on enterre encore aujourd’hui sur le routes de Mauritanie.

Non, c’est n’est pas une métaphore littéraire, mais une réalité brutale : 1 158 Mauritaniens tués sur les routes en une seule année selon l’OMS. Derrière chaque chiffre, une tombe, une famille brisée, un pays amputé de ses forces vives. Ce n’est plus une urgence nationale, c’est une hémorragie.

Le Livre Blanc sur les morts de la route en Mauritanie que nous t’adressons aujourd’hui est un réquisitoire rigoureux et implacable. Un document qui ne se contente pas de déplorer : il démontre, il accuse, il exige. Et il te regarde, Monsieur le Président, en tant que premier responsable du destin national.

Une tragédie nationale documentée

Les routes mauritaniennes ne sont plus des voies de circulation : ce sont des pièges mortels. Le taux de mortalité routière atteint 31,87 pour 100 000 habitants, l’un des plus élevés au monde. L’axe Nouadhibou-Nouakchott porte un surnom glaçant : « la voie rapide vers la mort ». Chaque jour, des dizaines d’accidents — dus à l’excès de vitesse, à des véhicules vétustes, à des routes criblées de nids-de-poule, à l’absence de signalisation — fauchent des vies. Et pourtant, le silence administratif persiste.

Des responsabilités établies, des fautes révélées

Ce livre blanc n’épargne aucune institution. Il établit de manière limpide :

• La faute de l’État dans le non-entretien des routes.

• La responsabilité civile et pénale des ministères de l’Équipement, de la Santé, de l’Intérieur et de leurs services.

• La négligence des assureurs, qui refusent d’indemniser les victimes ou retardent les paiements.

• La corruption endémique qui gangrène les contrôles techniques, les permis de conduire, et les radars inefficaces.

• Le sous-financement organisé de la sécurité routière : des millions pour les frais de réception et les cérémonies, des miettes pour les ambulances.

Ce n’est pas un rapport, c’est un acte d’accusation

À travers l’analyse budgétaire, juridique, technique et morale, ce document démontre que ces morts ne sont pas une fatalité. Elles sont le fruit de décisions, d’omissions, de complicités. Elles sont donc des crimes sans nom mais avec responsables.

Il rappelle que le droit mauritanien, la charia islamique et le droit international convergent : protéger la vie est un devoir impérieux. Ne pas le faire, c’est fauter, c’est trahir.

Ghazouani, en tant que responsable, tu n’as plus d’excuse

Tu as entre les mains la preuve. La preuve du massacre. La preuve de l’inaction. La preuve de la possibilité d’agir.

Les recommandations sont claires :

• Goudronner, entretenir, signaler.

• Former les conducteurs, sanctionner les fautes, lutter contre la corruption.

• Doter les hôpitaux, équiper les ambulances, responsabiliser les policiers.

• Introduire des systèmes numériques transparents, moderniser la gestion du transport.

L’histoire retiendra

L’histoire retiendra que sous ton mandat, une route pouvait être plus meurtrière qu’une guerre. Mais elle peut aussi retenir que vous avez agi.

Alors ce n’est plus le temps des slogans, mais celui du sursaut. Œuvre à laisser derrière toi non pas un cortège de deuils, mais un héritage de sécurité, de dignité, de responsabilité. Monsieur le Président, voici le livre des morts.

Pr ELY Mustapha

Pour télécharger le livre blanc:

https://drive.google.com/file/d/1PbeJpF1FnKDPPY3A_brSNY9KX0wMWvkY/view

Pour écouter le podcast sur ce livre:

https://youtu.be/6Ji1X6MXWzs