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Mauritanie: La constitution “ne doit pas être modifiée en fin de mandat” (Constitutionaliste)
Alakhbar – Le constitutionnaliste mauritanien Mohamed Lemine Ould Dahi (Photo) a dit qu’un président, en fin de mandat, ne doit pas modifier constitution. « Un président qui modifie la constitution en fin de mandat le fait souvent pour des intérêts personnels. La constitution est un texte fondamental qui ne doit pas être modifié que sur la base d’un consensus», a-t-il expliqué.
Ould Dah a été interrogé, mercredi, par Alakhbar sur la demande de responsables du parti au pouvoir, UPR d’un accord en faveur d’un troisième mandat pour le président Ould Abdel Aziz. Ces responsables participent au Dialogue national Inclusif, ouvert depuis jeudi Nouakchott. A lire aussi: Mauritanie: Un 3e mandat réclamé pour le président, dans les coulisses du dialogue national
Le président Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé au pouvoir à l’issue du coup d’État du 6 août 2008. Elu en 2009 et réélu en 2014, il devra terminer son deuxième et dernier mandat en 2019, conformément aux articles 26 et 28 de la constitution amendée de 2006.
Les 26 et 28 stipulent: le Président de la République ” est élu pour cinq ans ” “rééligible une seule fois “. Leur application constitue «un premier teste pour la Mauritanie. Et tout échec pourrait exposer la Constitution à d’autres modifications »
A lire aussi: Mauritanie: le dialogue “vise à tripatouiller” la Constitution (RFD)
Le président élu de la République Islamique de Mauritanie doit jurer « par Allah l’Unique de ne point prendre ni soutenir, directement ou indirectement, une initiative qui pourrait conduire à la révision (…) des articles 26 et 28 de la présente Constitution”.» (Article 29)
En outre, Mohamed Lemine Ould Dahi a rappelé que « des constitutionnalistes voulaient que le premier président élu sur la constitution amendée de 2006 fasse un seul mandat des problèmes du pays. Mais cela a été rejeté par le CMJD», Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, qui a été mise en place par les auteurs du coup d’Etat du 3 août 2005.
Mohamed Lemine Ould Dahi a participé à la rédaction de la constitution mauritanienne amendée de 2006 et Mauritanie et d’autres constitutions de pays africains ou arabes.
alakhbar
Dialogue national , premiers débats premiers accrochages .
Dialogue national , premiers débats premiers accrochages .
le désordre habituel, ambiant , a imprégné notre atelier dont le premier axe fut « la vice présidence . Ce désordre s’est d’abord traduit par le choix des thématiques constituées de points agencés pêle-mêle, des sous-points au même niveau que des points, dans un tout déconnecté …
Thématique générale : Défis nationaux , où l’on retrouve , par exemple, au même niveau sénat (suppression ou pas) , Vice Présidence ,drapeau national , etc …En quoi le sénat ou le drapeau constituent des ‘’ défis’’ nationaux ?
Ensemble de points qui auraient pu être logés dans quatre thèmes essentiels de synthèse, si l’on avait y avait mis un peu plus de soins :
Défi de l’unité
Défi sécuritaire
Défi pour l’érection d’un Etat de droit
Défi de la bonne gouvernance, et peut être aurait-on ajoutée un dernier, non des moins importants :le défi pour venir à bout du désordre généralisé …Mais non ! des points traités un à un, déconnectés les uns des autres comme des grains de chapelet … Celui –là liquidé on passe au suivant …
Bien entendu on a eu droit aux rengaines et habituelles : ‘’ceux qui parlent de Bidhaans de Haratines et Negro africains divisent les mauritaniens…qui sont tous mauritaniens , tous musulmans , tous frères !!! De l’iniquité, des inégalités ? motus .On a eu aussi droit aussi aux invectives de conseiller du ministre de l’interieur qui se sait du micro , d’autorité , alors qu’il n’avait pas de badge , et se permet d’intimider , menacer (attention je connais tous les dossiers ! ‘’), stigmatiser des communautés entières … les wolofs et les Soninko sont sans problèmes, entendez dociles ; le problème c’est les autres …Seulement ce manège n’intimidait personne , en tout cas pas Samba Thiam…qui n’a rien a cacher .
Impressions générales ?
Une table de modération féminine qui fut victime de machisme, mais qui n’a pas, non plus, brillé par sa méthode de travail…Débat passionné, sans hauteur, très clivé, souvent, dans le tohu –bohu …
C’est un compatriote arabo-berbère qui, très originalement, résume ainsi la situation de la salle :’’ les Negro-mauritaniens, quasiment tous, sont favorables à l’institution de la Vice présidence , parce qu’ils pensaient que si elle était retenue, elle leur reviendrait …et les Bidhaans , presque unaniment, sont contre cette vice présidence , pensant que si elle était créée , elle le serait pour les Negro mauritaniens(haratines ou kwars) . Quadrature du cercle, n’est-ce pas ?
Il faut espérer qu’au fil du jour la passion s’estompe, pour ne pas tomber dans le pessimisme, sinon ce serait le retour des impasses, délibérément créées, du temps du PPM.
SAMBA THIAM
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Le dialogue: BAATHISTES-FLAM, quand les masques tombent
Qui peut évaluer, de façon exacte, dans la Mauritanie d’aujourd’hui, le poids idéologique et démographique des deux formations politiques connues sous les nom des « Baathistes » et des « FLAM » ?
Pourtant, chacune de ces formations prétend représenter l’« élite », ou l’« avant garde » du peuple Mauritanien, et en même temps chacune d’entre elles, considère l’autre comme le mal, par définition, de la Mauritanie et de son peuple.
Historiquement, le mouvement Baath de Mauritanie est une excroissance du parti du même nom, né dans le « Cham » ( Syrie et Irak) en 1947, sous l’impulsion de Miche Aflak pour « combiner le socialisme arabe et le nationalisme arabe ».
Ce Parti, leader de l’éveil des jeunesses Arabes, de l’époque, en quête de libertés et de modernisme, a subi les tirs croisés du sionisme juif, de l’impérialisme Américain et du mépris des régimes conservateurs des pays du Golf.
En Mauritanie, où l’implantation des cellules Baathistes a commencé au début des années 60, du siècle dernier, en « suppléant », petit-à-petit, leurs « grands frères » Nasséristes.
Sans rentrer dans les détails de l’histoire et des méthodes du mouvement Baathiste en Mauritanie, on peut considérer qu’il a été de toutes les luttes politiques, au sein des syndicats des travailleurs et des étudiants, mais aussi en noyautant biens des structures, civiles et militaires, de tous les régimes qui se sont succédés en Mauritanie depuis l’Indépendance et jusqu’aujourd’hui.
Son combat vise deux objectifs affirmés: la promotion de la langue Arabe, dans l’enseignement, l’Administration publique, ainsi que l’affirmation de l’identité Arabe de la Mauritanie. Pour atteindre ces objectifs, le mouvement Baathiste a tenté, et réussit quelquefois, des alliances tactiques avec quasiment toutes les formation et mouvements politiques du pays, exceptés ceux d’obédience Négro-africaine.
Son étoile, qui n’a cessé de briller depuis l’avènement du premier coup d’Etat militaire de 1978, malgré quelques « fausses notes » de certains dirigeants militaires, non acquis à leur idéologie, Heydala, en particulier, connait quelques nuages, depuis la disparition du Leader historique du Baath moderne, El Marhoum Saddam Hussein.
Mais qu’il pleuve, ou qu’il…vente, les leaders du Baath de Mauritanie, continuent à poursuivre leur marche et à considérer, de plus en plus, les FLAM comme la menace principale qui hypothèque l’avenir de la Mauritanie.
La déclaration de ce weekend du « leader maximo » du mouvement Baathiste, M. Devali Ould Cheine, en réaction au discours de M. Balas, à l’ouverture du dialogue, a donné le ton à une passe d’armes (dans tous les sens du terme), que biens des Mauritaniens, des deux côtés, attendaient.
Quant au mouvement des FLAM, dont l’acte de naissance officiel, « le manifeste du négro-africain opprimé », a été porté à la connaissance de l’opinion publique Mauritanienne en 1986, mais qui serait né au moins deux ans avant.
Il est l’œuvre de groupes Négro-africains, principalement du Fouta, avec à leur tête El Marhoum Ly Djibril Hamet, déclaré officiellement Président du mouvement.
Se présentant comme la synthèse des mouvements et des luttes que mènent les négro-africains de Mauritanie depuis l’indépendance, pour une affirmation plus officielle du caractères africain de la Mauritanie et pour une meilleure prise en compte des spécificités de la Vallée, tant sur le plan économique que culturel, les FLAM, ont annoncé une rupture avec le « régime Beïdane d’apartheid » et proclamé la lutte armée pour l’autonomie du Fouta.
La confrontation directe avec le régime militaire d’alors, a fait des ravages que l’on connait, dans les rangs des Flamistes déclarés. En réaction aux arrestations, à la torture et à l’emprisonnement des militants identifiés, une aile militaire des FLAM, aurait préparé un coup d’Etat militaire, qui n’a pas connu de début d’exécution, mais dont les auteurs présumés, paieront à une très grande échelle et « justifieront » les assinats et déportations de dizaines de milliers des négro-africains, toutes populations confondues.
Au cours de leurs plaidoyers et de leur dénonciation de ce que l’on appelle « le passif humanitaire », les FLAM n’ont cessé d’affirmer la responsabilité des Baathistes (civiles et militaires), aux côtés du régime de Ould Taya.
En attendant que la vérité soit connue et rendue publique sur les responsabilités historiques des Baathistes et des FLAM, dans la dégradation et la menace de l’unité nationale et de la cohabitation, biens des Mauritaniens pensent que si un tel thème était inscrit aux débats du dialogue en cours, lui donnerait une portée et un contenu bien plus importants.
Ahmed Yedaly
adrar-info
Touche pas à ma nationalité dit oui au dialogue
Essirage – Tout en estimant que les conditions d’un dialogue véritablement inclusif ne sont pas totalement réunies, Touche pas à ma nationalité a décidé, sur invitation du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, de participer aux assises qui tiennent lieu de dialogue pour y exposer sa vision du devenir de notre pays.
Nous souhaitons, du haut de cette tribune, interpeller le système raciste et esclavagiste qui régit la vie nationale, sur les dangers qui minent l’unité nationale et mettent en péril l’existence même de notre pays.
Nous espérons par cette participation contribuer à apaiser les tensions et à créer les conditions véritables de discussions sincères entre l’ensemble des forces vives du pays sans exclusive et sans tabous.
Nouakchott le 02/10/2016
Pour le Bureau Exécutif,
Le Président,
Alassane DIA
cridem
Réseaux sociaux : Facebook lance sa version en langue peule
Jeune Afrique – Facebook poursuit son développement en terre africaine. Le réseau social a lancé vendredi sa nouvelle version en peul et se décline désormais en sept langues africaines. En attendant plus…
Il est bien loin le temps où Facebook, lors de sa création en 2007, ne connaissait que l’anglais et l’espagnol, les deux langues majoritaires dans les universités américaines, qui ont contribué à son essor. Avec une application de traduction mise en place dès les premiers jours, le réseau social a conquis la planète, adoptant notamment le français en deux petits jours, et ne s’est pas arrêté depuis.
Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 septembre, Facebook a ainsi lancé trois nouvelles versions, en corse, en maltais et en peul. Les locuteurs peuls, environ 25 millions d’Africains, ont donc désormais la possibilité de modifier leurs préférences afin d’utiliser la langue de leurs origines. Il suffit d’aller dans les paramètres, de cliquer sur « langues » et de choisir.
Grâce à ce développement, Facebook est désormais disponible dans 101 versions, dont huit pour l’Afrique, qui reste le continent le moins représenté : somali, afrikaans, haoussa, kinyarwanda, swahili, tamazight et malgache. Plus de 40 langues, qui sont proposées au préalable par les utilisateurs du réseau social, sont en outre en cours de traduction par l’équipe de Facebook, la majorité étant rares et classées en danger par l’Unesco.
Un seul bureau, sur 49 dans le monde, situé en Afrique
Plus d’1 milliard de personnes utilisent aujourd’hui le réseau de Mark Zuckerberg dans une langue autre que l’anglais. La plateforme revendique 1,71 milliard d’utilisateurs actifs mensuels en juin 2016. Parmi eux : 84 millions, seulement, en Afrique subsaharienne, encore handicapée par le manque d’accès à Internet.
Facebook considère donc depuis quelques années le continent comme le dernier grand espace à connecter. Pour le conquérir, Mark Zuckerberg, qui était fin août en visite au Nigeria et au Kenya, a notamment l’ambition de connecter tous les Africains à Internet avec des projets comme le satellite AMOS-6 ou les drones solaires Aquila.
La marche est encore relativement haute. Petite indication : la société ne dispose pour le moment que d’un seul bureau en Afrique, à Johannesburg, sur les 49 déployés dans le monde entier. Elle en compte en revanche quatorze aux États-Unis, douze en Europe, neuf en Asie, sept sur le continent américain (hors États-Unis), quatre en Océanie et deux au Proche-Orient.
Mathieu Olivier



