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Une délégation des FLAM à la rencontre des marcheurs rapatriés: « Votre combat dépasse les doléances ponctuelles »
Une délégation du Mouvement des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), conduite par son président, M. Samba Thiam a rencontré, ce jeudi, premier mai, à 65 Km de Nouakchott, les militants de l’Union nationale des rapatriés mauritaniens du Sénégal (UNRMS) qui ont entamé, depuis le vendredi dernier une marche en direction de Nouakchott pour plaider leur cause auprès du président de la République. C’est aux environs de 13 H que la délégation est arrivée à la halte du jour des braves hommes et femmes marcheurs. L’objectif de ce déplacement du président Thiam est de témoigner aux rapatriés la solidarité des FLAM, d’une part, de leur remettre un montant symbolique du mouvement pour les aider à relever leur défi.
Dans un mot qu’il a prononcé à cette occasion, le président Samba a salué le courage et la détermination des femmes et des hommes qui ont décidé de franchir, plus de 400 Km, en cette période de chaleur pour venir plaider leur cause auprès des plus hautes autorités du pays. C’est pour le président des FLAM aussi l’occasion de renouer avec les hommes et les femmes avec lesquels il a partagé les douleurs de l’exil forcé. Samba Thiam a rappelé les trois points sur lesquels il a toujours insisté tout au long de la vallée, dans différents sites. Il s’agit de refuser la réintégration et résignation en se transformant en sénégalais. Le deuxième point porte sur le refus du retour clandestin de Ould Taya, et enfin, connaître les véritable raisons politiques de la déportation des négro-mauritaniens en 1989 pour les combattre. Pour le président des FLAM, les conditions politiques de l’époque n’ont pas changé, pis, ils ont même empiré parce que bientôt six ans après leur retour, les rapatriés demeurent des refugiés chez eux, n’ont droit à rien : « nous sommes exclus de tout, école, économie, armée, police, gendarmerie, garde etc.» Le président des FLAM a demandé de rapatriés de rester unis, mais aussi et surtout de ne pas perdre de vue que les préoccupations de la communauté negro africaine vont au-delà des doléances, c’est un problème de cohabitation qu’il faut régler, une injustice et une marginalisation à combattre. C’est le sens du combat des FLAM depuis sa création, a rappelé Samba Thiam.
Le président des FLAM était accompagné d’Aboubécrine Diallo, Aminata Wane, Hachim Diako, M et Mme Kamisso, Tandia Mounir et Hamath Diallo. On notait également la présence de Dr Dia Alassane, président de TPN.
Répondant au président des FLAM, le président de l’Union nationale des rapatriés du Sénégal , NDiaye Ibrahima Amadou a remercié l’ensemble de la délégation mais aussi tous ceux qui leur ont apporté aide et assistance. M N’Diaye s’est dit sensible du mot prononcé et a rappelé aux marcheurs l’impérieuse nécessité de demeurer unis, de se méfier des oiseaux de mauvais augures qui tenteront, sans nul doute de récupérer leur action. Cette marche a pour but de trouver des solutions à nos problèmes, souligne le président de l’UNRS. Unis et solidaires, nous vaincrons, désunis, nous perdons » affirme M N’Diaye.
Signalons que la centaine de marcheurs enregistre, chaque jour, le renfort d’autres rapatriés. Et le cortège entre à Nouakchott, le dimanche prochain.
TPN solidaire des rapatriés
Présent sur les lieux, le président de Touche pas à ma nationalité, Dr Dia Alassane a lui aussi apporté la solidarité et l’appui de son organisation aux marcheurs. Dia Alassane a rappelé le combat que mène TPN depuis sa naissance et la récente marche que son organisation a tenté d’effectuer à l’occasion du 25e Anniversaire de la déportation des négro-mauritaniens. Le président de TPN a appelé à l’unité de l’ensemble des victimes du racisme d’état, seul moyen de le dynamiter.
LE CALAME 2 MAI 2014
Le président des FLAM chez l’ex président Sidi Ould Cheikh Abdallahi
Au terme de sa visite au Trarza, le président des FLAM, Samba Thiam a rendu une visite de courtoisie à l’ex président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, dans son fief de Lemden, au Brakna.
Selon des sources proches du Mouvement, cette rencontre s’est déroulée dans une ambiance cordiale. Les deux hommes ont échangé sur les questions de l’heure, la décrispation politique, le renforcement de l’unité et la cohésion sociale du pays. Les deux hommes se sont dits préoccupés par l’avenir de leur pays.
Le président des FLAM a mis cette rencontre à profit pour expliquer à l’ancien président les raisons qui ont conduit son mouvement à revenir combattre de l’intérieur les injustices que les FLAM ont dénoncées et continuent de dénoncer, les démarches qu’il a entreprises depuis son retour au bercail, auprès des acteurs de la scène politique et ce qu’il envisage de faire, à l’avenir.
En effet, pour les FLAM, rien n’a changé dans la marginalisation politique, économique et culturelle des négro-mauritaniens.
Rappelons que c’est sous Sidi Ould Cheikh Abdallahi que la décision de retour organisé des déportés négro mauritaniens au Sénégal a été décidée
LE CALAME.
Mauritanie: les FLAM renvoient l’ascenseur à Sidioca
Le président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie ( FLAM) a rendu visite cette semaine l’ancien président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi dans son fief à Lemden dans le Brakna dans le cadre de sa tournée dans la vallée du Fleuve Sénégal. Une visite de courtoisie et hautement symbolique. Samba Thiam rend ainsi la monnaie au premier président civil mauritanien après 30 ans de dictature militaire et deuxième après le père de la nation Mokhtar Ould Daddah. L’ancien président l’avait reçu en 2008 en marge de l’Assemblée des Nations-Unies à New-York. Une époque où les FLAM étaient encore diabolisées par les locataires successifs du palais de Nouakchott. Ces retrouvailles entre les deux hommes interviennent dans un contexte où le redéploiement du mouvement commence à porter ses fruits en Mauritanie.
L’histoire est parfois ingrate surtout pour le premier président civil mauritanien élu démocratiquement en 2007 et renversé par un coup d’Etat par le général Ould Aziz en 2008 aujourd’hui président après avoir été élu en juillet 2009. Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait voulu faire de son mandat un quinquennat de réconciliation avec tous les mauritaniens. C’est dans cette perspective qu’il avait reçu en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies en 2008 le président des FLAM Samba Thiam. Il était question du retour du mouvement en Mauritanie et du règlement du passif humanitaire, deux dossiers brûlants dont le premier n’a abouti qu’en 2012. Six ans après cette discussion, les deux hommes se retrouvent cette fois-ci dans le fief même de l’ancien président à Lemden dans le Brakna. SIDIOCA n’est plus président et Samba Thiam est rentré au pays. Mais rien n’a changé par rapport à la cohabitation des différentes communautés du pays. Pire le président Ould Aziz a tourné le dos à la réconciliation nationale et le pays traverse une crise politique et sociale. Absence de dialogue inclusif avec l’opposition et les syndicats. Le recensement biométrique discriminatoire divise la classe politique et fait des noirs des apatrides et sans papiers chez eux et à l’étranger.
Cette visite du leader négro-africain à l’ancien président SIDIOCA semble sceller une amitié entre les deux personnalités et s’inscrit dans le cadre d’un périple dans la vallée dont l’objectif est de partager avec les rapatriés du Sénégal leurs préoccupations quotidiennes et leurs craintes pour l’avenir. Une visite de courtoisie et hautement symbolique pour rendre la monnaie à celui qui avait accepté le dialogue avec le chef d’un mouvement honni par les différents locataires du palais de Nouakchott. Homme de paix SIDIOCA croit toujours à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Il reste celui qui avait amorcé avec l’ancien prisonnier de Oualata le redéploiement des FLAM à Nouakchott qui commence aujourd’hui à porter ses fruits. Samba Thiam jouit d’une autre image celle d’un leadership qui veut rassembler toutes les forces politiques du pays pour réconcilier tous les mauritaniens. Pas facile au moment même où le leader négro mauritanien vient d’achever sa tournée dans la vallée et constater de visu les humiliations des populations du Sud victimes de spoliation de leurs terres par des investisseurs étrangers ou de capitalistes nationaux proches du régime de Ould Aziz.
Yaya Chérif KANE
Journaliste-Rouen-France.
31ième Anniversaire des FLAM : Célébré sous le sceau de la déception
Les leaders des FLAM sont rentrés l’année dernière de leur long exil, animés par la profonde conviction que les choses ont incontestablement changé avec le départ forcé de l’ancien système politique despote de l’ex Chef de l’Etat Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya. L’avènement d’un régime qui s’est particulièrement illustré par ses volontés manifestes et engagées d’œuvrer à la reconstruction d’une Mauritanie une et indivisible, débarrassée de tous les apesanteurs était une raison de plus de nourrir beaucoup d’espoirs d’un avenir rayonnant pour les mauritaniens toutes communautés confondues.
Mais, plusieurs mois après le diagnostic de la réalité du terrain, la partie immergée de l’iceberg a convaincu le mouvement que tout est à recommencer, allant même à envisager l’autonomie du sud mauritanien dans l’optique ambiante des actuels dirigeants mauritaniens de poursuivre leur maintien de l’invivable et discriminatoire statu quo.
Les FLAM ont organisé samedi dernier un meeting dans les locaux de la case, s’inscrivant dans le cadre de leur commémoration du 31iéme anniversaire du mouvement. Plusieurs personnalités politiques ont assisté à cet événement dont entre autres Ba Mamadou Alassane président du PLEJ, Ba Alassane dit Balas, leader du parti Arc en ciel, Kane Hamidou Baba président du MPR, l’ex président de la Communauté Urbaine de Nouakchott Ahmed Hamza…
Plusieurs militants et sympathisants du mouvement étaient également présents à cette fête inaugurée par la prestation des rappeurs mauritaniens Brack fouta et RASTA. Une minute de silence, en hommage aux amis et frères de lutte décédés dans le mouroir d’Oualata ainsi qu’au jeune Lamine Magane à Maghama a été observée.
Dans une intervention faite à cette occasion, le président du PLEJ a indiqué que malgré de longues années de diabolisation, les FLAM avaient réussi, grâce à leur courage et à leur déterminations à associer les mauritaniens à leurs convictions patriotiques pour la Mauritanie.
Conscient que seule l’unité fait la force, moi avec mes frères des partis politiques Flam, Arc en Ciel, MPR, nous avons discuté et nous nous sommes entendus de rassembler nos forces pour assurer changement constructif en Mauritanie a indiqué Ba Mamadou Alassane.
De son coté, Ahmed Hamza, a indiqué que « le multipartisme doit être un avantage et non un handicap pour l’unité dans l’égalité et la justice »n mettant en exergue la nécessité d’union pour réussir le combat.
Prenant à son tour la parole, sous un tonnerre d’applaudissement, le président du FLAM, Samba Thiam est rappelé les objectifs du mouvement ainsi que ses ambitions pour assurer un changement constructif en Mauritanie.
« Nous avons rencontré tous les responsables du pays à commencer par le président de la république, le président de l’assemblée nationale, les chefs d’Etat- major entre autres pour leur faire comprendre notre combat, notre vision sur le pays. si certains ont compris le message, nombreux sont ceux qui n’entendent pas de cette oreille.» a-t-il dit.
Et d’ajouter « nous avons rencontré par la suite les responsables de la communauté internationale pour leur faire comprendre la discrimination dont les négromauritaniens sont victimes en Mauritanie » a-t-il dit, précisant que cette ségrégation est cruellement présente à tous les secteurs de la vie politique et socioéconomique du pays.
« Les négros mauritaniens sont discriminés dans tous les secteurs, dans le pouvoir, au niveau de l’éducation et dans le partage des biens publics. Si ça continue de cette façon, nous serons noyés et nos enfants le seront aussi » a-t-il déploré.
Et de conclure « pour changer cette situation, il faut que les victimes de cette discrimination se lèvent en premier pour arracher leur droit avant que le autres ne viennent les soustraire » proposant r une “autonome de certaines régions” basée sur des critères d’”homogénéité culturelle, sociale économique et de l’identité politique”, pour régler le problème d’”oppression contre les Négro-africains”.
Ce qui correspond à une recommandation de dernière recours, qui ne peut être exprimée par des leaders politiques, de quelque nature qu’ils soient, sauf si la déception a atteint son paroxysme et que la tolérance n’est possible qu’en contrepartie de l’indignité.
Un message très édifiant pour que les autorités prennent conscience de la gravité de la situation et agir en conséquence le plus vite possible pour sauver l’unité de la Mauritanie.
Ba Abou et MOML- LE RÉNOVATEUR QUOTIDIEN
31e anniversaire du FLAM : Samba Thiam soulève le problème de la cohabitaion – [PhotoReportage]
Samba Thiam président du FLAM a insisté, ce samedi 22 mars, sur la nécessité de résoudre la question de la cohabitation entre les différentes composantes de la Mauritanie. Thiam qui s’est exprimé dans le cadre d’un meeting organisé à La Case, à l’occasion du 31e anniversaire de son organisation, a affirmé que le dépassement de l’exclusion qui frappe les communautés noires du pays est d’autant plus nécessaire qu’il permet de garantir la stabilité.
Il a déclaré en filigrane qu’aucun pays ne peut supporter durablement le poids de la discrimination et c’est pourquoi lui et son organisation ont fait le tour des acteurs politiques afin de leur fait part de la nécessité d’apporter une solution au problème de la cohabitation.
En fait comment s’y prendre pour dépasser la question ?
Pour Isselmou Ould Dellahi, président du Parti des verts, il faut que les Noirs soient unis. «Pour que le combat (contre la discrimination, l’exclusion) avance il faut que tous les partis politiques négros-mauritaniens soient unis de sorte qu’il y ait équilibre (entre les différentes composantes du pays)», dit-il. Dellahi a laissé entendre que les maures dont il est issu ont besoin de l’union des Noirs car cela garantira la tranquillité au pays.
Les partis politiques négros-mauritaniens ont travaillé à l’union sacrée, a déclaré pour sa part Bâ Mamadou Alassane, président du PLEJ. «Kane Hamidou Babaprésident du MPR ; Balas, leader d’Arc en ciel ; Samba Thiam, dirigeant duFLAM et moi-même, nous nous sommes réunis pour une réflexion, nous avons dégagé des solutions pour qu’aucune communauté ne soit plus opprimée », dit-il avant d’ajouter en substance :
« nous sommes décidés à contacter les différents acteurs de la scène nationale pour leur soumettre nos vues, tenir compte de leurs propositions, afin qu’on dégage une solution consensuelle en ce qui concerne le problème de la cohabitation». Toutefois Bâ Mamadou Alassane a tenu à préciser que les partis politiques noirs ne sont ni racistes ni séparatistes. Nous sommes contre l’injustice, contre le séparatisme, contre le racisme, dit-il.
Ahmed Hamza après avoir salué le combat du FLAM a laissé entendre qu’il y a bien injustice et que les Noirs en sont les
premières victimes. Il a également affirmé qu’il aidera à la diffusion du message du FLAM mais qu’il ne partage pas les vues de son cousin Dellahi. Selon lui «il y a trop de partis blacks» partant une union est nécessaire mais toutefois les Negros-Mauritaniens doivent s’ouvrir aux autres et s’atteler à favoriser l’unité pour mener à bien le combat contre les injustices de toutes sortes.
Enfin Youssouf Mohamed Sylla, membre du bureau dirigeant de TPMN dont le coordinateur est le docteur Alassane Dia (à ne pas confondre avec l’autre TPMNdirigé par Wane Abdoul Birane) a salué pour sa part le combat du FLAM en s’en prenant avec virulence à ces Noirs qui ont longtemps diabolisé l’organisation dirigée par Samba Thiam.
Et pour finir Il a déclaré que son organisation TPMN est solidaire de toute organisation qui combat l’injustice, la discrimination et le racisme. Une façon de dire que le FLAM n’est pas raciste.
SC
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