Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Moi aussi j’étais à Oualata (6) : Ingratitudes… / par Oumar Ould Beibacar

Moi aussi j’étais à Oualata (6) : Ingratitudes… / par Oumar Ould BeibacarDeux des détenus politiques de Oualata se sont acharnés contre moi, à l’occasion de diverses sorties publiques, m’accusant d’assassin et de tortionnaire, sans pouvoir apporter aucune preuve ni aucun témoignage. Il me semble que principale motivation des auteurs de ces préjugés ne pouvait être qu’un peu d’ingratitude et un peu de racisme. 

Le premier est Idrissa Ba. Beaucoup de contrevérités me concernant gâtent l’interview qu’il accorda à Flam-Mauritanie.org, datée du 3 Octobre 2015, qui le présente en « membre et cofondateur des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), ayant participé activement à l’édition du Manifeste du Négro-mauritanien opprimé, de la guerre civile à la lutte de libération nationale, publié par les FLAM en Avril 1986. »

Entre autres contrevérités, et je le cite : « Il s’est passé un événement qui illustre le comportement de cet individu qu’on prétend humaniste. Un garde haratine répondant au nom de Cheikh refusa, un jour, de torturer l’adjudant Diop Abdoulaye qui avait été surpris en train de ramasser un grain de sel. 

Cheikh fut arrêté et menotté, en présence de tous les prisonniers et gardes, sur ordre du lieutenant Oumar ould Boubacar. […] Comment comprendre autrement qu’Oumar Ould Boubacar, le plus gradé et responsable du camp, n’ait jamais rappelé à l’ordre ses subordonnés, ni recadré ses derniers, quand ils pratiquaient, sur les détenus (seulement politiques), les humiliations les plus abjectes et les tortures les plus atroces […] ». 

Ces deux affirmations sont dépourvues de tout fondement. Depuis mon arrivée à Oualata, aucun prisonnier ne fut torturé ni aucun garde humilié publiquement. 

Alors il en rajoute : « Pourtant, sous le commandement d’Oumar ould Boubacar, on aurait compté plus de quatre morts. Il ne faut pas oublier que DjigoTafsirou et Bâ Abdoul Ghoudouss décédèrent alors qu’il dirigeait la prison de Oualata. » Accusation gratuite.

Et de conclure son interview par cette réaction on ne peut plus absurde : « Je suis extrêmement choqué par les images publiées, ces derniers jours, montrant Oumar ould Boubacar posant fièrement devant les tombes de nos martyrs de Oualata. »

Allusion à une vidéo, rapportant une visite que je fis, sur les tombes des martyrs du fort-mouroir de Oualata, avec mon frère et ami Ly Jibril Hamet, réalisée en Avril 2014 et qui circula sur Facebook en Septembre 2015. Idrissa Ba sera certainement trop vexé en apprenant que c’était ma septième visite sur ces tombes. 

Particulièrement à cause de la présence, parmi elles, de la dépouille de mon frère et ami Ba Abdoul Ghoudouss. Chaque fois que je vais à Oualata, ma première activité, c’est d’aller prier sur ces tombes abandonnées qui n’intéressent plus personne. 

Contrevérité

Une autre contrevérité, et je le cite encore, : «Au moment du transfert à Aïoun, dirigé par Oumar ould Boubacar, treize détenus dont Diacko Abdoul Kerim, Ibrahima Khassum Ba, Sy Hamady Racine, Ibrahima Abou Sall, Ousmane Abdoul Sarr, Samba Thiam, Amadou Sadio Sow, Moussa Mamadou Ba, Al Hadji Dia et moi-même, avions encore des chaînes aux pieds ».

A propos des chaînes, les derniers qui en furent délivrés, le 5 Octobre, étaient au nombre de cinq ou six, tous des officiers, dont les trois cités dans mon précédent article relatant la visite-surprise du ministre de l’Intérieur. Et lors du transfert à Aïoun, aucun prisonnier n’était enchaîné. 

Ainsi qu’en témoigne mon frère et ami Boye Alassane Harouna, dans son livre « J’étais à Oualata », page 143, et je le cite : « Le 31 Octobre 1988, tous les détenus civils et de droit commun furent transférés au fort d’Aïoun. 

A cette date, toutes les chaînes avaient été retirées des pieds de tous les détenus.» Le plus surprenant, c’est qu’aucun des neuf prisonniers cités par Idrissa Ba ne l’a démenti, accréditant ainsi sa thèse mensongère. Comme l’a si bien dit Martin Luther King : « Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons. » 

D’après des renseignements recueillis sur son compte, Idrissa Ba est un manœuvre des eaux et forêts. Inculte et prétentieux, il fut sympathisant du Mouvement National Démocratique et aurait dénoncé, auprès de la police, plusieurs membres des FLAM, avant d’être embarqué, malgré lui, dans leur mauvaise aventure, après une condamnation à cinq ans fermes, au terme d’un procès expéditif. 

Analphabète, il n’aurait jamais été membre cofondateur des FLAM : l’élaboration du Manifeste fut affaire d’intellectuels et non d’ouvriers incompétents. 

Mais, depuis sa condamnation et, surtout, sa sortie de prison, le manœuvre a cherché à se faire passer pour un des leaders des FLAM, sans doute pour obtenir un bon statut de réfugié. En réalité, il ne partage, avec l’aile extrémiste, qu’une profonde haine envers toute la communauté maure, sans exception aucune.

Infos macabres

Mon second accusateur, c’est le sergent du Génie Ousmane Abdoul Sarr. Dans un premier article daté du 12 Septembre 2015 et publié sur CRIDEM, il s’en est pris à moi dans les termes suivants : « Oumar est venu à Oualata après la mort de feu Ba Alassane Oumar, paix à son âme.

Il y eut, par la suite, les décès de feu Tène Youssouf Guéye, de mon ami et chef Ba Abdoul Ghoudouss et du regretté DjigoTafsirou. Oumar est comptable de la mort de nos vaillants martyrs. » Réagissant à un article que j’avais écrit sur la tentative de putsch du 22 Octobre 1987et le courage du lieutenant Ba Seydi, il alla beaucoup plus loin. 

Je le cite encore : « Concernant le peloton d’exécution, je pense qu’Oumar ould Beibacar pouvait être lui-même le tireur assassin qui fit feu sur Ba Seydi, Sarr Amadou ou Sy Saidou. Sinon, était-il simplement présent à la mise à mort de nos premiers martyrs ? L’un ou l’autre cas peuvent expliquer ses remords bien tardifs. » 

Puis, dans un deuxième article daté du 25 Novembre 2015, « Oumar ould Beibacar figure sur notre longue liste des assassins et tortionnaires. Au moins témoignera-t-il devant la justice ? C’est là qu’il devrait livrer « ses infos macabres». 

Il a poussé son cynisme jusqu’à aller s’agenouiller sur les tombes de ceux qu’il a assassinés. » Dans un troisième article du 2 Décembre 2015, suscité, semble-t-il, par la DGSN, pour me discréditer, suite à mon arrestation, le 28 Novembre 2015, après la conférence sur le génocide d’Inal que j’avais donnée au siège de l’AJD-MR, voici sa réaction : « Oumar ould Beibacar est un des assassins des martyrs de Oualata ; et de bien d’autres, certainement. Les bourreaux comme Oumar ould Boubacar doivent répondre devant la justice. »

Au milieu de l’année 2018, j’ai publié les photos des martyrs Djigo Tafsirou, Ba Abdoul Ghoudouss et Ba Alassane Oumar, sur ma page Facebook que je fus surpris de voir ainsi commentée par Ousmane Abdoul Sarr : « Oumar Boubacar, ces tombes sont celles de nos martyrs, nous les Peuls, les “juifs” du maudit fort que tu commandais.

Laisses nos martyrs dormir en paix ! Toi, le colonel Vaida et tous les autres assassins, vos places sont dans le box des accusés. Honte à vous qui soutenez des racistes, criminels et assassins ! Ghoudouss était mon ami, mon frère, mon camarade. Paix à son âme ! » Je lui répondis aussitôt : « Ousmane Abdoul Sarr, toi, tu n’es pas mauritanien, tu n’as aucune racine en Mauritanie. 

Quand tu y viens, tu es obligé de chercher des amis chez qui loger, parce que tu n’as aucun parent ici. Tu es un agent triple de renseignements : des Sénégalais, ton pays d’origine et de toujours ; des Mauritaniens, ton pays adoptif de quelques années, qui te chargea de semer la zizanie dans les rangs de la diaspora ; et des Français, ta nouvelle patrie.

Tu étais aussi le vulgaire petit agent de renseignements de Bobaly, le régisseur de la prison de Oualata, à qui tu aurais dénoncé, entre autres, tes vingt-deux collègues qui avaient réussi à enlever discrètement leurs chaînes, provoquant ainsi leur châtiment, en cette horrible nuit du 22 Mars 1988. Le bourreau, le cannibale, c’est bien toi qui vis du sang de tes amis enterrés à Jreida et à Oualata. 

Pourquoi n’as-tu jamais demandé, aux autorités, de te montrer le site des tombes, de tes trois amis assassinés le 6 Décembre 1987, pour leur rendre visite, comme le firent les parents et amis des officiers du 16 Mars 1981? Pourquoi n’as-tu jamais rendu visite aux tombes de ton ami Ba Abdoul Ghoudouss et de ses deux autres compagnons, lui qui t’avait fait entrer dans l’Histoire, toi, le minable petit sergent sans foi ni loi? 

Pourtant, tu connais bien leur emplacement, et leur accès n’a jamais été interdit. Mais c’est surtout ton ingratitude qui t’empêche de franchir le pas. 

Tu m’as traité de génocidaire, sans doute sur instruction de tes patrons de la DGSN, pour me discréditer, sans y apporter aucune preuve, lorsque j’ai dénoncé le massacre d’Inal dans une conférence au siège de l’AJD-MR, le 28 Novembre 2015. 

Pourquoi les ayants droit et toi ne portez-vous pas plainte contre moi, devant les juridictions mauritaniennes, sachant que les crimes et délits commis à Oualata ne sont pas amnistiés et que les crimes de sang sont imprescriptibles ?

La loi 93-23 du 14 Juin 1993 portant amnistie ne concerne en effet que les membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er Janvier 1989 et le 18 Avril 1992, relatives aux événements qui se sont déroulés au sein des forces armées et ayant engendré des actions armées et des actes de violence. 

Situés entre le 26 Août et le 28 Septembre 1988, les décès de tes compagnons ne sont donc pas couverts par ladite loi. Toi, tu es un grand menteur et n’as, dans ton cœur, que la haine envers les Maures. Tu es un vrai raciste.

Pourquoi ne peux-tu pas citer un seul témoin, parmi les cent prisonniers qui étaient avec toi, pour crédibiliser tes allégations de génocidaire et de bourreau dont tu m’accuses ? Moi, je ne te pardonnerai jamais et j’attends la justice du Tout-puissant. »

Voici sa réponse à propos de la Mauritanie : « […] j’aurais tellement souhaité ne jamais connaitre ce pays raciste et esclavagiste dont il faudra redéfinir les frontières et brûler le drapeau ! ». Il divague, preuve incontestable qu’il n’a jamais été un vrai mauritanien. 

D’après mes investigations au sujet de ce sergent sénégalais, il aurait été recruté dans l’armée nationale par le lieutenant martyr Sarr Amadou qui lui aurait procuré un état-civil mauritanien. Il se serait spécialisé en mécanique et muté à la 6ème région militaire où il se sera surtout distingué par son alcoolisme. 

C’est là qu’il fit connaissance avec le futur général Ould Abdel Aziz, sénégalais et mécanicien comme lui, jusqu’à devenir très bons amis. Avant d’être muté au Génie où, sur recommandation du lieutenant Sarr, dirigeant du projet de coup d’Etat du 22 Octobre 1987, le lieutenant Abdoul Ghoudouss lui confia la coordination des éléments putschistes du Génie, avant son départ en stage en Algérie. Voilà comment Ousmane Abdoul Sarr entra-t-il dans l’Histoire, avec sa condamnation à vingt ans de prison ferme.

Pendant son séjour en France, il se serait converti en trafiquant d’état-civil mauritanien, vendant la nationalité mauritanienne à plusieurs africains, majoritairement des sénégalais, contre une somme importante, avant d’être stoppé par l’informatisation de l’état-civil mauritanien.

Il joua également un rôle principal dans le ridicule scénario monté, en 2011, par des irresponsables, pour faire plaisir à son ami et compatriote le général Ould Abdel Aziz, visant à saboter la solution définitive du passif humanitaire, en trompant les veuves et les victimes.

Homme sans consistance, le sergent manque de lucidité et de cohérence dans toutes ses sorties m’accusant gratuitement d’assassin et de tortionnaire. Il évoque des listes mais mon nom ne figure sur aucune, même pas celle d’AVOMM « Association d’aides aux Veuves et aux Orphelins des Militaires Mauritaniens », fondée le 25 Décembre 1995 à Paris, dont il serait l’un des cofondateurs et qu’il présida pendant quelques années. 

Cette incohérence, prouve qu’en toutes ses sorties, le sergent était probablement en état d’ivresse. Comme le disait le physicien Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui y assistent et ne disent rien ». (A suivre) 

le calame

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Info CRIDEM : Kane Hamidou Baba chez Aziz, à l’insu des autres candidats de l’opposition

Info CRIDEM : Kane Hamidou Baba chez Aziz, à l’insu des autres candidats de l’opposition

Le candidat de la Coalition Vivre Ensemble (CVE) Kane Hamidou Baba a été reçu ce mercredi par le président Aziz, a appris jeudi CRIDEM d’une source proche d’un candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 22 Juin 2019.

Une démarche qui s’est faite, selon la source de CRIDEM, à l’insu des autres candidats de l’opposition, à savoir Biram Dah ABEID, Mohamed Ould Maouloud et Sidi Mohamed Ould Boubacar.

Après cette rencontre avec le président Aziz, KHB a été “convoqué” par ses collègues de l’opposition pour s’expliquer sur sa démarche jugée unilatérale et qui s’est faite sans concertation.

Cette rencontre entre KHB et le président Aziz risque de faire voler en éclats l’opposition mauritanienne, car déjà, on parle de “grande déception, de surprise, de volteface et de marchandage qui n’a rien à voir avec les principes”.

“M. Kane a toujours dit qu’il excluait tout contact avec le pouvoir tant que tous les prisonniers n’ont pas été libérés. Ce qui n’est pas le cas, puisque 70 personnes sont toujours en prison. M. Kane défendait également la position qu’il ne fallait jamais discuter avec Aziz, mais avec le nouveau (Ghazouani, NDLR). Au niveau de l’opposition, on était tous tombés d’accord de faire les choses dans la transparence, ce qui n’a pas été le cas”, explique la source de CRIDEM.

Rappelons qu’un début de dialogue a été amorcé entre l’opposition et le pouvoir en place. 

Par La rédaction de cridem.org

©CRIDEM / (25 Juillet 2019)

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DÉCLARATION COMMUNE DES CANDIDATS DE L´OPPOSITION

altA la veille de la fin de son ultime mandat, le Président de la République, M .Mohamed Ould Abdel Aziz, s’évertue à prouver son attachement à sa fameuse déclaration d’intention selon laquelle la fin de son mandat ne signifie en rien son éloignement de la gestion de la vie publique du pays. Tous les actes qu’il pose depuis son dernier hold-up électoral, consistent à récompenser outrageusement sa clientèle politico-affairiste ou à rendre difficile toute normalisation de la vie politique, administrative, économique et sociale du pays- qu’il verrouille méthodiquement, à travers notamment :

-la multiplication des nominations de convenance dans des postes hautement stratégiques comme par exemple pour certains postes d’ambassadeurs ;

-la rallonge budgétaire de 17 milliards d’ouguiyas arrachée à un Parlement transformé en simple chambre d’enregistrement, pour payer des hommes d’affaires de son entourage immédiat, des travaux d’infrastructures routières, objets de marchés juteux et douteux ;

-la multiplication de concessions foncières et autres licences en tous genres, octroyées sans aucune logique autre que le clientélisme et l’affairisme sans vergogne ;

-une campagne de répression ciblée, d’une brutalité inouïe contre certaines populations, dans le seul but de semer l’effroi et d’envenimer artificiellement le climat politique sur des bases ethniques et   raciales, semer la suspicion et la zizanie entre citoyens paisibles, et détourner l’opinion du scandale du hold- up électoral ;

-la relance de la procédure de poursuite abusive contre certains concitoyens pour des motifs strictement politiques, notamment devant Interpol malgré l’échec cuisant de la première tentative d’instrumentalisation de cette instance internationale ;

-la tentative éhontée d’impliquer des pays frères dans la crise électorale en cours ;

-l’occupation massive de l’espace médiatique à coups d’« inaugurations » ou de réceptions de projets sans lendemain, destinés à  rejoindre le parc grouillant d’éléphants blancs de ce régime, avec pour seul réel objectif de détourner l’opinion sur ses forfaits passés et présents ;

Malgré cette situation délétère et pour aider à créer un climat favorable à la paix civile et pour trouver une issue véritable à cette crise, l’opposition démocratique, à travers les 4 candidats soussignés, n’a cessé de lancer des appels au bon sens et au dialogue en vue d’une véritable normalisation de la vie politique du pays. Pour ce faire, il sera nécessaire de prendre immédiatement les mesures suivantes qui permettront d’ouvrir la voie au dialogue :

La libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise post-électorale provoquée par le régime ;
L’arrêt immédiat et définitif de toutes les poursuites arbitraires contre les personnes visées par des procédures judiciaires abusives, aussi bien à l’intérieur du pays ( syndicalistes, journalistes, sénateurs…) qu’à l’extérieur notamment Mohamed Ould Bouamatou, Mohamed Debagh, Limam Chav’i, Vervoura Mint Boba …
Nous lançons un appel solennel à l’ensemble de notre peuple et à tous les patriotes et démocrates du pays, pour renforcer notre unité et pour déjouer toute tentative du président actuel de perpétuer son pouvoir personnel dans l’ombre ou de créer une atmosphère propice à l’instabilité et préjudiciable à toute normalisation démocratique.

             Les Candidats à l’élection présidentielle du 22 juin 2019

le calame

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Biram Dah ABEID reçu au siège de la CNDH : L’intervention de son Président, Me Bouhoubeyni

Biram Dah ABEID reçu au siège de la CNDH : L'intervention de son Président, Me BouhoubeyniCNDH – Je suis honoré par la visite d’un défenseur des droits de l’homme de l’envergure du président Biram Dah Abeid.

Je suis très touché par les sentiments qu’il a exprimés à mon égard et par la confiance qu’il accorde à la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Le président Biram est un ami, un frère, nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes idéaux de liberté et de justice, en fait nous menons depuis toujours parfois ensemble parfois séparément le même combat pour une Mauritanie juste, tolérante, équitable et prospère.

Aujourd’hui, nous sommes honorés d’obtenir le soutien du président Biram au combat de la Commission Nationale des Droits de l’Homme pour cultiver les valeurs de l’égalité, les valeurs de la paix, les valeurs de la tolérance et du respect de l’autre à travers le dialogue et le débat.

Vous savez le racisme, l’extrémisme et le terrorisme se construisent à partir de préjugés et de représentation erronée de l’autre, il faut déconstruire ces préjugés à travers le dialogue.

Lorsque notre regard est un regard positif sur l’autre qui est différent, la cohésion sociale s’en trouve renforcée.

Tous les pays du monde ont connu des violations graves des droits de l’homme, la torture, l’esclavage, les procès inéquitables, les exécutions extrajudiciaires, l’exploitation.

Dans tous les pays du monde, des citoyens ont fait du tort à d’autres citoyens, dans tous les pays du monde, l’État a du faire du tort, à un moment donné, à certains de ses propres concitoyens mais justement l’esprit de la démocratie, c’est de gérer pacifiquement les dissensions. Un pays qui discute pacifiquement de manière forte des questions essentielles est dans la démocratie.

Nous voulons que la Commission Nationale des Droits de l’Homme, cette institution constitutionnelle en charge de la promotion et de la protection des droits de l’homme, soit le lieu du débat permanent sur toutes les questions nationales sans distinction.

Les bases d’une paix durable se construisent là où il y’a le respect de la dignité humaine. Enfin permettez-moi Monsieur le président de vous renouveler mes remerciements et de vous confirmer que la Commission Nationale des Droits de l’Homme jouera pleinement son rôle en tant que structure indépendante au service des Droits de l’homme en Mauritanie et au service de tous les citoyens, sans aucune distinction.

Nouakchott, le 24 Juillet 2019

 

cridem

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Ely et ses divagations

altProbablement atteint du syndrome de la page blanche, dû à un delirium latent, le sieur Ely O. Sneiba n’a trouvé mieux que de se lancer dans une perfide diatribe envers la communauté peule, qu’il ne porte assurément pas dans son cœur . Et pourtant Dieu sait qu’il y a du grain à moudre; entre ces élections volées, le pauvre M’Khaitir que certains barbus continuent à vouloir envoyer à la potence et le dangereux bicephalisme vers lequel on s’achemine, voilà matière à réflexion. Ignorant tous ces sujets qui doivent interpeller son intellect, notre intellectuel préfère dégurgiter cette tirade anti- Haal Pulaar. Ceux-ci, justement, déconseillent, dans un célèbre adage, de répondre aux agissements du baudet, de peur tomber aussi bas mais je ne pus résister face à ces grotesques affabulations.

Dans ce pamphlet, où l’ignorance le dispute à la mauvaise foi, l’arrogance à l’hypocrisie, on a du mal à saisir ce qu’il reproche exactement à cette communauté. Tantôt, c’est Hamidou Baaba et son interview, tantôt les Haal Pulaar du Sénégal, ou les “Naar” absents du gouvernement sénégalais, le coup d’Etat de 87, la diaspora … “what is exactly the problem?”

 

Ce genre de sorties, reflète en réalité une profonde anxiété identitaire doublée d’une permanente incertitude existentielle des arabophiles mauritaniens et l’ambition utopique qu’ils nourrissent: une Mauritanie exclusivement arabe. Seulement, cette chimère est entravée par la présence de ces négro-mauritaniens, en particulier, peulh qui refusent toute aliénation. Si seulement les choses pouvaient se passer comme dans le reste de l’Afrique du Nord, où la population autochtone noire a été presque effacée ou complètement reléguée au second plan, tel un enfant taré qu’on cache au monde. C’est sous cet angle et sous cet angle seulement qu’il faudra analyser ces récurrentes sorties au vitriol contre les Haal Pulaaren.

Pour en venir à la substance de son propos, si substance il y a, j’aurai souhaité que notre professeur fût honnête dans son analyse, constant dans sa démarche et juste dans ses conclusions. La rigueur intellectuelle aurait voulu qu’il ait retourné les outils d’anslyse dans l’autre sens, en exposant les agissements de sa communauté en Mauritanie et dans les pays voisins. A moins qu’il ne soit un de ces intellectuels que décrivait Barres: “Rien n’est pire que ces bandes de demi-intellectuels. Une demi-culture détruit l’instinct sans lui substituer une conscience.”

Ely entame son propos par deux termes inapropriés, preuve de son ignorance de cette communauté qu’il tient à stigmatiser, à moins que ça ne soit une plaisanterie mal venue. Je rappelle à sa gouverne que le mot “Naar” est totalement inconnu en milieu milieu peulh, nous ne l’utilisons nulle part dans notre langue; ni pour les objets, ni pour les animaux, encore moins pour les humains.

Pour la petite histoire, sachez monsieur que si N’dar a été la capitale de la Mauritanie à un moment donné de son histoire, cela n’a rien à voir à cette prétendue “présence ancestrales des arabo-Mauritaniens (comme vous dites) au pays de la teranga. La vérité est qu’il fallait forcer le destin en donnant à ce pays que certains voisins ne voulaient pas des symboles même provisoires. Ironie de l’histoire, ce sont ces mêmes voisins qui sont courtisés, quant à ceux qui ont assisté à cette difficile genèse, leurs ressortissants constituent le souffre douleur de presque tout et chacun.

Quant à la présence soit-disant ancestrale des maures à St-Louis, je vous renvoie à cette boutade (adage) peulh: ” hol hamme, hol hoore weendu”?

Le racisme d’Etat dont la dénonciation vous désoblige tant est une réalité en Mauritanie. Il ne peut être assimilé aux problèmes de pauvreté ou d’emplois inhérents au sous-devoppement ou à la mal gouvernance. Il s’agit de ce racisme structurel qui gangrène la Mauritanie. Celui qui fait la part belle à la culture arabe-berbère dans les médias alors que celle des négro-africains est réduite comme une peau de chagrin. Le fait que créer une entreprise pour un noir en Mauritanie, c’est La croix et la bannière, alors les boulevards de la richesse sont largement ouverts à la communauté maure. C’est aussi ces écoles d’élites ou seuls les enfants d’une certaine communauté sont admis. Mais aussi cette “sécurisation” de cet État civil qui ne vise en réalité qu’à sécuriser la prédominance des arabo-berbères par le refus d’enrôler les négro-africains et les Haratines. C’est aussi la confiscation des terres des pauvres paysans de la vallée…

Voilà ce que nous dénonçons et que vous devriez aussi, si la stabilité du pays vous préoccupe tant soit peu.

Les Haal Pulaar et tous les autres négro-mauritaniens ne demandent aucune faveur, aucune largesse, ils sont assez entreprenants par eux-mêmes. Ce qu’ils demandent, c’est l’égal accès aux conditions d’accumulation de la richesse.

Vous conviendrait avec moi qu’il est quand même curieux, que les Noirs de Mauritanie qui excellent partout dans le monde avec des affaires florissantes dans tous les continents n’arrivent pas à reproduire le même talent chez eux. Ceci n’est pas un problème de sous-développement, c’est du racisme pur et dur.

C’est vrai qu’aucun Arabo-berbère n’occupe un poste ministériel ou administratif au Sénégal, mais pas pour les raisons que vous suggèrez. L’honnêteté vous commande à pousser la réflexion jusqu’au bout. Vous feignez d’ignorer que ces compatriotes ont préféré retourner en Mauritanie pour occuper les mêmes fonctions, contrairement à ceux que vous appelez cyniquement ” les naturalisés mauritanien” qui se sont contentés de postes de second niveau, en dépit de leurs qualifications avérées.

Dans la même foulée, vous semblez avoir quelque chose d’insaisisable envers le Sénégal, une certaine amertume, une envie; comme certains d’ailleur de nos compatriotes. Ce Sénégal si proche, mais pourtant si différent. Un pays de négres adulé par les arabes. Un pays si pauvre, mais si influent dans le monde. Cela n’est pas du goût des nationalistes arabo-berbères dont vous épousez les thèses.

Sachez tous que la force de ce pays ce sont ses intellectuels qui ont su taire leurs clivages ethniques pour faire de cette diversité culturelle une nation fière. C’est son armée républicaine qui ne cherche jamais à accéder au pouvoir. Enfin, c’est cette démocratie, même imparfaite, qui permet au peuple de faire partir un président qui voulait rester plus que la constitution le lui permet. Tout le contraire de ce qui passe chez nous.

Vous avez parfaitement raison quand vous dites ” quand on cultive le particularisme tout se gâte et les œillères sectaires nous font faire un mauvais focus “. Qui cultive le particularisme en Mauritanie? Qui ne veut pas habiter avec les noirs ou apprendre leurs langues de peur d’être associés à eux. Enfin qui porte des œillères qui ne permettent de ne voir que dans une direction: l’orient?

Il est tout à fait normal et souhaitable pour un pays que chacun se préoccupe de ” la place, du rôle et du devenir de son groupe ethnique” cela s’appelle de la diversité. Le mal commence quand un groupe ethnique cherche à anéantir politiquement, culturellement et économiquement tous les autres dans un espace où la cohabitation est inévitable. C’est ce que les Négro-africains refusent. Nous ne voulons qu’une chose qu’on nous laisse vivre notre négritude, comme vous vivez votre culture.

Mais enfin ne soyez pas comme le baudet dans la culture maure: ” le’en nachrab aana, ya’amel yeddegdeg al hassi”.

La lutte continue

Abou Hamidou Sy

FPC/Amérique du Nord

 

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