Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie: les FLAM renvoient l’ascenseur à Sidioca

altLe président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie ( FLAM) a rendu visite cette semaine l’ancien président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi dans son fief à Lemden dans le Brakna dans le cadre de sa tournée dans la vallée du Fleuve Sénégal. Une visite de courtoisie et hautement symbolique. Samba Thiam rend ainsi la monnaie au premier président civil mauritanien après 30 ans de dictature militaire et deuxième après le père de la nation Mokhtar Ould Daddah. L’ancien président l’avait reçu en 2008 en marge de l’Assemblée des Nations-Unies à New-York. Une époque où les FLAM étaient encore diabolisées par les locataires successifs du palais de Nouakchott. Ces retrouvailles entre les deux hommes interviennent dans un contexte où le redéploiement du mouvement commence à porter ses fruits en Mauritanie.

 

L’histoire est parfois ingrate surtout pour le premier président civil mauritanien élu démocratiquement en 2007 et renversé par un coup d’Etat par le général Ould Aziz en 2008 aujourd’hui président après avoir été élu en juillet 2009. Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait voulu faire de son mandat un quinquennat de réconciliation avec tous les mauritaniens. C’est dans cette perspective qu’il avait reçu en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies en 2008 le président des FLAM Samba Thiam. Il était question du retour du mouvement en Mauritanie et du règlement du passif humanitaire, deux dossiers brûlants dont le premier n’a abouti qu’en 2012. Six ans après cette discussion, les deux hommes se retrouvent cette fois-ci dans le fief même de l’ancien président à Lemden dans le Brakna. SIDIOCA n’est plus président et Samba Thiam est rentré au pays. Mais rien n’a changé par rapport à la cohabitation des différentes communautés du pays. Pire le président Ould Aziz a tourné le dos à la réconciliation nationale et le pays traverse une crise politique et sociale. Absence de dialogue inclusif avec l’opposition et les syndicats. Le recensement biométrique discriminatoire divise la classe politique et fait des noirs des apatrides et sans papiers chez eux et à l’étranger.

 

 Cette visite du leader négro-africain à l’ancien président SIDIOCA semble sceller une amitié entre les deux personnalités et s’inscrit dans le cadre d’un périple dans la vallée dont l’objectif est de partager avec les rapatriés du Sénégal leurs préoccupations quotidiennes et leurs craintes pour l’avenir. Une visite de courtoisie et hautement symbolique pour rendre la monnaie à celui qui avait accepté le dialogue avec le chef d’un mouvement honni par les différents locataires du palais de Nouakchott. Homme de paix SIDIOCA croit toujours à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Il reste celui qui avait amorcé avec l’ancien prisonnier de Oualata le redéploiement des FLAM à Nouakchott qui commence aujourd’hui à porter ses fruits. Samba Thiam jouit d’une autre image celle d’un leadership qui veut rassembler toutes les forces politiques du pays pour réconcilier tous les mauritaniens. Pas facile au moment même où le leader négro mauritanien vient d’achever sa tournée dans la vallée et constater de visu les humiliations des populations du Sud victimes de spoliation de leurs terres par des investisseurs étrangers ou de capitalistes nationaux proches du régime de Ould Aziz.

 

Yaya Chérif KANE

Journaliste-Rouen-France.

 

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31ième Anniversaire des FLAM : Célébré sous le sceau de la déception

altLes leaders des FLAM sont rentrés l’année dernière de leur long exil, animés par la profonde conviction que les choses ont incontestablement changé avec le départ forcé de l’ancien système politique despote de l’ex Chef de l’Etat Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya. L’avènement d’un régime qui s’est particulièrement illustré par ses volontés manifestes et engagées d’œuvrer à la reconstruction d’une Mauritanie une et indivisible, débarrassée de tous les apesanteurs était une raison de plus de nourrir beaucoup d’espoirs d’un avenir rayonnant pour les mauritaniens toutes communautés confondues.

Mais, plusieurs mois après le diagnostic de la réalité du terrain, la partie immergée de l’iceberg a convaincu le mouvement que tout est à recommencer, allant même à envisager l’autonomie du sud mauritanien dans l’optique ambiante des actuels dirigeants mauritaniens de poursuivre leur maintien de l’invivable et discriminatoire statu quo.

Les FLAM ont organisé samedi dernier un meeting dans les locaux de la case, s’inscrivant dans le cadre de leur commémoration du 31iéme anniversaire du mouvement. Plusieurs personnalités politiques ont assisté à cet événement dont entre autres Ba Mamadou Alassane président du PLEJ, Ba Alassane dit Balas, leader du parti Arc en ciel, Kane Hamidou Baba président du MPR, l’ex président de la Communauté Urbaine de Nouakchott Ahmed Hamza…

Plusieurs militants et sympathisants du mouvement étaient également présents à cette fête inaugurée par la prestation des rappeurs mauritaniens Brack fouta et RASTA. Une minute de silence, en hommage aux amis et frères de lutte décédés dans le mouroir d’Oualata ainsi qu’au jeune Lamine Magane à Maghama a été observée.

Dans une intervention faite à cette occasion, le président du PLEJ a indiqué que malgré de longues années de diabolisation, les FLAM avaient réussi, grâce à leur courage et à leur déterminations à associer les mauritaniens à leurs convictions patriotiques pour la Mauritanie.
Conscient que seule l’unité fait la force, moi avec mes frères des partis politiques Flam, Arc en Ciel, MPR, nous avons discuté et nous nous sommes entendus de rassembler nos forces pour assurer changement constructif en Mauritanie a indiqué Ba Mamadou Alassane.

De son coté, Ahmed Hamza, a indiqué que « le multipartisme doit être un avantage et non un handicap pour l’unité dans l’égalité et la justice »n mettant en exergue la nécessité d’union pour réussir le combat.

Prenant à son tour la parole, sous un tonnerre d’applaudissement, le président du FLAM, Samba Thiam est rappelé les objectifs du mouvement ainsi que ses ambitions pour assurer un changement constructif en Mauritanie.

« Nous avons rencontré tous les responsables du pays à commencer par le président de la république, le président de l’assemblée nationale, les chefs d’Etat- major entre autres pour leur faire comprendre notre combat, notre vision sur le pays. si certains ont compris le message, nombreux sont ceux qui n’entendent pas de cette oreille.» a-t-il dit.

Et d’ajouter « nous avons rencontré par la suite les responsables de la communauté internationale pour leur faire comprendre la discrimination dont les négromauritaniens sont victimes en Mauritanie » a-t-il dit, précisant que cette ségrégation est cruellement présente à tous les secteurs de la vie politique et socioéconomique du pays.

« Les négros mauritaniens sont discriminés dans tous les secteurs, dans le pouvoir, au niveau de l’éducation et dans le partage des biens publics. Si ça continue de cette façon, nous serons noyés et nos enfants le seront aussi » a-t-il déploré.

Et de conclure « pour changer cette situation, il faut que les victimes de cette discrimination se lèvent en premier pour arracher leur droit avant que le autres ne viennent les soustraire » proposant r une “autonome de certaines régions” basée sur des critères d’”homogénéité culturelle, sociale économique et de l’identité politique”, pour régler le problème d’”oppression contre les Négro-africains”.

Ce qui correspond à une recommandation de dernière recours, qui ne peut être exprimée par des leaders politiques, de quelque nature qu’ils soient, sauf si la déception a atteint son paroxysme et que la tolérance n’est possible qu’en contrepartie de l’indignité.

Un message très édifiant pour que les autorités prennent conscience de la gravité de la situation et agir en conséquence le plus vite possible pour sauver l’unité de la Mauritanie.

Ba Abou et MOML- LE RÉNOVATEUR QUOTIDIEN

 

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31e anniversaire du FLAM : Samba Thiam soulève le problème de la cohabitaion – [PhotoReportage]

altSamba Thiam président du FLAM a insisté, ce samedi 22 mars, sur la nécessité de résoudre la question de la cohabitation entre les différentes composantes de la MauritanieThiam qui s’est exprimé dans le cadre d’un meeting organisé à La Case, à l’occasion du 31e anniversaire de son organisation, a affirmé que le dépassement de l’exclusion qui frappe les communautés noires du pays est d’autant plus nécessaire qu’il permet de garantir la stabilité. 
Il a déclaré en filigrane qu’aucun pays ne peut supporter durablement le poids de la discrimination et c’est pourquoi lui et son organisation ont fait le tour des acteurs politiques afin de leur fait part de la nécessité d’apporter une solution au problème de la cohabitation. 

En fait comment s’y prendre pour dépasser la question ? 
 
altPour Isselmou Ould Dellahi, président du Parti des verts, il faut que les Noirs soient unis. «Pour que le combat (contre la discrimination, l’exclusion) avance il faut que tous les partis politiques négros-mauritaniens soient unis de sorte qu’il y ait équilibre (entre les différentes composantes du pays)», dit-il. Dellahi a laissé entendre que les maures dont il est issu ont besoin de l’union des Noirs car cela garantira la tranquillité au pays. 

Les partis politiques négros-mauritaniens ont travaillé à l’union sacrée, a déclaré pour sa part Bâ Mamadou Alassane, président du PLEJ. «Kane Hamidou Babaprésident du MPR ; Balas, leader d’Arc en ciel ; Samba Thiam, dirigeant duFLAM et moi-même, nous nous sommes réunis pour une réflexion, nous avons dégagé des solutions pour qu’aucune communauté ne soit plus opprimée », dit-il avant d’ajouter en substance : 

« nous sommes décidés à contacter les différents acteurs de la scène nationale pour leur soumettre nos vues, tenir compte de leurs propositions, afin qu’on dégage une solution consensuelle en ce qui concerne le problème de la cohabitation». Toutefois Bâ Mamadou Alassane a tenu à préciser que les partis politiques noirs ne sont ni racistes ni séparatistes. Nous sommes contre l’injustice, contre le séparatisme, contre le racisme, dit-il.

Ahmed Hamza après avoir salué le combat du FLAM a laissé entendre qu’il y a bien injustice et que les Noirs en sont les altpremières victimes. Il a également affirmé qu’il aidera à la diffusion du message du FLAM mais qu’il ne partage pas les vues de son cousin Dellahi. Selon lui «il y a trop de partis blacks» partant une union est nécessaire mais toutefois les Negros-Mauritaniens doivent s’ouvrir aux autres et s’atteler à favoriser l’unité pour mener à bien le combat contre les injustices de toutes sortes. 

Enfin Youssouf Mohamed Sylla, membre du bureau dirigeant de TPMN dont le coordinateur est le docteur Alassane Dia (à ne pas confondre avec l’autre TPMNdirigé par Wane Abdoul Birane) a salué pour sa part le combat du FLAM en s’en prenant avec virulence à ces Noirs qui ont longtemps diabolisé l’organisation dirigée par Samba Thiam

altEt pour finir Il a déclaré que son organisation TPMN est solidaire de toute organisation qui combat l’injustice, la discrimination et le racisme. Une façon de dire que le FLAM n’est pas raciste. 


SC
CRIDEM.ORG

 

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Mauritanie :les FLAM mettent un nouveau cap à Nouakchott après 27 ans d’exil

alt« Umme, umme, daraade yonti ». Expression en pulaar qui veut dire littéralement Debout ! Debout ! C’est l’heure d’être debout. Autrement dit l’heure de vérité a sonné pour les milliers de militants et sympathisants des Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM) qui étaient présents cette semaine dans la capitale mauritanienne pour le premier anniversaire de leur mouvement sur le sol national. Une adresse historique du président des FLAM pour conclure la première rencontre avec le peuple mauritanien à Nouakchott à l’occasion du 31 ème anniversaire. Et une invite de Samba Thiam à changer de cap après 27 ans d’exil.

Le premier anniversaire des FLAM à Nouakchott. Des symboles et des mots altpour dire des maux de la gouvernance du président mauritanien. Et de l’espoir aussi pour le mouvement. Demain est très loin mais en attendant le président des FLAM a profité de l’occasion pour revenir sur le devoir de mémoire des martyrs Flamistes tombés sous le régime de Ould Taya pour ne pas les oublier avant de mettre l’accent sur les contacts fructueux engagés depuis le redéploiement à Nouakchott avec la classe politique toutes tendances confondus,la société civile, le patronat mauritanien et les bailleurs de fonds. L’objectif c’est de retrouver la légalité pour continuer la longue marche du mouvement avec tous les mauritaniens. Samba Thiam n’a pas manqué cette rencontre avec les milliers de militants et sympathisants venus pour la circonstance pour parler surtout de l’avenir du mouvement.

altDans une société en pleine mutation sociale et politique les FLAM peuvent apporter leur contribution notamment sur la question de la cohabitation des différentes communautés du pays. Dans cette perspective la proposition d’autonomie des régions du Sud dans le cadre d’une décentralisation poussée va dans le sens d’apaiser le climat politique et d’apporter des solutions à la prise en charge par les populations elles-mêmes de leur avenir. L’ambition est de créer un débat national sur cette épineuse question qui relève de la gouvernance politique. Pour Samba Thiam c’est l’heure maintenant de changer de cap car il y va de la crédibilité du mouvement. Ce 31ème anniversaire sur le sol national est historique en ce sens qu’il a réuni aussi des membres fondateurs du mouvement, les partis politiques, les mouvements citoyens et organisations non gouvernementales négro mauritaniens. Les observateurs s’attendent à une mutualisation des forces pour la réconciliation nationale. C’est aujourd’hui un point de départ pour l’unité de la communauté noire.En définitive le président des FLAM appelle à une mobilisation accrue des militants pour faire face au nouveau défi. Celui de la conquête du pouvoir dans le cadre du processus démocratique.

Yaya Chérif KANE-Journaliste.

www.flamnet.info

 

 

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LE CALAME: Les FLAM ont célébré leur 31e anniversaire: «Une unité nationale ne se construit pas sur des inégalités et l’injustice»

altLes Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) ont célébré, à la  Case, ce samedi 22 mars dans l’après-midi, les festivités commémoratives du  31e anniversaire du mouvement, né le 14 mars 1983, à Kaédi, capitale du Gorgol. Devant un parterre de responsables de partis politiques, de personnalités indépendantes, de mouvements associatifs et de militants et sympathisants du mouvement, le président Samba Thiam a expliqué pourquoi les FLAM sont revenues en Mauritanie, qu’est-ce qu’ils ont fait depuis le mois de septembre dernier, et les chantiers en vue.

Abordant le premier point, le président Thiam a fait savoir que les FLAM sont rentrées au bercail pour poursuivre le combat qu’elles

avaient entamé en Mauritanie, en cette année 1983. Un combat dont le but est d’œuvrer pour une Mauritanie juste et égalitaire, une Mauritanie où  les citoyens ont tous les mêmes chances de réussite dans la vie, en somme pour régler la pendante question de la cohabitation  entre les différentes composantes du pays. Le président des FLAM estime qu’une unité nationale ne  peut se fonder sur  des inégalités et l’injustice. « Les négro-mauritaniens, comme les Haratine sont privés de tout pour s’épanouir : pouvoir politique, pouvoir économique et  éducation des enfants», a fait observer Samba Thiam. Rien n’aura changé dans la position des FLAM dans la mesure où  la situation qu’elles dénonçaient hier, au lieu de s’améliorer, a empiré, regrette le président du Mouvement qui se hâte de préciser : notre combat n’est pas dirigé contre les maures mais contre le système qui perpétue la marginalisation des Noirs de ce pays.

Abordant le deuxième point de son propos, le président des FLAM a fait savoir que depuis son retour au pays, des démarches ont été effectuées auprès de différents acteurs et partenaires du pays. En effet, Samba Thiam a rencontré le président de la République, les présidents de partis politiques, les opérateurs économiques et certains mouvements  et associations. A tous, il a tenu ce discours : nous sommes revenus dans ce pays pour  poursuivre un combat politique, pour rechercher, avec les autres, des solutions à la cohabitation en Mauritanie, nous estimons que la marginalisation dont sont victimes les Négro-mauritaniens et les Haratines  peut, si on n’y prend pas garde,  engendrer des conflits aux  conséquences imprévisibles pour l’avenir  de notre  pays.

altA en croire Samba Thiam, les réponses étaient mitigées. Aux diplomates étrangers accrédités dans le pays, Samba Thiam a demandé de s’impliquer pour aider à trouver une solution par le dialogue et le consensus. Ces démarches vont se poursuivre, informe le président des FLAM à Nouakchott mais aussi à l’intérieur du pays. L’ensemble de ces démarches a pour objectif principal de faire comprendre que nous ne sommes pas des cannibales, que nous n’éventrons pas les femmes mauresques, comme certains chauvins se sont évertués à  le faire croire, martèle M. Thiam qui ajoute: nous sommes conscients que cette Mauritanie nous appartient à tous, pourvu qu’on fasse l’effort d’instaurer entre ses fils la justice, l’équité et la démocratie.

Le président des FLAM a enfin invité, face à cette situation de marginalisation qui gagne du terrain chaque jour, les Noirs de ce pays à prendre conscience de leur situation d’opprimés, de se battre pour changer la donne,  pour  dire tout simplement : ça suffit. Ce qui, croit fermement M. Thiam, requiert l’unité  des opprimés, et en premier lieu, les partis politiques négro-mauritaniens d’abord avant de tendre ensuite la main aux autres partis politiques. D’ailleurs, le président du parti des Verts  avait invité les partis négro-mauritaniens à s’unir pour peser sur l’arène politique. Sur ce plan, des démarches sont en cours, affirme Bâ Mamadou Alassane, Balas, un représentant du MPR…

Auparavant, plusieurs orateurs ont pris la parole pour féliciter et magnifier le courage des FLAM. Des FLAM que le Système n’aalt pas pu éteindre avec les eaux du fleuve Sénégal ni avec celle de l’océan indien, fait  remarquer Balas. Tous ont reconnu la légitimité du combat du Mouvement qui a été fortement diabolisé.  Pour l’ancien président de la CUN, Ahmed Hamza, les FLAM ne sont pas chauvins, comme certains ont voulu le faire croire, la composante négro-mauritanienne est celle qui souffre le plus de la marginalisation, j’adhère à leur discours, et mais je  reste convaincu  que nous avons tous besoin de l’unité de ce pays.

LE CALAME DU 23 MARS 2014

PHOTOS: FLAMNET.

WWW.lecalame.info

 

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