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Mauritanie : la CENI indexée par la cour suprême
La chambre administrative de la cour suprême vient d’envoyer un ultimatum à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) pour qu’elle réponde dans 3 jours le recours du Parti de la civilisation et du développement ( PCD) qui dénonçait le décret de cette instance électorale. A quelque mois des législatives municipales et régionales les observateurs considèrent cette plainte comme un coup d’épée dans l’eau dans ce tribunal où c’est le premier magistrat du pays qui détient tous les pouvoirs.
Les mauritaniens auront attendu en si peu de temps la nomination express des membres de la CENI par le président Ould Aziz sans l’opposition démocratique avant d’être mis devant le fait accompli pour le recensement à vocation électorale ( RAVEL), dernière phase importante pour mettre à jour le fichier électoral.Ce processus unilatéral dénoncé par le FNDU a trouvé un écho favorable au sein de la coalition de la majorité. C’est le parti de la civilisation et du développement qui vient d’avoir une réponse positive suite à son recours contre le décret de la CEN.
D’ici 3 jours cette instance devra se justifier notamment sur l’exclusion de l’opposition.Une requête assez tardive considérée par les observateurs comme un voile pour gagner du temps et permettre le déroulement tranquille des scénarios du président mauritanien.Et on n’est pas loin d’amuser la galerie.Les jeux sont presque faits.Tout le monde craint une répétition des élections 2014 c’est à dire un raz de marée de la nouvelle version de l’UPR .
Bakala KANE
(Reçu à Kassataya le 10 juin 2018)
La “République islamique” qui fait de l’œil à la France
Le régime mauritanien séduit députés et personnalités pour redorer son image et combattre ses opposants.
C’est officiel : dans un mois, Macron va s’inviter au sommet de l’Union africaine en Mauritanie. Jolis salamalecs à Nouakchott, capitale d’un régime qui ne brille guère par sa libéralité : il vient, par exemple, de promulguer une loi rendant “obligatoire” la peine de mort pour des “propos blasphématoires”. Morbleu !
Mohamed Ould Abdel Aziz, le président de la République islamique, s’emploie pourtant, depuis quelques mois, à rendre la devanture de son pays plus avenante. Allié de poids de Macron dans la lutte (au sein du G5 SAHEL) contre Al-qaida au Maghreb islamique et autres djihadistes, il a invité le 30 mai, une délégation de députés français conduite par Jacques Maire (LRM). Emu, le vice-président de la commission des Affaires étrangères a salué “de réels progrès pour les populations, tant au plan de la sécurité que du développement”.
La Mauritanie a aussi rouvert au tourisme, avec le soutien (prudent) du Quai d’Orsay, des régions jusqu’ici déconseillé. Pour illustrer cette capacité d’ouverture, elle a invité, fin novembre, trois députés En marche ! tous frais payés pour une semaine. Ainsi Jean François Mbaye (Val-de-Marne), Liliana Tanguy (Finistère) et Amal Amélia Lakrafi (Français établis hors de France) ont-ils fait la tournée des dignitaires du régime et enchainé quelques visites culturelles, non sans séjourner en de plaisants hôtels.
Régime sec
Organisateur du voyage et figure de proue de l’entreprise de séduction du régime, le juriste Jemal Taleb, qui travaille à Paris dans un cabinet anglo-saxon d’avocats, revendique le titre d’“ambassadeur itinérant”. Après l’escapade des trois parlementaires, il a crée le groupe de liaison des amis de la Mauritanie (Glam), avec pour président l’ex-député PS François Loncle.
Le Glam accueille aussi l’ancien ministre sarkozyste Eric Besson et le conseiller régional PS Ali Soumaré. Sans oublier le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui a officié pendant un an comme “conseiller spécial” du président Aziz. Rémunération : 100.000 euros.
Le lobbying de Nouakchott vise également à dénigrer deux cibles bien introduites en France. D’abord, Mohamed Ould Bouamatou, qui, avant, de faire fortune dans la banque et le commerce de cigarettes, fut le compagnon (dans l’opposition) et le mécène du futur chef de l’Etat.
Aujourd’hui opposant d’Aziz, ce businessman est actif à Paris. Il fait travailler des juristes, des communicants (de l’agence Havas, notamment), des sites d’informations, d’anciens policiers et des associations anticorruption telles que Sherpa, dirigé par William Bourdon.
Autre grand ennemi du régime : un certain Moustapha Chafi. Naguère conseiller du président burkinabé déchu Blaise Compaoré, Chafi a servi d’intermédiaire dans une série de prises d’otages au Sahel. Il faut dire qu’il connait par leur petit nom plusieurs chefs et preneurs d’otages islamistes –l’algérien Mokhtar Belmokhtar, entre autres, avec qui il a plusieurs fois “négocié”.
Au nom de cette proximité, Nouakchott a lancé un mandat d’arrêt international contre Chafi pour “appui logistique et financier à des groupes terroristes en activité dans le Sahel”. Problème : ce dernier a de bons amis au sein des services de renseignements français. Dur de faire de la diplomatie sans fâcher personne…
Jérôme Canard
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● Parmi les clients de Havas, filiale com’ de Bolloré : Mohamed Ould Bouamatou, l’un des principaux financiers de Sherpa, ONG dénonçant l’exploitation des planteurs camerounais de la Socapalm ? Le groupe Bolloré ! En clair, la filiale de Bolloré conseille l’un des accusateurs de Bolloré…
Source : Le Canard enchainé du 06.06.2018
Transcription par la Rédaction de CRIDEM
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Examen du BEPC : Un sous-officier , “faux” candidat dans un centre de Nouakchott
Hier, mercredi 6 juin, premier du déroulement des épreuves de l’examen du BEPC, un jeune sous-officier de l’armée,en civil, s’était présenté dans l’une des salles d’un centre d’examen de Nouakchott, dans l’intention de passer les épreuves dudit examen, à la place de son jeune frère, nous renseigne une bonne source.
C’est au cours d’un contrôle d’identification avant la distribution de l’épreuve des mathématiques, entrepris par l’un des vaillants professeurs qui surveille qu’il a été décelé. Du coup, les candidats présents dans la salle témoignèrent qu’il n’est pas le vrai candidat, explique la source.
A en croire que le premier jour, les candidats passent trois des principales et souvent les plus difficiles matières à savoir : les mathématiques, le français et les sciences naturelles.
Informé le président du jury, alerta les forces de sécurités présentes qui se sont rendu compte que l’homme qui voulait passer les examens était (….), le frère du vrai candidat. Il a été trouvé sur lui la carte nationale d’identité de son petit frère et sa carte professionnelle, indique-t-on.
Arrêté, le fraudeur présumé tente de la passer à la manœuvre. Mais, il a été vite immobilisé avant d’être conduit à la brigade mixte de la gendarmerie nationale pour répondre aux charges portées contre lui, précise notre source .
Selon une source judiciaire interrogée par notre service, il risque une peine d’emprisonnement d’un an pour faux et usage de faux, additionnée d’une solide amende.
Des informations indiquent que les responsables de l’Éducation nationale au niveau régional avaient demandé aux présidents des centres d’examen et surveillants d’être très vigilants pour parer à ces genres de tricheries.
tawary
Fuite de l’épreuve des Maths au BEPC (fac-similés)
Aghchorguit – Des élèves des écoles privés et publics candidats à l’examen national du BEPC (Brevet 2018), organisé mercredi 6 juin courant, pour une durée de deux jours, ont réussi à fuiter la matière des Mathématiques à travers WhastApp, juste avant le début des épreuves.
« Ce sont les facilités faites cette année par le ministère de l’éducation nationale aux élèves candidats qui sont à l’origine de cette fuite », affirment des surveillants, qui ont déploré l’absence d’équipements de contrôle et d’inspection, en plus de l’autorisation faite aux élèves d’entrer dans les salles munis de leurs Smartphones.
60327 candidats dont 15 484 candidats libres et 16263 candidats issus des écoles privées participent à ces examens au plan national. Le nombre des filles est, lui, de 33592 , soit 55,68%.
Traduit de l’Arabe par Cridem
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cridem
Le sommet de l’Union Africaine à Nouakchott : Au Ministère des Affaires étrangères et de la coopération de Mauritanie : quand le racisme diplomatique, l’exclusion des diplomates noirs deviennent un trompe œil !
A L’approche de ce sommet des états africains prévu du 1 au 2 juillet 2018 à Nouakchott, la diplomatie mauritanienne
Aujourd’hui pour les préparatifs du sommet de l’union africaine prévu à Nouakchott dans le mois juillet 2018, il se passe un phénomène qui vise à occulter le système diplomatique et politique raciste du gouvernement de Ould Abdel Aziz.
Le Ministère des affaires étrangères et de la coopération s’active à mettre en place des postes trompe œil pour nommer les diplomates noirs.
Le Ministère des Affaires Étrangères et de la coopération (MAEC) utilise les diplomates noirs pour sauver sa face à l’égard de la diplomatie africaine. Ainsi, il en existe une trentaine de conseillers des affaires étrangères au (MAEC) sortants de l’ENA de Nouakchott entre 2011 et 2014 qui sont de façon discriminatoire livrés à eux-mêmes dans les péripéties ténébreuses diplomatiques du MAEC sans aucune possibilité d’avancement ou de promotion malgré leurs compétences.
Actuellement, aucune traçabilité de ces diplomates noirs mauritaniens de catégorie A de la fonction publique, dans les ambassades bilatérales mauritaniennes, car ils sont privés de postes d’affectation. Invisibles, exclus, discriminés et réduits au silence.
L’État mauritanien les a recrutés pour s’en servir comme une fausse preuve d’intégration des noirs dans la diplomatie mauritanienne. Ce qui est révoltant d’ailleurs c’est qu’aucun parmi eux n’occupe un poste plus élevé que celui de chef de services.
On est en droit de se demander à quoi bon recruter des conseillers des affaires étrangères pour enfin les soumettre à un système de discrimination raciale ou les mettre au chômage technique forcé prolongé ?
En effet, ces diplomates noirs, discriminés par leur propre pays, ne sont utiles que pour rien si ce n’est que les tenants du système qui ont décidé de les exposer devant les délégations des pays africains qui vont assister aux travaux du Sommet de l’Union africaine prévu du 1 au 2 juillet 2018.
Pour divertir les délégations diplomatiques africaines, le MAEC a enrôlé tous les diplomates noirs sans travail dans les commissions d’accueil pour ainsi les rendre visibles, trompant les observateurs internationaux qui sont soucieux de la triste réalité de l’exclusion raciale dont sont victimes les noirs en Mauritanie. Ce stratagème a pour objectif de montrer aux délégations des pays africains, qu’ils existent des noirs dans la diplomatie pour s’opposer à cette tendance qui porte à croire qu’il y a du racisme en Mauritanie. Les conseillers ou diplomates noirs assignés aux services du protocole en sont la preuve irréfutable. On comprendra sans doute, que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux, une bouffonnerie de mauvais goût, puisque ces diplomates noirs assignés à ce service d’accueil déjà composé n’occupent en réalité aucun poste de responsabilités au MAEC.
Ces diplomates noirs confient qu’ils sont outrés, indignés par ces procédés vicieux, racistes qui s’inscrivent dans la logique de l’exclusion d’une communauté, de manipulation diplomatique afin de camoufler la situation des cadres noirs en Mauritanie.
Cette cohabitation que certains leaders noirs de la Mauritanie branlent tous les jours pour une Mauritanie réconciliée ou la tolérance, la différence et l’acceptation de l’autre n’a jamais heurté la conscience des dirigeants de ce pays.
Il est urgent d’alerter ce stratagème sournois qui illustre le très fond du système diplomatique, social, professionnel et éducatif de cette Mauritanie qui exclue de plus en plus des noirs au plus haut niveau à cause de ce qu’ils sont.
A.B. Ba




