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Sénégal : décès de Cheikh Tidiane Sy, le khalife général des Tidjanes
Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l’âge de 92 ans. Il était le petit-fils du principal propagateur de la confrérie des Tidjanes au Sénégal, El Hadji Malick Sy.
C’est un jour de deuil pour de nombreux Sénégalais. Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy « Al Maktoum », khalife général des Tidjanes −l’une des plus importantes confréries soufies du Sénégal − depuis fin 2012, est décédé dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 mars à l’âge de 92 ans.
Son frère cadet Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, jusqu’alors porte-parole de la confrérie, lui succède et devient le nouveau khalife général des Tidjanes.
Fils de Serigne Babacar Sy et petit-fils d’El Hadji Malick Sy, le principal propagateur de la confrérie Tidjane au Sénégal à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy était considéré comme un homme modeste et pieux, entièrement dévoué à sa charge religieuse. Il était aussi très discret et n’apparaissait que très rarement en public.
Macky Sall à Tivaouane
Le khalife défunt était également réputé pour son érudition et son ouverture d’esprit. Figure intellectuelle respectée, il a un temps côtoyé la sphère politique sénégalaise. À la fin des années 50, il avait fondé le Parti de la solidarité sénégalaise (PSS, dissous depuis) et avait été opposant à Léopold Sédar Senghor − une opposition qui lui valut d’ailleurs quelques mois de prison −. Il fut ensuite brièvement ambassadeur du Sénégal au Caire.
Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy a été inhumé dans la nuit de mercredi à jeudi à Tivaouane, ville sainte des Tidjanes, à une centaine de kilomètres au nord de Dakar. Le président Macky Sall y est attendu en fin de matinée pour participer à la cérémonie religieuse, à laquelle devraient se joindre des milliers de fidèles.
Jeuneafrique
Ahmedou Ould Abdallah à Biladi : «J’en appelle à tous pour renforcer et non fragiliser notre identité nationale»
RMI Biladi – Notre compatriote Ahmedou Ould Abdallah, qui vient de publier ses mémoires dans un livre captivant : ‘’Plutôt mourir que faillir’’, est particulièrement inquiet par la perspective de changement de certains symboles de l’Etat qu’il a vu naitre.
Particulièrement le drapeau. D’habitude réservé par rapport à la politique intérieure, il est hostile à toute modification des symboles d’un Etat encore fragile. Il a accepté de répondre aux questions de notre journal, Biladi.
Biladi : La chambre basse du parlement a adopté la semaine dernière les très controversés amendements constitutionnels dont le changement du drapeau qui vous tient apparemment à cœur. Quelle réaction ?
AhmedouOuld Abdallah : Vous avez raison. Comme un très grand nombre de mes compatriotes, ce débat, et plus précisément celui relatif à la modification du drapeau, notre emblème national, me tient particulièrement à cœur. Cela pour plusieurs raisons.
Cependant et avant d’aller plus loin, je voudrais préciser que mon point de vue n’a aucune connotation partisane.
Il s’agit d’attirer l’attention de tous les mauritaniens, civils et militaires, et en particulier celle du gouvernement, sur les implications proches et lointaines du changement des symboles de l’Etat, dont le drapeau. Le présent et le futur identitaire de la Mauritanie, comme de nombreux autres pays, doivent être maniés avec une extrême précaution. Il ne s’agit pas de jouets.
Premièrement, face aux multiples défis intérieurs et sous-régionaux qui sont bien réels : la question sécuritaire, le chômage des jeunes, les relations entre les communautés, les castes et les régions, l’urbanisation rapide du pays y compris le besoin de transformer la capitale en véritable ville moderne, la dégradation de l’environnement, modifier le drapeau n’est nullement prioritaire.
Cette modification n’est pas non plus opportune en particulier du fait des couts financiers qu’elle va impliquerafin de répondre aux nouveaux besoins civils et militaires qu’elle engendrera si elle est exécutée.De plus, il faudra y habituer nos citoyens et le reste du monde.Par ailleurs, elle est discourtoise, car nous allons amener de nombreux Etats -en particulier les voisins et amis- à fabriquer de nouveaux drapeaux pour les visites officielles et conférences internationales. Tout cela pourquoi ? Surtout dans notre région-Maghreb et Sahel- où ce type de débat, qui est plutôt moyen oriental, n’a jamais eu sa place ?
Deuxièmement, et principalement, le drapeau, en particulier chez nous, est depuis plus de 60 ans, intimement lié à notre mémoire collective et notre identité nationale. Son format et ses couleurs -le vert et l’or- permettent de s’y identifier et de s’y reconnaitre. Ce drapeau n’appartient donc ni au nord ou au sud, ni à l’est ou à l’ouest du pays, ni à tel ou tel groupe de la nation ou régime politique. Parce qu’il est tout simplement mauritanien et donc le patrimoine de tous. Il est né avec le pays moderne.
Il fait partie de notre identité nationale que tous – majorité, opposition et autres citoyens- disent vouloir consolider et préserver.
Sur ce plan, je voudrais citer Amin Malouf, l’écrivain libanais bien connu. Son parcours intellectuel et l’histoire tumultueuse de son pays et de sa région – avec des troubles identitaires – donnent une grande légitimité à ce qu’il écrit : « On ne sait jamais où s’arrête la légitime affirmation de l’identité, et où commence l’empiètement sur les droits des autres ! … le mot identité commence par refléter une aspiration légitime et, soudain, il devient un instrument de guerre. »
Je suppose que le but du changement du drapeau est sincère et dénué d’arrières pensées politiques ou matérielles. Mais,comme le dit Maalouf, il faut éviter qu’un projet, même de bonne foi, devienne un instrument de guerre.
Avons-nous, plus de cent ans après le début des contacts formels avec l’extérieur, le droit de stigmatiser et de considérer que deux ou trois régions du pays, et leurs populations, sont coupables de collaboration avec une puissance étrangère ? Avons-nous le droit de laisser entendre que des mauritaniens le sont plus que d’autres ?
Non seulement ces affirmations et sous-entendussont inexacts mais, plus grave, ils sont dangereux et divisent en servant comme ‘’instruments de guerre.’’ Même s’ils ne le disent pas les changements proposés y poussent.
De fait, un Etat c’est aussi une mémoire. Sur ce plan, a-t-on pensé à tous ceux et celles (et leurs descendants) qui ont servi la Mauritanie sous ce drapeau ?
L’exécution de ce projet et les ressentiments qui s’ensuivront peuvent très rapidement devenir un instrument de confrontation aujourd’hui et surtout demain !
Biladi : Que faire maintenant ?
A.O.A : Le vote des députés a eu lieu. Les promoteurs du changement du drapeau peuvent en être satisfaits. Le Senat suivra avec un votequi peut mener soit à l’organisation d’un référendum soit à un vote par les deux chambres réunies en Congrès. Mon souhait est de voir ce processus s’arrêter avec le vote de la Chambre. Il a démontré la détermination des partisans d’un nouvel emblème. Ils peuvent alors fêter leur victoire et penser aux sujets qui préoccupent les citoyens.
J’en appelle à tous pour renforcer et non fragiliser notre identité nationale. Ce sujet de drapeau n’est pas un simple débat politique mais une question vitale pour le pays. Il n’est pas et ne peut être innocent quand bien même on veut qu’il le soit.
Une fois encore je rappelle que les tragédies du 20èmesiècle, avec la destruction et le démembrement des grands et petits pays, ont eu pour origine l’intolérance politique, l’affirmation des idéologies et la promotion de l’ethnisme.
Je rappelle aussi que le 21èmesiècle est celui du respect des différences et de la recherche du bien être pour tous. Un pays, qui a symbolisé la lutte contre les occupations étrangères, le Vietnam s’est battu de 1940 à 1980, contre le Japon puis la France, les Etats-Unis et la Chine. Il est aujourd’hui le partenaire en particulier de Washington pour la réussite de sa révolution économique et de sa sécurité maritime. C’est aussi cela l’histoire : comprendre et préparer le futur.
Propos recueillis par Moussa O. Hamed
Le Président du Sénat refuse le vote par la carte unique, l’opposition se retire
Le bureau des présidents de commissions au sein du sénat a rejeté une proposition faite par l’opposition proposant une carte unique pour le futur vote comme cela est le cas dans toutes les grandes élections de part le monde.
Le Conseil a écouté la proposition, mais n’a pas daigné réagir, ce qui signifie son refus pratique à cette proposition .
La multiplicité de cartes de vote pose un gros problème et certains le considèrent comme contraire à la loi de transparence et un catalyseur de fraude .Surtout après les accusations de l’opposition portant sur le vote, la semaine passée ,par les députés des amendements constitutionnels .
Vote au cours duquel il a été imposé aux députés , après leur sortie de l’isoloir d’ apporter à leur chef , les cartes : « NON » et bulletin blanc en guise de confirmation qu’ils ont bien voté « POUR ».
Le Sénat a décidé de tenir une audience publique le vendredi prochain pour débattre des amendement constitutionnels et le vote qui s’y prête.
Source : http://www.essirage.net/node/10212
Les opposants aux amendements du Sénat boycottent les sessions
déclaration
Nous, groupe de la Choura, la réforme et le changement au sein du sénat declarons que nous nous retirons des séances de la commission des lois qui traite le projet d’amendements à la Constitution jusqu’à l’adoption de nos propositions visant à assurer la transparence nécessaire.
Nous avertissons également que nous boycotterons la séance publique prochaine si les garanties ne sont pas requises
Pour l’équipe Shura: Mohamed Ould Ghadda .
15 / Joumada II / 1438
Source : Mourassiloun com
Adrar-info
Nouvelle initiative pour réconcilier la classe politique en Mauritanie
Me Ahmed Salem O. Bouhoubeini, ancien bâtonnier des avocats et ancien président du forum national pour la démocratie et l’unité, a annoncé ce mardi qu’il va lancer une nouvelle initiative politique destinée à réconcilier les différentes tendances politiques dans le pays.
Dans un entretien avec Sahara Media, Me Bouhoubeini que la nouvelle initiative, basée sur la franchise et la réconciliation, doit poser les fondements d’un transfert souple du pouvoir et garantit la stabilité et la prospérité pour le pays.
L’ancien président du FNDU reconnait l’existence d’obstacles pour parvenir à un climat consensuel entre les différentes composantes du paysage politique.
Ces obstacles a-t-il ajouté doivent être aplanis ce qui ouvrira la voie à un climat de réconciliation et de franchise, dans le cadre d’une initiative politique qu’il dirigera prochainement.
O. Bouhoubeini a enfin déclaré qu’il était en train d’examiner avec les différentes composantes de la classe politique les contours de cette initiative, ajoutant que la prochaine étape ne doit être l’apanage d’aucune partie pour que le pays ne soit pas pris en otage.
saharamedias
Mauritanie : « Le Coran, un prétexte pour l’arabisation forcée » (Chroniqueur)
ALAKHBAR (Nouakchott)- Selon le journaliste chroniqueur mauritanien Ahmeddou Wadya les Mauritaniens ont le choix d’un pays avec quatre langues officielles (Arabe, Poular, Soninké et Wolof) ou d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.
Ahmeddou Wadya considère que cela pourrait faire éviter de laisser la Mauritanie aux mains de “pyromanes” qui prennent l’arabe “comme un prétexte pour reprendre les déportations, les exils forcés de Mauritaniens et les thèses: Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc.”.
Lire le texte intégral:
Le Coran, prétexte de l’arabisation forcée
Depuis l’indépendance de la Mauritanie à nos jours, jamais un sujet n’a été abordé avec autant de partialité que celui de la langue. Un sujet dans lequel se confondent bien et mal, principe et intérêt, vérité et contrevérité, ignorance absolue et relative, volonté de dominer et d’exclure ou volonté de se barricader de se cacher dernière les sentiments, la communauté, la couleur de la peau ou l’ethnie.
La problématique de la langue – ce couteau à double tranchant. Ce bouclier humain pour camoufler le projet raciste, partisan et militariste – est de nouveau soulevée pour préparer le terrain vers un nouvel ordre national. Ainsi de retour le discours prônant l’arabisation forcée à plusieurs occasions, le plus souvent béni et soutenu officiellement.
Au Parlement, le discours d’arabisation a atteint : « Nous imposeront l’arabisation par le feu ». L’auteur de cette phrase choquante à l’égard de la langue arabe serait même le président de séance.
Nous – il faudrait l’admettre – vivons sous un régime dont le guide suprême est l’héritier de Saddam Hussein (Ould Breidleil) qui est défendu par le chef de ceux qui ont prêté allégeance à Ghaddafi (Khélil). Au-delà de ces qualités, l’homme est agrégé par l’hériter d’Abdenasser dans la répression (Al-Sissi) et appuyé par le représentant de Bechar Al-Assade (Ould Azizi). Ceux-là continuent de heurter la conscience d’autres en profitant de la place de la langue du Coran. Ceux-là continuent de prôner l’exclusion, la marginalisation. Ils se moquent même des autres communautés nationales et de leurs langues islamiques en se servant de la langue arabe comme bouclier humain pour camoufler leur projet raciste, partisan et militariste.
Quelque soit l’écho de leur voix. Qu’ils tiennent même les rênes du pouvoir. Qu’ils soient des personnalités influentes (armée, sécurité, medias, Enseignement, etc.), ils ne pourront jamais aller au-delà de la réalité de cette nation à laquelle Dieu a accordé un bien (la diversité culturelle) qu’ils considèrent eux comme un malheur.
La Mauritanie est un pays de diversité culturelle. Il y existe des Beïdanes, des Harratins, des Peuls, des Soninkés et des Wolofs qui parlent différentes langues. Ils parlent Hassanya, Poular, Soninké et wolof. Et mêmes des élus – ne pourraient pas gommer cette réalité.
Déjà, plusieurs thèses ont échoué : « Arabes noirs » « Tirailleurs sénégalais ». Et l’avenir se dessine en faveur de celui qui admet cette diversité culturelle et linguistique et prône pour un projet de citoyenneté basé sur la légalité, la justice et la fraternité au sein d’un Etat de droit.
Pour conclure- Je pourrais parler fort ou chuchoter (Ajustez le volume) – Nous avons deux choix et non trois : le choix d’un pays avec quatre langues officielles l’Arabe, le Poular, le Soninké et le Wolof ou le choix d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.
Ah, désolé. Il s’emble que je n’ai pas été précis. Il existe bel est bien un troisième choix : laisser aux pyromanes le soin de reprendre les déportations, les exils forcés et les thèses : Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc. Qui sait ? Cela pourrait être leur chance d’accéder rapidement au pouvoir et d’y pérenniser voire même d’y rester un temps plus long que nécessite le changement du drapeau et de l’hymne national. Ils y croient, vu leur idées arrêtées.
alakhbar



